
L’hôpital ne veut plus prendre son mal en patience Parce qu’ils veulent «sauvegarder la qualité des soins en France», les soignants se sont donné rendez-vous dans la rue, ce mardi, à l’appel des fédérations FO, CGT, SUD et CFTC de la fonction publique hospitalière, mais aussi d’une vingtaine d’organisations infirmières salariées, libérales ou étudiantes. Leur but : dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail, notamment dans les hôpitaux publics. «Etranglement budgétaire», manque de personnel, augmentation des cadences, travail «à la chaîne», management nocif et perte de sens : les griefs sont nombreux. Selon le ministère des Affaires sociales, le taux de mobilisation sur l’ensemble des personnels hospitaliers appelés à la grève était, ce mardi, de 8 % et de 12 % chez les infirmières. Ils étaient plus d’un millier d’infirmiers et d’aides-soignants devant la gare Montparnasse à Paris. Pour la fédération santé de la CGT, c’est la «logique d’austérité budgétaire» qui pèse sur l’avenir des hôpitaux. Amandine Cailhol
Amazon : les 14 secrets d'une machine à vendre et à gagner ! Le numéro 1 mondial du commerce par la valeur boursière semble insatiable. Derrière sa croissance record se cache un souci insoupçonné du détail. Fini les pertes à répétition ? Jeff Bezos vient en tout cas de réitérer l’exploit. La «two pizza team», ou innovation en petit cercle Chez Amazon, le processus d'innovation commence par la fin, le point où l'on veut arriver. Le Dash Button à la maison Est-ce le Saint-Graal des marques ? Le Dash Button ou le Dash Wand, des innovations déjà disponibles pour les clients américains. Le «1-Click Buying» pour un achat sans douleur C'est un pousse-au-crime redoutable. Le moteur de recommandations espion Aucune navigation n'est innocente sur Amazon. L'avis du client qui décuple les ventes Visionnaire. La communication a minima sur les prix Fidèle à sa stratégie de ne quasiment rien dépenser en pub, Amazon refuse les guerres de com à la Leclerc. La fidélisation par l'abonnement Le rangement aléatoire dans les entrepôts «Ici, tout est rangé n'importe comment !»
« Chez Amazon, les conditions de travail sont dignes du XIXe siècle » Auteur d'« En Amazonie, infiltré dans le meilleur des mondes », Jean-Baptiste Malet décrit le fonctionnement du géant du commerce en ligne. En Allemagne, les salariés de trois sites sont en grève. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Propos recueillis par Elvire Camus La plateforme de vente en ligne Amazon réalise 70 % de son chiffre d'affaires pendant la période des fêtes de fin d'année, selon le syndicat allemand Verdi. Pour faire face à l'explosion de commandes passées en un clic à l'approche de Noël, la multinationale recrute des centaines d'intérimaires pour renforcer ses équipes. L'année dernière, Jean-Baptiste Malet a fait partie des 1 200 salariés embauchés pour travailler au sein de l'entrepôt de Montélimar. Pourquoi avoir choisi Noël pour votre infiltration dans un entrepôt d'Amazon ? Jean-Baptiste Malet : Tout simplement parce que j'avais de grandes chances d'être recruté. A quel point la période de Noël est-elle importante pour Amazon ? Quel est l'objectif de votre livre ?
Des efforts pour améliorer les conditions de... Les distributeurs s'emparent du sujet des conditions de travail dans le drive. À commencer par Auchan qui vient de signer un accord sur la prévention des risques professionnels dans ce nouveau type de commerce avec la Carsat (Caisse d'assurance retraite et de la santé au travail) Nord-Picardie. Sont concernés 2 700 salariés et 83 drives Auchan. « Pour nous, commerçants d'hypermarchés, c'est un nouveau métier, explique Pascal Damien, patron du drive chez Auchan. L'éclosion du format a vu se développer un nouveau métier, celui de préparateur de commandes, « une activité potentiellement sinistrogène », selon Vincent Corlier, ingénieur-conseil à la Cramif (caisse régionale d'assurance-maladie d'Ile-de-France). Déplacement minimal Grâce aux systèmes d’information, nous mettons les produits à faible rotation dans les zones d’accès les moins confortables. Carrefour a également pris le sujet en main et établi un référentiel valable pour les 310 drives et 2 000 collaborateurs du groupe.
Confidentiel : Amazon Lockers débarque en France Après les Etats-Unis et le Royaume-Uni, Amazon a commencé à implanter ses consignes automatiques de retrait des commandes en ligne dans des centres commerciaux en France. Début juillet, le JDN révélait qu'Amazon était en train de contacter des gestionnaires de centres commerciaux en France pour leur proposer d’y installer ses consignes automatiques de retrait des commandes en ligne. C'est aujourd'hui une réalité. Contrairement aux Amazon Lockers américains, celui de So Ouest est (pour l'instant) d'une sobriété remarquable, n'affichant qu'un logo "a" au bas d'une face avant toute jaune. Ce Locker n'est d'ailleurs pas le seul de son espèce, puisque le JDN en a trouvé un second à Villeneuve d'Ascq, dans le centre commercial V2. Le géant américain de la vente en ligne a commencé fin 2011 à tester puis déployer ses consignes automatiques à Seattle, San Francisco, New York, Washington DC… et Londres, avant de les étendre à d’autres villes américaines et britanniques.
Une enquête illustre les méthodes managériales agressives d’Amazon Une longue enquête publiée par le « New York Times » ce week-end détaillant les méthodes managériales du géant de l’e-commerce a suscité des milliers de réactions. On connaissait les conditions de travail dans les entrepôts d’Amazon, dénoncées par les employés américains et européens qui préparent et envoient en un temps record les colis commandés par les clients de l’entreprise américaine. Dans une longue enquête publiée ce week-end, le New York Times affirme que les cols blancs ne sont pas épargnés par les méthodes managériales pour le moins particulières d’Amazon. Au cours du week-end et en début de semaine, les réactions à l’enquête qui compte plus de 4 000 commentaires en ligne ont été nombreuses. « Je ne reconnais pas cet Amazon » « Pendant mes 18 mois chez Amazon, je n’ai jamais travaillé un seul week-end sans le vouloir. « Je ne reconnais pas cet Amazon, et j’espère vraiment que vous non plus.
Le travail invisible des salariés des « drives » Délégué syndical central CGT Carrefour et délégué syndical CGT Carrefour Port-de-Bouc (13) « A Carrefour Port-de-Bouc, un drive a été ouvert. Ce sont les copains de travail qui se le tapent en plus de leur charge de travail habituelle. Ce n’est pas anodin car ça a été fait à embauche constante. Les organisations du travail et les cadences de travail sont perturbées et ça aboutit à ce que le patronat recherche : la productivité à tout va. » « Le système de notre drive est le suivant : les commandes sont passées par les clients sur Internet, croyant commander chez Carrefour Port-de-Bouc. Donc, l’entrepôt de Vitrolles nous livre deux fois par jour en camion réfrigéré. Il s’arrête au rayon auto, il cavale derrière le magasin, il contrôle la réception de marchandise, il la met dans une chambre froide ou dans le sec et il retourne au rayon auto. À l’extérieur il y a une sonnette et dès que le client sonne, le téléphone du copain sonne et il est à nouveau obligé de cavaler. »
Quels sont vraiment les projets de magasins d’Amazon ? Amazon ne prévoit pas de déployer 300 à 400 librairies physiques, mais d’autres types de boutiques qui réinventent l'expérience client. Le 2 février, le Wall Street Journal rapportait que selon les dires de Sandeep Mathrani, patron du gestionnaire de centres commerciaux General Growth Proporties, Amazon prévoyait de déployer 300 à 400 librairies physiques aux Etats-Unis. Après une première ouverture à Seattle, en novembre 2015, le secteur s'est bien sûr emballé, voyant déjà le géant de l'e-commerce rebâtir pour lui-même une activité qu'il avait contribué à détruire chez les autres (entre 2004 et 2015, le nombre de librairies dans le pays est tombé de 38 000 à 25 000). Sauf que depuis, Sandeep Mathrani a rétropédalé, expliquant que son annonce " ne reflétait pas les projets d'Amazon ". Techcrunch ajoute pour sa part qu'une source proche d'Amazon confirme qu'aucune chaîne de librairies n'est prévue le moins du monde.
Amazon à nouveau critiqué pour ses conditions de travail La firme américaine est cette fois accusée d'exploiter les travailleurs de l'un de ses entrepôts en Ecosse, obligés à dormir dans des tentes pour économiser de l'argent. Une précédente enquête évoquait le sort des livreurs, forcés, eux, de faire leurs besoins dans leurs camions pour tenir le rythme. C'est une campagne de publicité dont Amazon se serait bien passé en plein rush de Noël. Selon ces journaux, plusieurs tentes seraient implantées aux alentours du site d'Amazon. Une enquête du Sunday Times évoque pour sa part la pression subie par les salariés saisonniers de cet entrepôt, avec des sanctions lors d'arrêts maladie ou la possibilité de marcher 16 kilomètres par jour dans l'entrepôt sans trouver un point d'eau en état de marche. Amazon assure payer ses employés, saisonniers ou non, au-dessus du salaire horaire minimum britannique, qui est actuellement de 7,20 livres (8,6 euros environ) avec un salaire de 11 livres de l'heure (13 euros) pour chaque heure supplémentaire.
[Les conditions de travail chez Google] Ryanair affiche un bénéfice annuel en hausse de 66% par Conor Humphries DUBLIN (Reuters) - Ryanair a fait état mardi d'un bond de 66% de son bénéfice annuel à la faveur d'une hausse d'un trafic passagers près de trois fois supérieure à l'estimation initiale de la première compagnie aérienne européenne à bas coûts, qui a précisé anticiper une progression de 10% de son résultat cette année. Ces annonces font bondir le titre de la société irlandaise, qui avançait vers 09h05 GMT de 5,61% à 11,49 euros, s'approchant de ses records, inscrivant la plus forte hausse de l'indice Stoxx 600 et tirant vers le haut alors que l'indice regroupant les valeurs européennes liées au voyage et au transport aérien (+1,03%). Sur l'exercice 2014-2015, clos le 31 mars, Rynanair a ainsi dégagé un résultat après impôts de 867 millions d'euros. Le trafic passagers a augmenté de 11% à 90 millions -- niveau le plus élevé en Europe -- sur la période contre une hausse projetée à 4% en début d'exercice.