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Jose Luis Sampedro: “un autre monde est certain”

Jose Luis Sampedro: “un autre monde est certain”
José Luis Sampedro, écrivain et économiste espagnol de 94 ans, s'exprimait à la veille des manifestations du 15 mai sur les origines de la crise du système économique. Interview. Les sous-titres sont disponibles en cliquant sur “CC”, en anglais, et pour le français en version béta. José Luis Sampedro, écrivain espagnol et économiste de 94 ans, a accordé un entretien à Movimiento Visual le 14 mai, la veille des manifestations organisées par le mouvement ¡Democracia Real Ya! et auxquelles il a apporté tout son soutien. La vidéo de dix minutes, alterne intelligemment les propos de Sampedro avec les paroles de gens de la rue qui lui font parfaitement écho, enregistrées le lendemain, pendant les manifestations du 15 mai. Sampedro a connu la guerre d’Espagne, vécu sous le franquisme et enseigné l’économie pendant plusieurs années à l’université Complutense de Madrid et à l’étranger. La crise des valeurs : Notre culture occidentale vit une crise des valeurs brutale. L’humanisme :

Comprendre la révolution espagnole Alors que l'Espagne fait sa révolution sous nos yeux, Enrique Dans, professeur et blogueur reconnu, nous donne les clefs pour comprendre ce soulèvement massif du peuple espagnol. [tous les liens de ce billet sont en espagnol, sauf mention contraire] Enrique Dans est professeur des systèmes de l’information à la IE Business School et blogueur reconnu en Espagne. Vous entendez toutes sortes de bêtises sur les mobilisations à Sol et dans de nombreuses villes d’Espagne : des théories conspirationistes absurdes [émission de radio] de ceux qui voient des ombres derrière toutes choses, jusqu’à la simplification grossière de ceux qui mettent l’étiquette “anti-système” alors même qu’ils ont la réponse sous les yeux. Je suis totalement d’accord avec Periodismo Humano : quelque chose de grand est en train de se passer ici. Analyser les demandes des uns et des autres est un exercice vain : parmi les gens que je vois manifester dans la rue, très peu soutiendraient explicitement ces demandes.

Homeless, jobless and fearless: is it Spain’s turn for a revolution? Defying a ban on demonstrations, tens of thousands of protesters have been hitting the streets of 52 Spanish cities, to express anger against the government’s poor policies and a crisis that has deprived the youth of their right to a better future. The ban was put in place by the Madrid Electoral Commission, for fear that the protests would influence the May 22nd municipal and regional elections. Since this weekend, thousands of people have been camping in Madrid’s main square, where an assembly of 1,500 people has been discussing how to continue the struggle. “We belong to a lost generation, one which is better educated than its forerunners but has fewer opportunities”, says Pablo Padilla, a 22-year-old sociologist. Pablo, like many others in Spain – a country which holds a 43.5% youth unemployment rate – has had enough. A protest camp has been mounted on Madrid’s main Square, Puerta del Sol, with the aim of staying there until local elections next Sunday, May 22nd.

[État espagnol] Le début d’un mouvement ? Depuis plusieurs semaines, un mouvement de rejet et de ras-le-bol contre la classe politique et les conséquences de la crise capitaliste est en train de naître, de se chercher, de se diffuser, de se construire petit à petit, de manière décentralisée dans tout l’État espagnol. Il emprunte beaucoup aux diverses ressources de l’Internet, mais vise une mobilisation publique, dans la rue. Par bien des aspects, il se rapproche d’attitudes « indignées » (Hessel) face aux divers abus du système politique des grands partis (et du bipartisme) et de la gestion dite “néo-libérale” du capitalisme. Les manifestations du 15 mai (15-M) ont rassemblé environ 130 000 personnes dans une cinquantaine de villes. Dans les plus grandes d’entre elles, elles ont été suivies par l’installation de campements provisoires destinés à durer jusqu’à la date des prochaines élections municipales et provinciales du dimanche 22 mai. “Democracia Real Ya !” “Jeunesse sans avenir” “Estado del Malestar” La manif du 15-M…

Aux sources de la colère ibérique Dans la révolte espagnole actuelle, Internet n'a pas seulement joué un rôle de diffusion. La ley Sinde, version espagnole de la HADOPI, a été aussi été un détonateur du mouvement dans le décor économique sinistré. Sur fond de protestations populaires qui s’amplifient en Espagne, la gauche a lourdement perdu les élections municipales. Les sit-ins qui ont émaillé l’Espagne ces 7 derniers jours devraient se prolonger jusque dimanche prochain. Passée au crible, cette révolte ne nous apprend pas seulement qu’elle s’épanouit sur la toile en général et les réseaux sociaux en particulier, mais qu’Internet et les idées contraires que s’en font politiciens et citoyens aurait contribué, avec l’aide du marasme économique, à mettre le feu aux poudres. Lundi 23 Mai, Puerta del Sol. 20:00h. Rapidement, les manifestations du dimanche 15, initiées par un appel de la plateforme ¡Democracia Real Ya! Un diagnostic assassin Fait moins connu, le pays est également traversé par une corruption tenace.

Espagne : la jeunesse prend la rue Espagne : la jeunesse prend la rue (19/05/2011) Date de mise en ligne : 19/05/2011. Actualités Animation / Jeunesse À Madrid et dans les grandes villes espagnoles, des milliers de jeunes manifestent contre la classe politique, le chômage, la corruption et le système économique en crise. À la veille des prochaines élections locales, dimanche prochain, le Gouvernement espagnol en échec a tenté d'interdire ces manifestations qui scandent désormais "Nous avons le droit de nous indigner". "Vous prenez l'argent, nous prenons la rue", "Si vous ne nous laissez pas rêver, nous ne vous laisserons pas dormir", "une vraie démocratie, maintenant" proclament des banderoles sur l'épicentre du mouvement, la Puerta del Sol. "Nous avons l'intention de rester ici jusqu'aux élections" de dimanche, expliqué à l'AFP Juan Rubio, un des porte-parole du mouvement : "s'ils nous délogent, nous allons nous asseoir, tout se fera de façon pacifique, et s'ils nous délogent définitivement, nous reviendrons demain.

Manifeste « en défense des droits fondamentaux sur Internet » Publié il y a deux ans, ce texte avait été écrit en réaction à la ley Sinde. Cette loi jugée liberticide par des internautes a joué le rôle d'étincelle dans la révolte actuelle des Espagnols contre le système. Image CC Tonymadrid Photography sur Flickr [MAJ 22 mai 2011] Le manifeste « en défense des droits fondamentaux sur Internet » a été publié en décembre 2009 en réaction à la Ley Sinde, loi jugée liberticide par des internautes espagnols. L’origine, le déclenchementC’est le moment où les trois grands partis, PSOE, PP et CiU, forment un pacte pour faire passer la ley Sinde, en contradiction flagrante avec la volonté d’une grande majorité de citoyens, pour faire plaisir à un lobby. Clin d’œil, enfin, au rôle joué par Internet dans la naissance de ce mouvement. 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. Billet repris du blog d’Enrique Dans, traduit par Anaïs Martinez

Sommes-nous prêts à la reconstruction du monde ? S'appuyant sur l'exemple américain, caractérisé par des inégalités sociales profondes, Framablog envisage la chute du monde occidental, sur le modèle des révolutions arabes. Une utopie pas si irréalisable. Il n’était pas possible d’envisager un système d’exploitation ou une encyclopédie universelle libres. Et pourtant GNU/Linux et Wikipédia l’ont fait. Il n’était pas possible d’envisager la chute de tyrans installés depuis plusieurs décennies dans des pays sous contrôle. Et pourtant les Tunisiens, les Égyptiens et les Libyens l’ont fait. Il n’est pas possible de voir à son tour le monde occidental s’écrouler parce que contrairement aux pays arabes il y règne la démocratie. Et lorsque ceci adviendra, nous, les utopistes de la culture libre, les idéalistes des biens communs, nous serons prêts à participer avec d’autres à la nécessaire reconstruction. Il n’est guère dans les habitudes du Framablog de s’aventurer dans de telles prophéties. Oui la classe moyenne des pays occidentaux se meurt.

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