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Vos guerres, nos morts

Vos guerres, nos morts
Ce sont les nôtres qui sont morts la nuit dernière. À la terrasse d’un restaurant, dans un bar, dans la rue, dans une salle de concert. Morts parce que des assassins ont décidé de frapper en plein Paris et de tirer dans la foule, avec pour objectif de faire le plus de victimes possible. 11h30. Sarkozy vient de déclarer : « Nous sommes en guerre ». Pour une fois je suis d’accord avec lui. Vous êtes en guerre, vous les Sarkozy, Hollande, Valls, Cameron, Netanyahou, Obama. Et vous nous avez entrainés là-dedans, sans nous demander notre avis. Afghanistan, Iraq, Libye, Mali, Syrie… Nous n’avons pas toujours été très nombreux à protester. Car la guerre n’a pas commencé hier soir. L’une des causes de la sidération qui a touché de larges secteurs de la population, y compris les cercles militants, est la (re-)découverte de cette vérité : oui, la France est en guerre. Contre qui la France est-elle en guerre ? Voilà près de 14 ans que la France était en guerre sans l’assumer. 12h. Aveuglément ? 13h.

http://resisteralairdutemps.blogspot.com/2015/11/vos-guerres-nos-morts.html

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Les attentats à Paris révèlent les limites de Daesh Photo FLORENCE, Italie — Comme l’a déclaré le Président François Hollande, la France est bien en guerre contre Daesh. La France considère le groupe Islamiste comme son ennemi numéro un. Elle le combat en première ligne avec les Américains au Moyen-Orient, et comme seule nation occidentale dans le Sahel. Il était au Bataclan - Le bouleversant récit d’un gardien de la paix David gardien de la paix à la Bac de Paris, était l'un des nombreux policiers présents très rapidement sur les lieux des attentats. Il était au Bataclan, il nous raconte cette nuit d'horreur. Un témoignage bouleversant. «Ce vendredi 13 novembre, il est 22h10, je vais prendre mon service, je roule sur le périphérique parisien. Un collègue m'appelle pour me prévenir des attentats.

Mais qu’est ce qu’on peut faire alors ? 14 novembre 2015 Suite aux attentats de cette nuit le gouvernement français a décidé d’enfoncer le clou en continuant sa politique guerrière; Les fachos organisés se sont empressés de diffuser de la propagande islamophobe; et les naïf⋅ves (au mieux) ont commencé à brandir et afficher les drapeaux bleublancrouge. Cette nuit le peuple a eu une réaction exemplaire. Les personnes qui cherchaient refuge entre deux fusillades on été hébergées, internet a été utilisé pour mettre en relation les personnes proposant d’ouvrir leur porte et les proches des victimes. Sur les réseaux sociaux j’ai vu ressortir des articles expliquant comment gérer une crise d’angoisse, d’autres articles donnant et vérifiant des informations sur les événements, d’autres encore donnant des conseils de sécurité ou de santé. Nous sommes le lendemain et notre travail commence.

« Ils haïssent nos libertés » Ceux qui sont incapables de se souvenir du passé sont condamnés à le répéter.George Santayana Peu de temps après le 11-Septembre, le président de l’époque, George W. Bush n’avait aucun doute lorsqu’il expliqua la raison pour laquelle les terroristes avaient agi comme ils l’avaient fait : « Ils haïssent nos libertés : notre liberté de culte, notre liberté d’expression, notre liberté de voter, de nous assembler et d’exprimer nos désaccords ». Retour en 2015 : le président Barack H. Obama a les mêmes certitudes quant aux motivations des assassins de Charlie Hebdo : « Le fait que ce soit un attentat contre des journalistes, un attentat contre notre presse libre, souligne aussi à quel point ces terroristes craignent la liberté d’expression et la liberté de la presse ». Ajoutons à cela ce qu’on peut lire dans les médias commerciaux — tout le monde, du New Yorker à Vox et Slate semble être sur la même ligne — et l’on serait tenté d’en conclure que Bush et Obama ont raison.

Vous avez dit « race sociale » J’écris cet article pour enfoncer le clou. Je suis blanc et communiste libertaire comme l’écrasante majorité des personnes qui ont attaqué ma camarade. Dire ceci est central pour ce qui va suivre. Je précise aussi que j’ai l’appui de ma camarade pour écrire ce texte : elle a jugé qu’il était bon de donner mon avis d’anar blanc sur le sujet, elle a relu ce texte et je le publie parce qu’il lui convient. Migrants terroristes ? France Inter modifie un titre et un sous-titre deux mois plus tard Un titre avant les attentats, un autre après. Ce week-end, France Inter a modifié le titre (et le chapeau) de l’un de ses articles, publié en septembre 2015. “Réfugiés : le fantasme de l’infiltration” est ainsi devenu “Des terroristes parmi les migrants ?”

Reportage – Elles se battent contre Daesh Je vous ai souvent parlé d’elles. Elles se battent contre Daesh. Des centaines de femmes en majorité kurdes combattent depuis des mois Daesh en première ligne en Syrie avec les Comités de protection du peuple, YPG (ou en Irak avec le Parti des travailleurs du Kurdistan, le PKK). On les voit souriantes, fusil à l’épaule, grenades à la ceinture, seules ou en groupe. La souffrance du lepéniste Publié en avril 2012 après le triomphe de Marine Le Pen au premier tour de l’élection présidentielle, ce texte demeure – hélas – d’actualité aujourd’hui, alors que le même parti raciste continue de prospérer, alors que la complaisance et le déni sont toujours plus de mise face à ses électeurs, disculpés par 100% des commentateurs et des responsables socialistes ou républicains d’un racisme qu’ils sont pourtant 82% à revendiquer ... C’est entendu : l’électeur lepéniste souffre. De Rachida Dati à Ségolène Royal, De Hollande à Sarkozy, tout le monde le dit, partout : la France qui vote FN, c’est la France qui souffre, et il faut entendre cette souffrance. Et en un sens c’est vrai. Oui, les électeurs du FN sont des gens qui souffrent, et oui, leur souffrance doit être entendue. Elle doit, cela dit, être entendue pour ce qu’elle est.

Administration, police, communication... Daech, les rouages d'un quasi-Etat On le sait désormais, les tueries nocturnes de vendredi ont été revendiquées par Daech. Cette année a justement paru aux Etats-Unis un livre sur le sujet, écrit par le palestinien Abdel Bari Atwan, lequel est considéré comme l’un des grands journalistes du Moyen-Orient. Intitulé «Islamic State: The Digital Caliphate», («L’Etat Islamique: le califat numérique»), l’ouvrage décrit par le menu les rouages de l'Etat islamique, sa machine de propagande, son territoire grand comme l’Angleterre, son budget impeccablement géré, sa politique dans les zones syriennes sous contrôle. Atwan explique, entre autres, comment le service de communication de l’EI emploie une armada de journalistes, photographes et monteurs pour produire, dans le cadre de sa politique internationale de la terreur, les vidéos diffusées sur le darknet. En juillet, la «New York Review of Books» faisait l’éloge de ce livre, précieux pour comprendre qui sont ceux qui nous attaquent. Anne Crignon

Hommes noirs, femmes noirtes : une misogynoir née avant la honte Dans ce grand système qu’est le racisme et ses dominants, il y a toujours des impacts dans les communautés concernées. D’une fausse querelle incessante entre les Africains et les Antillais en passant par le colorisme, les problèmes intracommunautaires sont multiples – surtout quand ces derniers sont également applaudis par certaines personnes blanches. J’ai déjà parlé brièvement de la misogynoir mais comme certains se font un plaisir d’en faire un sport journalier, une petite mise au point s’imposait. De la famille des mots négrophobes et misogynes « Niafou » et « Fatou », j’ai l’honneur de vous présenter le mot « NoirTe ». « Noirte », c’est ce mot bâtard très en vogue chez nos fins connaisseurs de la misogynoir, cette manière d’ajouter une bonne dose de sexisme et négrophobie ambiante via les réseaux sociaux, terrain préféré pour les insultes faciles. Petite mise en situation ? Bref.

Enquête. Ce que veut vraiment l’Etat islamique Cette grande enquête publiée dans The Atlantic offre un éclairage sans précédent sur les objectifs et les fondements idéologiques de Daech. Soutenant la thèse selon laquelle l’organisation se définit essentiellement par sa lecture littérale du Coran, elle a suscité de nombreuses réactions. En voici, en exclusivité, l’essentiel. Les réfugiés risquent d’être les victimes collatérales des attentats International Les pays qui n’en voulaient pas sont renforcés dans leur conviction. Les autres doutent. Les centaines de milliers de personnes qui demandent asile dans l’Union européenne pourraient bien devenir les victimes collatérales des attaques de Paris. Dès samedi, le gouvernement polonais en formation a fait savoir que Varsovie refusait de participer au programme européen de répartition des réfugiés.

On ne voit que ce qu'on regarde Les sciences exactes ne servent pas qu’à empêcher les adolescents d’être heureux au collège. Elles apprennent la rigueur. Et l’économie, si elle n’est pas une science exacte, utilise ces sciences pour étudier le comportement humain avec cette rigueur. Et s’il est une leçon que l’économie donne à tous, c’est précisément de se méfier des fausses évidences, des erreurs de corrélation (croire que si A et b augmentent simultanément c’est que A et B sont liés), et de rechercher les vraies causes d’un phénomène. Deux ouvrages vous en feront la démonstration : “Freakonomics”, de Steven D. Levitt et Stephen J.

Comment des hommes ordinaires deviennent des extrémistes Après les attentats qui ont marqué l’année 2015, nombreux sont ceux à s’être exclamés que nous vivions dans “un monde de fous”. Pourtant, pour le sociologue Gérald Bronner, les terroristes islamistes – et les extrémistes en général – ne sont “ni fous, ni désocialisés, ni même idiots”. Dans son livre La pensée extrême. Comment des hommes ordinaires deviennent des fanatiques réédité en janvier 2016, il fait le pari audacieux de casser les stéréotypes sur les fanatiques.

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