
La Santé de l'homme n° 396 - "Tout objet de plaisir peut devenir une addiction " Entretien avec Michael Stora1, psychologue, psychanalyste, thérapeute auprès des personnes dépendantes aux jeux. La Santé de l'homme : Comme psychologue et psychanalyste, vous accompagnez des personnes, surtout adolescentes, victimes de l'usage abusif des jeux vidéo. Et pourtant vous aimez l'univers des images. Est-ce paradoxal ? Michael Stora : Cela fait pas mal d'années que dans mon parcours, autant personnel que professionnel, je côtoie l'image. Avant d'être psychologue, j'ai eu une formation de cinéaste. S. Oui. S. Complètement. S. Tout d'abord, il faut préciser que tous les jeux ne sont pas addictogènes. S. Très clairement : la totale dépendance à la vidéo entraîne une rupture progressive du lien social, familial, scolaire, amoureux. Cela étant dit, la question de l'addiction demeure compliquée. S. Oui. S. Je connais bien la cellule de cyberaddiction ouverte à Marmottan. S. L'exemple de ce type de jeu est le " World of Warcraft ", dénommé le WOW. S. S. S. Bien sûr. S.
Cyberdependance.ca - Quand l'utilisation d'Internet devient un problème Digital detox, le jeûne des hyperconnectés Pour répondre au malaise généré par une connexion permanente, centres de thalasso et hôtels spa ont ajouté le sevrage numérique à leur menu. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Catherine Rollot Avant de plonger dans l’inconnu, son réflexe a été de lire un dernier mail. Un geste dérisoire puisqu’il ne pourrait pas y répondre. Puis, il a déposé ses armes numériques dans un délicat pochon orné d’un ruban bleu. A côté des bijoux, montres de luxe et liquidités entreposés par la clientèle fortunée, le trésor d’Eric Chesnel – un ordinateur portable et un smartphone somme toute banal –, 48 ans, n’avait rien d’extravagant. Prendre du recul par rapport à une « addiction » aux mails qui brouille les frontières entre sa vie professionnelle et sa vie privée, c’est l’objectif d’Eric Chesnel. En moyenne, un cadre reçoit au bureau 50 mails par jour. 70 % des Français vérifient leur messagerie toutes les cinq minutes, 78 % se connectent avant de dormir, à peine moins dès le réveil…
Pascal LARDELLIER et Daniel MOATTI (2014), Les ados pris dans la Toile. Des cyberaddictions aux techno-dépendances 1Durant les dernières années, on a assisté à une croissance exponentielle des dispositifs sociotechniques d’information et de communication qui ont envahi nos sociétés, colonisé notre quotidien et phagocyté notre temps libre. Plus rien, de nos jours, ne se fait sans l’intervention de l’un de ces outils technologiques dont les potentialités et les performances toujours plus impressionnantes ne font que rehausser l’incroyable attractivité. Si tous les individus peuvent présenter un attachement affectif fort pour ces outils, il est une partie de la population qui, plus particulièrement, se retrouve à consommer beaucoup plus que de raison — allant parfois jusqu’à commettre les pires excès — ces dispositifs ; il s’agit bien évidemment des jeunes adolescents, collégiens et lycéens principalement. 4Dans leur introduction, ils expliquent qu’en quelques années, les addictions n’ont pas cessé de se ramifier dans de multiples directions.
Numérique et comportement : Entretien avec Michel Lejoyeux Professeur de psychiatrie, de psychologie mais également spécialiste en addiction, Michel Lejoyeux nous parle de cet attrait parfois extrême que nous avons pour les nouvelles technologies. Appelée par certains addiction au numérique ou pathologie mentale, qu’en est-il réellement et comment s’en prémunir ? Spécialiste des comportements, Michel Lejoyeux est l’auteur de plusieurs ouvrages de développement personnel. ARTE : On parle aujourd’hui de l’attrait poussé pour le numérique comme d’une addiction voire d’une pathologie dans certains cas. Je pense qu’il ne s’agit pas d’une addiction au sens où on l’entend quand on parle d’alcool ou de drogues. Quels sont les effets observables au niveau cognitif de l’addiction au numérique ? Même s’il faut rester prudent aujourd’hui avec cette notion d’addiction, on peut en revanche remarquer lors d’une IRM, une zone d’activation dans le centre cérébral du plaisir. Est-il possible que cette addiction puisse modifier ou perturber l’identité sexuelle ?
Différents moyens de guérison Addiction au numérique : peut-on vivre déconnecté ? Il est parfois difficile de se détacher de la spirale infernale du numérique. En 2014, 28 millions de Français possédaient un smartphone et neuf millions avaient une tablette tactile. De plus, les réseaux sociaux tels que Facebook ou Twitter comptaient jusqu'à 32 millions d'inscrits. L'addiction au numérique frappe alors de nombreuses personnes. Celles-ci peuvent consulter leur smartphone 100 fois par jour et se précipiter à la moindre alerte ou notification. Le documentaire Digital Detox s'est inspiré de cette dépendance. Michel Lejoyeux, un professeur de psychiatrie et d'addictologie à l'université Paris 7, estime que le problème n'est pas de savoir s'il est possible de vivre déconnecté ou non. On peut avoir une relation complètement passionnelle et exagérée vis-à-vis du téléphone. Quant à l'écrivain Thierry Crouzet, il considère que la dépendance à Internet peut causer un trouble physique tel que des crises d'angoisse ou encore un trouble social. Lire la suite
L’addiction numérique, un mal croissant chez les jeunes A Singapour, comme dans un nombre grandissant de pays, des psychiatres militent pour que l'addiction aux smartphones soit reconnue comme un trouble psychologique. Avec la Corée du Sud, la Chine et Taïwan, la cité-Etat est l'un des pays d'Asie les plus concernés par ce phénomène. L’addiction au smartphone, un trouble psy ? Singapour et Hong Kong détiennent d’ailleurs le record régional du plus grand nombre d'utilisateurs de smartphones par habitant, selon un rapport publié l'an dernier par le cabinet d'étude Nielsen. 87% des 5,4 millions de Singapouriens sont ainsi munis d'un téléphone multifonctions, contre 65% aux Etats-Unis. Et d’après Adrien Wang, psychiatre au centre médical de Gleneagles, l'addiction à l'internet devrait être classée dans les troubles mentaux. Sans internet à la maison, il erre à la recherche d’une connexion Le médecin évoque le cas d'un étudiant de 18 ans dont les symptômes étaient extrêmes. Les ravages du text-neck Les symptômes de l’addiction numérique
Restez à jour comportements addictifs liés à l'usage du numérique L’addiction nous guette-t-elle tous Dans le registre de la psychopathologie de la vie 2.0 et bientôt de celle de nos vies 3.0, ce billet propose l’interview d’un spécialiste des conduites addictives. Thomas Gaon1 est psychologue clinicien diplômé en psychopathologie clinique et en ethnométhodologie (Paris VII). Il travaille en addictologie. Ses recherches portent principalement sur les impacts psychosociaux des jeux vidéos en ligne. Pouvez-vous définir la symptomatologie de l’addiction ? Selon M. La centration. Où l’addiction trouve-t-elle ses origines ? Il y a plusieurs théories au sujet des causes de l’addiction en fonction des disciplines convoquées, mais la plupart reconnaissent la participation de plusieurs facteurs biologiques, psychologiques et sociaux. La conduite permet alors à l’individu de pouvoir avoir du plaisir ou tout simplement de trouver un point d’équilibre dans son fonctionnement biopsychosocial. A quel moment le besoin de consulter émerge-t-il chez les patients qui vous consultent ? (Article lu 1005 fois)
Cyberdépendance: "Les parents doivent accompagner leurs enfants dans leurs découvertes" 25 millions de Français jouent aux jeux vidéos, 3 foyers sur 4 ont accès à Internet, et 80% des 15-24 ans ont un profil sur un réseau social. Faut-il s'inquiéter d'une éventuelle addiction? Un colloque organisé par l'Union départementale des associations familiales a fait le point cette semaine. Entre 13 et 19 ans, un adolescent passe en moyenne plus de 30 heures devant un écran, quelle qu'en soit la taille. Une réalité qui fait peur aux parents, moins aux experts, qui tendent à relativiser. "Il appartient aux parents d'accompagner leurs enfants dans la découverte et l'utilisation de ces nouveaux outils, explique le psychiatre Marc Valleur, auteur de "Le jeu pathologique" et praticien au centre de soins et d'accompagnement des pratiques addictives de Marmottan (Paris). Mais la dépendance liée aux jeux en ligne semble un peu plus préoccupante que les autres. Ne pas diaboliser Autres facteurs de dépendance au jeu, l'appartenance à un groupe. Promouvoir l'outil informatique
Il n’y a pas d’addiction aux jeux videos Il n’y a pas d’addiction à l’Internet|aux jeux vidéos. Volà un billet que j’ai écrit en 2006 et ma position n’a pas bougé depuis. Elle s’articule principalement autour de deux points : 1. la psychopathologie. Ce que l’on rassemble sous le terme d’addiction aux jeux vidéos ne correspond pas la sémiologie de l’addiction sauf a faire éclater la notion sous le terme d’addiction sans objet (ou sans drogue). 2. l’éthique. il peut y avoir des addictions meilleures que d’autres. Gameblog.fr vient de publier un billet faisant état de la position de Keith Baker : Jeu vidéo et addiction : un spécialiste se rétracte. Ces enfants arrivent en montrant quelques vagues symptômes similaires à d’autres addictions, et dépendances chimiques, mais plus nous travaillons avec ces gosses, moins je pense qu’on peut appeler ça de la dépendance. Le papier reprend une interview de Keith Baker donné à BBC News : Compulsive gamers "not addict" . L’exemple donné par la BBC Keith Bakker en est arrivé à ce point.
bonjour,
merci d'ajouter cette information enrichissante, clinique d'un genre nouveau traitant un mal moderne : la cyberdépendance. L'urgence est là, telle une évidence! S'adapter c'est évoluer et un retour en arrière, hautement authentique (cabane dans les bois) peut nous sembler paradoxal mais pourtant bien réel. by berus_groupe1_psy Mar 4
Je n'ai pas trouvé non plus d'équivalent en France. Il y a bien eu des rapports faits pour le SENAT ( évoquant ce qui peut être mis en place dans les écoles. Dans les écoles il y a une éducation au numérique, notamment sur les risques liées à internet. Cependant, ayant vu les contenus enseignés au collège, je trouve que cette prévention reste succinte et que les parents doivent rester vigilants en limitant les accès à internet ou aux jeux vidéos à certaines heures. La prévention n'est pas non plus accées sur la net étiquette qui peut rattraper les enfants une fois adultes et dans le monde de l'entreprise. by laraside Mar 2
Bonjour,
Intéressant oui mais effrayant aussi d'en arriver là, avez-vous dans vos recherches trouvé des choses sur la prévention notamment au sein de l'éducation nationale ? Personnellement j'ai trouvé des rapports de mise en garde mais pas d'informations sur la mise en place d'une véritable 'éducation' à l'usage du numérique et à ses dangers. Merci par avance pour vos retours.
Cordialement,
Cécile by benhamou_groupec_psy Feb 29
Bonsoir,
Cet article montre bien la souffrance de ces jeunes adultes qui ne trouvent pas leur place dans la société et provoque eux même ce rejet et cette solitude qu'ils craignent pourtant...
Merci d'avoir offert cette lecture.
Cordialement.
Carole by hounkanrin_groupeb_psy Feb 24
Bonsoir à vous,
Cet article est touchant car il raconte l'expérience de personnes extrêmement seules qui par cette "cure" au fond d'une cabane sont ramenées à l'essentiel, un peu comme dans les centres où l'on apprend la méditation. C'est cet "essentiel" que les personnes addicts ont perdu. Intéressant.
Merci pour ce partage.
Bien cordialement,
Carole by pilarz_groupec_psy Feb 24
Bonjour,
Je vous rejoins Orphélia sur ce point de vue, pour avoir travaillé dans un CSAPA (Centre de Soins, d'Accompagnement et de Prévention des Addictions), j'ai pu observé que plusieurs équipes se trouvent démunis face à l'accueil des personnes aux comportements addictifs liés à l'usage du numérique.
La majorité des équipes de CSAPA sont formées à l'accueil du public addict à un produit (alcool, héroïne, cocaïne, etc.).
Addiction avec produit, addiction sans produit, les comportements addictifs sont relativement similaires, mais la prise en charge, quant à elle, diffère sensiblement.
Des centres spécialisés, comme celui de Seattle décrit dans l'article, pourrait fournir un accompagnement adapté aux individus addicts au numérique.
Mais, je pense qu'avant de créer des centres spécialisés pour la cyberdépendance, il serait nécessaire de former les équipes des CSAPA en France à l'accueil de ce public particulier. Ainsi, chaque individu, qui en fait la demande, pourrait trouver près de chez soi, à titre gratuit, une équipe à son écoute, proposant une prise en charge adaptée. by salgado_groupea_psy Feb 21
Bonjour,
Intéressant de savoir qu'il existe aujourd'hui des centres comme ceux ci, compte tenu des conséquences que le numérique peut avoir sur notre vie personnelle et professionnelle...
Cordialement,
Orphélia by sosinski_groupeb_psy Feb 15