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Vers la science personnelle

Vers la science personnelle
Ce week-end se tenait à Mountain View la première édition de la conférence Quantified Self, organisée par Gary Wolf et Kevin Kelly qui avaient lancé ce mouvement (voir Nos vies gérées par les données et Finalement, documentez-moi !). Nous n’y étions pas (hélas), mais nous avons parcouru les différents comptes rendus accessibles en ligne (notamment ceux d’Ethan Zuckerman) pour tenter de vous en rendre compte. Le Quantified Self (qu’on pourrait traduire par « l’auto quantification ») est à la fois un groupement et un mouvement qui rassemblent des développeurs et des utilisateurs souhaitant utiliser les données collectées (poids, lecture, émotion, déplacements, actions… ) via des outils de suivis personnels pour comprendre et optimiser leurs comportements. Depuis 2 ans, le mouvement s’est structuré autour de rencontres régulières qui se déroulent dans le monde entier, où utilisateurs et développeurs viennent présenter leurs projets. Pourquoi la science personnelle est-elle importante ? Related:  science du temps présent

vers la loi personnelle A TED Global en juin 2012 (vidéo), Clay Shirky (@cshirky), faisait une stimulante présentation sur ce que la programmation open source pouvait enseigner à la démocratie. Clay Shirky y rappelle d’abord la valeur de la contribution, comme il l’a fait dans ses deux livres. Il prend pour exemple le blog de la jeune Écossaise Martha Payne qui documentait chaque jour d’une photo et de quelques commentaires ce qu’elle mangeait à l’école… Jusqu’à ce que son professeur lui demande d’arrêter… et que le tollé de cette censure fit reculer l’école et la municipalité. Si la mise en circulation d’une foultitude d’idées par les technologies de diffusion transforme la société, estime Shirky, plus il y a de débats, de passions… plus elles ont tendance à générer des tensions qu’autre chose, comme ce fut le cas entre Martha et son école. La promesse de la coopération sans coordination Image : Le graphe de la communauté Ruby à travers le monde par Franck Cuny. Comment ? Ouvrir la fabrique des lois ?

vers le traçage personnel Par Hubert Guillaud le 19/12/12 | 9 commentaires | 4,776 lectures | Impression Lors de la dernière édition des Entretiens du Nouveau Monde industriel qui avaient lieu les 17 et 18 décembre 2012 au Centre Pompidou, le sociologue Dominique Cardon a proposé une intéressante matrice pour comprendre à la fois les limites de la réutilisation des données ouvertes et celle des “Big Data“. Nous sommes désormais confrontés à un incroyable déluge de données produit par le numérique, reconnaît Dominique Cardon. C’est ce qu’on appelle le Big Data. Mais sont-elles nécessaires ? Depuis quelques années, un ensemble de discours (relayé à la fois par des militants, des citoyens, des entreprises, des pouvoirs publics) se met en place autour “du nécessaire partage des données”. “La structuration des données a-t-elle pour but de mettre en forme, classer, comparer les individus (en maintenant leurs singularités) ou sont-elles comprises, organisées à partir de catégories ?” Hubert Guillaud

vers l'annotation personnelle La lecture de la semaine nous vient de The Atlantic et du toujours pertinent Alexis Madrigal (@alexismadrigal), le titre de son article « Contre l’idée que les algorithmes sont objectifs ». « Quand un résultat provient d’un ordinateur sur la base de statistiques, cela doit être objectif, non ? Pas de biais possible, à la différence de notre jugement, nous Homo Sapiens défectueux. Image : Google News et les facteurs de classements de l’actualité. Mais, dans les faits, ce n’est pas vrai. Même les robots ont des biais, reprend Madrigal. Parce que les règles sont assez rigides, – par exemple l’idée que plus c’est nouveau, mieux c’est – différents acteurs essaient d’avoir les articles les plus récents sur les événements considérés comme populaires. Soit, il s’agit là d’une optimisation sans foi ni loi de Google News. Mon but en entrant dans tous ces détails est de renforcer l’idée de Diakopoulos sur le manque d’objectivité des opérations algorithmiques. Xavier de la Porte

vers la programmation personnelle La lecture de la semaine, il s’agit du résumé d’une intervention orale (vidéo) donnée par Douglas Rushkoff (blog) lors d’une conférence qui avait lieu le 14 octobre dernier. Douglas Rushkoff est un essayiste américain, écrivain, conférencier, il est connu pour la dizaine de livres qu’il a écrits, notamment sur la question des nouveaux médias, ses idées le rapprochant des mouvements cyberpunk et de l’open source. Le titre de cette intervention « Programmer ou être programmé » est également le titre de son dernier livre (Amazon). « Quand je regarde le monde, commence Rushkoff, quand je regarde l’économie, la religion, la politique ou les entreprises, j’ai le sentiment que nous tentons de faire fonctionner notre société sur des codes obsolètes, sur des logiciels – et je ne parle pas seulement des logiciels qui sont dans nos ordinateurs, mais aussi des logiciels sociaux – sur des logiciels que nous avons hérité de systèmes dont nous n’avons plus aucun souvenir. Xavier de la Porte

dérive interprétation (lire pensées) L'imagerie du cerveau a fait des progrès considérables au cours des dernières années. Elle permet, outre l'anatomie bien sûr, d'observer le cerveau en fonctionnement. Mais jusqu'où et quels sont les risques? Ce qu'ignore Gary Greenberg, c'est que son psychiatre surinterprète l'imagerie. «Il faut faire la part des choses des splendeurs et misères de l'imagerie cérébrale. Loin des fantasmes Ce qui n'a pas empêché le Pentagone de consacrer 240 millions de dollars l'an dernier aux travaux de recherche en neurosciences, rappelaient mardi deux universitaires américains, Michael Tennison et Jonathan Moreno, dans la revue en ligne PLoS Biology. Reste que la réalité des neurosciences d'aujourd'hui est loin des fantasmes d'un film comme Minority Report, où des citoyens sont condamnés sur l'intention de commettre un crime. Or, la représentation cérébrale est obtenue à partir de reconstruction artificielle de milliers d'images de coupe du cerveau.

dérive interprétation (petite voix) Nous avons tous fait l'expérience de cette petite voix intérieure qui nous accompagne au long de la journée et de nos pensées. Mais son origine et la façon dont elle est perçue par le cerveau restaient encore mystérieuses. Une équipe d'experts du centre de recherche en neurosciences de Lyon et du CHU de Grenoble vient de lever le voile sur cet étrange phénomène dans une étude publiée mercredi dans The Journal of Neuroscience. Pour mener leur expérience, l'équipe de Jean-Philippe Lachaux, directeur de recherche à l'Inserm, a suivi quatre adultes atteints d'épilepsie sévère qui, dans le cadre de leur traitement et de leur suivi médical, vivent avec des électrodes implantées dans le cerveau, ce qui permet d'obtenir d'excellents signaux à l'encéphalogramme. «Le cerveau crée le son à partir de rien» Résultat: la zone du cerveau qui analysait les voix externes s'activait également pendant la lecture silencieuse, signalant une «pensée verbalisée». » L'imagerie, pour lire dans les pensées?

dérive interprétation (pensée casque) Des électrodes fichées sur un bonnet et vous voilà pilote d'un vaisseau spatial de jeu vidéo. Mais aussi victime potentielle d'un piratage cérébral. A moins que cette technologie ne serve à traiter votre dépression... LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | • Mis à jour le | Par Yves Eudes - Genève, envoyé spécial Pour jouer au jeu vidéo Space Race ("course spatiale"), pas besoin de clavier, de joystick ni de capteur de mouvement. Plus les neurones travaillent, c'est-à-dire plus ils échangent d'informations, moins ils émettent d'ondes cérébrales alpha, un signal inhibant émis lors des phases de repos, très facile à capter avec un casque électroencéphalographe (EEG) standard. Au début, rien ne se passe, mais, peu à peu, le joueur parvient à s'abstraire de son environnement réel et à s'imaginer aux commandes d'un engin volant à grande vitesse. On peut aussi inverser les paramètres. Les scientifiques ne sont pas les seuls à s'intéresser aux ondes cérébrales.

science et militantisme Mardi 8 janvier 2013 2 08 / 01 / Jan / 2013 23:15 Un groupe de scientifiques vient de publier, hier 7 janvier, un nouveau rapport baptisé BioInitiative 2012 sur l’impact sanitaire des ondes électromagnétiques de la vie courante : téléphones portables, combinés DECT, réseaux Wifi, réseaux Wimax, ordinateurs portables, téléviseurs, lignes à haute tension, etc. Ce document compile les résultats de 1 800 études scientifiques réalisées durant les cinq dernières années. Conclusion : , année de publication du précédent rapport BioInitiative. Preuve ou pas preuve ? Ainsi, selon ce document, les ondes électromagnétiques – micro-ondes et ondes radio - devraient être classés cancérigènes et les seuils d’exposition être globalement revus. Une proposition de loi à l’Assemblée nationale Dans ce même rapport, l’ANSES trouvait d’ailleurs que le rapport BioInitiative 2007 devait être lu avec prudence : . Le débat est donc loin d’être terminé.

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