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Les informulés d'une rhétorique sexiste, par Mona Chollet

Les informulés d'une rhétorique sexiste, par Mona Chollet
Souligner la respectabilité de l’accusé, l’importance du personnage, l’étendue de son pouvoir, ses innombrables qualités, et lui chercher toutes les excuses possibles ; entourer la plaignante d’un soupçon systématique, l’accabler de reproches, lui prêter des intentions machiavéliques… Dès l’inculpation du directeur du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn pour agression sexuelle sur une femme de chambre du Sofitel de New York, on a vu ressurgir, en France, les réflexes et les grilles de lecture archaïques qui dominent invariablement dans ce genre de mises en cause. « Nous ne savons pas ce qui s’est passé à New York samedi 14 mai, mais nous savons ce qui se passe en France depuis une semaine », dit la pétition lancée le 21 mai par les associations Osez le féminisme, La Barbe et Paroles de femmes (1). Or, dans le cas de M. Un corps féminin est un objet public Empathie à géométrie variable Spontanément, c’est à l’accusé que l’on s’identifie.

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2011-05-23-rhetorique-sexiste

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Je vais te baiser : Pourquoi la voix d’un homme compte-t-elle plus que celles de 100 femmes ? Pour cet article à venir, je vous demande un peu d’indulgence : trop de choses se bousculent qui devraient être racontées mais on n’a pas assez de place ici Je n’ai pas écrit de thèse sur le sujet, ceci est un blog, j’y exprime simplement mon point de vue. Je vais donc faire de mon mieux, et rester sur mon sujet, j’espère que vous suivrez, et si vous avez des questions vous savez quoi faire ! Je voulais réagir à l’article que je n’ai pas arrêté de voir circuler, nommé « Je vais te baiser ». Relayé par différents médias type l’Obs, le Monde, etc. Au début, je n’ai pas voulu lire cet article, le titre m’avait rebutée.

Les Brutes versus l'Académie Française Les brutes Les Brutes versus l'Académie Française Les Brutes t'expliquent pourquoi le masculin l'emporte sur le féminin. Et pourquoi c'est de la merde. Voir toutes les capsules J’ai retiré mon voile, et le sexisme m’a immédiatement rattrapée Après avoir longtemps été considérée comme un voile sur pattes, une “fille d’immigrés” et une “jeune des quartiers”, on a enfin fini par comprendre que j’étais une femme le jour où j’ai retiré mon hijab, il y a quelques mois. Malheureusement, le premier à l’avoir formulé était un homme sexiste; au risque de vous choquer, c’est la reconnaissance tardive de ma féminité et non son sexisme qui m’a marquée ce jour-là. J’ai toujours été une femme, je suis même née comme ça. Mais d’autres caractéristiques de ma personne ont très souvent pris le dessus sur ma féminité lorsque face à moi, un individu tentait de me définir ou de m’appréhender. Quelle que soit la configuration (à l’école, dans la rue, dans les transports en commun), quelle que soit la personne (un prof, un médecin, un voisin de train), il fallait toujours, lors d’un échange normal ou conflictuel, qu’on me renvoie à ma condition de femme voilée, d’origine immigrée et issue d’un milieu populaire. Du racisme au sexisme

Infographie. Dans 439 métiers sur 446, une femme gagne moins qu’un homme En moyenne, la femme américaine gagne moins que ses collègues hommes. Et plus elle est qualifiée, pire est la situation, montre The Wall Street Journal dans une infographie interactive. “Seulement 7 métiers sur 446 payent les femmes mieux que les hommes.” Voilà la conclusion de cette infographie interactive sur l’inégalité salariale aux Etats-Unis publiée par The Wall Street Journal le 17 mai. La principale leçon : si vous cherchez à décrocher l’un de ces boulots, ne perdez pas de temps dans les universités et grandes écoles.

Le « dévoilement » des femmes, une longue histoire française Dès l’origine, le colonialisme assoit une domination au nom de la « race » supérieure qui entend civiliser les « races » inférieures. Comme le soulignait Aimé Césaire, dans son Discours sur le colonialisme, « que l’on s’y prenne comme on le voudra, on arrive toujours à la même conclusion : Il n’y a pas de colonialisme sans racisme ». Dans son ouvrage L’Orientalisme, Edward Said s’est attaché à démonter les mécanismes idéologiques de cette domination. L’auteur y cible d’emblée la manipulation des mécanismes de la représentation : « Le filet de racisme, de stéréotypes culturels, d’impérialisme politique et d’idéologie déshumanisante qui entoure l’Arabe ou le musulman est réellement très solide, [1] (…) ». Le colonialisme va construire sa richesse en spoliant la richesse des autres : c’est une agression physique, psychologique et culturelle. Le projet colonial relève d’une mise sous tutelle, d’une violation de territoire mais aussi d’une violation des consciences.

La misogynie, arme de silenciation massive J’ai appris avec le militantisme que si je ne voulais pas me laisser bouffer intégralement par la colère, il fallait que j’en fasse quelque chose. Des mots, des idées, des actions, n’importe quoi, mais qu’il ne fallait surtout pas que je la laisse me bouffer de l’intérieur. Ce billet est le résultat d’une très grande colère. A la fin d’une récente intervention, une jeune femme m’a demandé comment, concrètement, les femmes pouvaient continuer à prendre la parole sur internet quand leurs opinions et leurs idées se heurtaient si souvent à de la dérision, du mépris, de l’agressivité, ou pire. Je venais d’évoquer, notamment, ce que signifiait pour moi et tant d’autres femmes d’être blogueuse féministe et de donner mon avis sur internet.

Bouteldja, ses « sœurs » et nous Les Blancs, les Juifs et nous a donné à chacun l’occasion de pousser des hauts cris, et c’était l’objectif de son auteure : creuser le fossé entre, d’un côté, la gauche universaliste traditionnelle et l’antiracisme institutionnel et, de l’autre, les mouvements antiracistes autonomes et leurs alliés proclamés. Bouteldja sait qu’elle cristallise le débat et anticipe les attaques outrées, racistes et stupides dont elle fait effectivement l’objet. Elle sait qu’il sera difficile de parler de son livre sans la condamner définitivement ou la défendre farouchement. Elle compte sur le pragmatisme des militants antiracistes, qu’ils aient ou non de la sympathie pour elle et son mouvement, qui ne pourront accepter qu’on l’attaque pour « racialisme » et « racisme anti-blanc » et qui se rangeront de son côté, quitte à fermer les yeux sur les détails de son propos – l’étiquette décoloniale se suffisant à elle-même.

L’impuissance comme idéal de beauté Il est temps de se libérer de la dictature de la beauté Les normes de beauté sont arbitraires, injustes et misogynes. C’est pour rappeler cela que nous avons décidé de créer "L’impuissance comme idéal de beauté", une vidéo sur ce sujet d’une importance capitale. En effet, une très grande majorité de femmes ne sont pas satisfaites de leur corps. Ainsi, selon un sondage datant de 2013, 7 Françaises sur 10 changeraient quelque chose à leur physique si elles le pouvaient.

Le sexisme anti-hommes… et pourquoi il n’existe pas « Sexisme anti-hommes », « sexisme inversé » (s’il est « inversé », on reconnaît dans quel sens fonctionne le sexisme « normal » !), « misandrie »… Vous avez sans doute déjà entendu ces expressions, dans un raisonnement honnête ou pour contourner de manière pratique le problème de la misogynie. Elles désignent les oppressions dont seraient victimes les hommes, souvent attribuées aux féministes ou aux femmes en général. Signe distinctif de ces oppressions : elles n’existent pas… ou, du moins, elles ne sont pas ce que vous croyez. De discrets appartements pour accueillir les femmes victimes de violences sexistes ou familiales - Basta ! En France, 200 000 femmes se déclarent chaque année victimes de violences conjugales. Tous les deux jours, en moyenne, l’une d’entre elles en meurt. Pour celles qui se retrouvent à la rue après ces violences, comment retrouver un semblant de sérénité, et reprendre le cours d’une vie normale ? Créée il y a douze ans à Fontenay-sous-Bois, l’association HOME propose à ces femmes de reprendre pied en occupant, à plusieurs, des appartements-relais dans le Val-de-Marne et en Essonne. Combinant hébergement, santé, aide psychosociale et même citoyenneté, l’association revendique une démarche d’accompagnement globale.

La Non-mixité Pour Les Nuls (et Les Autres) Lorsque nous avons lancé ce webzine, nous nous attendions à des réactions sur notre non-mixité assumée. Réactions il y eut, même si moins que prévu. C’est pourtant dans le slogan, mais, si mes années de support technique m’ont appris quelque chose, c’est que personne ne lit jamais les petits caractères. Le sexisme expliqué à ceux qui n'y croient pas - Une heure de peine... . Il y a des gens qui, simplement, refusent d'y croire : ça n'existerait pas, et puis c'est naturel, et de toutes façons, c'est la même chose pour les hommes. Freud racontait une histoire rigolote qui sonnait un peu comme ça, à propos d'un chaudron percé, mais passons : je ne suis pas là pour faire la psychanalyse du déni. Je vais plutôt essayer d'expliquer pourquoi le dernier argument, selon lequel les hommes aussi seraient discriminés, ne marche pas. Et pour cela, je vais me baser, one more time, sur la sexualisation dans les jeux vidéo.

L’impuissance comme idéal de beauté des femmes – figures de la laideur féminine – Sexisme et Sciences humaines – Féminisme « Au meeting des suffragettes, vous pouvez entendre des choses simples – et les voir aussi ! », carte postale britannique, début du XXème siècle (source) Partie 1 : Introduction « Reconnaître que nous sommes dans une relation de travail, pour développer une conscience de classe » – entretien avec Morgane Merteuil À l’occasion du débat autour de la loi « renforçant la lutte contre le système prostitutionnel », Mouvements publie un entretien avec Morgane Merteuil, secrétaire générale du STRASS (syndicat du travail sexuel). Nicolas Haeringer : Le débat autour de la loi visant à pénaliser les clients de prostituées, adoptée en première lecture à l’Assemblée Nationale, a mis en évidence de profondes divisions entre féministes. Ces divisions ne sont pas sans rappeler le débat sur l’interdiction du voile. Vous faites d’ailleurs le lien entre les deux, dans un texte écrit avec Rokhaya Diallo.

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