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Alain Bertho - "La répression, ce sont les pompiers, mais il faut trouver la source de l’incendie"

Alain Bertho - "La répression, ce sont les pompiers, mais il faut trouver la source de l’incendie"
Basta ! : Le profil de ces jeunes Européens qui se radicalisent, qui partent en Syrie rejoindre le « califat » de l’État islamique ou aspirent à le faire, et qui sont prêts à mourir en « martyrs », continue de susciter soit l’incompréhension totale, soit la simplification extrême, et en tout cas un sentiment d’impuissance. Comment, de votre côté, les analysez-vous ? Alain Bertho [1] : Même si les chiffres varient d’une estimation à l’autre, on peut affirmer que la France est le pays européen qui a le plus gros contingent sur place. Je rappelle que les volontaires étrangers de Daech viennent de 82 pays dans le monde. Mais notre pays entretient un rapport particulier avec l’épicentre géopolitique du chaos. Il n’y a pas de profil type pour ceux qui partent en Syrie, hormis leur jeunesse. La réussite d’une telle offre politique, celle de l’État islamique, tient au fait que, pour des gens déstabilisés, elle donne du sens au monde et à la vie qu’ils peuvent y mener. Les deux. Photo : DR

http://www.bastamag.net/Il-faut-etre-clair-un-monde-a-pris-fin-il-n-y-aura-pas-de-retour-en-arriere

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Le Monde - L’inquiétante expansion du salafisme en France - nov 2015 LE MONDE | • Mis à jour le | Par Cécile Chambraud C’est devenu presque un automatisme : après chaque attentat, le gouvernement pointe du doigt la frange salafiste de l’islam. « Oui, nous avons un ennemi, et il faut le nommer : c’est l’islamisme radical. Et un des éléments de l’islamisme radical, c’est le salafisme », a lancé Manuel Valls lors de la séance de questions à l’Assemblée nationale, mercredi 18 novembre. Le salafisme est « souvent l’antichambre de la radicalisation, et la radicalisation, elle peut conduire au terrorisme », affirmait le premier ministre en juin, après la décapitation d’Hervé Cornara par Yassin Salhi à Saint-Quentin-Fallavier, en Isère. L’expansion en France du courant salafiste, qui plonge ses racines en Arabie saoudite, se fait sentir depuis la fin des années 1990.

Syrie : “Nous sommes les concierges de la lâcheté. Nous n'accueillons personne.” Nous savions tous que le régime du Baas syrien était un régime toxique, d’assassins et de tortionnaires : nous l’avons toléré. Nous avons fait plus encore : nous l’avons renforcé. Bachar al-Assad était invité à la tribune présidentielle du défilé du 14 Juillet, à Paris, à quelques mètres de Nicolas Sarkozy, qui lui a chaleureusement serré la main, deux ans avant le début des manifestations à Deraa. Nous savions tous que le régime Assad était prêt à massacrer sans hésitation sa population civile et celle de ses voisins : les événements connus sous le nom de «massacres de Hama», en 1982 (mais qui, en fait, s’étendirent aussi à de nombreuses villes syriennes), ou les exactions syriennes au Liban l’ont suffisamment montré.

Rio 2016: Kyle Chalmers, sprinteur pressé LE MONDE | | Par Henri Seckel (Rio de Janeiro, envoyé spécial) Il était prévu qu’un Australien atterrisse sur la plus haute marche du podium, mais on pensait que ce serait l’autre. Cameron McEvoy avait nagé cette saison le 100 m le plus rapide de l’histoire en maillot traditionnel (47’’04), proche du record du monde réussi en combinaison (46’’91). Et c’est Kyle Chalmers qui a gagné.

Censure de la taxe Google : sale coup pour la lutte contre l'optimisation fiscale On a dû sabler le champagne, jeudi soir, dans l’élégant hôtel particulier parisien qui abrite le siège social de Google France. Le Conseil constitutionnel, en annulant la taxe baptisée du cador des moteurs de recherche et taillée sur mesure pour lutter contre le nomadisme fiscal des géants de l’Internet, laisse un boulevard aux montages fiscaux astucieux de ces entreprises. Le Conseil a estimé que l’administration fiscale «ne peut avoir le pouvoir de choisir les contribuables qui entrent ou non dans le champ d’application de l’impôt sur les sociétés». A lire aussi La taxe Google votée à l’Assemblée

La démocratie face aux prêcheurs de haine  L'expulsion d'imams radicaux n'a pas attendu les massacres du 13 novembre. 40 prêcheurs de haine ont été expulsés depuis l'arrivée de la gauche, en 2012, Place Beauvau. Contre 15 sous Nicolas Sarkozy. Ce mouvement s'accélère. En quelques jours, le ministère de l'intérieur a procédé à 107 interpellations, prononcés 164 assignations à résidence et procédé à 793 perquisitions. C'est considérables. Certaines ont permis de saisir des armes de guerre. 174 armes ont été saisies, dont 18 de guerre.

Attentats à Bruxelles: Solidarité avec les victimes, vigilance démocratique « La LCR-SAP dénonce avec la plus grande énergie les lâches attentats terroristes perpétrés ce 22 mars à Bruxelles. Aucune motivation politique ou religieuse ne peut servir de prétexte à ces crimes ignobles. La LCR-SAP exprime son soutien et sa solidarité émue avec toutes les victimes innocentes de cette violence aveugle. La LCR-SAP appelle aussi à la plus grande vigilance démocratique face à la nouvelle poussée sécuritaire, guerrière, raciste et islamophobe que ces terribles évènements risquent de susciter en Belgique et au-delà dans la classe politique et les grands médias.

Un prince saoudien arrêté avec deux tonnes de captagon à Beyrouth La plus importante saisie de drogue à l'aéroport international de Beyrouth implique un prince saoudien. Deux tonnes. C'est le poids des pilules de captagon saisies à l'aéroport de Beyrouth lundi 26 octobre. Le prince saoudien Abdel Mohsen Ibn Walid Ibn Abdelaziz et quatre autres personnes comptaient se rendre à Riyad en jet privé, raconte le quotidien libanais francophone L'Orient-Le Jour. Les pilules et de la cocaïne étaient réparties dans trente-deux paquets et huit valises. D'après l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), il s'agit de «la plus importante saisie à l'aéroport international de Beyrouth».

La résistance wallonne au CETA, bluff ou brèche ?, par Raoul Marc Jennar (Le Monde diplomatique, janvier 2017) Négocié dans le plus grand secret depuis 2009, l’Accord économique et commercial global (AECG, en anglais CETA) entre l’Union européenne et le Canada devait être signé le 27 octobre 2016. Mais, treize jours avant la cérémonie, le Parlement de Wallonie, dominé par le Parti socialiste, a refusé de donner délégation au gouvernement belge pour conclure ce traité. Ce coup de tonnerre a offert aux dirigeants européens l’occasion d’une nouvelle démonstration de leur mépris des populations. M. Paul Magnette, le ministre-président wallon, se retrouve subitement dans la situation du premier ministre grec Alexis Tsipras à l’été 2015, et de tous ceux qui osent ne pas se soumettre : il essuie le feu de la Commission européenne.

Kamel Daoud, une plume contre l’obscurantisme L’écrivain algérien, lauréat du Goncourt du premier roman 2015, prend fait et cause pour les femmes musulmanes. Il sera présent au Monde Festival le samedi 26 septembre, à l’Opéra Bastille. Son verbe est clair, lumineux. L’écrivain algérien Kamel Daoud, 45 ans, possède cette lucidité, ce goût violent de la justice, ce même esprit de radicalité conjugué au devoir de nuance qui caractérisaient son modèle, Albert Camus, auquel il ressemble à plusieurs titres. Comme le gamin de Belcourt, futur Prix Nobel de littérature, Kamel Daoud, fils de gendarme, est né dans une famille où personne ne savait lire. C’est seul qu’il a appris la langue française, le seul parmi ses six frères et sœurs à avoir suivi des études supérieures.

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