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Philippe Meirieu : Prendre soin de l'humain

Nous savions que la vie était fragile, que l'humain c'était par moments et que la démocratie était menacée par les forces archaïques qui habitent encore le monde. Nous savions que, face à la vacuité de nos modèles économiques fondés sur la consommation compulsive, notre occident peinait à offrir un autre idéal que l'assujettissement aux intégrismes. Nous savions que tout ce qui nous tient à coeur est mortel et que l'obscurité absolue peut, un jour, faire oublier l'espoir de toute lumière... Que cette nuit terrible où nous avons éprouvé la terreur de la pénombre, nous rappelle notre fragilité et notre finitude. Qu'elle renforce ainsi notre détermination à prendre soin de toute vie, de toute pensée libre, de toute ébauche de solidarité, de toute joie possible. Prendre soin de la vie et de l'humain, avec une infinie tendresse et une obstination sans faille, est, aujourd'hui, la condition de toute espérance. Philippe Meirieu

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2015/11/14112015Article635831036742699925.aspx

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Attentats à Paris : non, tout n'est pas fiable sur les réseaux sociaux Après les attaques meurtrières qui se sont déroulées à Paris et à Saint-Denis, de nombreuses rumeurs et fausses informations ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux. La préfecture de police de Paris a appelé à "ne pas diffuser de fausses informations". Le gouvernement a même mis en place un guide de bonne conduite sur les réseaux sociaux en situation d'urgence. Non, ce ne sont pas les terroristes Dès les premières fusillades, un portrait commence à circuler sur Instagram et Twitter montrant une personne présentée comme l'un des assaillants. La photo circule abondamment sur les réseaux sociaux, en pleine prise d'otages au Bataclan, alors même que les forces de l'ordre n'ont pas communiqué sur l'identité des terroristes.

[1067] - Aborder les attentats terroristes Compilation des messages des colistiersLe temps de l’écoute « N’y a-t-il pas d’abord à les écouter longuement (et ce, quoi qu’ils disent, même si cela nous choque...) ? » « Tous nos trésors de sensibilité et de culture aggravent parfois notre sentiment de responsabilité, de culpabilité et d’impuissance juste après le choc : Qu’avons-nous fait ? Qu’aurions-nous dû faire ? Qu’allons-nous dire ?

Histoire-géographie : Des séquences pour le collège et le lycée Lundi 16 novembre, les professeurs d'histoire et de géographie seront au premier rang des enseignants sollicités pour dialoguer avec les élèves. Plusieurs enseignants ont préparé des séquences pédagogiques qui vont grandement aider leurs collègues. Au collège , avec Géraldine Duboz et Emmanuel Grange Enseignante à Besançon, Géraldne Duboz propose une belle séquence "pour aider à comprendre les attentats". Elle regroupe une vidéo, des documents d'Astrapi et d'Okapi et un article de Paris Match pour arriver à des questions sur la guerre avec Daech. Attentats du vendredi 13 novembre : comment parler des images violentes aux enfants ? Certaines émissions télévisées, en particulier les journaux d’informations, ne sont pas adaptées à la jeunesse. « Jusqu’à 10-12 ans, les parents ne devraient pas laisser un enfant seul devant la télévision au moment des actualités. C’est une première précaution », affirme Harry Ifergan, psychologue et spécialiste du développement de l'enfant. Pour autant, difficile d’échapper pour les plus jeunes aux images des attentats à Paris qui ont pris une large place dans l’ensemble des journaux télévisés, qui ont relayé de terribles images de cette agression. Parler des terroristes aux enfants - Les Maternelles

Sylvain Connac : Réagir de manière éducative en tant qu’éducateur Que faire ? Comment réagir à cette infâme barbarie qui touche de manière aléatoire près de chez nous ? « Plus jamais ça » disait Célestin Freinet au sortir de la Grande Guerre. Comment continuer cette œuvre après ce qu’il vient de se passer ? Activer la force du collectif Tel fut certainement le questionnement de beaucoup dans la nuit de vendredi à samedi. On fait face ! Donc ce lundi vous ne partirez pas en cours de bonne humeur. Vous aurez sans doute comme une boule au ventre à l’idée qu’il faudra faire face, en parler avec vos élèves. Ils en ont besoin, vous ferrez face. Résister ensemble Aurons-nous la force lundi de cacher notre émotion ? Non. Difficile de surmonter notre tristesse devant tant de vies fauchées par des criminels sans pitié. Difficile de ne pas être hanté par le souvenir de ces visages, si jeunes, d'inconnus qui nous sont si proches et dont la vie s'est arrêtée tragiquement le 13 novembre. Difficile de ne pas pleurer tous ces crimes.

Au lycée : Partir de la parole de l'élève Jérome Decuq est professeur d’anglais au Lycée Marcel Cachin de Saint Ouen, en Seine-Saint-Denis. Samedi en début d’après-midi, sans doute comme beaucoup d’enseignants, il s’interrogeait sur ce qu’il allait pouvoir dire aux élèves en les retrouvant en début de semaine. « Je suis prof d’anglais. Attaques à Paris : les rumeurs et les intox qui circulent Dans le sillage des fusillades à Paris et en région parisienne, de nombreuses réactions de soutien ont émergé sur les réseaux sociaux, mais aussi des rumeurs et de fausses informations. Le gouvernement a mis en garde contre la propagation de ces rumeurs et édité un guide de bonne conduite, les #MSGU, ou pratique des Médias sociaux en gestion d’urgence. Voici les principales, ainsi que l’explication de leur caractère erroné. 1. Non, quatre policiers n’ont pas été tués

Serge Tisseron : Que faire lundi au collège ou au lycée ? Que faire lundi quand on est professeur en collège ou au lycée ? Psychologue, psychanalyste et psychiatre de métier, Serge Tisseron est bien connu des enseignants, notamment pour ses travaux sur les écrans et les jeunes. Il présente les points sur lesquels les enseignants doivent mettre l'accent suite aux fusillades. Lundi matin les enseignants seront en classe avec leurs élèves. Quel conseil leur donnez-vous ? Actualités - Savoir accueillir la parole des élèves après les attentats terroristes en Ile-de-France Comment organiser le dialogue avec les élèves le lundi 16 novembre ? En solidarité avec les victimes et leurs familles, le Président de la République a demandé qu'une minute de silence soit organisée le lundi 16 novembre 2015. Il appartient au directeur d'école et au chef d'établissement d'organiser un temps de regroupement des élèves dans les classes ou la cour de l'école et de l'établissement pour ce moment de recueillement individuel et collectif dans cette journée. Dans les deux cas, chaque enseignant doit encadrer sa classe durant ce temps de recueillement, dont la forme doit prendre en compte l'âge des élèves. Ce temps de recueillement sera précédé d'un échange d'au moins une heure entre les élèves et les enseignants dans chaque classe.

Parler des attentats aux 3-10 ans : questions-réponses Le MEN a publié un document pour nous aider à parler à nos élèves des terrifiants attentats de Paris. D'autres documents ont été publiés à l'initiative d'éditeurs, Bayard par exemple. Il me semble que la meilleure source d'information vient des Cahiers Pédagogiques, qui ont publié dès hier, Samedi, un article qui recense les ressources pour nous aider à en parler aux élèves. Ils enrichissent l'article en temps réel. Philippe Meirieu : Prendre soin de l'humain Nous savions que la vie était fragile, que l'humain c'était par moments et que la démocratie était menacée par les forces archaïques qui habitent encore le monde. Nous savions que, face à la vacuité de nos modèles économiques fondés sur la consommation compulsive, notre occident peinait à offrir un autre idéal que l'assujettissement aux intégrismes. Nous savions que tout ce qui nous tient à coeur est mortel et que l'obscurité absolue peut, un jour, faire oublier l'espoir de toute lumière... Que cette nuit terrible où nous avons éprouvé la terreur de la pénombre, nous rappelle notre fragilité et notre finitude. Qu'elle renforce ainsi notre détermination à prendre soin de toute vie, de toute pensée libre, de toute ébauche de solidarité, de toute joie possible. Prendre soin de la vie et de l'humain, avec une infinie tendresse et une obstination sans faille, est, aujourd'hui, la condition de toute espérance.

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