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« Voter ne sert à rien » : les abstentionnistes expliquent leur choix

« Voter ne sert à rien » : les abstentionnistes expliquent leur choix
Programmes non tenus, non-renouvellement des élus… des lecteurs ont expliqué au « Monde » pourquoi ils refusent désormais de se rendre à l’isoloir. Vous avez été nombreux, très nombreux, à répondre à notre appel sur les raisons qui vous ont poussé (es) à renoncer au vote lors du premier tour des régionales, dimanche 6 décembre, ou avant. Si, bien entendu, la masse de vos témoignages n’a pas de valeur statistique, elle donne le sentiment que cette absence d’expression dans les urnes a besoin d’être justifiée, revendiquée et, finalement, fortement exprimée. Sans doute faut-il en déduire que la vie politique française passionne bel et bien ceux qui choisissent de ne pas participer au choix de ses représentants. A chaque élection, la question revient – avant d’être le plus souvent éclipsée par les résultats des scrutins : pourquoi les électeurs s’abstiennent-ils en masse ? Lors du premier tour des élections régionales, le 6 décembre, 50,1 % des inscrits ne sont ainsi pas allés voter.

http://www.lemonde.fr/elections-regionales-2015/article/2015/12/11/voter-ne-sert-a-rien-les-abstentionnistes-expliquent-leur-choix_4829366_4640869.html

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Le programme d'un abstentionniste (Raoul Vaneigem) Texte publié dans Siné Hebdo n° 80 (17/3/2010) Pourquoi je ne vote pas L’année dernière, ma plus jeune fille, rentrant de l’école, m’a dit : «Je suis bien embêtée. On m’a expliqué que c'était un devoir pour tous de voter. Or, toi, tu ne votes pas. Explique-moi pourquoi !» Macron : technique d’un coup d’État - Vu du Droit L’arrivée au gouvernement le 26 août 2014, d’Emmanuel Macron, parfait inconnu, et tous les événements qui ont suivi montre qu’il est quand même un parfait veinard. Une furieuse et interminable campagne médiatique en sa faveur, des parrains timides puisqu’il refuse de les nommer, mais généreux qui lui permettent une campagne ruineuse. Les organes de contrôle de la régularité, de l’égalité et de la sincérité la campagne présidentielle brusquement atteints d’une forme grave de la maladie du sommeil. Un Président de la République qui laisse la place en faisant savoir qu’il se verrait bien présider l’UE. Et tous les copains de promo de l’ENA déjà à des postes judicieux, qui lui préparent le terrain. Et la justice pénale qui a adopté au tempo particulièrement bien ajusté qui lui ouvre un boulevard.

Les médias font-ils l’élection? On a longtemps cru que les médias étaient tout-puissants dans les campagnes électorales. Cela venait de croyances relatives à la propagande du début et de la moitié du XXe siècle. Quand les premières études «scientifiques» ont commencé à se développer sous l’impulsion de Paul Lazarsfeld et son équipe (1944), on s’est rendu compte que les médias n’avaient que des effets limités en termes d’influence directe sur le comportement électoral. Non, l’abstention ne favorise pas le Front national Antoine Peillon est journaliste. Il est l’auteur, entre autres, de Ces 600 milliards qui manquent à la France : enquête au cœur de l’évasion fiscale (Le Seuil, 2012), de Corruption (Le Seuil, 2014) et de Résistance ! (Le Seuil, 2016). Son nouveau livre, Voter, c’est abdiquer ! Ranimons la démocratie !

De nouvelles infos compromettantes sur Macron que la presse vous cache Il était déjà surprenant de constater le silence des médias assourdissant devant un scandale de détournement de fonds publics pour financer la campagne d’Emmanuel Macron. Et pourtant, ce n’est pas tout. En creusant davantage, de nouvelles affaires compromettantes et à peine dévoilées par la presse ressortent.

Les citoyens ont de bonnes raisons de ne pas voter L’abstention est trop souvent prise comme une régression individualiste, sans que l’on prenne la peine d’en considérer les causes. Plutôt que de rendre obligatoire le vote, il serait plus utile d’entendre les raisons de la défiance. Par Thomas Amadieu et Nicolas Framont La moitié des électeurs se sont abstenus lors du premier tour des élections départementales le 22 mars. Ce résultat donne encore une fois l’occasion à la classe politique de rappeler aux Français que voter est un devoir.

Et cette fois encore, le piège du vote utile ?, par Serge Halimi (Le Monde diplomatique, avril 2017) Nous entrons dans une ère politique où bien des phrases qui commencent par « Ce serait la première fois que... » semblent annoncer la réalisation d’une éventualité jusqu’alors inconcevable. En ce printemps 2017, l’élection présidentielle française marque ainsi la première fois que l’on ne s’interroge plus sur la présence du Front national (FN) au second tour : on pose l’hypothèse, encore très improbable, de sa victoire. La première fois que nul ne défend le bilan d’un quinquennat alors même que deux anciens ministres du président sortant, MM. Benoît Hamon (Parti socialiste, PS) et Emmanuel Macron (En marche !), participent au scrutin.

Présidentielle : comment Macron dépense l'argent qu'il n'a pas (encore) A l'heure de la transparence à marche forcée pour François Fillon, un autre candidat à l'élection présidentielle interpelle : Emmanuel Macron. L'ancien ministre de l'Economie se présente sous la bannière du mouvement En marche! qui, faute d'élus, ne bénéficie d'aucune subvention publique. Comment finance-t-il alors sa campagne ? Grâce à de généreux donateurs et un prêt encore en négociation.

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