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Chaplin danse Charabia temps moderne

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Cinema russe et sovietique — kinoglaz DEEPNESS Rock Les majors d'Hollywood : des gardes-barrières centenaires La vague de conglomération commencée dans les années 1980 a permis aux majors de trouver une structuration qui tient la route. Aujourd’hui, les rachats et fusions continuent. Si les contours exacts des entreprises sont toujours mouvants, les grands acteurs restent les mêmes. Des huit majors qui ont fondé le système hollywoodien dans les années 1920, une seule, RKO, a disparu. La tour Warner Bros Les majors ont également fortement travaillé leur relation à l’État. [4], c’est à partir des années 1990 que la pratique du lobbying auprès du Congrès s’est véritablement développée. En ce début de XXIesiècle, les majors sont donc fortes dans leur structuration et assurées du soutien de l’État. Face à la liberté de circulation offerte par Internet, l’enjeu principal pour les majors est de ne pas perdre la maîtrise de l’accès aux films et programmes télévisés. [5] qui propose un système de blocage des sites américains et étrangers contrevenant aux lois sur la propriété intellectuelle.

ImproVidéo | Spontanement J’adorais cette chanson ! Je l’ai redécouverte récemment, parce que quelqu’un m’y a fait penser. En la ré-écoutant, je me rends compte que cette chanson est un hommage à l’impro. L’histoire raconte que les deux chanteurs rencontrent un démon qui leur demande de jouer la meilleure chanson du monde, et ils y parviennent en jouant la première chose qui leur venait à l’esprit (“And we played the first thing that comed to our head, just so happened to be the best song in the world“). Et vous l’avez sans doute remarqué, l’impro, en vidéo, c’est assez naze ! Un autre détail que je trouve assez intéressant sur cette chanson et sur l’impro : lorsque le démon apparaît en les menaçant de dévorer leurs âmes s’ils ne jouent pas la meilleure chanson du monde, ils répondent un “Ok” serein et assertif (“Play the best song in the world, or I’ll eat your souls. Comment faire ? Suivez moi sur ce coup : Souriez !

La parole dans le cinéma muet Le cinéma, même muet, n’a jamais pu être un cinéma silencieux. C’est plus entièrement un cinéma pris dans le chuchotement (les sous-titres, par exemple, lus à voix basse aux enfants au cours de projections). Et par ce silence chuchoté dans les premières images, un retour de cette poussière en nous, de cette lumière, de ces corps gris ; comme si un enfant, assis en nous, tenait encore notre main. 1Il existe un paradoxe apparent à vouloir associer le cinéma muet à l’idée de parole2. Il se résout pourtant avec quelques constats simples. D’abord, les personnages que le cinéma muet nous donne à voir n’affectent jamais un mutisme contraint, mais parlent au contraire beaucoup, et les intertitres (ou cartons) restituent une partie de leurs dialogues ; ensuite la partition musicale — qui a toujours accompagné les films muets au moment de leur projection — leur apporte une composante sonore. Figure 1. Mise en scène et énonciation Figure 2. Figure 3. Figure 4. Figure 5. L’Œil écoute Figure 6.

Cent ans d'aller au cinéma - De la crise à la guerre : le spectacle cinématographique à l’âge d’or des studios 1Dans La Rose pourpre du Caire, Woody Allen évoque un peu nostalgiquement une époque où « aller au cinéma » était, pour les Américains, une activité aussi régulière, on dirait « programmée », qu’aujourd’hui allumer son téléviseur. C’est de cette époque qu’il s’agit ici. 2Ma réflexion a deux objectifs distincts et complémentaires. Je souhaite d’abord décrire les caractères spécifiques du spectacle cinématographique entre le début des années trente et la fin des années quarante, assez stables malgré les particularités des années de Dépression et de guerre. 1 Tableau publié par Life en 1948, à partir de 100 sondages d’opinion réalisés au cours des années t (...) 3Quelque cinq mille films américains de long métrage ont été distribués aux Etats-Unis entre 1930 et 1939 et quatre mille entre 1940 et 1949. 2 Richard MALTBY, « The Political Economy of Hollywood : the Studio System », dans Philip DAVIES et (...) 7La clé de voûte de tout le système hollywoodien classique était donc l’exploitation.

Cent ans d'aller au cinéma - Aller au cinéma dans les années 20 : l’expérience cinématographique pendant les années folles 1 The Atlantic Monthly, 1921, vol. 128, p. 22. 1On peut sourire à la déclaration volontiers prophétique de Katharine Fullerton Gerould, critique de cinéma qui, en 1921, avouant son peu de goût et d’expérience pour la chose cinématographique, et signalant évidemment les dangers moraux qu’elle présente, annonce cependant dans The Atlantic Monthly : « Il est certain que le cinéma est là pour durer – au moins pour un temps1 ». Pourtant, replacée dans son contexte, une telle déclaration, pour naïve qu’elle soit, n’est pas aussi aberrante qu’il y paraît. 3On constate en gros deux types d’approche : l’enquête sociologique pointue, restreinte à une catégorie du public, en général enfant ou adolescent, et qui vise essentiellement à analyser l’impact et les dangers potentiels du nouvel art pour ce public vulnérable. 2 Jerome CHARYN, Movieland, Paris, Stock, 1990, p. 10. 7Sans doute Charyn dépeint-il un univers postérieur d’une vingtaine d’années à la période considérée. 22En 1927, Dora H.

Cent ans d'aller au cinéma - Statistiques générales sur les cinémas américains : 1921-1992 Note 1 :Cinémas muets (en milliers)Note 2 : Cinémas parlants (en milliers)Note 3 : Drive-ins (en milliers)Note 4 : Total de cinémas (en milliers)Note 5 :Fréquentation hebdomadaire (en millions de spectateurs)Note 6 : Prix moyen du billet en dollarsNote 7 :Box-office en millions de dollarsNote 8 : Nombre total d’écransNote 9 : Pour cette même année, Dora H. Stecker, citée par André Muraire dans le présent ouvrage, avance le chiffre de 17 836 salles : on voit avec quelle prudence les statistiques doivent être considérées. 1Sont ici combinées les sources du Joel FINLER (The Hollywood Story), Garth JOWETT (Film : The Democratic Art), Maggie Valentine (The Show Starts on the Side-walk), et les Film Daily Yearbook et Motion Picture Almanac. Le chiffre de 1921 est avancé par Cinémagazine n° 7, 4 au 10 mars 1921, p. 15. Les chiffres de 1992-1993 viennent de Variety, 24-01-94 et 14-03-94.

index NOSFERATU Désir et pulsion de mort Analyse psychanalytique «Je frémis en me rappelant une tradition bien connue en Allemagne, qui dit que chaque homme à un double et que, lorsqu'il le voit, la mort est proche.» -G. de Nerval, Aurélia Adapté du roman fantastique Dracula, de Bram Stocker, NOSFERATU [1922] (1), du génie cinéaste Friedrich-Wilhelm Murnau [1889-1931], constitue une date dans l'évolution de l'expressionnisme allemand, un courant cinématographique tenant son héritage de autant de l'expressionnisme pictural que du théâtre de Max Reinhardt et qui marquera au fer rouge l'histoire du cinéma tel qu'on le connaît. Mais oublions un instant l'esthétique du film pour porter notre regard au-delà du celluloïde et de sa projection sur écran. Se refusant au positivisme et aux conventions objectives, l'expressionnisme abonde vers le positionnement subjectif du regard de l'artiste, n'essayant pas de cacher l'irréalité empirique de sa représentation du monde. NOSFERATU: quelques éléments stylistiques

Georges Méliès- Site officiel Période créatrice : 26 à 63 ans. A 26 ans, en 1888, grâce à l'héritage de son père il achète le Théâtre Robert Houdin et monte des spectacles de grandes illusions. A la fois magicien, directeur du Théâtre, créateur de costumes, de décors, metteur en scène, directeur de casting, il fonde, en 1891, l'Académie de Prestidigitation, qui se transformera en 1904 en Chambre syndicale de la prestidigitation dont il est Président pendant plus de 30 ans. Tout se précipite, en décembre 1895, quand Antoine Lumière (le père d'Auguste et Louis) l’invite à une projection de cinématographe. Une véritable révélation ! Sa jeunesse : de 0 à 25 ans Georges Méliès est né à Paris le 8 décembre 1861 dans une famille bourgeoise. 8 à 18 ans : Méliès devient pensionnaire au Lycée Impérial de vanves puis au Lycée Louis le Grand. A 18 ans : Son bac en poche, il veut intégrer les beaux-arts. Au même moment, sa femme meurt et il se retrouve à s’occuper seul de ses deux enfants : Georgette et André.

Un nitrate composite en couleurs : le Voyage dans la Lune de Georges Méliès, reconstitué en 1929 Merci à Pascal Friaut, Éric Loné, Laurent Mannoni et Béatrice de Pastre. 1En 2002, le Voyage dans la Lune de Georges Méliès a été proposé par l’Unesco pour figurer sur une liste à venir des « œuvres représentatives du cinéma mondial »1. Cette liste n’est toujours pas établie en 2013 et le film de Méliès, dont la renommée doit beaucoup au piratage massif dont il a été l’objet peu de temps après sa sortie, n’est pas plus classé au patrimoine mondial de l’Unesco, contrairement à ce que beaucoup considèrent aujourd’hui comme acquis. Sans doute mériterait-il cette distinction si ne se posait le problème, ô combien épineux, de la matérialité de l’œuvre et du statut de ses copies sauvegardées2. 3 Sur l'éthique de la restauration, on pourra se reporter à : Raymond Borde, « la Restauration des fi (...) 4 Voir Jacques Malthête, « Historiographie méliésienne : quelques nouveaux repères », dans Jacques Ma (...) 17Les films ont d’abord été coloriés à la main, image par image, jusqu’en 1903-1904.

Un feu d'artifice improvisé ? Les effets pyrotechniques chez Méliès Un jour, ils ont mis le feu au jardin, avec la boîte à poudre. Celui qui tenait la boîte a eu la figure toute roussieJehanne d'Alcy (Commission de recherches historiques de la Cinémathèque française, 17 juin 1944) 1Durant l'été 1905, Georges Méliès réalise un film comique de 60 mètres - Un feu d'artifice improvisé1 -, que son fils, André, alors âgé de quatre ans, lui aurait inspiré. L'histoire est assez sommaire : de mauvais plaisants entourent de pièces d'artifice un ivrogne qui cuve son vin au pied d'un réverbère. Après la mise à feu et l'explosion des fusées, le clochard (joué par Méliès) se réveille, affolé, et exécute pirouettes et cabrioles. 2Il ne faudrait pas croire pour autant que les effets pyrotechniques imaginés par les premiers cinématographistes n'étaient pas soigneusement préparés ni introduits à bon escient. 5En 1925, en répondant à une interview de G. 6Quelques mois plus tard, dans un article publié dans Ciné-Journal : Effet de fumée instantané Autres fumées Grandes flammes

Exposition et rétrospective Georges Méliès Les collections permanentes de La Cinémathèque française, uniques au monde, se sont récemment enrichies de plus de 700 nouvelles pièces de l’œuvre de Georges Méliès. L’occasion de rendre hommage à ce génial cinéaste-visionnaire. Tour à tour et tout à la fois auteur, acteur, décorateur, producteur, réalisateur, Georges Méliès est considéré comme un artiste complet, voire comme le véritable pionnier du spectacle cinématographique. Le parcours de l’exposition se déroule en trois étapes. Magie et cinématographe La première salle de l’exposition est consacrée au monde magique de Robert-Houdin et à la découverte du cinématographe. Le studio Méliès de Montreuil On pénètre ensuite dans l’espace du Studio de Montreuil, premier studio vitré (1897) réalisé uniquement pour la prise de vues cinématographiques. L’univers fantastique de Méliès Les films à trucs plaisent au public des années mille neuf cents et les forains sont les principaux clients de Méliès.

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