background preloader

Pour une société de décroissance, par Serge Latouche

Pour une société de décroissance, par Serge Latouche
« Car ce sera une satisfaction parfaitement positive que de manger des aliments sains, d’avoir moins de bruit, d’être dans un environnement équilibré, de ne plus subir de contraintes de circulation, etc. » Jacques Ellul (1) Le 14 février 2002, à Silver Spring, devant les responsables américains de la météorologie, M. George W. Bush déclarait : « Parce qu’elle est la clef du progrès environnemental, parce qu’elle fournit les ressources permettant d’investir dans les technologies propres, la croissance est la solution, non le problème. (2) » Dans le fond, cette position est largement partagée par la gauche, y compris par de nombreux altermondialistes qui considèrent que la croissance est aussi la solution du problème social en créant des emplois et en favorisant une répartition plus équitable. Après quelques décennies de gaspillage frénétique, il semble que nous soyons entrés dans la zone des tempêtes au propre et au figuré... Entendons-nous bien. Vaste et utopique programme, dira-t-on ? Related:  E3.1 - La croissance est-elle compatible avec l'environnement ?

«La décroissance, ce n'est pas l'austérité» Les réactions inquiètes à la croissance zéro mesurée par l'Insee pour 2012 le montrent : l'augmentation du PIB, censée entraîner l'emploi et les salaires, reste l'objectif indépassable des politiques économiques. Dans un tel contexte, les partisans de la «décroissance», qui contestent l'idée d'une augmentation infinie de la production, ont bien du mal à se faire entendre. Directeur du bimestriel La vie est à nous/Le sarkophage, auteur(1), Paul Ariès reconnaît le marasme actuel des milieux décroissants, et appelle à l'expérimentation concrète de solutions alternatives. Le retour de la croissance fait figure de principal horizon politico-économique. La crise n'a donc rien changé à cet égard ? Une crise est rarement profitable à l’imagination collective. Les partisans de la décroissance ont-ils une responsabilité dans ce reflux ? Il faut reconnaître que oui, pour avoir laissé confondre décroissance et récession, serrage de ceinture. L’emploi ne dépend-il pas d’une croissance soutenue ?

Environnement: un désintéressement en hausse Près d'un quart des Français se désintéressent des problématiques liées à l'environnement, un chiffre en nette hausse sur un an, indique une étude rendue publique aujourd'hui six mois avant la conférence sur le climat de Paris en décembre. Ils sont 23,7% à être désengagés face aux problématiques écologiques contre 15% l'année précédente, selon cette étude menée par la société de services en développement durable GreenFlex, en partenariat avec l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). Seules un cinquième des personnes interrogées (19,6%) sont "très soucieuses des problèmes liés à l'environnement", selon cette étude. Presqu'autant (19,3%) pensent qu'"agir pour l'environnement n'en vaut la peine que si cela leur fait gagner de l'argent". Elles étaient 14,4% dans l'étude de 2014. Les "rétractés", c'est-à-dire les personnes désengagées, sont pour la plupart (64%) des hommes et sont "surreprésentés chez les chômeurs et les populations modestes".

John Thackara welcome To do things differently, we need to see things differently. That’s what Doors of Perception is about. The author of this blog, and the founder of Doors of Perception, is John Thackara. He does live and online talks , and produces events, for cities, institutions and organisations around the world. The outcomes of each collaboration are, typically: a shared perception of new opportunities; a good idea of how to exploit them; and new connections between people to make those actions happen. Above right: John’s one page speaker flyer and formal cv. Profile (Photograph: Uros Abram) For thirty years John Thackara has traveled the world in his search of stories about the practical steps taken by communities to realize a sustainable future. John is the author of a widely-read blog at designobserver.com and of the best-selling In the Bubble: Designing In A Complex World (MIT Press) – also translated into nine languages. Fast Company described John Thackara as “a business provocateur….”.

Revue S!lence- Accueil Croissance ou décroissance Journalistes, ministres, statisticiens, économistes, syndicalistes, dans leur grande majorité, présentent la croissance économique comme le seul projet viable de société, le seul levier capable de nous apporter emplois, bonne santé économique et prospérité. Pourtant, si le PIB mondial n’a cessé de croître ces 50 dernières années, les inégalités grandissantes entre individus et la surexploitation des ressources naturelles nous mènent tout droit à des impasses sociales et écologiques. L’idéologie de la croissance économique et matérielle indéfinie est-elle réellement facteur de développement, de progrès et de mieux-être pour l’humanité ? Ce modèle de société est-il durable et généralisable ? L’impossible croissance illimitée sur une planète limitée Chercher à tout prix une croissance économique illimitée sur une planète aux ressources limitées est un non-sens qui nous voit couper la branche sur laquelle nous sommes assis. L’effet Kobe ou le non-sens de l’indice du PIB Que faire ?

Décroissance - Le Monde diplomatique Depuis le 1er avril 2014, le vote blanc est comptabilisé (loi du 21 février 2014). A cet égard, les prochaines élections européennes seront une première. D’aucuns s’étonneront qu’il ait fallu si (...) Depuis vingt ans, de hauts responsables politiques et militaires français sont accusés en France, mais aussi au Rwanda, en Europe, en Afrique d’avoir été impliqués dans le soutien ou la préparation, (...) C’est cette semaine que sort la traduction en français des Basses œuvres, un roman contemporain du Saoudien Abduh Khal (Books, Paris, 430 pages, 23 euros). Ci-dessous, la préface que j’ai rédigée.

En Inde, les routes fondent et l’indice UV dépasse les limites A Sangral, près de la frontière pakistanaise. (AP Photo/Channi Anand) Une route de New Delhi qui fond au soleil. C'est l'image que The Hindustan Times a choisie pour sa "une" du 26 mai. "La capitale fond", titrait le quotidien. Une vague de chaleur est décrétée quand la température est supérieure de 5 degrés à la moyenne enregistrée pour ce même jour au cours des trois décennies précédentes, précise le quotidien. Certains préfèrent dormir dehors Avant les routes, ce sont bien les habitants de la capitale, et notamment les sans-abri, qui souffrent le plus des températures élevées. "A 21 heures, toute la route est occupée par des gens. L'eau à la rescousse, à Ahmedabad. Pendant la journée, ces abris sont occupés par des chauffeurs de rickshaw, des vendeurs de rue ou des mendiants, qui viennent se protéger du soleil. "La chaleur n'est un problème que pour les pauvres et les sans-abri, pas pour les riches qui peuvent rester à l'intérieur avec la climatisation." Perrine Mouterde

decroissance.info En finir, une fois pour toutes, avec le développement, par Serge Latouche Les mirages de l’occidentalisation du monde Présenté comme la solution aux problèmes du Sud, le développement n’est souvent qu’un autre visage de l’occidentalisation du monde. Qu’il soit « durable », « soutenable » ou « endogène », il s’inscrit toujours, de manière plus ou moins violente, dans la logique destructrice de l’accumulation capitaliste. Il signifie inégalités, destruction de l’environnement et des cultures. Pourtant, des solutions peuvent être imaginées, qui prennent en compte la diversité du monde et s’appuient sur les expériences, menées ici ou là, d’économie non marchande. par Serge Latouche, mai 2001 Aperçu Voici un peu plus de trente ans est née une espérance. Les jeunes Etats ont tenté l’aventure. Le pouvoir des nouveaux Etats indépendants était pris dans d’insolubles contradictions. Le concept de développement est piégé dans un dilemme : soit il désigne tout et son contraire, en particulier l’ensemble des expériences (...) Taille de l’article complet : 2 827 mots.

De l’usage du mot « décroissance »? par Thierry Caminel Le débat se poursuit sur les listes de discussion et dans les réunions des écologistes, encartés ou non, sur l’utilisation jugée souvent trop démobilisatrice du mot « décroissance ». On peut ajouter que, le moins qu’on puisse dire, c’est que ce mot ne figure pas dans le discours du gouvernement en place, pas plus que dans celui du précédent (affiche empruntée aux casseurs de pub). Je propose la clarification suivante, en reprenant le sujet d’une intervention précédente sur ce site : Quand on entend « croissance », c’est « croissance du PIB » (produit intérieur brut) qui est sous-entendu, car c’est le marqueur de la croissance de l’activité économique. Quand on évoque « décroissance », c’est bien l’exact opposé qu’on doit évoquer, c’est à dire la décroissance du PIB, une variation négative de l’indicateur PIB. En termes économiques « classiques », le terme décroissance n’existe pas, on dit récession (définie comme une baisse du PIB pendant une certaine période).

Les amis de Pierre Rabhi : « Nous, décroissants ? » | Rue89 Planète Erik (Terre et humanisme) explique aux visiteurs le principe de la phytoépuration, Ardèche, juillet 2010 (Audrey Cerdan/Rue89). (De Lablachère) Dans l’Ardèche de Pierre Rabhi , on vient se cultiver bio et échanger sur la « sobriété heureuse » auprès des membres de l’association Terre et humanisme . Mais décroissants ? « Non, ce serait de la provocation... » Reportage. Le petit homme, flottant dans son pantalon à bretelles, entre dans la salle commune, rafraîchie par un puits canadien. « Je ne vais pas encore vous raconter ma vie. » Il est là, à l’aise dans ses sandales, pour parler de « sobriété heureuse », le titre-concept de son dernier livre , « Vers la sobriété heureuse », récemment publié chez Actes Sud. « Nous préférons parler d’humanisme » C’était en juillet au Mas de Beaulieu, où l’association Terre et humanisme a établi ses quartiers il y a une douzaine d’années. Ici, on travaille, on pense, on mange, on se lave, on va aux toilettes à la mode écolo. mensuel

Transition énergétique : le texte qui va changer notre quotidien L'Assemblée nationale a adopté ce mardi en nouvelle lecture le projet de loi sur la transition énergétique pour la croissance verte, porté par la ministre de l'Écologie. Ce texte doit «faire de la France un pays exemplaire», assure la ministre de l'Ecologie. Le projet de loi sur la transition énergétique porté par Ségolène Royal a obtenu ce mardi un deuxième feu vert de l'Assemblée nationale (308 voix contre 217), avant de repartir devant les sénateurs puis d'être adopté définitivement par les députés avant la trêve estivale ou la rentrée. Ce texte, qui promet notamment de réduire de 75% à 50% la part du nucléaire dans la production électrique à l'horizon 2025, contient une centaine de mesures «touchant la vie quotidienne» des Français, dont voici un échantillon: • La rénovation énergétique obligatoire des bâtiments privés résidentiels. • L'interdiction des coupures d'eau. • Les trajets au travail à vélo encouragés. • Une réduction des tarifs autoroutiers pour certains véhicules.

Related:  École d'été (EDC-3000)