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Ce que la littérature comprend de l'histoire - Patrick Boucheron, article Littérature

Ce que la littérature comprend de l'histoire - Patrick Boucheron, article Littérature
Balzac et la société bourgeoise, Grégoire de Tours et les temps mérovingiens…, la littérature est une ressource précieuse pour l’historien. Mais il doit la considérer comme un reflet du monde qu’elle décrit plutôt que comme une connaissance objectivée. Une tâche ardue de décryptage s’impose alors... « Méfiez-vous de l’imagination ! » Telle serait, pour Lucien Febvre, l’appréciation que les historiens rêveraient d’inscrire en tête de la copie de l’historien Jules Michelet, en donnant « un deux de conduite à l’élève Michelet avec, si l’on veut, un accessit de français ». En exprimant cette méfiance vis-à-vis de la littérature, tantôt soupçonneuse, tantôt condescendante, les historiens se plieraient à une sorte d’obligation professionnelle. Mais les années 1970 ébranlèrent à nouveau ces certitudes qui fondaient l’empire des historiens. Le statut littéraire des sources historiques Dévoiler la réalité du jeu social Fiction et histoire : un défi réciproque Trois questions à Brigitte Krulic : U. Related:  Lit.et Soc.

La tératologie politique : de la canaille et des monstres La monstruosité est très à la mode ces jours-ci. La culture populaire contemporaine abonde en monstres en tout genre – des extra-terrestres et des démons, des vampires et des mutants, des zombies et des Pokémon – et les nouveautés scientifiques sont constamment présentées en fonction des conséquences «monstrueuses» qu’elles sont susceptibles d’entraîner. En même temps, les médias utilisent de manière persistante la catégorie du «monstrueux» pour tout ce qu’ils ne parviennent pas à comprendre, si tant est qu’ils essaient – le pédophile et le tueur en série étant les exemples les plus évidents. Les monstres en sont ainsi venus à troubler l’espace culturel comme ils ont longtemps troublé les espaces théologique, esthétique et juridique. Mais ils troublent aussi le politique. Si nous pensons le monstrueux en termes politiques, en revanche, nous prêtons attention aux manières dont les forces collectives ont été conçues comme telles.

Reading group live chat: John Crace on Andre Gide While a great deal of incisive, intelligent and damn-near impenetrable criticism has been written about Andre Gide's Immoralist, the article that seems to have most influenced contributors to this month's Reading Group is actually a pastiche of the book - John Crace's digested read. The piece doesn't exactly take Gide seriously: "I was not concerned by Marceline's fatigue - why should I have been? - for I was burdened with the seriousness of my Nietzschean crusade to reject my duty-bound bourgeois friends and live my life in the moment ... It was after delivering a derivative lecture on how Culture kills Life that I met Menalque, himself an obvious Nietzschean avatar." But as readers such as everythingsperfect have pointed out, John Crace's take is accurate, as well as funny. John will be here from 1pm, but feel free to start posting your questions in the thread below right away. We're posted the conversation here to make it easier to follow. heroesandvillians asks: John Crace replies: G.K.

Itinéraire d'un historien des idées politiques Un long entretien sur le parcours intellectuel et personnel de l'historien des origines du fascisme. Histoires et lumières : Changer le monde par la raison Zeev Sternhell Dans un ouvrage dense, justement intitulé Histoire et Lumières. Changer le monde par la raison (Albin Michel, 2014.), l'historien et professeur à l'Université hébraïque de Jérusalem Zeev Sternhell revient sur son parcours personnel et intellectuel, depuis ses souvenirs d'enfance jusqu'à aujourd'hui, à travers un long entretien avec le journaliste Nicolas Weill. L'histoire du combat d'un intellectuel Intellectuel israélien d'origine polonaise, Zeev Sternhell est un spécialiste reconnu à la fois en Europe et aux Etats-Unis de l'histoire du phénomène fasciste, analysé sur le plan des idées politiques et de ses origines culturelles. Critiqué vigoureusement à l'époque de la publication de Ni droite ni gauche, au sujet du «fascisme français» de l'entre-deux-guerres –y compris par son propre éditeur Michel Winock!

Saint Bernard et les monstres L’explication des monstres représentés dans l’art roman est un objectif important de la réflexion sur l’art médiéval, car elle détient, par l’intermédiaire de la théorie de l’imagination, la clé de la cohérence de notre discours. En effet, on se plaît à mettre surtout en lumière la théorie du beau quand on parle de l’esthétique médiévale[1], mais cette théorie est très loin de se vérifier dans la majorité des monuments, du moins dans la perspective moderne de la beauté, ou pour autant que nous pouvons distinguer le beau du laid. Aux images de rois, de vierges et de prophètes qui devraient être considérées comme des images “belles” viennent s’ajouter une foule foisonnante de gargouilles, de dragons, de sirènes et de monstres de toute sorte. Et en littérature, les nains, les sorciers, les apparitions et les chevaliers brigands ne font pas du monde représenté une utopie harmonieuse. La parution récente de l’article riche et bien documenté de Thomas E.A. Il y a aussi un sens “naturel”.

Théorie de la théorie Les Fictistes et les Factistes: un chantier ouvert par Sophie Rabau. Analyse des textes et composition, par Michel Charles (extrait de Composition, Seuil, coll. "Poétique", 2018). Les enjeux présents de la théorie littéraire: une réflexion de Phillipe Daros. La théorie littéraire est-elle anachronique? Marielle Macé Edward P. Thompson, l'historien rebelle Voilà une vingtaine d’années, l’historien britannique engagé Edward P. Thompson s’éteignait. À travers son œuvre résonne l’écho des luttes sociales du passé. À l’occasion du vingtième anniversaire de sa disparition, en 2013, plusieurs colloques et publications sont venus rappeler l’importance de l’œuvre du grand historien anglais Edward P. Thompson (1924-1993), qui demeure l’un des plus cités dans le monde. Si les traductions ont tardé à paraître en France, ses travaux n’en ont pas moins contribué à un renouvellement profond de l’histoire sociale. Thompson montre par exemple que les émeutes frumentaires du XVIIIe siècle ne sont pas les manifestations spasmodiques d’une colère aveugle, mais des actions résolues et contrôlées de taxation populaire : en imposant une vente forcée du blé à prix fixé, la foule manifeste son attachement à une « économie morale » qui veut que la communauté assure par elle-même à chacun les moyens de subsister, si les autorités ne le font pas. Edward P.

A la découverte des monstres. Les ressources de Louvre-edu Introduction : Travailler le thème des monstres à partir des ressources de Louvre.edu La présentation A la découverte des monstres se veut une invitation au voyage à travers le monde des monstres et du monstrueux. Elle a à la fois l’ambition de donner à voir la diversité et la richesse de la représentation des monstres et du monstrueux à travers différentes époques et d’essayer de saisir à quelle logique la signification obéit, du symbole à l’allégorie. Cette présentation a été réalisée en majeure partie à partir des ressources de www.louvre.edu Les monstres de la mythologie : une représentation symbolique Les représentations antiques Quelques figures On peut s’arrêter sur des figures clefs de la mythologie antique : monstres nés de l’imaginaire par hybridation. Sphinx Sirène Il s’agit là du dossier iconographique tel qu’il se présente sur louvre.edu. Chimères Gorgone Une exploitation inégale à travers les âges Des représentations antiques à l’exploitation moderne : la figure du centaure H. A.

superstitions. Héros Till l'Espiègle, Figure de Hibou, Thyl Ulenspiegel L’histoire de Till l’Espiègle, composée vraisemblablement en allemand ou en bas-allemand, ne tarda pas à être traduite en flamand, en français, en latin, en anglais, en danois, en polonais ; on n’a jamais cessé de la réimprimer depuis. Les éditions qui en ont été faites en différentes langues sont innombrables. Lappenberg, dans son D. Thomas Murners Ulenspiegel (1854), dont nous parlerons plus loin, en décrit plus de cent. L’aventurier allemand a occupé le ciseau et le burin des artistes ; plusieurs fois ses aventures ont été transportées sur la scène ; l’imagerie populaire a reproduit ses moindres faits et gestes ; son nom a passé dans notre langue et a formé les mots espiègle — employé par Ronsard — et espièglerie ; de nombreuses publications périodiques ont paru sous son enseigne ; enfin la Pologne, l’Allemagne et la Flandre se sont disputé l’honneur de l’avoir vu naître. Au premier, abord, il est assez difficile de saisir la raison de cette popularité. Et quel est cet aventurier ?

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