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L'inavouable projet d'un pseudo-Kurdistan, par Thierry Meyssan

L'inavouable projet d'un pseudo-Kurdistan, par Thierry Meyssan
L’intervention militaire de la France, d’Israël et du Royaume-uni en Syrie est-elle légale ? Pour lancer leur nouvelle guerre en Irak et en Syrie, la France ; Israël et le Royaume-uni ont fait adopter par le Conseil de sécurité, le 20 novembre, la résolution 2249 [1]. Pour le représentant français à l’Onu, qui est à l’origine du texte, elle autorise l’action collective en vertu de l’article 51 de la Charte des Nations unies, c’est-à-dire de la « légitime défense ». Pour le Premier ministre britannique, David Cameron, elle soutient « toute action contre cette secte meurtrière et diabolique à la fois en Syrie et en Irak » [2]. Or, selon les experts du Service de recherche de la librairie de la Chambre des communes, il n’en est rien. Pour les besoins de la cause, l’Irak a donc adressé une lettre au Secrétaire général et au Conseil de sécurité affirmant être attaqué par Daesh depuis le territoire syrien, alors même que l’Émirat islamique a été fondé en Irak. Le plan Juppé Related:  La 3° guerre mondiale

Les USA demandent à la coalition d'utiliser des commandos contre Daech International URL courte Les Etats-Unis ont demandé à leurs partenaires de la coalition d'utiliser des forces spéciales contre le groupe terroriste Etat islamique (EI), a déclaré mercredi le chef du Pentagone Ashton Carter. "J'ai demandé à nos partenaires d'utiliser notamment des forces spéciales, des avions d'attaque et de reconnaissance, des armes et des munitions", a indiqué M.Carter devant la commission des forces armées du Sénat. "Nous devons tous en faire plus, surtout les pays arabes sunnites du Golfe", a-t-il ajouté. "La semaine dernière, j'ai personnellement joint mes collègues d'une quarantaine de pays pour leur demander de contribuer, et dans de nombreux cas, pour améliorer le combat contre le groupe Etat islamique", a-t-il dit. Selon M.Carter, les Etats-Unis sont prêts à engager des hélicoptères d'attaque contre l'EI dans la bataille pour reprendre Ramadi en Irak, si Bagdad en fait la demande.

Hors de question : Erdogan n’envisage pas de retirer son armée d’Irak Le retrait de troupes turques d’Irak n’est pas à l’ordre du jour pour le président Recep Tayyip Erdogan qui a promis de coopérer à ce sujet avec la coalition anti-Daesh menée par Washington. «Nos militaires ont été envoyés en Irak en tant qu'instructeurs, leur mission consiste à entraîner», a expliqué le président turc lors d’une conférence de presse dans la capitale Ankara. «Il est hors de question que la Turquie retire ses troupes de l'Irak». Recep Tayyip Erdogan n’a fait aucune mention concernant la tenue de négociations possibles avec les autorités irakiennes visant à résoudre la controverse. Selon M.Erdogan, une réunion trilatérale entre la Turquie, les leaders du gouvernement régional du Kurdistan et les responsables des Etats-Unis aura lieu le 21 décembre et sera consacrée à la situation en Irak. La semaine dernière, la Turquie a déployé près de 150 troupes et 25 chars à la base irakienne dans la province irakienne de Ninive sans même demandé de la permission du pays.

La Turquie refuse de bloquer sa frontière avec la Syrie Contre l’avis de Washington, Ankara a refusé de fermer une partie de sa frontière avec la Syrie, d’où s’écoulent les combattants voulant se rendre en Syrie et la contrebande de pétrole syrien par Daesh, a indiqué jeudi le journal Hurriyet. Pour savoir pourquoi la Turquie a refusé cette proposition, les responsables turcs ont cité au journal Hurriyet deux raisons. Premièrement parce qu’ils estiment que l’application de cette mesure serait irréelle et deuxièmement car l’autre côté pourrait juger cette position de «hostile» et intensifierait la présence de forces armées à cette même frontière. La proposition de déployer un contingent militaire sur 98 kilomètres le long de la frontière turco-syrienne a été discutée lors de la rencontre entre les responsables turcs et américains. Pour atteindre un résultat de 100%, il est nécessaire de créer un système intégré du contrôle des frontières, qui coûtera à la Turquie une importante somme d’argent.

Syrie : sang contre pétrole, l’ultime guerre du Pipelinestan Non, la Syrie n’ est pas connue pour avoir beaucoup de pétrole elle-même, mais elle est en travers du chemin du gaz du Moyen-Orient vers l’UE Par Pepe Escobar – Le 8 décembre 2015 – Source Russia Insider La guerre en Syrie est une guerre pour l’énergie. Tout a commencé en 2009, lorsque le Qatar a proposé à Damas la construction d’un pipeline à partir de ses gisements de pétrole du Nord – contigus au champ de South Pars, qui appartient à l’Iran – traversant l’Arabie saoudite, la Jordanie et la Syrie jusqu’en Turquie, pour desservir l’UE. Damas, à la place, a choisi en 2010 de privilégier un projet concurrent, Iran-Irak-Syrie, aussi surnommé le gazoduc islamique, d’un coût de $10 Mds . Jusque-là, la Syrie avait été géostratégiquement ignorée, pour ne pas avoir autant de pétrole et de gaz que le club des pétrodollars, les pays du Golfe (GCC). L’Iran pour sa part est une puissance pétrolière et gazière établie. L’obsession de Washington «Assad doit partir» est une hydre à plusieurs têtes.

Le Pentagone envisage le déploiement d’une chaîne de plateformes anti-Daesh à travers le monde Le Pentagone souhaite que la Maison Blanche approuve la mise en place d’une série de nouvelles bases militaires à travers l’Afrique, l’Asie du Sud et le Moyen-Orient qui serviront de plaques tournantes pour les missions anti-terroristes. Le New York Times rapporte que des responsables militaires du département de la Défense américain veulent créer un réseau de bases pour servir «aux forces d’opérations spéciales et aux agents de renseignement qui vont mener des missions antiterroristes» contre des groupes tels que Daesh. Ce qui assurera une présence militaire durable des Etats-Unis dans plusieurs régions d’outre-mer. Le but, selon la publication, est de restreindre l’expansion de Daesh et de ses groupes affiliés dans le monde, à l’extérieur de la Syrie et de l’Irak. Selon des sources du NYT dans l’administration Obama, la proposition prévoyant la nouvelle stratégie pour combattre Daesh a été présentée par le général américain Martin E.

100 000 militaires arabes et américains seraient en Irak et en Syrie pour lutter contre Daesh ? 100 000 militaires étrangers, 90 000 venant de pays arabes et du Golfe, pourraient être envoyés en Irak pour lutter contre les terroristes, rapporte l’agence irakienne IPA. Cette décision aurait été prise après la visite de John McCain à Bagdad. «On a dit à l’Irak que la décision américaine avait été prise et n’était pas négociable», a posté la chef du bloc parlementaire irakien Irada, Hanan Al Fatlawi, rapporte l’agence de presse irakienne IPA. 90 000 soldats saoudiens, émiratis, qataris et jordaniens, ainsi que 10 000 militaires américains pourraient être déployés dans les régions occidentales de l’Irak pour assurer le soutien logistique dans la lutte contre Daesh, a précisé la parlementaire qui affirme tenir ces informations de source sûre. Même si, selon la parlementaire irakienne, Haïder al-Abadi, a exprimé sa perplexité après les déclarations de John McCain. En savoir plus : Forces US : on a besoin de forces au sol pour «occuper et gouverner» les territoires syriens

La vérité sur le wahhabisme : des Saoud à Daech Récemment les médias occidentaux ont opéré un tournant radical à propos du wahhabisme. Ils en parlent ouvertement, alors que jusqu’ici ils faisaient silence sur cette doctrine. Cela signifie que les USA s’apprêtent à lâcher l’Arabie Saoudite et le Qatar. Abdel Aziz ibn Saoud, le roi d’Arabie Saoudite, en compagnie du président des USA, Roosevelt, à bord du Quincy, en février 1945, lors du pacte de Quincy – DR. Le présent texte est une clarification s’appuyant sur de solides et incontestables documents et faits historiques ; loin du storytelling saoudien. Tout ceci je l’ai exposé dans mon ouvrage Occident et Islam – Sources et genèse messianiques du sionisme, en replaçant dans une perspective historique, eschatologique et géopolitique, le rôle du wahhabisme et du réformisme islamique, dont l’origine est, comme je l’ai expliqué, messianique. C’est précisément ce qu’a fait Ibn Abd al-Wahhab. Mohamed Ibn Abd al-Wahhab excommunié par les savants « Eh ! « Hé ! Youssef Hindi | 9 décembre 2015

Les avions de combat turcs visent les positions kurdes en Irak Ankara poursuit son opération militaire contre les forces kurdes au nord de l'Irak, alors que se durcit son conflit avec Bagdad, lié au déploiement de troupes additionnelles turques près de la ville de Mossoul occupée par les terroristes de Daesh. Dix avions de combat F-16 ont bombardé des positions kurdes dans les régions de Kandil, Hakurk, Zap et Avasin-Baysan au nord de l'Irak entre 22h et 22h50 (heure locale) le 9 décembre, a annoncé le commandement général turc dans un communiqué. Il a aussi été précisé que «les cibles avaient été détruites dans le cadre de la campagne aérienne». La semaine dernière, les tensions entre Ankara et Bagdad se sont aggravées après la décision du gouvernement d’Erdogan d’envoyer plus d’une centaine de soldats équipés de chars et de pièces d'artillerie en Irak, sans demande préalable ou autorisation des pouvoirs fédéraux irakiens. Hier, le Parlement irakien a approuvé à l’unanimité une déclaration condamnant l’incursion turque.

La Russie va livrer des armes à l’opposition syrienne Vendredi 11 décembre, Vladimir Poutine a déclaré que la Russie soutiendrait non plus seulement les forces gouvernementales syriennes, mais aussi l’Armée syrienne libre, qui lutte pour le renversement du régime de Bachar el-Assad. Cette dernière recevra de Moscou des armes et des munitions pour combattre l’État islamique. Vladimir Poutine lors d’une réunion collégiale du ministère de la défense, le 11 décembre. Crédits : kremlin.ru Vladimir Poutine a expliqué que la Russie soutiendrait les insurgés depuis les airs et leur fournirait des munitions, des armes et de l’approvisionnement matériel. Selon le président, l’armée russe contribuera ainsi à « unir les forces » des armées insurgées et des troupes gouvernementales. « Je tiens à souligner que notre aviation travaille à réunir les forces des troupes gouvernementales et de l’Armée syrienne libre. Début novembre, l’état-major russe a annoncé que les opposants syriens avaient fourni à la Russie les coordonnées de sites de l’État islamique.

Jean-Yves Moisseron : «La France a une responsabilité dans l'implantation de Daesh en Libye» Alors que Manuel Valls a déclaré qu’il faudrait combattre Daesh «demain sans doute en Libye», le spécialiste des acteurs religieux du monde arabe rappelle que la France a «ouvert une Boite de Pandore» en intervenant militairement en 2011. Il y a quatre ans, la France avait été au premier plan d’une intervention militaire en Libye qui s’était soldée par la chute du gouvernement de Mouammar Kadhafi. Aujourd’hui, ce pays est en passe de redevenir une priorité pour le gouvernement français, à en juger par les récentes déclarations de Manuel Valls, qui a estimé sur la radio France Inter que «nous avons un ennemi, Daesh (…) que nous devons combattre et écraser, en Syrie, en Irak, et demain sans doute en Libye». Début décembre, sur les ondes d’Europe 1, le Premier ministre avait déjà prévenu que la Libye serait «incontestablement le grand dossier des mois qui viennent». Lire aussi : Vitali Tchourkine dans une interview exclusive à RT : l’Occident a instauré le chaos en Libye

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