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L'utopie du revenu garanti récupérée par la Silicon Valley, par Evgeny Morozov (Les blogs du Diplo, 29 février 2016)

L'utopie du revenu garanti récupérée par la Silicon Valley, par Evgeny Morozov (Les blogs du Diplo, 29 février 2016)
Les dirigeants de la Silicon Valley parlent rarement de politique — sauf, à la rigueur, pour discuter de la meilleure façon de la chambarder. Dans les rares occasions où ils se laissent aller à montrer leur vision du monde, c’est pour dénigrer les sans-abris, célébrer le colonialisme (1) ou vouer aux gémonies les autorités municipales qui persécutent les artisans fragiles auxquels la planète reconnaissante doit Uber et Airbnb. Il peut donc paraître incongru que le gratin des nouvelles technologies soit devenu l’un des plus fervents soutiens du revenu garanti pour tous — une idée ancienne remise au goût du jour, sous des formes et pour des raisons fort différentes, aussi bien à droite qu’à gauche. De Marc Andreessen, l’influent cofondateur de Netscape, à Tim O’Reilly, l’illustre pionnier du web 2.0, les gourous de la Silicon Valley débordent d’enthousiasme pour ce projet qui consiste à accorder à tout individu, qu’il travaille ou non, les moyens de subvenir à ses besoins essentiels.

http://blog.mondediplo.net/2016-02-29-L-utopie-du-revenu-garanti-recuperee-par-la

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Revenu de base : entretien avec Delphine Batho - Kaizen Fin janvier 2016, l’Assemblée nationale discutait un projet de loi pour une République numérique. Delphine Batho, députée des Deux-Sèvres et ex-ministre de l’environnement, en a profité pour présenter un amendement sur le revenu de base, élément essentiel dans la transformation du travail par le numérique, qui a fait disparaître un grand nombre d’emplois. En voie d’expérimentation en Finlande, il n’est encore qu’au stade de discussion en France. © Erwan Lecoeur Quel était votre objectif en présentant cet amendement ?

Pourquoi le revenu de base, c'est de la merde (néolibérale) Chais pas. Dans la vie, je suppose qu'il faut des gens qui expliquent que le père Noël n'existe pas, que l'amour est une construction sociale, et que nous sommes dans un monde glacé et hostile dirigé par des fous hurlants et que de toutes façons nous sommes promis au néant et à l'oubli. Et en attendant on écoute Taylor Swift pour tenter désespérément d'oublier cette tragédie, ou quelque chose comme ça. Ça c'est un peu mon rôle en fait. Le mec pas festif. Et tiens là j'en voit qui s'excitent sur la Finlande qui projette de verser 800 boules par mois comme ça gratos sans travailler et tout, et que ça y est on comprend enfin que le salariat n'est pas la solution et que c'est l'utopie et blablabla et ben sauf que non : le revenu de base, c'est de la grosse merde néolibérale et CSP va t'expliquer pourquoi.

Warren Buffett a-t-il raison quand il affirme que la lutte des classes existe et que ce sont les riches qui sont en train de la gagner ? Le milliardaire américain Warren Buffett a déclaré il y a quelques années, non sans humour, qu'il existait "bel et bien une guerre des classes mais c'est ma classe, la classe des riches qui fait la guerre et c'est nous qui gagnons". Unissez-vous Warren Buffet assure que les riches sont en train de gagner la lutte des classes. Crédit Reuters Ajouter au classeurSuivre ce contributeurLecture zen Texte de l'initiative pour un Revenu de Base Inconditionnel Pour la prochaine votation sur l’initiative pour un Revenu de Base Inconditionnel en Suisse. Il est important de bien comprendre sur quoi l’on va voter. Ainsi nous allons ici décrypter pas à pas le texte de l’initiative pour un Revenu de Base Inconditionnel.

Féodalisme 2.0 Sommes-nous en train d’assister à la formation d’une nouvelle bulle technologique ? Ou, pour le dire dans la langue de la Silicon Valley, les licornes sont-elles des zombies ? Votre réponse à cette question dépendra en grande partie de la position que vous occupez sur l’échelle de l’économie mondialisée. Les mieux placés, comme la vedette du capital risque Peter Thiel, considèrent que tout ou presque — des entreprises cotées en Bourse au marché de l’immobilier en passant par les obligations d’Etat — est déjà largement surévalué. Selon eux, la seule solution consisterait à investir dans des produits financiers liquides (faciles à revendre) mais à très faible rendement, comme les devises, ou, au contraire, à privilégier les placements difficiles à liquider mais extrêmement lucratifs, comme ceux proposés par les start-ups des nouvelles technologies. Comment cela ?

Une petite fille de 12 ans révèle l'un des secrets les mieux gardés Nous vivons un moment vraiment incroyable. Pensez à toutes les révolutions incroyables qu’on nous a appris en histoire. Des changements incroyables ont eu lieu, des gens se sont mobilisés pour faire quelque chose de différent et ils ont accompli quelque chose d’immense. Nous en sommes arrivés là aujourd’hui grâce à eux. Même si nous sommes destructeurs et proches de l’extinction, en même temps nous avons fait des choses incroyables et la puissance de la créativité humaine l’a démontré.

Les secrets bien gardés du revenu universel Il en va du revenu universel comme d’une vague : après une période de relative accalmie, le sujet ressurgit de tous côtés au travers d’initiatives politiques éparses, de nouveaux rapports et de débats passionnés. Autant qu’une proposition politique radicale, il est une piqûre de rappel : au milieu des incertitudes sur le devenir de nos sociétés et les transformations du travail, tout n’a pas encore été essayé. Aujourd’hui, alors que la Finlande s’apprêterait à expérimenter un revenu universel, qu’une initiative populaire pour un revenu inconditionnel a depuis longtemps vu le jour en Suisse, et que le rapport sur les “Nouvelles trajectoires” du Conseil National du Numérique préconise de “clarifier et expertiser les différentes propositions et expérimentations autour du revenu de base”, il est grand temps de passer aux rayons X un projet bien plus subversif qu’il n’y paraît.

L'or, le dollar et l'intégration capitaliste, par Francis Kern (Le Monde diplomatique, mai 1980) La prospérité économique qui caractérise l’après-guerre prend ses racines dans la dissymétrie des économies des pays industriels de l’Occident héritée de la guerre. D’un côté, l’économie américaine restée intacte, hyperdéveloppée par l’effort de guerre et qui permet à sa population d’accéder, dès les années 40, à la consommation de masse. De l’autre, des économies partiellement détruites, aux installations vétustes, avec des populations qui connaissent la pénurie et le rationnement.

Justifications du revenu universel (revenu de citoyenneté ou allocation universelle) Depuis plus d’une décennie, l’idée d’accorder aux gens un revenu qui ne dépende pas de leur travail ni d’aucune forme d’activité de leur part, s’est répandue dans les milieux avancés de ceux qui pensent sérieusement à l’état de nos sociétés et aux nouvelles politiques destinées à y répondre. Un certain accord paraît s’être établi à son sujet pour le définir parmi d’autres idées analogues. Le revenu universel se caractérise par le fait qu’il est attribué également à tous, aux riches comme aux pauvres, automatiquement, sans avoir à être demandé, sans aucune contrepartie, sans aucune limitation de son usage.

Les technologies sont des concentrés d’idéologies Evgeny Morozov (photo DR) est l’une des voix les plus critiques, et parfois féroces, à l’encontre la Silicon Valley. Après avoir questionné le pouvoir libérateur des réseaux sociaux, il s’est attaqué au «solutionnisme technologique» dans un ouvrage récent (Pour tout résoudre, cliquez ici, FYP éditions, 2014). Les objets connectés, dits intelligents, se multiplient dans notre quotidien. Est-ce un progrès, un risque, ou les deux ?

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