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Les Mooc, FUN et bientôt payants ?

Les Mooc, FUN et bientôt payants ?
Gratuits pour ceux qui les suivent, les Mooc sont pourtant onéreux à produire. Le rapport de France Stratégie, instance sous la tutelle du Premier ministre, propose de réfléchir à l'évolution du modèle économique des Mooc, à l'image de ceux qui se développent à l'étranger, notamment aux États-Unis. L'objectif du Commissariat général à la stratégie et à la prospective est de rendre la plateforme FUN plus ouverte aux nouveaux usages, "en particulier la monétisation et la certification". la Certification payante en gestation depuis 2013 L'idée de faire payer les certifications, comme Coursera, l'entreprise américaine (à but lucratif) et ses "verified certificates", n'est pas nouvelle. "Dès 2013, dans les statuts du GIP qui pilote aujourd'hui la plateforme française, il était écrit que nous devions chercher à développer nos ressources propres en dehors des cotisations des membres", précise Catherine Mongenet, directrice du GIP FUN-Mooc. un outil du Soft Power

En 2017, les Mooc ne sont plus ce que vous croyez Payants, diplômants, B to B, regroupés dans des cursus thématiques, à la demande... Les Mooc de 2017 n'ont plus grand-chose à voir avec ceux qui sont apparus en 2012, auréolés d'un discours sur l'accès à l'éducation pour tous. Class Central, un site américain qui agrège et analyse l'évolution de ces cours en ligne, a distingué les grandes forces à l'œuvre dans ce secteur toujours en expansion. Première tendance : l'attribution de crédits universitaires. Les plates-formes de Mooc cherchent à aller toujours plus loin dans ce domaine, via des partenariats. En 2016, EdX a ainsi signé avec 14 universités pour lancer des "micromasters" moitié en Mooc, moitié en présentiel. Par ailleurs, les Mooc n'ont plus le côté massif et collectif de leurs débuts, quand certains cours, proposés une à deux fois par an, rassemblaient des milliers d'individus. Les MOOC avancent groupés Autre évolution : les Mooc tendent, de plus en plus, à être payants, en totalité ou en partie. Place au B to B

J’ai testé… le MOOC « du manager au leader » proposé par le CNAM sur France Université Numérique (cours d’introduction au management et au leadership par Cécile Dejoux) – RÉMI RAHER Lancé en octobre 2013, le site France Université Numérique (FUN) propose depuis le début de l’année 2014 des cours en ligne ouverts à tous, les fameux MOOCs (Massive Open Online Courses) dont on parle de plus en plus comme nouveau modèle d’éducation et de formation. L’intérêt de cette initiative est assez simple : permettre à tous les publics d’accéder gratuitement à des cours variés et de qualité où qu’ils soient dans le monde. Plutôt cool, non ? Pour tester la plateforme, j’ai décidé de m’inscrire au premier MOOC du CNAM, un cours d’introduction au management et au leadership intitulé « du manager au leader« . Présentation du MOOC « du manager au leader » du CNAM Soyons modestes : ce cours n’est pas un MBA à la sauce e-learning. Et soyons indulgents : il s’agit du premier MOOC jamais proposé par le CNAM, et il n’est jamais facile d’essuyer les plaies. Opinion globale : une première expérience intéressante Les points forts : l’animation et la diversité En conclusion : tentez l’expérience !

Défauts de jeunesse des moocs et propositions pour leur accès à la maturité - Jacques Rodet « L'imagination c'est de la mémoire fermentée.Quand on perd la mémoire on perd sa faculté d'imaginer. » Antonio Lobo Antunes N’en déplaise aux encenseurs des moocs parant ces dispositifs de toutes les vertus, revendiquant la paternité d’une révolution de la formation et de l’éducation, ces dispositifs, qu’ils soient instructionnistes ou connectivistes présentent des défauts qui ne sont pas sans lien avec l’ignorance des différentes formes de formation à distance qui les ont précédés et qui, aujourd’hui, coexistent avec eux. Pas de grand soir La révolution proclamée est soit une large imposture soit la marque d’un manque de mémoire voire de l’ignorance. L’imposture est opportune aux nouveaux entrants. Quels seraient donc des buts utiles et qui pourraient être revendiqués, sans honte, par les moocs ? Les besoins de formation sont massifs et s’internationalisent. Sans mémoire Besoin de temps L’histoire récente du e-learning a montré que les effets de mode, même en éducation, passent.

MOOC : pour la révolution on repassera Non, il n’y a pas encore eu de « révolution MOOC ». Voilà, c’est dit. A l’heure du bilan, peut-on dire l’enseignement supérieur a changé d’ère ? Matthieu, de quoi tu te plains ? Premièrement, je milite pour un transfert de pouvoir de l’institution vers l’étudiant dans une logique d’émancipation, d’abord pour tout ce qui relève du pouvoir d’orientation (dans le vocabulaire des apprentissages auto-dirigés, on appelle ça l’auto-détermination), et ensuite quant au contrôle sur les modalités d’apprentissage (l’auto-régulation). Pour mémoire, les contrats d’apprentissage sont un concept introduit dans les années 60 par l’un des fondateurs de l’andragogie (la pédagogie, mais pour les adultes), Malcolm Knowles. Deuxième point, l’excellence académique. Il faut laisser de l’espace pour les pédagogies constructivistes au détriment des logiques purement transmissives. L’excellence académique, cela passe par la formation, mais cela passe aussi et surtout par la validation d’acquis.

"Oui, les MOOC renforcent le lien entre pédagogie et recherche" La possibilité d’un accès étendu aux connaissances via les MOOC pose la question d’une survalorisation du savoir et de la recherche par les écoles, et interroge la réalité du métier d’enseignant. Pour certains, "la valeur ajoutée d’un établissement résiderait de moins en moins dans sa capacité à proposer des contenus académiques ou des cas pratiques singuliers, mais de plus en plus dans l’expérience étudiante qu’il offre dans la vie réelle". L’introduction des MOOC doit-elle conduire à renoncer au rôle de "producteur de savoirs" au profit d’un rôle d’"accompagnant-facilitateur", chargé de diffuser des connaissances produites par d’autres et d’apporter les réseaux nécessaires à toute intégration professionnelle ? Pour en savoir plus, EM Lyon a développé sa propre expérience. MOOC et recherche : une contribution à double sens L’impact des MOOC va varier selon les établissements. Les MOOC confortent plutôt que ne menacent le rôle de l’enseignant-chercheur

Au-delà de l'effet de mode, quel avenir pour les MOOC ? De notre correspondante aux Etats-Unis, Jessica Gourdon | Publié le Augmenter sa visibilité, attirer de nouveaux étudiants, accéder à des données sur l’apprentissage, motiver ses enseignants, démocratiser l’accès à l’éducation… Les raisons pour lesquelles les établissements se lancent dans les MOOC sont connues. Mais les résultats sont-ils à la hauteur des ambitions ? Tel est l’angle d’attaque d’une vaste étude sur les MOOC conduite par le département d’éducation de l’université de Columbia. Les auteurs se montrent circonspects sur l’avenir des MOOC, dont la pérennité, dans leur forme actuelle, leur semble "très discutable". Un à un, ils évaluent les objectifs mis en avant par les établissements. Il ne fait pas de doute que l’enseignement en ligne et l’enseignement hybride vont rester, et que les MOOC auront été le catalyseur d’un changement de paradigme Les auteurs reconnaissent que les MOOC ont des effets positifs sur la manière d’apprendre. La stratégie de marque ?

Les MOOC, un très remarquable exercice de “soft power” qui ne va pas rester soft très longtemps XEnvoyer cet article par e-mail Les MOOC, un très remarquable exercice de “soft power” qui ne va pas rester soft très longtemps Nouveau ! Pas le temps de lire cet article ? Classez le dans vos favoris en cliquant sur l’étoile. Fermer Enseignement supérieur en ligne La domination américaine en matière de services en ligne est à peu près totale sur les marchés ouverts. La promotion d’un enseignement supérieur issu des plus grandes universités et ouvert à tous est la dernière vague et vogue du radieux avenir numérique sous le peu digeste acronyme de MOOC (Massive Online Open Course). Ce n’est pas une publicité mensongère : le potentiel du Net en matière d’enseignement est colossal comme en bien d’autres domaines. Le phénomène n’a pas échappé au reste du monde et quelques pays ont commencé à joindre le mouvement. En moyenne les cours durent deux mois et sont ouverts à qui veut les suivre, aux horaires qui conviennent à chacun. Tel est bien le sujet de fond. La perspective est inquiétante.

Les MOOC vont-ils transformer le marché du savoir? Il y a quelques semaines, Bill Clinton annonçait que les MOOC constituaient sans doute la seule solution à l’impasse économique dans laquelle se trouvait le système universitaire américain. Ce genre d’annonce se multiplie et laisse à penser que la révolution numérique en cours va bouleverser le marché du savoir. Mais est-ce réllement le cas? Le modèle économique des universités est-il dépassé? Si oui, qui seront les gagnants et les perdants du bouleversement actuel? Premièrement, quels sont les modèles économiques de ce nouveau marché? La certification, en ligne ou en présentiel La vente de bases de données comprenant les données sur les étudiants à des employeurs potentiels Rendre les cours partiellement payants La mise en place d’un système de tutorat et de notation par des personnes compétentes au sein d’un cours. Nous voyons peu à peu se dessiner les grandes lignes du futur marché du savoir, mais cela répond pas à la question de qui se taillera la part du lion: Coursera?

MOOC: les profs vont-ils perdre leur job? Ce billet fait suite à la lettre ouverte du département de philosophie de la San Jose State University (SJSU) au professeur Michael Sandell. Cette lettre a été écrite en réaction à la signature d’un accord entre la SJSU et edX, la plate-forme de MOOC développée par Harvard et le MIT. edX, au même titre que Coursera, propose des dizaines de cours en ligne, et notamment un cours de Michael Sandell portant sur la justice sociale, JusticeX. Cet accord stipule que le cours JusticeX deviendra le principal support de cours au sein de la SJSU pour la thématique enseignée et que les professeurs de la SJSU adopteront le modèle de la pédagogie dite inversée, ou blended learning. Est-ce le début de la fin pour le système éducatif actuel? Dans la pédagogie inversée, le cours magistral en présentiel disparaît; le cours, numérisé, est suivi hors des amphis. Un professeur pour remplacer tous les professeurs en quelque sorte. Le refus pur et simple de faire face à cette situation est-il la solution?

MOOC… Source d'inspiration pour les organismes de formation ? Le phénomène MOOC (massive online open course) : des cours gratuits, diffusés par des universités des plus prestigieuses (Harvard, MIT…), sur lesquels se ruent des centaines de milliers d'étudiants, officiellement ou non engagés dans un cursus universitaire. Quelques plateformes de diffusion (Coursera, EDX), soutenues par de puissants intérêts et auxquelles les universités s'abonnent pour tenir leur place dans cette nouvelle compétition. Finalité : conquérir ces millions d'étudiants sensibles aux grandes marques qui oeuvrent dans le secteur de l'éducation comme ailleurs ; des marques en cours de dématérialisation car l'éducation en ligne s'affranchit progressivement de la salle de TD ou de l'amphithéâtre traditionnels. Ces MOOC finiront par s'intéresser au monde de l'entreprise… Un marché prometteur, solvable, pour des universités et des grandes écoles qui doivent impérativement trouver de nouveaux revenus pour financer cette course mondialisée à la taille critique. Michel Diaz

Quelles modalités d'évaluation pour les MOOCs ? Aucun doute, le MOOC est bel et bien une tornade qui s'apprête à faire voler les vieux papiers des universités. Après un an à peine d'existence, ce nouveau modèle de distribution des cours s'apprête à entrer de plain-pied dans les cursus académiques. Ceci, grâce à l'adjonction de véritables crédits universitaires au certificat qui attestait jusqu'ici du succès des courageux ayant suivi l'intégralité d'un cours et ayant réussi l'examen final. Des examens surveillés pour obtenir des crédits universitaires Le New York Times annonce en effet que l'American Council of Education et Coursera ont pour projet d'examiner en 2013 les savoirs réellement acquis par les étudiants ayant suivi au moins un Mooc par le biais de Coursera, en les comparant à ceux qu'acquièrent les étudiants en présence suivant le même cours. Les participants engagés dans un MOOC distribué par edX (plateforme animée par le MIT et les universités de Harvard et de Berkeley) auront la même possibilité. À lire : Jeffrey R.

L'éthique des Moocs Parce qu'ils sont massifs et ouverts, les Moocs accueillent un très grand nombre de participants, dont quelques-uns seulement teminent le cours dans lequel ils sont inscrits, et obtiennent le certificat qui valide le succès à l'examen final. Dans la bataille que doivent mener depuis quinze ans les professionnels de la formation en ligne pour exister, le taux d'abandon constitue un argument massue, constamment brandi par les tenants du tout présentiel. Les commentateurs n'ont par exemple pas hésité à exploiter les résultats d'une récente enquête (voir ici l'article d'Alexandre Roberge à ce sujet), qui souligne que les formations à distance distribuées par les colleges américains accusent un taux de décrochage légèrement supérieur à celui des mêmes formations en présence (9 % contre 5,5 %), pour affirmer que la FAD n'était décidément pas une voie d'avenir. Bien faire et faire le bien - Les enseignants ont effectué ce travail bénévolement, sur leur temps personnel. J. J. Moins mais mieux

L'incroyable productivité des cMOOCs Si vous vous intéressez à l'actualité des MOOCs et lisez les articles réguièrement publiés sur Thot Cursus sur ce sujet, vous devez maintenant savoir qu'on distingue habituellement deux catégories de MOOCs : - Les xMOOCs, qui sont des cours académiques massivement distribués; les contenus sont préparés par l'institution distribuant le cours, et les apprenants doivent assimiler ces contenus. Des tests réguliers et un examen final (qui peut prendre diverses formes) permettent de vérifier le niveau de rétention et de compréhension des contenus, et d'attribuer un certificat de réussite à ceux qui ont obtenu le niveau minimal exigé. - Les cMOOCs, qui sont des espaces de co-construction des savoirs et savoir-faire par les apprenants eux-mêmes. Le MOOC ITyPA s'affichait comme un MOOC connectiviste, directement inspiré des cMOOCs réalisés par S. Sur la plateforme Coursera, on trouve une majorité de MOOCs académiques (xMOOCs), mais aussi quelques MOOCs connectivistes (cMOOCs). Eh bien non ! ITyPA

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