background preloader

Le 13 novembre : un tournant dans la crédibilité des médias

Le 13 novembre : un tournant dans la crédibilité des médias
Comme beaucoup de Français, j’ai suivi vendredi soir en direct les événements qui se déroulaient dans Paris, absorbé par la télévision et un œil sur Twitter. Et, comme souvent dans des circonstances dramatiques, je me suis trouvé déchiré entre ma position de simple spectateur, bouleversé par le drame, et celle, par définition plus froide et plus distante, de l’analyste des médias. Le premier constat, c’est que, d’une certaine façon, on ne leur a pas laissé la possibilité de trop montrer. Je ne sais pas ce qu’ils auraient fait s’ils avaient pu approcher au plus près des scènes de crime, mais force est de constater que les premières à avoir retenu les leçons de janvier ont été les forces de l’ordre. Toutes les caméras se trouvaient à distance, dans l’incapacité de dévoiler le dispositif policier. Cela dit, des signes laissent à penser que les discussions qui ont suivi le 7 janvier ont aussi porté leurs fruits. Le premier dans la retransmission du match France-Allemagne sur TF1.

http://www.inaglobal.fr/television/article/le-13-novembre-un-tournant-dans-la-credibilite-des-medias-8654

Related:  Quelques jours dans les médiasTHEORIE DU COMPLOT MANIPULATIONDéconstruire les rumeurs et la désinformationEDUCATION AUX MEDIAS D'INFORMATIONAttentats du 13 novembre 2015 à Paris | Ressources

Le 13 novembre à chaud, entre modération des médias officiels et foisonnement morcelé des réseaux  MÉDIAS - Si les attentats du 13 novembre 2015 tranchent avec ceux que nous avons connus en France par leur ampleur et l'application des meurtriers à tuer le maximum de personnes sans autre considération, ils s'en distinguent aussi par le traitement particulier de l'information dans les heures qui ont suivi le drame. Des images télévisuelles pauvres en information Par rapport à la couverture médiatique de la cavale des frères Kouachi, c'est le caractère incroyablement peu informatif des images montrées par les chaînes de télévision généralistes qui frappait d'abord. Lire aussi:• Les derniers événements à Paris en direct• Qui jouait (et devant combien de personnes) ce vendredi soir au Bataclan• Explosions dans le secteur du Stade de France, Hollande exfiltré• Les réactions des politiques à chaud

Une théorie du complot ? « En cas de doute, il y a trois questions à se poser » Prof d’anglais dans un lycée de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), Sophie Mazet est l’auteure d’un « Manuel d’autodéfense intellectuelle », fruit d’un atelier organisé dans son établissement. Les jeunes de la Ruche89 l’ont interrogée cette semaine. C’est leur toute première interview. Ruche89 : Comment se déroulent vos ateliers d’« autodéfense intellectuelle » ? « Manuel d’autodéfense intellectuelle » de Sophie Mazet, éd. Robert Laffont, septembre 2015

Attentats : l’information en guerre contre les rumeurs Samuel Laurent est le responsable de la cellule fact-checking du Monde.fr, « Les Décodeurs ». Cette rubrique existe depuis mars 2014. Beaucoup de rumeurs et de fakes ont circulé sur Internet lors des attentats à Paris, vendredi dernier. Lutter contre les rumeurs : mission impossible Philippe ALDRIN, Sociologie politique des rumeurs, Presses Universitaires de France, 2005 Gordon W. ALLPORT, Leo POSTMAN, The Psychology of Rumor, Henry Holt and Co, 1947 Dominique CARDON, La Démocratie Internet. Promesses et limites, Seuil, 2010 Didier Bigo, et al. Comment peut-on lutter contre le financement de Daesh ? - Les Inrocks “Les milliards de Daesh”. Libération en a fait sa une ce vendredi 20 novembre, Newsweek et Reuters y ont consacré une enquête l’année dernière et l’OCDE produit régulièrement de longs rapports à ce sujet, dont le dernier à été présenté ce mois-ci au G20, en Turquie. Pourtant, si la majorité des experts sont d’accord sur un budget actuel de 2,9 milliards de dollars, la diversification financière de l’Etat islamique (pétrole et gaz naturel mais aussi agriculture, impôts, trafic de drogue et d’armes, contrebande d’antiquités, pillage de banques et kidnapping) et la quasi-autarcie économique dans laquelle évolue le groupe terroriste rend très difficile le calcul de ses financements. Spécialiste du commerce du pétrole au sein du think tank Chatham House et auteur de Oil Titans, Valérie Marcel décrypte les finances obscures de Daesh les moyens à mettre en oeuvre pour les anéantir. On a des informations très contradictoires sur le prix de vente.

Comment ça, la guerre? Le mot a fleuri à la Une de tous les journaux après les attentats de vendredi, y compris celle du tiré-à-part de L’Express sorti dès dimanche: la France serait « en guerre ». Une guerre qu’il faut gagner, une guerre qu’il faut mener, une guerre qui nécessite des moyens, une volonté politique, une mobilisation, une adhésion collective, un état d’esprit, je dirais presque une atmosphère – de guerre, donc. Le mot est fort, il exprime l'(état d’)urgence, la gravité, la peur. Il sert aux politiques à donner ces coups de menton qui évitent, souvent, de se poser les vraies questions.

Les mécanismes de la désinformation Sur le net, on trouve à boire et à manger... Information, désinformation ou parfois erreurs sincères. Ce n'est pas forcement facile de s'y retrouver et moi-même, il m'est déjà arrivé de relayer une connerie via Twitter qui ensuite s'est avérée fausse. Bref, tout le monde est victime et coupable à la fois de cette désinformation, surtout à notre époque où la confiance dans les médias traditionnels est totalement rompue et où certaines sphères ont pour unique objectif d'orienter l'opinion publique pour gagner en pouvoir. Christophe Michel de la chaine YouTube Hygiène Mentale passe en revue ce qui motive les désinformateurs, qu'ils en soient conscients ou inconscients.

Le vrai, l’à moitié vrai et le complètement faux Par Grégoire LEMARCHAND La police prend position aux abords d'un des restaurants parisiens attaqués le 13 novembre après un mouvement de foule déclenché par de fausses rumeurs, deux jours après les attentats (AFP / Dominique Faget) PARIS, 18 novembre 2015 – Sur les réseaux sociaux, les attentats du 13 novembre à Paris ont déclenché une tempête encore plus folle que celle qui s’était déchaînée en janvier, lors des attaques sanglantes contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher. L’heure tardive, le fait que les événements se soient produits simultanément à plusieurs endroits de la ville ont contribué à faire enfler les rumeurs en tout genre. 7 conseils pour déjouer les rumeurs Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Les Décodeurs Abonnez vous à partir de 1 € Réagir Ajouter Partager (21 556) Tweeter fermer A chaque événement angoissant (attentat, explosion), les informations arrivent au compte-gouttes et sont parfois contradictoires selon les sources. Pour ne pas alimenter les psychoses ou propager des erreurs factuelles, voici quelques conseils de base avant de relayer les « informations » que vous voyez circuler sur les réseaux sociaux et dans les médias :

Paris debout : les 50 plus belles chansons sur la capitale Voici une sélection totalement subjective et personnelle des plus belles chansons sur Paris. Sans l’argot gouailleur trop distant d’Aristide Bruant, sans les mélodies rabâchées à coups d’accordéons dans la ligne 2, mais avec Noir Désir, Gainsbourg, Expression Direckt, Métal Urbain, The Stranglers, Miles Davis, Doc Gynéco et aussi Jean Ferrat posé sur un roof-top. Évidemment, les explosions chantées par NTM sont des bombes de peintures, le morceau étant dédié à la culture graffiti. Attentats de Paris : à la télé, la France a peur, la France est en guerre - Ma vie au poste « Les Français préfèrent la sécurité à la liberté », assène Nathalie Saint-Cricq. Il est 10h20, samedi matin, sur France 2. Les attaques terroristes ont eu lieu il y a moins de douze heures et, déjà, l’union nationale est à l’œuvre. Sur toutes les chaînes, experts, éditorialistes, analystes, présentateurs et reporters relaient la supplique des citoyens pour plus de sécurité et moins de liberté. « Ces questions de rapport entre sécurité et liberté sont déjà dans toutes les têtes des Français, qui ne se sentent plus en sécurité », estime une envoyée spéciale d’iTélé sur les lieux d'une fusillade.

« La désinformation » : 3 questions à François-Bernard Huygue La désinformation n’est pas un phénomène nouveau. Prend-elle plus d’importance et de nouvelles formes aujourd’hui ? On pratique la diffamation, la ruse, l'intoxication, la manipulation, etc. depuis au moins l'Antiquité (en tout cas, on écrit là-dessus depuis vingt-cinq siècles). En revanche, la désinformation apparaît dans les dictionnaires soviétiques et pas avant les années 50. En tant que stratégie visant à "fabriquer" de faux événements - généralement des crimes ou complots attribués à l'autre camp comme fabriquer le virus du sida dans un laboratoire secret - et comme façon de répandre la fausse nouvelle par les mass-médias, comme si cela venait de source neutre, elle est une arme de guerre froide typique et souvent un travail de services secrets.

Related: