Le Web, c’est folk LOL
Ode aux usagers des ordinateurs, Digital Folklore est un livre qui célèbre la culture amateur d’aujourd’hui et d’hier, invitant le lecteur à une véritable odyssée à travers l’histoire du World Wide Web, sondant la Toile jusque dans ses recoins les plus inavouables et les plus inattendus. Les instigateurs de cette Bible érudite, drôle et décalée, Olia Lialina et Dragan Espenschied, font partie d’une avant-garde artistique qui a exploré le médium dans les années 90, à l’époque héroïque du net.art, bercée par les stridulations d’un modem 28,8 kbit/s, quand le moteur de recherche s’appelait Altavista, que les pages personnelles étaient hébergées sur Geocities et qu’on s’abonnait à des mailing-lists. Une ère où «le Web était scintillant, riche, personnel, lent et en construction» . Les artistes enseignent tous deux à l’université de Stuttgart Merz Akademie, où Olia anime un cours dédié au folklore digital. Comment définiriez-vous cette notion de «folklore numérique» ? Photo Olia Lialina
➽ Histoiredesarts.culture.fr
Christophe Bruno. L'Etre, la Machine et le Néant . 2019
Aujourd’hui, l’apprentissage du savoir-faire artistique par la machine suit les règles de l’Académie : l’Intelligence Artificielle est nourrie d’histoire de l’art et entraînée à reconnaître des styles picturaux. Ses réseaux de neurones sont alors capables de créer des oeuvres « à la manière de » tel ou tel artiste. Ainsi, tandis qu’un néo-académisme machinique est en marche, il est urgent d’apprendre à désapprendre aux machines : à l’égal des peintres de la modernité, L’Être, la Machine et le Néant intègre dans le processus d’apprentissage la friction, l’erreur, l’anachronisme, le défaut, la schize, le bug, le néant. Le dispositif cherche à retrouver la dynamique de l’art : la rupture. Le projet a été réalisé en collaboration avec l’historienne de l’art Chrystelle Desbordes et avec la participation de diverses Intelligences ArtificiellesAvec le soutien d’Arcadi Île-de-FranceAvec la participation du DICRéAM
Interdisciplinarité des arts numériques
Théâtre et spectacle vivant: Jean Marc MATOS, Danse et technologie "Nous avons besoin d'une connexion avec la technologie. Il n'y a pas de meilleur art que la danse pour la réaliser. Vous êtes en train de faire un travail important, un travail qui a besoin d'être fait. Manifeste pour un "trait d'union entre valorisation et clandestinité" Pour le XXIe siècle, les savoir-faire que nous avons développés jusqu'à présent comme des survivants isolés peuvent-ils devenir les outils nécessaires à la création d'une niche à l'intérieur d'un vaste projet interdisciplinaire de création-recherche-formation, hautement technicisé et centré sur le corps? Dans ce panorama qui tend à s'élargir d'avantage il est à remarquer que la danse et la chorégraphie, arts du corps et de la synthèse sensorielle sont encore bien peu présentes.Pourquoi la danse ne rendrait-elle pas compte elle aussi de son époque en utilisant les inventions contemporaines et en les enrichissant dans la création? Le "laboratoire"
➽ Perezartsplastiques.com
Pascal Dombis
Obsolete Future, 2022-2024 The Ends of Words, 2023 / Exhibition view, Voltaje, 10th edition, Bogotá, Colombia / Cut letter plates & algorithmically composed video installation on 3 screens The Ends of Words, 2023 / Exhibition view, Voltaje, 10th edition, Bogotá, Colombia / Cut letter plates & algorithmically composed video installation on 3 screens The Ends […] Remix, 2021-2024 Post-Digital Surface (Remix) (B1)(B2), 2023 / Lenticular print on aluminum composite / 2 panels, 0.90 x 1.20 m each Post-Digital Surface (Remix) (B1), 2023 / Lenticular print on aluminum composite / 0.90 x 1.20 m Post-Digital Surface (Remix)(X3), 2023 / Lenticular print on aluminum composite / 1.80 x 1.80 m Post-Digital Surface (Remix)(X3), […] Meta-Google, 2015-2018 Meta-Google, 2017 / Consciência Cibernética ?, Itaú Cultural, São Paulo, BR / Lenticular print on cut black aluminum composite, 1.10 × 1.80 m (each panel) Meta-Google, 2017 / Consciência Cibernética ? What_Next, 2009-2012 What Are We Here For ?
ARTMEDIA VIII - PARIS - Jean-Paul LONGAVESNE
Esthétique et rhétorique des arts technologiques. Les machines interfaces Jean-Paul LONGAVESNE Professeur - Ensad - Université Paris XI De la production outillée puis machinale à la reproductibilité mécanique, l’histoire de l’art nous enseigne que dans l’Antiquité, art et technique ne sont pas dissociés, que progressivement la main puis l’outil se fait machine. Si originellement art et technique, expriment l’idée commune de construction, de fabrication, exercices dans lesquels l’Ars ou la Techné se réalise dans l’habileté à faire, que se soit manuellement ou intellectuellement, une distinction s’opère dès le Moyen Age entre les arts mécaniques et les arts libéraux. Aujourd’hui, l’opposition entre mécanique et libéral, manuel et intellectuel, s’est modérée sans toutefois disparaître. Devenant interface cybernétique, la machine s’insère dans le virtuel sous la forme des " Immatériaux ". Taxonomie des interfaces Sujet S <--------------- Réel Conclusion
➽ commentcamarche.net
"Erection". 2004. Pierre Rigal, Aurélien Bory.
Erection, solo, est le premier spectacle de la compagnie « Dernière minute » créée par Pierre Rigal en novembre 2003. Né en 1973, Pierre Rigal étudie l'économie et les mathématiques, puis obtient un DEA de cinéma à l'Ecole Supérieure d'Audiovisuel de Toulouse. Sportif de haut niveau, il court le 400m et le 400m haies. Il rencontre des chorégraphes et metteurs en scène au cours de ses études, tels Heddy Maalem et Bernado Montet.En 2002, il intègre la compagnie de Gilles Jobin pour la création de Under Construction. Il tourne également des vidéo-clips et des documentaires. En mai 2007, il signe une installation photographique, La mort est vivante, et en 2008 un solo de 10 minutes, chorégraphie pour Mélanie Chartreux, Que serai-je serai-je ? Il collabore avec Aurélien Bory et la Compagnie 111 sur plusieurs spectacles, dont Arrêts de jeu créé au Théâtre national de Toulouse.
L'art numerique: mediation et mises en exposition d'une esthetique communicationnelle - Lauren Malka
« Les relations de l'homme à l'oeuvre d'art ne sont pas de l'ordre du désir. Il la laisse exister pour elle-même, librement, en face de lui, il la considère, sans la désirer, comme un objet qui ne concerne que le côté théorique de l'esprit. C'est pourquoi l'oeuvre d'art, tout en ayant une existence sensible, n'a pas besoin d'avoir une réalité tangiblement concrète ni d'être effectivement vivante ». Esthétique Hegel A la fin du XXe siècle, apparaît progressivement au public une forme de création artistique singulière, renouvelant les outils et les finalités esthétiques et perturbant fortement notre philosophie collective de l'art. En effet, depuis les années soixante, les artistes se sont emparés des ordinateurs et des nouvelles technologies comme outils de recherche esthétique, de création et comme médiums d'exposition. Nous tenterons d'enrichir ou de nuancer cette première hypothèse au travers de recherches documentaires, théoriques et historiques sur l'art numérique.