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Sommes-nous prêts à la reconstruction du monde ?

Sommes-nous prêts à la reconstruction du monde ?
S'appuyant sur l'exemple américain, caractérisé par des inégalités sociales profondes, Framablog envisage la chute du monde occidental, sur le modèle des révolutions arabes. Une utopie pas si irréalisable. Il n’était pas possible d’envisager un système d’exploitation ou une encyclopédie universelle libres. Et pourtant GNU/Linux et Wikipédia l’ont fait. Il n’était pas possible d’envisager la chute de tyrans installés depuis plusieurs décennies dans des pays sous contrôle. Il n’est pas possible de voir à son tour le monde occidental s’écrouler parce que contrairement aux pays arabes il y règne la démocratie. Et lorsque ceci adviendra, nous, les utopistes de la culture libre, les idéalistes des biens communs, nous serons prêts à participer avec d’autres à la nécessaire reconstruction. Il n’est guère dans les habitudes du Framablog de s’aventurer dans de telles prophéties. Il s’agit d’une vidéo que vous avez peut-être déjà vue car elle a fait le buzz, comme on dit, l’hiver dernier.

“Debtocracy”, le documentaire qui secoue la Grèce Interview avec Aris Hatzistefanou, journaliste à l'origine de Debtocracy, un documentaire-choc qui a rencontré un grand succès. Il demande une commission d'audit sur la dette grecque et prône une sortie de l'euro. Cette interview a été initialement publiée sur OWNI.eu le 6 mai dernier. Suite à la publication de la version sous-titrée en français du documentaire, nous publions aujourd’hui la traduction française. Né à Athènes, Aris Hatzistefanou, 34 ans, est un journaliste à toute épreuve depuis ses plus jeunes années. Ce projet a attiré l’attention de plus d’un million de personnes en Grèce, et a popularisé une campagne nationale demandant une commission d’audit de la dette publique du pays. (Cliquer sur le bouton CC en haut du player pour sélectionner la langue des sous-titres) Quelle est l’histoire de Debtocracy ? Dans le même temps, en Grèce, des gens étaient en train de lancer une initiative similaire, et recherchaient du soutien pour cela. Et cela a très bien marché !

Manifeste « en défense des droits fondamentaux sur Internet » Publié il y a deux ans, ce texte avait été écrit en réaction à la ley Sinde. Cette loi jugée liberticide par des internautes a joué le rôle d'étincelle dans la révolte actuelle des Espagnols contre le système. Image CC Tonymadrid Photography sur Flickr [MAJ 22 mai 2011] Le manifeste « en défense des droits fondamentaux sur Internet » a été publié en décembre 2009 en réaction à la Ley Sinde, loi jugée liberticide par des internautes espagnols. Écrit dans une nuit d’urgence rageuse, massivement diffusé, il obligea le gouvernement à faire volte-face dans un premier temps. L’origine, le déclenchementC’est le moment où les trois grands partis, PSOE, PP et CiU, forment un pacte pour faire passer la ley Sinde, en contradiction flagrante avec la volonté d’une grande majorité de citoyens, pour faire plaisir à un lobby. Clin d’œil, enfin, au rôle joué par Internet dans la naissance de ce mouvement. 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. Billet repris du blog d’Enrique Dans, traduit par Anaïs Martinez

Pourquoi Wall Street domine le monde » Article » OWNI, Digital Journalism La crise des subprimes nous semble déjà bien loin, et pourtant les bénéfices des banques sont de retour, les bonus aussi. Pourquoi est-ce que rien ne change ? Comment comprendre la timidité des réformes du système bancaire et financier malgré l’ampleur de la crise ? Simon Johnson et James Kwak répondent dans leur livre qu’il faut regarder du côté des conflits d’intérêts entre les technocrates de Washington et les grandes banques d’investissement. En septembre 2008, Simon Johnson assiste à la chute de Lehman Brothers alors qu’il vient d’achever son mandat en tant qu’économiste en chef du Fonds Monétaire International (FMI). Ce professeur à la Business School du Massachusetts Institute of Technology décide alors de créer un blog pour commenter l’actualité financière et contribuer au débat sur la politique économique et la régulation bancaire. État des lieux des réformes Régulation bancaire et conflit d’intérêts La crise financière a beaucoup coûté aux pays qu’elle a touchés.

Jose Luis Sampedro: “un autre monde est certain” José Luis Sampedro, écrivain et économiste espagnol de 94 ans, s'exprimait à la veille des manifestations du 15 mai sur les origines de la crise du système économique. Interview. Les sous-titres sont disponibles en cliquant sur “CC”, en anglais, et pour le français en version béta. José Luis Sampedro, écrivain espagnol et économiste de 94 ans, a accordé un entretien à Movimiento Visual le 14 mai, la veille des manifestations organisées par le mouvement ¡Democracia Real Ya! Sampedro a connu la guerre d’Espagne, vécu sous le franquisme et enseigné l’économie pendant plusieurs années à l’université Complutense de Madrid et à l’étranger. Avec une lucidité et une énergie incroyable, il expose les raisons qui ont mené les Espagnols à se révolter et descendre dans la rue, contre la classe politique actuelle et sa manière de gouverner, contre les mesures d’austérité économiques imposées pour “sortir de la crise”. La crise des valeurs : Notre culture occidentale vit une crise des valeurs brutale.

A la Une – Eloge de la raison XEnvoyer cet article par e-mail A la Une – Eloge de la raison Nouveau ! Pas le temps de lire cet article ? Fermer Comment calmer le retour de la frénésie financière La crise financière est à nouveau au coin de la rue. L’hypothèse d’une nouvelle crise financière majeure est à prendre au sérieux. La “folie” perdure à tous les étages Par de vraies régulations globales signées G20 sans doute, par des mesures poussant les conseils d’administration à prendre davantage en compte le long terme sûrement, par de vrais contrôles des rémunérations les plus extravagantes probablement. Selon le quotidien du même nom, en 2009, le total des rémunérations versées par les principales banques et institutions financières américaines aura atteint 145 milliards de dollars. Ces sommes gigantesques fonctionnent comme des symboles, mais sont également les marqueurs visibles de dérèglements plus profonds. “Cette notion de hors-bilan est l’une des choses les plus extravagantes qu’il m’ait été donnée de connaître.

Homeless, jobless and fearless: is it Spain’s turn for a revolution? Defying a ban on demonstrations, tens of thousands of protesters have been hitting the streets of 52 Spanish cities, to express anger against the government’s poor policies and a crisis that has deprived the youth of their right to a better future. The ban was put in place by the Madrid Electoral Commission, for fear that the protests would influence the May 22nd municipal and regional elections. Since this weekend, thousands of people have been camping in Madrid’s main square, where an assembly of 1,500 people has been discussing how to continue the struggle. “We belong to a lost generation, one which is better educated than its forerunners but has fewer opportunities”, says Pablo Padilla, a 22-year-old sociologist. Having spent one year looking for a job, the best he could get was a three month internship, working four hours a day with a total pay of 300 euros. Pablo, like many others in Spain – a country which holds a 43.5% youth unemployment rate – has had enough.

La Fin du marché du travail Je n’aime pas ce terme de « marché du travail ». Il m’évoque une grande foire aux bestiaux dans laquelle les candidats à l’emploi ne montrent ni leurs dents ni leur poil soyeux mais leurs costards et leurs diplômes. Cette formulation me rappelle des vieux traumatismes d’école comme cette odieuse semaine de l’entreprise ; une semaine de « rencontre et de recrutement entre les étudiants et les recruteurs ». Les recruteurs en question étant essentiellement des cabinets d’audit ou de conseil venus piocher leurs stagiaires dans le vivier frétillant des étudiants consentants (ou résignés, ce qui revient au même). Egaré dans la masse d’élèves en costume, j’errais tel un zombie, la tête vide et le cœur empli d’une sourde rage. J’étais incapable de prendre la moindre initiative, mes mains moites gondolaient ma pile de CV dont aucun ne fut par ailleurs distribué… La notion de « marché du travail » est une construction historique, née d’un contexte économique, social et technologique particulier

Aux sources de la colère ibérique Dans la révolte espagnole actuelle, Internet n'a pas seulement joué un rôle de diffusion. La ley Sinde, version espagnole de la HADOPI, a été aussi été un détonateur du mouvement dans le décor économique sinistré. Sur fond de protestations populaires qui s’amplifient en Espagne, la gauche a lourdement perdu les élections municipales. Les sit-ins qui ont émaillé l’Espagne ces 7 derniers jours devraient se prolonger jusque dimanche prochain. Lundi 23 Mai, Puerta del Sol. 20:00h. Rapidement, les manifestations du dimanche 15, initiées par un appel de la plateforme ¡Democracia Real Ya! Un diagnostic assassin Un rapide coup d’œil au diagnostic économique effectué par l’OCDE sur le patient hispanique, frappé d’une crise immobilière aiguë, n’incite guère à l’optimisme : « l’économie sort lentement d’une profonde récession qui aura des conséquences durables », « détérioration prononcée des finances publiques », nécessité absolue « de réformer le marché du travail », etc. L’Islande comme modèle

L’utopie est à nos portes | Presseurop – français L’UE se comporte comme une ado complexée qui ne sait pas quoi faire de son corps qui change, remarque le chercheur français Philippe Perchoc. C’est pourtant en cherchant de nouveaux rêves, auprès des pays qui pourraient la rejoindre, qu’elle grandira et assumera son rôle dans le monde. Il y a quelques mois, je discutais dans le métro avec une diplomate estonienne et je lui disais que l’Europe avait été le continent des utopies et qu’aujourd’hui, plus rien ne la faisait rêver. Une parisienne se retourne et m’interpelle : "L’Europe ? Une bribe de conversation dans les transports ou la lecture de n’importe quel quotidien montre que l’Europe a un problème, et avant tout un problème avec elle-même. L’Europe peine à s’aimer dans ses nouvelles dimensions. Pourtant l’Europe est bien la seule à se trouver si moche. La crise a grippé les deux moteurs de la construction européenne : la solidarité et la recherche de l’efficacité. Ce qui manque aujourd’hui aux Européens, c’est un grand projet.

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