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Chaplin danse Charabia temps moderne

Chaplin danse Charabia temps moderne

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Les majors d'Hollywood : des gardes-barrières centenaires La vague de conglomération commencée dans les années 1980 a permis aux majors de trouver une structuration qui tient la route. Aujourd’hui, les rachats et fusions continuent. Si les contours exacts des entreprises sont toujours mouvants, les grands acteurs restent les mêmes. Des huit majors qui ont fondé le système hollywoodien dans les années 1920, une seule, RKO, a disparu. La parole dans le cinéma muet Le cinéma, même muet, n’a jamais pu être un cinéma silencieux. C’est plus entièrement un cinéma pris dans le chuchotement (les sous-titres, par exemple, lus à voix basse aux enfants au cours de projections). Et par ce silence chuchoté dans les premières images, un retour de cette poussière en nous, de cette lumière, de ces corps gris ; comme si un enfant, assis en nous, tenait encore notre main. 1Il existe un paradoxe apparent à vouloir associer le cinéma muet à l’idée de parole2. Il se résout pourtant avec quelques constats simples. D’abord, les personnages que le cinéma muet nous donne à voir n’affectent jamais un mutisme contraint, mais parlent au contraire beaucoup, et les intertitres (ou cartons) restituent une partie de leurs dialogues ; ensuite la partition musicale — qui a toujours accompagné les films muets au moment de leur projection — leur apporte une composante sonore.

Cent ans d'aller au cinéma - De la crise à la guerre : le spectacle cinématographique à l’âge d’or des studios 1Dans La Rose pourpre du Caire, Woody Allen évoque un peu nostalgiquement une époque où « aller au cinéma » était, pour les Américains, une activité aussi régulière, on dirait « programmée », qu’aujourd’hui allumer son téléviseur. C’est de cette époque qu’il s’agit ici. 2Ma réflexion a deux objectifs distincts et complémentaires. Je souhaite d’abord décrire les caractères spécifiques du spectacle cinématographique entre le début des années trente et la fin des années quarante, assez stables malgré les particularités des années de Dépression et de guerre.

Cent ans d'aller au cinéma - Aller au cinéma dans les années 20 : l’expérience cinématographique pendant les années folles 1 The Atlantic Monthly, 1921, vol. 128, p. 22. 1On peut sourire à la déclaration volontiers prophétique de Katharine Fullerton Gerould, critique de cinéma qui, en 1921, avouant son peu de goût et d’expérience pour la chose cinématographique, et signalant évidemment les dangers moraux qu’elle présente, annonce cependant dans The Atlantic Monthly : « Il est certain que le cinéma est là pour durer – au moins pour un temps1 ». Pourtant, replacée dans son contexte, une telle déclaration, pour naïve qu’elle soit, n’est pas aussi aberrante qu’il y paraît.

Cent ans d'aller au cinéma - Statistiques générales sur les cinémas américains : 1921-1992 Note 1 :Cinémas muets (en milliers)Note 2 : Cinémas parlants (en milliers)Note 3 : Drive-ins (en milliers)Note 4 : Total de cinémas (en milliers)Note 5 :Fréquentation hebdomadaire (en millions de spectateurs)Note 6 : Prix moyen du billet en dollarsNote 7 :Box-office en millions de dollarsNote 8 : Nombre total d’écransNote 9 : Pour cette même année, Dora H. Stecker, citée par André Muraire dans le présent ouvrage, avance le chiffre de 17 836 salles : on voit avec quelle prudence les statistiques doivent être considérées. 1Sont ici combinées les sources du Joel FINLER (The Hollywood Story), Garth JOWETT (Film : The Democratic Art), Maggie Valentine (The Show Starts on the Side-walk), et les Film Daily Yearbook et Motion Picture Almanac. Le chiffre de 1921 est avancé par Cinémagazine n° 7, 4 au 10 mars 1921, p. 15. Les chiffres de 1992-1993 viennent de Variety, 24-01-94 et 14-03-94.

NOSFERATU Désir et pulsion de mort Analyse psychanalytique «Je frémis en me rappelant une tradition bien connue en Allemagne, qui dit que chaque homme à un double et que, lorsqu'il le voit, la mort est proche.» -G. de Nerval, Aurélia Adapté du roman fantastique Dracula, de Bram Stocker, NOSFERATU [1922] (1), du génie cinéaste Friedrich-Wilhelm Murnau [1889-1931], constitue une date dans l'évolution de l'expressionnisme allemand, un courant cinématographique tenant son héritage de autant de l'expressionnisme pictural que du théâtre de Max Reinhardt et qui marquera au fer rouge l'histoire du cinéma tel qu'on le connaît. Mais oublions un instant l'esthétique du film pour porter notre regard au-delà du celluloïde et de sa projection sur écran. Se refusant au positivisme et aux conventions objectives, l'expressionnisme abonde vers le positionnement subjectif du regard de l'artiste, n'essayant pas de cacher l'irréalité empirique de sa représentation du monde.

Georges Méliès- Site officiel Période créatrice : 26 à 63 ans. A 26 ans, en 1888, grâce à l'héritage de son père il achète le Théâtre Robert Houdin et monte des spectacles de grandes illusions. A la fois magicien, directeur du Théâtre, créateur de costumes, de décors, metteur en scène, directeur de casting, il fonde, en 1891, l'Académie de Prestidigitation, qui se transformera en 1904 en Chambre syndicale de la prestidigitation dont il est Président pendant plus de 30 ans. Tout se précipite, en décembre 1895, quand Antoine Lumière (le père d'Auguste et Louis) l’invite à une projection de cinématographe. Une véritable révélation ! Un nitrate composite en couleurs : le Voyage dans la Lune de Georges Méliès, reconstitué en 1929 Merci à Pascal Friaut, Éric Loné, Laurent Mannoni et Béatrice de Pastre. 1En 2002, le Voyage dans la Lune de Georges Méliès a été proposé par l’Unesco pour figurer sur une liste à venir des « œuvres représentatives du cinéma mondial »1. Cette liste n’est toujours pas établie en 2013 et le film de Méliès, dont la renommée doit beaucoup au piratage massif dont il a été l’objet peu de temps après sa sortie, n’est pas plus classé au patrimoine mondial de l’Unesco, contrairement à ce que beaucoup considèrent aujourd’hui comme acquis. Sans doute mériterait-il cette distinction si ne se posait le problème, ô combien épineux, de la matérialité de l’œuvre et du statut de ses copies sauvegardées2. 3 Sur l'éthique de la restauration, on pourra se reporter à : Raymond Borde, « la Restauration des fi (...) 4 Voir Jacques Malthête, « Historiographie méliésienne : quelques nouveaux repères », dans Jacques Ma (...)

Un feu d'artifice improvisé ? Les effets pyrotechniques chez Méliès Un jour, ils ont mis le feu au jardin, avec la boîte à poudre. Celui qui tenait la boîte a eu la figure toute roussieJehanne d'Alcy (Commission de recherches historiques de la Cinémathèque française, 17 juin 1944) 1Durant l'été 1905, Georges Méliès réalise un film comique de 60 mètres - Un feu d'artifice improvisé1 -, que son fils, André, alors âgé de quatre ans, lui aurait inspiré. L'histoire est assez sommaire : de mauvais plaisants entourent de pièces d'artifice un ivrogne qui cuve son vin au pied d'un réverbère. Après la mise à feu et l'explosion des fusées, le clochard (joué par Méliès) se réveille, affolé, et exécute pirouettes et cabrioles. 2Il ne faudrait pas croire pour autant que les effets pyrotechniques imaginés par les premiers cinématographistes n'étaient pas soigneusement préparés ni introduits à bon escient.

Exposition et rétrospective Georges Méliès Les collections permanentes de La Cinémathèque française, uniques au monde, se sont récemment enrichies de plus de 700 nouvelles pièces de l’œuvre de Georges Méliès. L’occasion de rendre hommage à ce génial cinéaste-visionnaire. Tour à tour et tout à la fois auteur, acteur, décorateur, producteur, réalisateur, Georges Méliès est considéré comme un artiste complet, voire comme le véritable pionnier du spectacle cinématographique.

Les décorateurs du cinéma muet en France 1Comme tous les autres métiers apparus avec le cinématographe, la profession de décorateur s’est constituée, au tournant du siècle, par diversification et spécialisation des savoir-faire développés au service d’autres pratiques cousines. Dans le cas des décors nécessités par les premières fictions filmées en studio, ce transfert de compétences s’est opéré comme naturellement par emprunt au monde du théâtre, voire aux peintres des toiles employées comme fonds dans les ateliers des photographes. C’est là la thèse unanimement défendue depuis l’origine par tous les historiens du cinéma, et rien n’autorise aujourd’hui à la mettre en doute. Il reste à se demander ce que, précisément, le décor de cinéma a hérité de celui du théâtre, de quelle façon il a commencé à s’en détacher pour affirmer son originalité, et comment s’est progressivement établie une « corporation » des décorateurs de cinéma distincte de celle(s) des décorateurs de théâtre.

« Le Cuirassé Potemkine » de Sergueï Eisenstein Le film Le Cuirassé Potemkine est un film de commande. Le 17 mars 1925, la commission de l’anniversaire, sous la présidence de A.W. Lounatcharsky, en présence des assesseurs K. «Le mécano de la Générale» de Buster Keaton Johnnie est le fier mécano du Western-Atlantic-Express. Il aime Annabelle Lee, une jeune fille du Sud, presque autant que sa loco, la General. Au printemps 1861, la vie bascule dans le doux pays de Géorgie lorsque les Etats du Sud déclarent la guerre à ceux du Nord – c’est le début de la guerre de Sécession.

Aller au cinéma, aller au peuple Notes Francis CARCO, Nuits de Paris, Paris, Au sans pareil, 1927, p. 65. Jacques VALDOUR, De la Popinqu’à Ménilmuch’: observations vécues, Paris, Éditions Spes, 1924, p. VII.

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