background preloader

Napster de la banque: prochain cauchemar des gouvernements ?

Napster de la banque: prochain cauchemar des gouvernements ?
Selon le fondateur du parti pirate suédois, nous n'avons encore rien vu de la révolution internet. Le pire reste à venir pour les États : les monnaies chiffrées et décentralisées. La vraie bataille pour l’internet et les énormes changements que le réseau apporte ne fait que commencer. Une des règles générales du progrès technique, c’est que ce n’est pas nécessairement la techno la plus riche en fonctionnalités, la moins chère, ou la plus accessible qui atteint la masse critique d’utilisateurs. Je cite fréquemment Youtube en exemple, car Youtube n’était pas le premier site à proposer de la vidéo sur le net. À ce jour, l’histoire nous apprend que cela prend environ dix ans, depuis la conception d’une technologie, ou de l’application d’une technologie, avant que quelqu’un trouve la recette miracle qui rend cette technologie assez simple à utiliser pour que ça prenne. Il serait indélicat de ne pas mentionner Napster dans ce contexte. Voici ce qui est sur mon radar : le système bancaire. Related:  Finance

Après l’échec du Bank Run, quatre idées pour s’éloigner des banques Plutôt que de courir vider son compte, OWNIpolitics vous propose quelques solutions concrètes pour réduire votre dépendance bancaire. Article publié initialement sur le site OWNIpolitics sous le titre : Quatre alternatives au Bank run de Cantona. Mardi 7 octobre, même si des centaines ou des milliers de Français avaient été clôturer leur compte ou simplement en retirer le maximum de cash autorisé, les banques n’auraient pas tremblé. Si l’initiative lancée par Eric Cantona a donné l’illusion sympathique qu’il suffisait de s’armer de sa carte bleue pour entamer les fondations du système bancaire, elle n’eu aucun effet, sinon, peut-être celui de priver une poignée d’épargnants de leur capacité à recevoir des virements, ainsi qu’un nombre considérable d’autres désagréments qu’avaient énuméré nos collègues de rue89. Il faut appeler bien un chat un chat : les banques mettent à genoux les peuples, et elles sont d’autant plus féroces maintenant qu’elles ont vu le couperet de près il y a peu.

Des prisonniers chinois obligés de jouer à World of Warcraft Quand jouer n’est plus un jeu. Le Guardian a recueilli le témoignage d’un prisonnier chinois, qui a passé trois ans enfermé à effectuer des travaux physiques forcés, mais également à jouer en ligne à World of Warcraft. Les gardiens obligeaient les détenus à récolter de l’or virtuel pour ensuite le revendre contre de l’argent bien réel. Si les quotas n’étaient pas atteints malgré l’épuisement, les prisonniers subissaient des violences physiques. Le phénomène du gold farming – des personnes employées en grand nombre pour récolter des richesses virtuelles dans les jeux en ligne massivement multijoueurs afin de les revendre à d’autres joueurs contre de l’argent – n’est pas nouveau, et la Chine regroupe 80% de ces entreprises. (Capture d'écran WoW-Blizzard)

Les banques et la monnaie Et super bonus, un grand moment de candidature de Ron Paul, sans beaucoup de moyens, a provoqué une explosion des réalisations vidéo de soutien (au point que les grands networks se sont interrogés gravement sur le phénomène Ron Paul). Aimee Allen, chanteuse californienne, a écrit et réalisé cette chanson de soutien à Ron Paul. Pour vous aider à mieux situer ce monument gentiment kitchounet des chants politiques modernes, je vous propose un commentaire seconde par seconde du clip qui a enflammé les libéraux américains l'année dernière. 0:00 Symbole anarchiste qui n'est pas le clip original. 0:19 Aimee appelle l’Amérique à se réveiller. 0:37 Aimee propose de détruire les institutions illégales. 0:43 Aimee salue religieusement le drapeau américain. 1:16 Bon, là elle crie le nom de Ron Paul, c'est sûr qu'un nom à deux syllabes c'est plus facile pour rythmer une chanson -même si ça fait un peu culte de la personnalité-. 1:19 Aimee a des jolies ailes tatouées sous les bras. 1:47.

Entre usine et salle des marchés, le blues d'un futur ingénieur La semaine dernière, j'ai vu Louis, un bon ami. Nous avons le même parcours, classique, des enfants de « bonne famille » pour qui la vie a toujours été légère et cotonneuse. Bac S, meilleures prépas (privées), meilleures (grandes) écoles d'ingénieurs, meilleurs boulots assurés à la sortie. Depuis six mois, il a intégré le desk « commodity derivatives » (produits dérivés de matières premières) comme trader « junior » dans une de ces méga-banques dont la faillite risquerait de mettre en péril tout le système économique et financier. Louis a 24 ans et gagne 7 500 euros par mois. Des usines qui ne polluent pas ? Le lendemain, je suis allé aux alentours de Dunkerque avec mon école, pour visiter deux sites Seveso « seuil haut » : l'usine ArcelorMittal Atlantique, une des dernières aciéries françaises, également une des plus grandes d'Europe, et le site de vapocraquage de Polimeri Europa, fabricant des polymères (éthylène), propriété du septième groupe pétrolier mondial, l'Italien Eni.

Banques éthiques, monnaies libres… et toi, tu fais quoi après la crise ? Pas besoin d'un plan de sauvetage à 140 milliards pour moraliser le capitalisme : monnaies libres, banques éthiques et autres outils existent pour donner un peu de sens à la finance. Doté de seulement deux banques éthiques, la France paie le prix d’une stratégie de concentration en géants mondiaux, pas très raccord avec les aspirations de moralisation du capitalisme. 5 millions d’euros de fonds propres, plus de 26 000 sociétaires / actionnaires… « D’un point de vue purement réglementaire, nous avons le droit d’être une banque de plein exercice », annonce Marc Favier, responsable du projet de développement et d’innovation de la banque éthique La Nef. Seulement voilà : la Banque de France ne veut pas. Partie de la loi de 1984, la concentration du secteur bancaire orchestré par la Banque de France a certes livré des mastodontes internationaux au secteur bancaire français, mais la prive aujourd’hui de tout réseau de banque éthique indépendant. La crise des grands condamne les petits

L'aide de dernier recours : y-a-t-il un agent dans la salle? Il est totalement inacceptable que des personnes en situation de détresse soient de plus en plus laissées seules face à un ordinateur lorsqu'elles doivent faire une demande d'aide sociale au Ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale (MESS). La Coalition pour l'accessibilité aux services des Centres locaux d'emploi (CASC) s'allie avec le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) pour dénoncer l'orientation du nouveau « modèle d'affaires » du MESS. Ce modèle fait en sorte que les Centres locaux d'emploi réorganisent et informatisent leurs services, ce qui les rend difficilement accessibles pour des milliers de personnes qui ont un urgent besoin d'aide. Il est maintenant exceptionnel qu'unE requérantE puisse rencontrer unE agentE; les contacts humains sont réduits au minimum. « Les personnes les plus appauvries de la société ne peuvent être traitées comme de simples clients de compagnie de téléphone.

Moneo va équiper en carte de paiement toutes les universités d'Ile-de-France La société Moneo, spécialisée dans les solutions de paiement, va équiper l’ensemble des universités d’Ile de France et trois Crous (Centre régional des oeuvres universitaires et scolaires) en cartes de paiement, selon un communiqué publié mercredi. Il s’agit de déployer une carte à puce multiservices « à destination de plus de 450.000 étudiants et personnels », selon le communiqué. Sur les 22 établissements partenaires de l’UNPIdF (université numérique Paris Ile-de-France), 11 universités ont déjà déployé une carte étudiant Moneo. Il s’agit donc pour les sites non équipés de rejoindre ce projet. L’estimation des besoins en cartes pour l’ensemble des établissements est de 250.000 cartes pour 2011, 180.000 pour 2012 et 180.000 pour 2013. Related

Quand Barclays essayait de censurer le Guardian Retour sur un conflit qui a opposé le quotidien anglais The Guardian et la banque Barclays en 2009, dont elle avait révélé les schémas d'évasion fiscale. Ou comment une décision de justice a pu être totalement invalidée par les internautes. Le 16 mars 2009, un scandale éclate dans les pages économiques du Guardian. Les journalistes du quotidien révèlent les détails des mécanismes d’évasion fiscale utilisés par Barclays, 3e banque mondiale. En lien avec cet article, sept mémos confidentiels de Barclays sont diffusés sur le site du Guardian. Leur contenu est accablant. Quand sortent ces documents, l’opinion publique anglaise est déjà très hostile à ses banques. Barclays réagit rapidement, et utilise une procédure juridique d’urgence. Dommage pour la crédibilité du juge, il est déjà trop tard. Les community managers du site du Guardian se voient confier une nouvelle mission : censurer tous les commentaires qui pourraient donner des indications sur les mémos. Photo FlickR CC : Ian Gallagher.

Le blog de Innovation monétaire: Expédition FING - Innovation monétaire et monnaie complémentaire Plus de 5000 monnaies complémentaires existent et leur usage est moins limité qu’on ne le croît : Elles peuvent concerner une part significative de l’économie : le WIR permet à un quart des entreprises suisse de se développer économiquement et d’amortir les crises financières ; Elles peuvent cohabiter avec la monnaie officielle : le Narayan Banjar à Bali, complète la monnaie officielle, la Rupiah, depuis plusieurs siècles. Il permet aux plus pauvres d’accéder à la culture ; Elles ne se développent pas toujours à l’insu des banques ou des institutions : à Curitiba au Brésil, le maire s’est appuyé depuis 1971 sur une « monnaie » pour permettre l’émergence d’une réponse locale aux problèmes de sa ville de 2 millions d’habitants, qu’il s’agisse de récupération des ordures ou de transport urbains ; Aujourd’hui déjà, nous devons revoir nos a priori sur la monnaie et les monnaies complémentaires.

La détresse face à l'ordinateur “Il est totalement inacceptable que des personnes en situation de détresse soient de plus en plus laissées seules face à un ordinateur “ Ainsi commence un article consacré aux protestations face à cette évolution de spolitiques publiques réduisant le contact humain au profit d’une liaison à distance dépersonnalisée, entrainant des conséquences négatives ” le processus de demande est plus complexe, il y a une augmentation significative du taux de demandes d’aide refusées, et il s’écoule plus de temps entre le dépôt de la demande et l’arrivée du premier chèque d’aide” Cela se passe au Québec. C’est le Ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale (MESS) qui met en place cette procédure. Ce n’est pas chez nous que des décideurs auraient de telles idées ! L’article

Cambridge refuse de censurer une thèse sur l'insécurité des cartes bancaires Cet été, un étudiant de l'Université de Cambridge a présenté une thèse qui démontrait qu'il était relativement facile, avec un petit appareil portatif, d'utiliser une carte de paiement à carte à puce sans avoir à entrer le bon code PIN. Le 19 octobre, il décide de publier ses travaux sur le blog Light Blue Touchpaper, édité par l'Université. L'étudiant Omar Choudary y exposait non seulement sa thèse, mais publiait aussi le code source et les plans du boîtier électronique. Mécontent, un lobby bancaire britannique a écrit (.pdf) le 1er décembre au directeur de l'Université de Cambridge pour lui demander que les travaux d'Omar Choubary soient "retirés de l'accès public immédiatement", c'est-à-dire censurés. L'Université a répondu (.pdf) le 24 décembre, par la voix du professeur Ross Anderson, expert en sécurité informatique. Sur le fond, Anderson nie que la publication d'une telle thèse puisse nuire à la confiance qu'accorde le public aux cartes bancaires.

Related: