background preloader

Du livre enchaîné aux DRM

Du livre enchaîné aux DRM
Les DRM, ou « Digital Rights Management » – en français « Gestion des droits numériques » –, consistent selon le Journal officiel en la « mise en œuvre des différents procédés destinés à protéger les droits afférents à la diffusion de contenus sur supports numériques ». Les DRM représentent un ensemble de mesures techniques ou logicielles de protection destinées à contrôler la distribution et la diffusion de produits numériques et leur accès, qu’ils soient fixés sur un support (CD, DVD) ou accessibles en ligne. Les DRM ont pour objet par exemple de restreindre l’utilisation des produits à une zone géographique donnée, de restreindre ou d’interdire la copie privée, d’identifier grâce des systèmes de « tatouage » les œuvres et les équipements de lecture pour décourager le piratage, etc. Les contrôles sont principalement destinés à préserver les droits commerciaux et intellectuels des ayants droit des œuvres concernées. Petit historique D’Amazon à Google Ambiguïté du livre numérique ePub Related:  Communs et libre accès

Déclaration des droits de l’utilisateur de livre numérique (Comme il s’agit explicitement d’un work-in-progress, on peut se référer aux articles ici et là pour suivre les développements.) Considérant qu’il ne s’agit pas d’un droit mais d’une revendication, il conviendrait davantage de parler d’une Déclaration POUR les droits de l’utilisateur de livre numérique en lieu et place d’une Déclaration des droits de l’utilisateur de livre numérique. Le droit d’auteur étant soumis à des refontes substantielles, en ce moment les ayants-droits se font bruyamment entendre pour protéger leurs acquis dans un cadre où les utilisateurs, les consommateurs n’en ont théoriquement pas. Considérant également que les utilisateurs tendent à adopter des usages fondés sur les échanges de fichiers via des réseaux peer to peer et sur la lecture en continu, la pertinence de référer à un modèle inspiré de la "first sale doctrine" pour la revente ne semble pas nécessaire ou approprié et cette référence pourrait être retirée. Je suis un lecteur. Ces droits sont les vôtres.

DRM, car nous sommes tous des délinquants - Projet de loi DADVSI Dans toute cette tempête médiatique autour des droits de diffusion des oeuvres intellectuelles sur internet, un outil est très critiqué par les dangers qu’il représente pour le développement des logiciels libres et l’assurance de maintenir l’interopérabilité entre systèmes [1] (entre autre). Car s’il est normal que tout un chacun puisse vivre de son travail - et pourquoi les artistes ne le pourraient-ils pas ? -, c’est la manière "d’assurer cette rémunération" qui pose problème. Pour beaucoup, les DRM ou Gestions des Droits numériques sont une mauvaise solution, en tout cas telle qu’elles sont pensées actuellement par les grands groupes multimedia. Le présent article d’Ulhume nous résume avec clarté ce que sont précisément ces DRM, et quelles seraient les conséquences de leur application en l’état. Un texte très instructif à garder sous le coude en attendant la reprise des débats sur le projet de loi DADVSI à l’Assemblée Nationale. DRM, danger technique, économique et moral

– S.I.Lex – – Carnet de veille et de réflexion d'un juriste et bibliothécaire Elinor Ostrom ou la réinvention des biens communs La théorie des biens communs, ou plus précisément des « communs », suivant le terme anglais commons, qui est plus général et moins focalisée que la traduction française actuellement utilisée, a connu plusieurs périodes : les études historiques, l’analyse du fonctionnement des communs naturels et la construction des communs du numérique. Elinor Ostrom et l’approche institutionnelle de l’économie politique des communs est essentielle dans ce parcours pour comprendre le renouveau de l’étude des communs et l’apparition de mouvements sociaux qui se revendiquent de la défense ou de la construction des communs. Leçons de l’histoire L’histoire de l’Angleterre et du mouvement des enclosures, qui opposa très violemment les pauvres des campagnes aux propriétaires terriens entre le XIIIe et XVIIe siècle a été la première incarnation des analyses et des mouvements sur les communs. De la tragédie à l’écologie Les communs du numérique Continuer de construire une théorie des communs

bibliothécaires contre les DRM DRM ou gestion des droits numériques > A quoi sert la DRM ? La DRM - acronyme de Digitals Rights Management - permet de diffuser des contenus sonores, textuels, etc. par voie numérique tout en protégeant les droits d'auteur associés. La DRM est issue d'un constat très simple : les supports numériques sont particulièrement propices à la copie : il suffit d'un clic de souris pour dupliquer le contenu d'un fichier sur un autre support. D'où l'intérêt de crypter ces fichiers en mode natif, pour qu'on ne puisse les lire qu'avec un lecteur adapté et sécurisé. La santé de l'édition est étroitement liée aux performances des solutions de DRM hors desquelles il deviendra rapidement risqué - voir inconscient - de pousser des médias vers un ordinateur. > Quels sont les médias concernés ? > La DRM change-t-elle les modèles économiques de diffusion ? > De quoi a-t-on besoin pour construire une architecture de DRM ? > La DRM est-elle 100 % efficace contre les pirates ? > Qui va gagner la bataille ? > Qui détient les clés du marché ?

Clones, avatars, lobbies et incompréhensions autour de la loi Dadvsi Il tient également le blog Dlog ( Il est vice-président de l’ABF et président de l’IABD. Le 4 octobre 2010, quinze associations d’archivistes, bibliothécaires et documentalistes 1 décidaient lors d’une assemblée constituante de fonder une fédération régie par la loi de 1901 sous le nom d’Interassociation Archives Bibliothèques Documentation… (IABD…), les trois points de suspension signifiant une volonté d’ouverture au-delà des trois secteurs (des trois métiers ?) Créée en 2003 comme regroupement informel, l’Interassociation Archives Bibliothèques Documentation (IABD… – les points de suspension sont indispensables) regroupe 15 associations professionnelles du secteur : Cette dernière activité de lobbying s’est particulièrement exercée, ces dernières années, sur la loi Davsi et ses suites, la loi « Création et internet », dite Hadopi, etc. Verbatims du site de l’IABD : Autour de la loi Dadvsi Oui mais. Lobbies Avatars

Communs, Biens Communs, littératie des Communs : de quoi parle-t-on ? Le 5 octobre, le festival Le Temps des Communs va être lancé. De nombreuses animations, conférences, ateliers sont proposés peut être près de chez vous. Depuis quelques mois, on entend parler de « Biens Communs » et « Communs » aussi dans le domaine de l’information-documentation. Petit point sur ces questions. Que sont les Biens Communs ? Biens communs = une activité+ une ressource + une communauté + des règles de fonctionnement Apparue au XIIe siècle, la théorie des Biens Communs n’est donc pas neuve. Pour en savoir plus : Extrait de : Biens Communs ou Communs de la connaissance ? Une approche récente, voit un basculement des termes de « Biens communs » à celui de "Communs".La première évoque une RESSOURCE (un bien donc) partageable dans le cadre de règles définies par une communauté qui a produit cette ressource avec deux objectifs : la maintenir et en garantir un accès le plus large possible. Peut-on enseigner les Communs ? La compréhension

Définition DRM Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Ces dispositifs techniques ou logiciels peuvent viser à : restreindre la lecture du support à une zone géographique prévue (par exemple les zones des DVD) ;restreindre la lecture du support à du matériel spécifique (par exemple les versions smartphone ou tablette) ;restreindre la lecture du support à un constructeur ou vendeur (afin de bloquer la concurrence) ;restreindre ou empêcher la copie privée du support (transfert vers un appareil externe) ;restreindre ou verrouiller certaines fonctions de lecture du support (désactivation de l'avance rapide sur certains passages d'un DVD). Les mesures techniques exploitent un chiffrement de l'œuvre, combiné à un accès conditionnel. L'éditeur ou le distributeur qui exploite ce contrôle d'accès ne confie la clé de contrôle d'accès du produit, qu'en échange d'une preuve d'achat ou de souscription pour y accéder (abonnement à une chaîne payante, VOD, téléchargement, etc.).

L'absence de DRM sur les livres devient un argument marketing Joe Wikert, éditeur et intervenant au sein du groupe de réflexion Tools of Change, a quelques infos croustillantes sur la gestion des DRM par un « petit éditeur » qui préfère rester anonyme. D'après Wikert, ce mystérieux interlocuteur envisage de favoriser l'achat direct en proposant des fichiers sans DRM uniquement sur le site de l'éditeur, au détriment des grosses boîtes comme Amazon ou Google Play. DRM Elimination Crew Suit, GregoryH, CC BY-NC-SA 2.0 La stratégie est finalement assez simple, mais pourrait bien faire des émules : l'éditeur vend directement ses titres en numérique sur son propre site, en retirant de ces derniers les Digital Rights Management, autrement dit les verrous DRM. « Ils demanderont à Amazon et aux autres revendeurs de conserver leur fichier avec DRM », et la vente directe paraîtra soudain la panacée pour tous. L'éditeur de romance Avon Books a appliqué cette méthode aux fichiers, complètement dénudés, qu'il propose sur son site officiel. Pour approfondir

"Des droits spécifiques

Les propriétaires des DRM disposent de droits de suite que le législateur n’a même pas envisagés. Ainsi, le 17 juillet 2009, Amazon a effacé, d’autorité et à distance, les livres numériques de George Orwell (Animal Farm, 1984) de tous les Kindle. Ces ouvrages avaient été acquis parfaitement légalement et ils ont été identifiés au moyen des DRM qu’ils contenaient. Amazon a reconnu immédiatement son erreur, et a remboursé les documents effacés. Mais les utilisateurs, en majorité des collégiens, ont perdu toutes les annotations qu’ils avaient faites sur ces deux livres. L’ironie de la situation a voulu que la mauvaise manipulation ait lieu avec 1984 ! Cette aventure montre l’immense pouvoir que détiennent les gestionnaires des DRM et, sur la base de cette expérience vécue, il n’est pas interdit d’imaginer le pire : censure d’un ouvrage spécifique, d’un courant de pensée (les ouvrages de Darwin sont interdits dans certaines bibliothèques américaines), occultation d’une zone géographique (un pays pourrait perdre sa mémoire numérique). Bref, on n’a pas encore recensé toutes les manipulations qui peuvent être réalisées sur la base de DRM." by litteraturenumerique Apr 15

Related: