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André Tricot : "Si l'efficacité d'un système éducatif ne tenait qu'à ses outils, que ce serait simple !"

André Tricot : "Si l'efficacité d'un système éducatif ne tenait qu'à ses outils, que ce serait simple !"
Membre du laboratoire Cognition Langues Langages Ergonomie du CNRS, André Tricot est un des meilleurs spécialistes du numérique éducatif. Impact des exerciseurs, de l'apprentissage de la programmation, utilisation des data pour orienter l'enseignement, appel au numérique pour répondre aux carences du système éducatif, André Tricot revient sur les propositions du rapport de l'Institut Montaigne. Pour lui, c'est un texte militant. Entendez qu'il n'est pas réellement fondé... Une des premières idées du rapport, c'est que le numérique serait bénéfique car il motiverait les élèves. A-t-on des travaux qui attestent d’une motivation plus forte des élèves grâce à des logiciels ? A un premier niveau, on peut dire que ça dépend du logiciel et de la tâche. La fascination pour le numérique qu'on observait il y a 15 ans, doit maintenant être nettement plus nuancée. De la même façon le fait que les élèves soient plus motivés ne veut pas dire qu’ils apprennent mieux. C’est très consensuel comme idée.

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2016/03/07032016Article635929316541186004.aspx

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L'écriture numérique — Enseigner avec le numérique Stéphanie Tricard (Canopé académie d'Orléans-Tours) a coordonné un imposant dossier dédié à l'écriture numérique qui ne se limite pas à la « simple » élaboration ou transcription sur un support numérique. Comme le rappelle l'auteure, « c'est bien plus une re-création, une interprétation de ce qui est donné à voir et à comprendre au travers des données offertes par les outils et leur univers de diffusion. C’est une écriture plurielle, tant elle est liée à des supports variés qui induisent des pratiques d'écritures différentes ». Définir l'écriture numérique

10 propositions pour le numérique à l’école « Il faut apprendre à coder le + tôt possible : je suis pour le PHP à l’école primaire » @mazaic@BlaBlaCar#DSFemploipic.twitter.com/RAqUsNcFrE— Delphine Cuny (@DelphineCuny)3 Février 2016 Le pire est que l’incongruité d’une telle proposition ne choque pas plus de gens que ça (ou pas assez pour que plus jamais personne ne dise un truc pareil), et qu’il ne vient pas à l’esprit de ceux qui l’affirment qu’on ne saurait coder sans savoir un minimum d’orthographe qui plus est dans une langue qui n’est pas la nôtre ni sans un minimum de bagage informatique. Mais il y a pire. On voit bien que ce souci de déterminer ce qui doit être transmis à l’école ne s’accompagne d’aucune réflexion sur les valeurs à transmettre, d’aucune signification autre qu’économique. Je crois comprendre qu’on veut des générations de codeurs parce qu’on trouve sexyl’image du hackeur ou du développeur et que si en plus celui-ci a un côté californien fortuné, ça n’en est que meilleur pour la France et nos égos.

Peut-on éduquer et protéger à l'ère du numérique ? Entre angoisse et inconscience, la question de la protection personnelle, des mineurs plus particulièrement, sur Internet et plus généralement dans la société actuelle, envahie par le numérique, remonte à la surface de manière récurrente. Est-ce à dire qu'on ne résout pas la question ? Est-ce à dire que cela évolue "tellement" vite qu'il faut remettre à jour ? Numérique : Les résultats de PISA interrogent l'opportunité du plan numérique A quelques mois du lancement du plan numérique gouvernemental qui doit aboutir à équiper tous les collégiens d'une tablette d'ici 2018, la dernière livraison de PISA 2012 apporte de mauvaises nouvelles. Publiée le 15 septembre, la partie de l'enquête internationale de l'OCDE sur les élèves de 15 ans et les nouvelles technologies montre que les pays qui se sont lancés dans une informatisation rapide de l'enseignement obtiennent de mauvais résultats. Pire : globalement, plus un jeune utilise les nouvelles technologies à l'école, moins bons sont ses résultats. Mais il y a des exceptions : des pays savent allier numérique et un bon niveau scolaire. Moralité, le plan numérique ne suffira pas...

Bruno Devauchelle : Il y a-t-il une pédagogie du numérique ? Au coeur de différentes études critiques publiées ces dernières années se trouve l'aphorisme suivant : "le numérique en éducation ne vaut que par la pédagogie qui invite à l'utiliser !" Après avoir souvent entendu dans les propos volontaristes de responsables politiques ou autres promoteurs des équipements numériques que le numérique allait transformer la pédagogie et qu'on verrait probablement une pédagogie numérique émerger, on ne peut que s'interroger. Appelée de ses voeux sous cette formulation, cette approche certes séduisante reste très éloignée de la réalité quotidienne. En sortant ici des rituelles explications comme pas de moyens, pas de formations, pas de ressources, infrastructures sous dimensionnées et des rituels plans qui y font écho, l'analyse révèle qu'il y a un espace d'incompréhension entre différents acteurs. Trop d'imaginaire... L'écart entre les propos et les faits est le signe principal de cet imaginaire.

Bruno Devauchelle : Evaluer avec le numérique Pour faire suite à notre précédente chronique, voici une autre manière de regarder la question : et si on numérisait l'évaluation ? Quel enseignant n'a pas rêvé, le dimanche soir en fin de vacances devant sa pile de copie ou après avoir reçu les 180 copies de l'examen blanc, de mettre ses copies "dans la machine" et de récupérer les corrections et même les notes et appréciations ? De multiples tentatives ont lieu depuis longtemps, l'une des plus spectaculaires étant celle envisagée en médecine avec le fameux "Examen National Classant" qui devrait se dérouler à l'aide de tablettes connectées à un serveur permettant une correction en quasi temps réel. Numériser l'évaluation est une vieille histoire qui n'est pas si simple L'évaluation peut-elle s'automatiser ? Des besoins variés

La courbe de Rogers - Padagogie Une transition vers un nouvel environnement, avec d'autres manières de sauvegarder, d’imprimer, d’échanger ou d’archiver les documents peut génerer des appréhensions compréhensibles chez les personnes moins férues de technologie. De même qu’il y a une courbe de Gauss des résultats scolaires, il y une courbe d’adoption des innovations (courbe de Rogers). Pour une partie non négligeable du corps enseignant, il faudra du temps et un accompagnement de proximité pour mettre en place un usage innovant des tablettes. Mystérieuse EMI Expliquer ce qu’est l’éducation aux médias et à l’information (EMI), et sur quelles connaissances des pratiques des élèves s’appuyer pour mettre en œuvre cet enseignement : tel est l’objectif du Dossier de Veille de l’IFÉ n°115 : EMI : partir des pratiques des élèves. Qu’est-ce que l’EMI ? Cet acronyme désigne l’éducation aux médias et à l’information, qui fait l’objet de ressources et de formations de plus en plus nombreuses.

L'Agence nationale des Usages des TICE - Jeux sérieux et éducation : où en sommes-nous ? Du jeu vidéo décrié pour ses supposés risques sur le comportement de l'utilisateur à celui de loisir familial permettant la création de liens intergénérationnels, ce loisir numérique a profondément muté. Ainsi, sortant des seules problématiques de l'addiction ou de la violence de certains jeux, des études tentent de mieux comprendre l'interaction jeu/joueur d'un point de vue sensoriel et cognitif. La recherche sur le jeu vidéo en général a donc changé de dimension. Il n'est plus uniquement question d'études sur les effets négatifs qu'il pourrait provoquer mais bel et bien des possibles avantages, y compris pédagogiques, liés à sa pratique. Cette évolution des représentations est grandement liée à l'apparition et au déploiement des jeux sérieux dans de multiples contextes de formation.

Numérique : Il faudra bien que les élèves l'utilise ! Si l'on veut que le numérique soit présent dans l'école, il faut que les élèves l'utilisent "vraiment" ! En d'autres termes comment éduquer au numérique si on n’éduque pas avec le numérique, mais seulement par le numérique ? Ce questionnement, posé ici-même lors de l'annonce de la stratégie numérique proposée par Vincent Peillon en 2012, reprochait l'impasse sur le "avec". En d'autres termes, nous disions déjà que éduquer "au et par numérique" était insuffisant pour engager une véritable évolution dans la prise en compte du "fait social total" qu'est le numérique dans l'éducation. L'étude publiée par la DEPP en janvier 2016, à la suite de celle de 2015, sur les collèges connectés conforte nos interrogations (l'étude de 2016 et celle de 2015 ). Un quart seulement des enseignants, en moyenne, mettent les élèves en activité avec des moyens numériques dans des collèges équipés.

Bernard Stiegler : «Avec le numérique, nous sommes dans l’obligation de repenser l’éducation» *Bernard Stiegler enseigne la philosophie aux universités de Compiègne et de Londres, président du l’association Ars Industrialis, directeur de l’Institut de Recherche et d’Innovation du Centre Georges Pompidou (IRI), membre du Conseil National du Numérique. Pourquoi l’éducation devrait-elle changer ? L’éducation doit changer parce que le savoir a changé. Ce changement profond est visible dans des sciences comme les mathématiques, l’astrophysique ou les nanosciences pour n’en citer que quelques-unes... Mais c’est également vrai dans le domaine de la langue et des savoirs, où Google est en train de bouleverser les cadres traditionnels comme l’a montré Frédéric Kaplan notamment. Et il n’y a pas que les savoirs académiques qui se trouvent ainsi changés : les savoir-faire sont revisités, notamment par l’écosystème des fablabs (1), et quant aux savoir-vivre, ils se trouvent à la fois détruits par les réseaux sociaux et construits sur de nouvelles bases...

Enseigner Hist-Géo-Ed civ cycle 4 - Les espaces productifs français étudiés sous forme d'un Plan De Travail Séquence menée par le biais d’un PDT (Plan De Travail) sur trois espaces productifs différents. (Attention : programme de 2008 !) Après avoir testé la classe inversée à la mise en œuvre limitée par la fracture numérique, nous avons fait le choix de tendre vers une classe « renversée » où l’élève devient acteur jusqu’à construire son propre cours. Le plan de travail, plus répandu dans le premier degré, nous est apparu comme une solution très intéressante pour orchestrer l’ensemble des problématiques sur lesquelles nous nous interrogeons depuis longtemps, en permettant de varier à l’envie les démarches didactiques.

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