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Pourquoi les pauvres votent-ils contre leurs intérêts ?

Pourquoi les pauvres votent-ils contre leurs intérêts ?
« Si l’on aide les plus pauvres, alors c’est moi qui vais me retrouver tout en bas » : selon des chercheurs américains, la « peur de la dernière place » expliquerait l’opposition des citoyens modestes aux politiques de redistribution. Depuis au moins une décennie, la politique américaine se caractérise par un double paradoxe : bien que les inégalités et la pauvreté augmentent, la politique fiscale n’a jamais autant favorisé les plus riches. Et le Parti républicain, la force politique derrière ces réductions d’impôts, a bénéficié d’un soutien populaire considérable. Garder son statut d’« avant-dernier » Deux économistes ont récemment proposé une explication insolite à ce paradoxe (1). Les raisons que l’on avance habituellement pour expliquer cette tendance à voter contre son propre intérêt économique sont, selon Ilyana Kuziemko (Princeton) et Michael I. Pour prouver leur thèse, I. Sortir de la honte d’être dernier Ce modèle n’explique pas à lui seul, selon I. Michael C.Behrent

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JPMorgan réclame des régimes autoritaires en Europe Home » Nouvelles internationales » Amérique du Nord » Etats-Unis Par Stefan Steinberg 19 juin 2013 Dans un document publié à la fin du mois de mai, le géant des banques d’investissement américain JPMorgan Chase réclame l’abrogation des constitutions démocratiques bourgeoises établies après la Seconde Guerre mondiale dans une série de pays européens et la mise en place de régimes autoritaires. « Si les inégalités se creusent, c’est parce que tout le monde ou presque aspire à la sécurité des oligarques", entretien avec Patrick Savidan, président de l’Observatoire des inégalités 11 septembre 2015 - Huit Français sur dix souhaitent une société plus égalitaire, mais ils sont peu nombreux à y oeuvrer. Un paradoxe que le philosophe explique davantage par un sentiment de précarité sur fond de désengagement de l’Etat que par un individualisme forcené. Entretien extrait du quotidien Libération.

Ce que s’abstenir veut dire, par Céline Braconnier & Jean-Yves Dormagen (Le Monde diplomatique, mai 2014) En France, les dernières élections municipales, les 23 et 30 mars 2014, ont suscité un déluge de commentaires sur la montée de l’extrême droite. Certains sont allés jusqu’à y voir un quasi-plébiscite local en faveur du Front national (FN). Ce flot de déclarations, d’articles et de reportages télévisés contraste avec ce qui constitue la donnée majeure du scrutin, et plus généralement de tous les scrutins depuis trente ans : le taux record d’abstention, dont l’étude précise conduit à nuancer les analyses produites à chaud.

Je suis abstentionniste et tu viens m’insulter... Je suis abstentionniste et tu viens m’insulter, toi l’électeur, toi le votant, toi qui portes, scrutin après scrutin, des hommes et des femmes au pouvoir et qui n’auront de cesse de te décevoir. Qui te trahissent tout en te jurant que la prochaine fois ils feront mieux. Tu viens m’insulter, déverser sur moi ton aigreur suite à la défaite de ton camp, comme un soldat tenant son fusil face à un peloton de déserteurs.

Pervers « Vous êtes un déviant sexuel. Un pervers jusqu’au bout des ongles, complètement. » C’est avec ces mots que le psychologue américain Jesse Bering commence cet ouvrage. Le ton est donné ! J. Bering sait manier le verbe, son écrit est plaisant à lire, souvent drôle et surtout très provocateur. Mythologie du front républicain, par Joël Gombin (Le Monde diplomatique, mars 2015) Depuis quelques années, la vie politique française a beaucoup tourné autour de la question du front républicain. Le développement de ce concept est concomitant de la résurrection politique du Front national (FN), après sa traversée du désert, entre 2002 et 2010, durant laquelle la droite unie au sein de l’Union pour un mouvement populaire (UMP) a exercé une concurrence efficace. Il renaît à chaque succès électoral du FN. Fort confus, il renvoie à une mythologie plutôt qu’à un débat rationnel et factuel. Pour comprendre l’expression même de « front républicain », quelques rappels historiques sont nécessaires.

“L'abstention des classes populaires est tout à fait logique” D’après les sondages, les élections régionales des 6 et 13 décembre risquent de prouver une nouvelle fois que la démobilisation électorale est l’une des caractéristiques majeures de notre vie politique. Pourquoi en est-il ainsi ? Les sociologues Thomas Amadieu et Nicolas Framont, respectivement associés au GEMASS (laboratoire CNRS-Paris IV) et à l’université Paris-Sorbonne, nous répondent. Selon un sondage Ifop publié le 29 novembre dans le JDD, seulement 46 % des électeurs ont l’intention de voter aux élections des 6 et 13 décembre, soit autant qu’aux régionales de 2010, alors que certains attendaient un sursaut citoyen après les attentats. Même s’il faut prendre ce chiffre avec précaution, comment expliquez-vous cette montée durable de l’abstention ?

Réduire la pauvreté, une responsabilité collective La lutte contre la pauvreté nécessite d'aider les plus fragiles et de modifier les règles produisant de la précarité. Un investissement social profitable à toute la société. Le regard porté sur la pauvreté a évolué : d'une approche portant sur l'individu et distinguant les bons des méchants - le pauvre méritant et le mauvais pauvre -, on est passé progressivement à la considération des causes économiques et sociales de leur état. Le sort des indigents ne relève plus de la justice pénale (pendre ou enfermer), mais de la justice sociale. Cette transformation, qui devrait inspirer les politiques publiques et les attitudes individuelles, est cependant fragile. Car les conditions socio-économiques ont changé et certaines d'entre elles ont fragilisé de nombreuses personnes.

Le FN loin des mythes, dans l'isoloir, par Sylvain Crepon & Joël Gombin (Le Monde diplomatique, avril 2014) Beaucoup d’affirmations péremptoires sont avancées dès que l’on parle du Front national. Il est nécessaire de les déconstruire. Un vote bourgeois et conservateur ? Les récentes mobilisations contre le mariage pour tous auxquelles se sont joints plusieurs cadres du FN ont semblé renforcer l’idée d’un électorat frontiste issue de la bourgeoisie conservatrice et catholique. Si cela a pu être le cas jusqu’au début des années 1990, depuis, toutes les enquêtes montrent qu’il n’en est rien.

Démocratie : ferme ta gueule et vote De quelle démocratie parle-t-on quand on a le droit de voter mais plus celui de manifester ? Vote mais ferme ta gueule. Ferme ta gueule et vote pour nous car nous sommes le seul rempart à l’extrême-droite. Ah bon ? Demander la fermeture des frontières, interdire les manifestations, enlever le judiciaire et donner les pleins pouvoir à la police, parler de déchéance de la nationalité, vouloir changer la constitution, encourager la délation, assigner à résidence ses opposantEs politiques, penser à la création d’un Guantanamo français, faire des perquisitions arbitraires et violentes chez des musulmanEs, voter des lois de surveillance généralisée, c’est ça le rempart à l’extrême-droite dont vous parlez ? Parce que de près comme de loin, ça ressemble plutôt à une dérive autoritaire.

Ouvrages - Les publications récentes - Les publications Réjane Sénac, Mai 2015 Sciences Po les Presses Que disent les usages contemporains de la parité et de la diversité, ainsi que les controverses sur la prétendue théorie du genre, du principe d’égalité à la française ? Les trois visages du vote FN, par Joël Gombin (Le Monde diplomatique, décembre 2015) Une victoire du Front national (FN) aux élections régionales de décembre 2015 dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie et en Provence-Alpes-Côte d’Azur illustrerait la géographie électorale du parti d’extrême droite. Celle-ci n’a guère évolué depuis les élections européennes de 1984, auxquelles le FN obtint environ 10 % des voix : elle oppose un arc oriental allant du Nord aux Pyrénées-Orientales à une moitié occidentale bien plus rétive. Pourtant, le lieu commun d’un FN du Nord, social et populaire, qui séduirait les ouvriers, opposé à un FN du Sud, identitaire et économiquement libéral, davantage tourné vers les retraités, a fait florès ces dernières années (1). Cette opposition est loin d’être pertinente. La carte électorale du FN ne correspond à aucune forme d’héritage historique.

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