Les jeux vidéo violents, générateurs de stress ? - 7 avril 2015
JEUX VIDÉO. Les chercheurs qui se penchent un peu sur le sujet trouvent de plus en plus de bénéfices à la pratique des jeux vidéo, qu'il s'agisse de travailler ses réflexes, ou de favoriser certaines capacités cognitives et d'apprentissage. Mais des doutes persistent sur d'éventuels effets néfastes provoqués par le fait de jouer à des jeux violents. Des doutes relancés par des chercheurs grenoblois pour qui ce type de jeux pourrait être une source de stress importante et conduire à des comportements hostiles. Pour cette étude, quatre-vingt sept étudiants ont été invités à jouer pendant 20 minutes, aléatoirement, soit à un jeu vidéo violent (Condemned 2, Call of Duty 4 ou The Club), soit à un jeu d’action de difficulté équivalente comme une simulation de course de voitures (S2K Superbike, Dirt 2). Si on est à la recherche d’un loisir qui détend, le jeu vidéo violent n’est pas l’option la plus évidente" - Laurent Bègue HJ avec AFP
Addiction, violence : est-ce vraiment la faute des jeux vidéo ?
vec ses 2,7 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2014, le jeu vidéo pèse lourd en France, où il est devenu la deuxième industrie culturelle derrière le livre, selon le Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (Sell). Au début des années 2000, seuls 20% des Français se déclaraient joueurs. Désormais, plus d'un sur deux admet jouer. Devenus incontournables, les jeux vidéo restent toutefois critiqués, voire craints. Si des études commencent à vanter leurs vertus pédagogiques, la liste des reproches reste longue, avec en tête : la violence et l'addiction. "Régulièrement pointés du doigt" "L'utilisation problématique d'Internet, en tant que support pour les jeux en ligne et en tant que média à part entière, a été documentée" en France, écrivait ainsi en début d'année l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé. Selon cette étude "un élève sur huit aurait un usage problématique des jeux vidéo". "Il n'y a pas d'addiction" Est-ce vraiment le cas ?
Les jeux vidéo rendent-ils vraiment violents?
JEUX VIDÉO - Un mois après la tuerie de Newtown, Barack Obama a dégainé mercredi 16 janvier son plan visant à restreindre et réguler la vente des armes à feu aux États-Unis. Vingt-trois décrets en tout et pour tout, avec pour volonté de prévenir les fusillades de masse et à réduire, selon ses dires, "l'épidémie galopante de violence armée" aux États-Unis. Dans cette perspective, il a également demandé au Congrès de financer la recherche américaine à hauteur de 10 millions de dollars sur les liens éventuels entre la violence et les médias, au premier rang desquels figurent les jeux vidéo selon la NRA, le puissant lobby américains des armes. "Le Congrès doit financer des recherches sur les effets des jeux vidéo violents sur les jeunes esprits. Nous ne gagnons rien à être dans l’ignorance. Nous ne gagnons rien à ne pas étudier les choses scientifiquement", a notamment déclaré le Président américain. Un coupable idéal ? Les jeux violents stimulent la réactivité Close
Non, les jeux vidéos ne rendent pas violent (à quelques conditions)
GTA, Call of Duty, Dying Light... Des jeux vidéo, en théorie interdits aux moins de 18 ans, que les enfants n'ont pourtant aucun mal à se procurer sous le manteau (ou tout simplement sur Internet). Au grand dam des parents ! Mais ces jeux réputés violents incitent-ils réellement à la violence ? A en croire les résultats d'une nouvelle étude de l'Université anglaise d'Oxford, les enfants qui jouent à des jeux vidéo pendant plus de trois heures par jour sont plus à même de se bagarrer, d'être hyperactifs ou encore en décrochage scolaire. Enfant agressif ? Les deux chercheurs d'Oxford ont mené des tests auprès de 217 enfants âgés de 12 à 13 ans. Toutefois, "Nous n'avons trouvé aucun lien entre la pratique de jeux vidéo violents et un comportement agressif dans la vie vie réelle ou une baisse des résultats scolaires, affirme le Dr Andy Przybylski dans la revue Psychology of Popular Media Culture. Une heure par jour, pas plus !