
Expérience de Milgram Graphique montrant que 65 % des sujets de l'expérience infligent des souffrances maximales si on le leur ordonne. L'expérience de Milgram est une étude de psychologie sociale menée par Stanley Milgram en 1963. Elle a pour but d'étudier le comportement humain face à l'autorité et la soumission à celle-ci, et consiste à tester la capacité des individus à obéir, même si cela implique d'infliger des souffrances à autrui. L'expérience a suscité de nombreux commentaires dans l'opinion publique, ainsi que dans le milieu de la psychologie et de la philosophie des sciences, et a inspiré de nombreuses œuvres de fiction ou de télévision. La majorité des variantes de l'expérience a lieu dans les locaux de l'université Yale (New Haven, Connecticut). Les participants sont des hommes et des femmes de 20 à 50 ans, issus de tous les milieux et avec différents niveaux d'éducation. L'expérimentateur et l'élève sont en réalité deux comédiens. Un moteur de l'obéissance est selon lui le conformisme.
De Gandhi à Extinction Rebellion, la longue marche de la désobéissance civile Assis en tailleur sur le sol bétonné d’un grand hangar, une centaine de jeunes écoutent attentivement un militant d’Extinction Rebellion détailler le « consensus d’action » du mouvement de désobéissance civile. Le logo imprimé sur son tee-shirt illustre leurs inquiétudes – un sablier symbolisant l’urgence climatique inséré dans un cercle noir représentant la planète en deuil. C’est l’été, beaucoup de jeunes portent des sandales et des chapeaux de paille, mais l’heure n’est ni à la détente ni à l’oisiveté : les activistes préparent le blocage d’un pont de Paris. Sous les néons du hangar, le responsable énumère une à une les règles de la désobéissance civile. Extraite d’un webdocumentaire de Clément Montfort, Au Cœur d’Extinction Rebellion, cette scène résume l’esprit de la désobéissance civile, un principe revendiqué jadis par le philosophe Henry David Thoreau (1817-1862), le Mahatma Gandhi (1869-1948) ou le pasteur Martin Luther King (1929-1968).
Programme EMC Article 1 - Le programme d'enseignement moral et civique pour les classes de seconde générale et technologique, de première et terminale des séries générales est fixé conformément à l'annexe du présent arrêté. Article 2 - L'arrêté du 21 juillet 2010 fixant le programme d'enseignement d'éducation civique, juridique et sociale en classe de seconde générale et technologique, l'arrêté du 8 avril 2011 fixant le programme d'enseignement d'éducation civique, juridique et sociale en classe de première du cycle terminal de la voie générale, et l'arrêté du 22 juillet 2011 fixant le programme de l'enseignement commun d'éducation civique, juridique et sociale en classe terminale des séries générales sont abrogés. Article 3 - Les dispositions du présent arrêté entrent en vigueur à compter de la rentrée scolaire 2015. Article 4 - La directrice générale de l'enseignement scolaire est chargée de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française. Annexe
=>1 bonne présentation de l'expérience - fiche Wikipedia... Délinquance : l’année 2020 marquée par une hausse des faits constatés de violences sexuelles et intrafamiliales Le bilan annuel de la délinquance présenté jeudi 28 janvier par le ministère de l’intérieur illustre les particularités d’une année 2020 marquée par deux longues périodes de confinement, du 17 mars au 10 mai, puis du 30 octobre au 14 décembre, entre promiscuité inédite, occupation quasi constante de lieux d’habitation et mobilité considérablement réduite. Le tableau chiffré des infractions dressé par le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) rend logiquement compte des conséquences de ces épisodes. Il confirme également, sans surprise, une indiscutable tendance de fond : la recrudescence des violences intrafamiliales, redoutée des associations de prévention et de défense des victimes dès l’annonce du premier confinement, le 16 mars 2020. Lire aussi Article réservé à nos abonnés Maltraitance des enfants : une étude démontre l’effet du confinement sur les violences physiques Il vous reste 59.9% de cet article à lire.
EMC - méthodes et démarches Le débat argumenté ou réglé Le débat est par excellence constitutif de l'espace public en démocratie. Comme pratique démocratique, il vise la recherche d'un compromis ou d'un consensus sur fond de divergence des points de vue, voire de conflit. Lien vers la fiche méthodologique : Le débat (réglé ou argumenté) Lien vers la fiche méthodologique : Le débat (réglé ou argumenté) - pour aller plus loin Les dilemmes moraux Le dilemme moral propose deux issues à l'élève sans que l'une ou l'autre ne soit bonne ou juste a priori. Lien vers la fiche méthodologique : Les dilemmes moraux La discussion à visée philosophique La discussion à visée philosophique ou oral réflexif a pour objet de réfléchir au sens des choses, en dehors de toute prise de décision et sans viser l'action. Lien vers la fiche méthodologique : La discussion à visée philosophique La méthode de clarification des valeurs Lien vers la fiche méthodologique : La méthode de clarification des valeurs Les conseils d'élèves
Game of Thrones : stigmate, émancipation, la leçon sociologique de Tyrion Lannister - Blabla #11 Laisse-moi te donner un conseil, Bâtard. N’oublie jamais qui tu es Le reste du monde n’oubliera pas. Porte-le comme une armure. Personne ne pourra s’en server pour te blesser. Tyrion Lannister, S01e01 Les sources et la bibliographie se trouvent en bas de page. Si l’univers de Game of Thrones évoque immédiatement rois, reines, intrigues de cour et chevaliers, la série est truffée de personnages qui portent avec eux une tare. Les personnages de Game of Thrones et leur tares Des personnages comme Tyrion le nain, Jon Snow le bâtard, Arya la garçonne, Samwell le lâche ou Brienne le chevalier modèle invitent à s’interroger sur ce qu’est être « anormal ». Qu’est-ce qu’un stigmate ? Erving Goffman (1922 – 1982), un sociologue canadien majeur de l’école interactionniste, appelle stigmate cet écart à la norme. Douleur du stigmatisé Qu’est-ce que vivre avec un stigmate ? Le stigmate qui colle à la peau Ce facile rappel à la norme que permet le stigmate n’est pas seulement douloureux, il est permanent.
Un « ensauvagement de la société » ? Les études montrent, elles, une relative stabilité de la délinquance depuis quinze ans Le 5 juillet, à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), un chauffeur de 59 ans a été frappé mortellement après avoir demandé à quatre hommes de quitter son bus. A Lyon, le 21 juillet, une aide-soignante de 23 ans succombe à ses blessures après avoir été traînée au sol sur 800 mètres par une voiture, à la suite d’une banale altercation. Le 4 août, à Soisy-sous-Montmorency (Val-d’Oise), un père de famille est passé à tabac dans une laverie alors qu’il demandait à d’autres clients de porter un masque. A Neuilly-sur-Marne (Seine-Saint-Denis), une infirmière est frappée, le 11 août, pour avoir, elle aussi, réclamé le port du masque à deux jeunes gens présents dans son bus. Lire aussi Le vrai, le faux et l’invérifiable du débat sur l’insécurité La crise sanitaire et la sortie du confinement ont-elles entraîné une augmentation significative des faits de violence ?
Esprit critique et argumentation Dossier de veille de l'IFÉ : Développer l'esprit critique par l'argumentation : de l'élève au citoyen n°108, février 2016 Auteur(s) : Marie Gaussel Télécharger la version intégrale du dossier (version PDF) Résumé : On assiste depuis quelques années à un intérêt grandissant pour les pratiques argumentatives dans l’école. Abstract : There is a renewed interest in the teaching of argumentative methods in French schools since the new curriculum was published in 2015 in which a large part was dedicated to the teaching of moral values and civic duties.To develop a capacity to understand and judge by oneself is not something one can acquire on one's own.We present, in this Dossier an overview of the way critical thinking is tackled in the classroom and the consequences on learning and teaching. Pour citer ce dossier : Marie Gaussel (2016).
=>D'AUTRES EXPÉRIENCES SUR LA QUESTION DE LA SOUMISSION... Le blog de Laurent Mucchielli : Délinquance, justice et autres questions de société La laïcité un concept à géométrie variable ? « Liberté, égalité, fraternité »… et … laïcité ? Les mots sonnent bien ! Pourtant, en France, le principe de laïcité fait l’objet de débats passionnés bien qu’il soit gravé dans le marbre depuis la loi de 1905 qui consacre la séparation des Églises et de l’État. Plusieurs visions de la laïcité s’opposent aujourd’hui, et chacun a tendance à l’interpréter un peu comme ça l’arrange. Mais essayons d’y voir plus clair. La laïcité repose sur trois principes : - la liberté de conscience et de culte, - la séparation des institutions publiques et des organisations religieuses, - et l’égalité de tous devant la loi, quelles que soient leurs croyances ou leurs convictions. Dans le monde, la laïcité est plutôt l’exception que la règle. 12 pays seulement affirment le principe de séparation de l’Eglise et de l’Etat dans leur constitution. Beaucoup d’États sont séculiers. D’autres, enfin, possèdent une religion d’Etat.
Expérience de Milgram: l’être humain préfère (encore) torturer que désobéir Parce qu’on leur a demandé, 90% des participants à une étude ont administré des chocs électriques (fictifs) à un tiers. Des résultats qui confirment ceux obtenus 50 ans plus tôt par Stanley Milgram.. Il y plus d’un demi-siècle, un jeune chercheur en psychologie sociale à l’université de Yale (États-Unis), hanté par les atrocités de l’holocauste, eut l’idée d’une expérience inédite pour tenter de comprendre les mécanismes psychologiques ayant conduit des milliers d’hommes à torturer et tuer des millions d’autres. Les résultats, publiés en 1963 dans le Journal of Abnormal and Social Psychology, ébranlent l’opinion publique: les deux-tiers des participants infligent cette torture, dès lors qu’une figure d’autorité le leur demande. Cinquante ans plus tard, les conclusions de Milgram semblent toujours d’actualité. «Attention, choc dangereux» L’obéissance, un caractère universel? Que se passe-t-il lorsque les participants ne sont plus contraints par la figure d’autorité à continuer?