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Climat d’insécurité

Climat d’insécurité
LE MONDE | • Mis à jour le | Par Stéphane Foucart C’était bien évidemment la question piège. Samedi 14 novembre, sur la chaîne de télévision CBS, l’animateur du débat entre les prétendants à l’investiture démocrate pour l’élection présidentielle américaine a demandé à Bernie Sanders s’il pensait toujours que le changement climatique était « la menace la plus importante pour la sécurité des Etats-Unis », comme il l’avait déclaré quelques semaines auparavant. La question est presque rhétorique. La veille, Paris était ensanglantée par des attaques terroristes d’une brutalité inédite en France. L’« urgence climatique » semble reléguée, depuis, à une question vaguement subsidiaire. Bernie Sanders a pourtant répondu qu’il maintenait « absolument » son opinion. « En fait, le changement climatique est directement lié à l’augmentation de la menace terroriste (…), a-t-il expliqué. Tirer un lien entre sécurité et changement climatique en fait sourire certains. « Multiplicateur de menaces »

http://www.lemonde.fr/cop21/article/2015/11/23/climat-d-insecurite_4815296_4527432.html

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Les terreaux du jihadisme européen Le terrorisme islamiste menace graduellement la France depuis deux décennies. Il se nourrit d'un petit nombre d'ingrédients. Vingt ans se sont écoulés entre la bombe déposée à la station Saint-Michel/Notre-Dame sur la ligne B du RER parisien, le 25 juillet 1995, et les attentats de Paris le 13 novembre 2015. Vingt ans où les horizons – algériens, irakiens, bosniaques, syriens… – se sont déplacés, et où les acteurs terroristes – groupuscules jihadistes, loups solitaires ou commandos organisés – ont changé. Les démons sont éternels Fidèle à l’esprit du 11 janvier, fait d’ouverture et de lucidité, le ministre de l’Intérieur l’a clairement rappelé alors que quelques voix audacieuses s’interrogeaient sur l’efficacité de nos services, au lendemain des attentats du 13 novembre : il n’y a pas eu de faille dans le dispositif (en fait, il n’y en a jamais). Et, se justifiant avec l’agilité intellectuelle qui nous le rend si sympathique, le même a rappelé le nombre de policiers et de gendarmes mobilisés sur le territoire national depuis plusieurs mois. Manifestement, le brave homme semble confondre les moyens et leur emploi et n’entend pas voir le bilan de l’organisation dont il a la charge remis en cause par les faits.

Le Brésil a connu la pire catastrophe naturelle de son histoire Un fleuve où toute vie a disparu. Des centaines de milliers de personnes sans accès à l'eau potable. Des terres polluées pour de longues années. Pour que la COP 21 ne passe pas à côté de l'État d'urgence climatique I. L’écart entre 2 °C et 3 °C s’appelle un crime climatique ! Analyse des Contributions nationales volontaires (INDC) À la veille de la COP 21, 170 pays ont remis à l’ONU leurs contributions nationales volontaires (INDCs). Si le chiffre peut impressionner – il illustre le fait que tous les États importants consentent à être actifs – le contenu de ces contributions n’est pas à la hauteur des enjeux. Comme le montrent de nombreuses études, y compris l’évaluation réalisée par l’ONU, ces contributions nationales volontaires conduisent à un réchauffement climatique supérieur à 3 °C d’ici la fin du siècle ; soit bien plus que le mandat que les États se sont eux-mêmes donnés pour Paris, à savoir ne pas dépasser les 2 °C maximum.

Le tout-sécuritaire ne suffira pas C’est une évidence : le terrorisme se nourrit de la poudrière inégalitaire moyen-orientale, que nous avons largement contribuée à créer. Daech, « Etat islamique en Irak et au Levant », est directement issu de la décomposition du régime irakien, et plus généralement de l’effondrement du système de frontières établi dans la région en 1920. Après l’annexion du Koweït par l’Irak, en 1990-1991, les puissances coalisées avaient envoyé leurs troupes pour restituer le pétrole aux émirs – et aux compagnies occidentales. On inaugura au passage un nouveau cycle de guerres technologiques et asymétriques – quelques centaines de morts dans la coalition pour « libérer » le Koweït, contre plusieurs dizaines de milliers côté irakien.

Bombarder et espérer 26 novembre 2015 Je faisais partie de ceux qui estimaient que l’engagement de la France contre l’Etat islamique en septembre 2014 n’était non seulement pas nécessaire mais qu’il était même dangereux. L’EI existait sous ce nom depuis 2006 avec comme matrice l’organisation d’Abou Moussab al-Zarquaoui créée en 2003 après l’invasion de l’Irak par les Américains et leurs alliés. Carte. En 2040, une planète dangereusement aride L’auteur. Cette carte a été réalisée par notre cartographe, Thierry Gauthé, en collaboration avec notre journaliste Carole Lembezat. D’ici à vingt-cinq ans, la question de l’eau risque de devenir un problème majeur pour la planète. Particulièrement au Moyen-Orient, en Asie, en Afrique du Nord, mais aussi aux Etats-Unis, dans le sud de l’Europe, en Australie… Trente-trois pays, dont la moitié au Moyen-Orient, devraient connaître un stress hydrique extrême avant 2040.

« Les multinationales ont empêché les COP de résoudre le problème du climat » L’écologiste, auteure et féministe indienne Vandana Shiva est en visite à Paris afin de signer le Pacte pour la Terre avec l’association Solidarité. Reporterre l’a rencontrée. Reporterre – Quels impacts ont les modèles agro-industriels sur l’environnement en général, et sur le climat en particulier ? Vandana Shiva – Plusieurs études ont démontré qu’une part importante des gaz à effet de serre proviennent d’un système d’agriculture mondialisé et industriel. L’agriculture industrielle intensive utilise des engrais issus de combustibles fossiles.

Urgence : ralentir Depuis près de deux semaines, que fait-on ? On agit. C'est à dire

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