
Nouvelle circulaire 2017 (APDEN) Un contexte de publication marqué par la précipitation. En l’absence de dispositions spéciales, un texte officiel entre en vigueur le lendemain du jour de sa publication au journal officiel (article 1er du code civil) : les dispositions parues ce 30 mars engagent ainsi la profession dès à présent et, gageons-le, pour de nombreuses années. En l’occurrence, l’absence même de date d’entrée en vigueur de cette circulaire de missions peut interpeller ; le site de référence Légifrance formule ainsi les réserves suivantes pour ce cas de figure : "Ce mode d’entrée en vigueur n’est pas opportun pour des mesures ayant une forte incidence sur de nombreux usagers qui n’auront pas eu le temps de s’y préparer ; seule l’entrée en vigueur différée ou l’insertion de dispositions transitoires est, en de telles hypothèses, de nature à permettre une application de la nouvelle réglementation dans des conditions satisfaisantes, voire de nature à assurer le respect du principe de sécurité juridique. [4]"
Pourquoi les notes posent vraiment problèmes. Avec le lancement de la conférence nationale sur l’évaluation des élèves, le débat sur l’évaluation a été relancé. Et souvent plutôt mal. Oui la notation pose problèmes ! Mais pas forcément ceux qu’on met le plus en avant. A en croire les journalistes, notre ministre et même quelques spécialistes, le principal problème posé par la note serait qu’elle suscite le découragement chez les élèves, voire qu’elle serait forcément malveillante. illustration de Marc Chalvin tirée de Laura Jaffré « Tout ce que vous pensez des profs et ce qu’ils pensent de vous » ed. C’est évidemment plus facile de ne pas décourager en utilisant d’autres modèles d’évaluation mais ce n’est pas aussi évident que les raccourcis simplistes utilisés ici ou là le laissent croire. D’une part, on peut très bien humilier un élève avec les points Lomer si on veut humilier. D’autre part, avant de les abandonner, nous avons utilisé les notes. Les vrais problèmes sont autres. Observons les élèves quand on rend les copies.
Grandir connectés : Les adolescents face à Internet Que sait-on de l'impact d'internet et du numérique sur la culture des adolescents ? Surtout ce que nous disent les mythes urbains, comme celui des Digital Natives. Maitre de conférence à l'université de Rouen et formatrice Espe, Anne Cordier y est allé voir de plus près. Une enquête ethnographique auprès de collégiens et de lycéens lui permet de proposer un autre rôle pour les enseignants. Face aux jeunes qui "grandissent connectés" , le professeur a encore toute sa place pour peu qu'il veuille la prendre... L'ouvrage d'A Cordier a une qualité rare pour un livre de sociologie de l'éducation : il se lit très facilement. Son premier point de départ c'est de confondre les mythes urbains sur les rapports au numérique des adolescents. Si le numérique fait totalement partie de la vie des adolescents, elle montre que son accès e négocie en famille et s'ouvre avec l'âge. Toute la dernière partie est consacrée à l'action. François Jarraud
La réforme du collège est expérimentée dans l'académie de Toulouse depuis la rentrée 2014 : des professeurs de langues vivantes témoignent En réponse à Laure Peskine entre autres Ma phrase concernant les profs linguistes menacés ou pas ne concernait que le partage de leur service sur plusieurs établissements, puisque l’horaire a finalement été maintenu à son niveau actuel pour l’anglais. L’anglais n’est plus un choix depuis longtemps : il est évident que tout élève apprend l’anglais au collège. Après, on peut effectivement poser en plus la question de l’enthousiasme des professeurs des écoles à enseigner une langue dans laquelle ils ne se sentent pas à l’aise, avec des formations obligatoires subies et parfois plus proches de l’information que de la formation... Pour ce qui est de l’espagnol, pour les profs d’espagnol en terme de service, le passage de 6h à 7,5h hebdomadaires cumulées représente, en plus de l’uniformisation de l’offre que le choix de la LV2 en 5ème pour tous va entraîner, un gain plus qu’une perte en terme d’heures. Amic’allemand, Frédéric Auria
Le modèle SAMR : une référence pour l’intégration réellement pédagogique des TIC en classe - École branchée Le modèle SAMR, élaboré par Ruben Puentedura, est une référence théorique très importante pour les éducateurs qui souhaitent réfléchir à l’intégration efficace et réellement pédagogique des technologies en classe. En voici un résumé. Le modèle SAMR offre une méthode permettant de mieux saisir comment la technologie peut avoir un réel impact sur l’enseignement et l’apprentissage. Ainsi, il aide l’enseignant à comprendre qu’intégrer les TIC ne signifie pas d’utiliser la technologie à tout prix, mais d’engager l’élève dans son apprentissage. La technologie devient donc un outil pour atteindre ce but. Les lettres signifient Substitution, Augmentation, Modification et Redéfinition. Allons voir de plus près chacune des composantes du modèle SAMR, mis en place par Ruben Puentedura. Substitution Définition : La technologie est utilisée pour effectuer la même tâche qu’avant. Exemple : L’élève utilise un traitement de texte au lieu d’un crayon pour écrire un texte. Augmentation Modification En résumé
Évaluer différemment les élèves : l’exemple danois Pas de notes avant 15 ans, pas de palmarès des établissements, des examens qui privilégient les projets ou les travaux inédits, l’utilisation généralisé des TIC dans l’évaluation : le Danemark présente une série de caractéristiques susceptible de faire réfléchir sur les relations entre l’apprentissage et les évaluations scolaires. Ce n’est certainement pas un modèle à recopier (les écoles était d’ailleurs ces derniers jours bloquées par un conflit entre les enseignants et les municipalités) mais il a le mérite d’aider à faire bouger les lignes et de considérer différemment des traits de notre système considérés comme naturels voire inhérents à toute situation scolaire. En France, toute réforme des modalités du Bac semble porter atteinte à la civilisation (universelle, cela va de soi), dévaluer les diplômes ou menacer l’équilibre des savoirs. Une école qui n’était pas obsédée par l’évaluation Les résultats restent confidentiels.
Culture numérique et jeunesse inculte ! Une « Place de la toile » enregistrée depuis les "États généraux de la République", organisé par Libération à Grenoble, dans le beau bâtiment de la MC2, des Etats généraux consacrés à la jeunesse ("Jeunes, débattez-vous !") et aux questions qui se posent à la jeunesse dans des domaines aussi variés que le travail, l'’égalité homme-femme, ou le rapport à l’'Europe. Nous est échue la question de la culture, et de la culture numérique en particulier (avec une sorte de premier volet ici : "Comment développer et transmettre une culture numérique?"). Marc Le Glatin Professeur associé à l’Institut d’études européennes de l’Université de Paris 8-Saint-Denis (co-responsable du Master 2 Politiques et gestion de la culture en Europe) et Directeur du Théâtre de Chelles. Olivier Tesquet Journaliste à Télérama, rubrique Médias. Émission enregistrée en public le vendredi 1er février
Le pédagogiste, symbole de l'égarement intellectuel qui a guidé la réforme du collège Najat Vallaud-Belkacem en visite dans un collège de Beuvrages, le 18 janvier 2016 (F. PRESTI/AFP). La réforme du collège provoque une vaste indignation chez les professeurs. Oscillant entre mensonges condescendants et silence méprisant, Najat Vallaud-Belkacem ajoute à cette exaspération sans précédent. Les éléments idéologiques destinés à justifier la réforme, à défendre contre tout bon sens ses absurdités et ses incohérences, lui ont été donnés par ses conseillers. En suivant le hashtag #College2016 sur Twitter, on voit le terme apparaître souvent. De quoi tenter, par ce double éclairage, l'ébauche d'un portrait du pédagogiste. Une passion pour le gadget Le dogme de base, celui auquel se réfère tout pédagogiste digne de ce nom, peut s'énoncer ainsi : ce qui est innovant est bon. Il se passe volontiers de toute analyse de ce qui fonctionne mal au collège tel qu'il est, et n'analyse pas plus les vertus réelles ou supposées de l'innovation. Une fascination pour l'informatique
Nouvelle circulaire 2017 Préambule En 2012, la France a fait le choix de s'engager en faveur de la jeunesse et la refondation de l'École est devenue alors l'une des priorités de l'action publique. Cinq ans après, l'engagement, la volonté de tous les acteurs du système éducatif ont permis d'atteindre cet objectif. Pour construire une école qui offre les mêmes chances à tous, les actions nécessaires ont été engagées avec détermination. Priorité à l'école primaire, réforme du collège, rénovation des enseignements et de l'évaluation des acquis des élèves, renforcement de la formation des enseignants et personnels d'éducation, refondation de l'éducation prioritaire, renforcement de l'attractivité de l'enseignement professionnel, mise en place des parcours éducatifs ou encore développement du numérique éducatif : l'ensemble de ces mesures sont nécessaires pour permettre à chaque élève de construire progressivement un parcours cohérent, souple et sécurisé répondant à ses besoins et à ses aspirations. 1. 1.1. 1.2. 1.3.
Notes au primaire : Qu'en est-il chez nos voisins ? Nathalie Mons Maître de conférences en sociologie à l’Université de Paris-Est-Marne-la-Vallée et chercheur au LATTS, est spécialisée dans l’analyse internationale des politiques éducatives, Elle a notamment participé en 2008 à un rapport « Responsabilités et autonomie des enseignants », pour la Commission européenne (réseau Eurydice) sur analysait les pratiques d’évaluation des enseignants. Suite à la pétition de l’AFEV, elle analyse ici les pratiques françaises d’évaluation continue à la lumière des expériences étrangères et le débat à l’étranger sur l’évaluation numérique. Que pensez-vous des pratiques de notation en France comparativement à ce qui se pratique dans les pays de l’OCDE ? La France est dans une position particulière par rapport à la fois aux législations et aux pratiques des enseignants à l’étranger. De quels pays s’agit-il ? Longtemps les élèves suédois n’ont pas connu de notation numérique jusqu’en 8ème année, l’équivalent de notre 4ème. Oui et non. Nathalie Mons
Collège : à quels changements s'attendre à la rentrée 2017 ? - L'Etudiant De nouvelles classes bilangues, des enseignements pratiques interdisciplinaires beaucoup moins cadrés, un choix laissé aux établissements... Selon un projet de texte préparé par le ministère de l'Éducation nationale, un certain nombre de changements devraient s'opérer dans les collèges à partir de la rentrée 2017. Qui dit nouveau ministre de l'Éducation nationale, dit changements dans les établissements scolaires. 2017 ne fait pas d'exception. Un projet d'arrêté, que l'Étudiant a pu consulter et qui modifie l'organisation des enseignements au collège, a été élaboré en vue de la prochaine rentrée. Il introduirait un certain nombre de modifications à la réforme, entrée en vigueur depuis septembre 2016. Que deviennent les enseignements pratiques interdisciplinaires ? Vous n'aurez peut-être plus d'EPI à la rentrée prochaine. Davantage d'accompagnement personnalisé ? Un enseignement en langue vivante étrangère Vers des cours d'histoire-géographie en allemand ? Le retour des classes bilangues ?
L'EMI dans les programmes scolaires — Documentation (CDI) Textes officiels Circulaire de rentrée 2016 La circulaire de rentrée 2016 consacre un paragraphe à l'EMI dans le point 3 : Une École qui fait vivre les valeurs de la République L'EMI dans les programmes du cycle 4 Retrouvez sur éduscol, un relevé des références à l'EMI dans les programmes du cycle 4, valables à la rentrée 2016 : Les travaux menés en académie sur les programmes et l'EMI Matrice EMI (Académie de Toulouse) Cette matrice met en regard les objectifs, compétences et connaissances à acquérir dans les différents champs de l'EMI et les niveaux d'acquisition possible. Repères de progression en EMI de la 6e à la 3e (Académie de Caen) :
Isabelle Peloux : Passer de la note à l'évaluation L’information scolaire, Paris 1956 ©Robert Doisneau Faut-il continuer de noter les élèves ? Mis en ligne lundi 1er décembre 2014 sur le site du Conseil supérieur des programmes (CSP), un document qui préconise d’« éviter les calculs artificiels des moyennes », relance le débat. Isabelle Peloux, auteur de L’École du Colibri, réagit à cette proposition de réforme. 3 questions à Isabelle Peloux, professeur des écoles, formatrice en relation entre l’enseignant et l’enseigné, accompagnatrice de groupes de parole de parents. Elle a fondé, en 2006, l’école élémentaire du Colibri, dans la Drôme, au cœur de la ferme agroécologique des Amanins. Le CSP préconise la fin des notes à l’école. Supprimer les notes, c’est assurément une façon de se recentrer sur l’apprentissage ; c’est arrêter de chiffrer quelque chose qui n’est pas chiffrable. L’évaluation est-elle la solution ? Est-ce que les notes ne rassurent pas plus les parents ? Propos recueillis par Pascal Greboval et Diane Routex