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La démocratie participative en butte à la grande échelle

La démocratie participative en butte à la grande échelle
Quartier Fátima, Cordoue ©H. Nez Dossier : Espaces publics urbains et concertation Si l’urbanisme est le principal thème mis en débat dans les dispositifs participatifs qui se multiplient depuis une quinzaine d’années en Europe (Bacqué et al. 2006 ; Sintomer, Herzberg et Röcke 2008), il y est rarement question des grandes transformations urbaines. La comparaison des pratiques participatives à Paris et à Cordoue met en évidence la relation entre niveaux de participation et échelles de projet urbain [1]. Dans la ville espagnole, où la conception de la participation est relativement avancée avec la mise en place d’un budget octroyant un pouvoir décisionnel aux citoyens, les projets urbains font l’objet de codécisions à l’échelle microlocale mais pas à l’échelle de la ville. Les projets à petite échelle : délégation du pouvoir ou simple consultation ? Les projets à grande échelle : concertation institutionnelle ou action collective ? Pour une démocratie participative à toutes les échelles

http://www.metropolitiques.eu/La-democratie-participative-en.html

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La participation dans l’habitat, une question qui ne date pas d’hier Pavillons construits pendant l’entre-deux-guerres par L’Habitation moderne, société coopérative d’HBM, à Neuilly-sur-Marne (93) © Claire Carriou Dossier : Effervescences de l’habitat alternatif En France, depuis la fin des années 1980, avec les dernières réalisations d’un ensemble d’expériences d’habitat participatif, l’engouement suscité par les expériences participatives dans le champ de l’habitat semblait être retombé. Qu’étaient devenues les idées nées autour de 1968 ? Les opérations naguère si commentées du Petit Séminaire de Marseille et de l’Alma-Gare à Roubaix, en passe de connaître une nouvelle réhabilitation, tendaient à être progressivement rangées dans le registre des curiosités de l’histoire de l’urbanisme français, tandis que le mouvement pour l’habitat groupé autogéré entamait une phase de déclin.

 Géographie et gouvernementalité : les nouveaux territoires de « l’Effet Foucault ». Arthur Vuattoux L’ouvrage dont il est question ici met en lumière l’intérêt croissant des géographes pour l’œuvre de Michel Foucault. L’apport décisif des travaux tardifs du philosophe, longtemps ignorés des géographes, nécessitait un travail d’exégèse, de conceptualisation et de prospective. C’est pourquoi l’ouvrage dirigé par Jeremy Crampton et Stuart Elden présente une grande diversité de contributions. En effet, en appui de quelques textes de Foucault reproduits et traduits parfois pour la première fois en anglais, des chapitres éclairants reviennent sur l’appropriation progressive des thématiques foucaldiennes par la géographie sociale. Les derniers chapitres de l’ouvrage, en guise de développement, illustrent cette appropriation par des exemples et offrent des perspectives de recherche pour un usage géographique des thématiques foucaldiennes.

Budget participatif à Paris: du plébiscite référendaire à la gymnastique autogestionnaire Il en aura fallu du temps pour introduire un peu de « démocratie participative » à Paris. Plus exactement treize ans après la prise du pouvoir municipal par la gauche dans la capitale. Mieux vaut tard que jamais, même si l’on est encore loin du compte puisqu’il s’agit d’une consultation plus que d’une véritable prise d’initiative par les habitants. Des associations avaient commencé à émettre des propositions mais la mairie a considéré qu’il était trop tôt (ou trop tard) pour cela et c’est donc quinze projets élaborés par l’administration municipale qui sont soumis aux habitants .

Carticipe : une nouvelle approche de l'urbanisme participatif L’arrivée du numérique a fait évoluer nos actes quotidiens autant que notre pratique professionnelle. Pour Repérage Urbain, notre bureau d’études en sociologie et urbanisme, elle a permis de lancer l’outil « Carticipe » qui nous amène aujourd’hui à repenser la façon dont nous exerçons notre profession. L’intention de départ Nous sommes quatre associés chez Repérage Urbain, tous issus des domaines des sciences humaines et de l’urbanisme. Une particularité du bureau d’étude est de travailler depuis de longues années avec des « carto-questionnaires » sur le terrain. Ces carto-questionnaires sont construits autour d’un fonds de carte autour duquel sont ajoutées des thématiques mises en débats et des questions comme pour un questionnaire d’enquête sociologique.

Expérimenter avec les habitants : vers une conception collective et progressive des espaces publics Dossier : Espaces publics urbains et concertation Crise économique, crise sociale, crise de la démocratie, crise énergétique, crise de l’éducation, crise du logement... Nous sommes aujourd’hui dans une situation de crise généralisée, globale. Si le retour de la gauche au pouvoir sur l’ensemble du territoire peut être porteur d’un changement, il n’en reste pas moins qu’une refonte structurelle de notre système politique s’impose. Changer la manière de penser et de concevoir notre environnement et notre cadre de vie est une première réponse pour que nos quartiers et nos villes retrouvent les conditions d’émergence d’une société plus juste et plus égalitaire.

Pierre Rosanvallon: pour une société des égaux - Essais Le Nouvel Observateur - «La Société des égaux» est le troisième volet, après «la Contre-Démocratie» et «la Légitimité démocratique», de votre réflexion philosophique et historique sur les mutations contemporaines de la démocratie. Quelle en est la logique? Pierre Rosanvallon - La démocratie se définit classiquement comme un type de régime politique. C'est sous cet angle que je l'avais appréhendée dans les deux volumes précédents. La démocratie locale en quartiers à Paris : une ségrégation territoriale ? 1La loi du 27 février 2002 dite de démocratie de proximité modifie de nombreux points dans la gestion des collectivités territoriales en France. Elle pose notamment l’institutionnalisation de quartiers de démocratie locale, donc une pérennisation dans l’espace d’une participation des habitants à l’action publique. La genèse, la production et l’usage de territoires de démocratie locale ont déjà été l’occasion d’analyses et de débats socio-politiques en Amérique du Nord, en Europe ou dans les pays du Sud (Bacqué, Rey & Sintomer, 2005 ; CRAPS-CURAPP, 1999 ; Guérard, 2004). Cependant cette loi institue de fait un nouveau territoire à découper et à gérer dont la généralisation est inédite en France. 2L’un des enjeux les plus importants, notamment dans le contexte parisien, est l’utilisation de critères sociaux dans le découpage d’une maille politique, où les usagers sont appelés à participer à la décision politique. 5La loi de Démocratie de proximité, d’initiative socialiste (D.

La programmation urbaine, entre projet politique et projet urbain Armature programmatique de la polarité sud : Grenoble, Échirolles, Eybens (cc) Attitudes urbaines Les années 1980 marquent, en France, le passage d’une politique d’aménagement centralisée à un urbanisme de projet. Au plan réglementaire, la loi de décentralisation de 1983 confère aux collectivités territoriales une autonomie en matière de planification stratégique. Dans le domaine opérationnel, ce sont surtout les lois sur la maîtrise d’ouvrage publique et la passation des marchés de maîtrise d’œuvre qui constituent le fer de lance des démarches de projet urbain [1]. Cette prise de responsabilité des maîtrises d’ouvrage dans la mise en œuvre des opérations d’urbanisme a entraîné une multiplication des métiers du conseil et de l’expertise urbaine, de la promotion immobilière, des ingénieries spécialisées (Zetlaoui-Léger 2009). Trente ans après, il en résulte une complexification du système des acteurs, mais aussi des attentes de la société civile, en matière d’urbanisme et d’aménagement.

La réforme du gouvernement local à Londres : association ou abandon des citoyens La coalition conservateurs/centre (Conservative/Lib-Dem) au pouvoir au Royaume-Uni depuis 2010 a mis en place une réforme du gouvernement local : le Localism Act. Promulguée en novembre 2011, la loi propose d’introduire d’avantage de « localism » dans la gestion des services municipaux [1]. Le localism, dans le discours politique britannique, désigne une idéologie politique qui encourage les habitants à participer à l’élaboration et à la mise en œuvre des politiques locales [2] et promeut une gestion des services collectifs à l’échelle du quartier. Le discours conservateur associe le localism au concept de Big Society, qui désigne les institutions non-étatiques composant la société civile et inclut les acteurs du secteur privé.

Démocratie participative et démocratie différentielle 1Depuis la fin des années 90, la participation est (re)devenue un objet important dans le domaine des études urbaines. Elle a donné lieu à des controverses autour de « promesses » de démocratisation de la vie politique locale, contribuant assurément à un regain d’intérêt pour la notion de démocratie locale (Lefebvre, Nonjon, 2003) et au développement de visions multiscalaires de la participation. Si le diagnostic de crise de la représentation est à peu près partagé dans la littérature francophone pour expliquer le renouveau des débats sur la participation, les manifestations de cette crise sont moins stabilisées (problèmes de gouvernabilité, exclusion des minorités, crise des partis, abstention électorale, perte de confiance dans les élus, développement des mouvements sociaux, etc.). 1 Les 10 et 11 décembre 2007, Bernard Jouve a organisé à Lyon un colloque international intitulé « L (...) 5Bernard Jouve a traité la question de la participation dans plusieurs de ses travaux.

#CapCom14 : AT9 – Comment mettre en place un budget participatif ? Le budget participatif est l’une des formes les plus avancées de démocratie participative. Une partie du budget d’investissement de la collectivité est discutée avec les habitants dans un processus de ... Le budget participatif est l’une des formes les plus avancées de démocratie participative. Une partie du budget d’investissement de la collectivité est discutée avec les habitants dans un processus de codécision. La démarche permet de renouer un dialogue avec les habitants, notamment dans les quartiers populaires, dont on valorise l’expertise d’usage. Elle permet également aux citoyens de mieux comprendre les contraintes et les choix budgétaires.

Villes Internet > Démocratie Une démocratie locale dynamisée La nature des réseaux numériques, le maillage qu’ils impliquent, leur horizontalité et les atouts propres à la numérisation des signes échangés font de cet outil une machine propre à transformer fondamentalement les modes de création, de production, d’organisation et de décision. Ces transformations profondes s’opèrent à tous les niveaux de la société dans la vie économique comme dans la vie sociale. Elles touchent les groupes et les individus. Dans une société où les modes d’échange et de partage sont en telle évolution nous pouvons accompagner et susciter la création des usages démocratisés de demain. Plus de participation à la vie publique, locale, régionale ou nationale implique outre une volonté politique fondamentale, une mise en action de l’ensemble des outils à la portée des populations : médias classiques, correspondance papier, etc.

Accompagner les projets d’habitat alternatif Hervé Saillet © Bertrand Huet Dossier : Effervescences de l’habitat alternatif On observe depuis quelques années la valorisation d’un échelon d’intervention peu présent dans la production traditionnelle de la ville : une place plus grande donnée à la médiation, à la fonction d’intermédiaire entre, d’un côté, les habitants et les usagers de la ville, et de l’autre, les prescripteurs et producteurs plus directs de la ville. Les projets d’habitat alternatif florissant aujourd’hui constituent l’un des domaines de la construction où se développent largement ces nouvelles professionnalités. Urbaniste et architecte de formation, Hervé Saillet a fait de la posture de facilitateur le cœur de ses activités professionnelles. Il a orienté son travail vers la participation et la création de structures collectives visant à la fois la sensibilisation des publics habitants et professionnels, et la transformation des cadres de vie urbains.

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