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Démystifier les discours sur le piratage

Démystifier les discours sur le piratage
Les hackers sont-il des "pirates", ou bien des "terroristes" ? C'est fou ce qu'on peut faire dire aux hackers qui n'avaient pourtant rien demandé. Petite déconstruction d'une mythologie vraiment "mytho". L’analyse des discours sur le téléchargement illégal fait apparaître plusieurs idéologies qui s’affrontent : les gardiens de la propriété intellectuelle v. les bandits sans foi ni loi, les défenseurs du partage v. les supermarchés de la culture. Jugeant le mot piratage « trop sexy » 1, la présidente de la fédération internationale des acteurs a ainsi proposé de changer de terminologie. Un « jeu de cache-cache » 3 entre le sens et la forme vient définir le mythe, dont la particularité est de rendre naturel ce qui n’est pourtant qu’historique. Le mythe du piratage, ritournelle des industries culturelles Le lecteur du mythe en vient alors à rationaliser le signifié (le vol, la criminalité) par le signifiant (l’échange P2P). La figure du pirate, renversement et réappropriation du mythe Related:  hadopi

L'art de sensibiliser à l’infraction au droit d’auteur, par Google Pédagogie Tous les contenus ne peuvent être téléchargés sur les plateformes de partage impunément. Plus tôt les internautes auront intégré cette information, mieux le web se portera. Google propose une vidéo-leçon éducative. Vidéos reprises, crédits inexisants... sans le savoir (dans le meilleur des cas) les internautes téléchargent sur les plateformes de partage des contenus illégaux. Google, via YouTube, propose sous la forme d'un mini dessin animé "Happy Tree Friends" l'explication du pourquoi du comment à ceux qui ne respectent pas ces règles, et ignorent souvent que les peines encourues ne sont pas négligeables. Et gare à qui prendrait cet avertissement à la légère: parce que l'assiduité est de mise chez Google, l'internaute qui aura piraté une vidéo recevra un mail de la plateforme, sa vidéo sera bien entendu supprimée, et le fautif devra se livrer à un quizz. Google saisit ainsi l'occasion d'inciter ses jeunes adeptes à créer du contenu propre.

Licence Edition Equitable : vers des archives ouvertes ? La Licence Édition Équitable pourrait bien être la solution à l'impasse dans laquelle se trouve l'édition numérique : dissocier les droits de l'auteur, de l'éditeur et du lecteur et adopter un modèle proche de l'Open Access. La discussion est ouverte. Présentée lors du Salon du Livre de Paris, la Licence Édition Equitable proposée par C & F Editions, a déjà fait l’objet de plusieurs commentaires, louant cette initiative visant à garantir un certain nombres de droits aux lecteurs de livres numériques. Elle se rapproche en cela de la récente Déclaration des Droits de l’Utilisateur de Livres Numériques proposée outre-Atlantique et s’inscrit dans le mouvement de protestation contre les DRM qui s’est exprimé lors du Salon du Livre cette année. La licence ne consacre pas seulement des droits au profit du lecteur ; elle propose également d’instaurer un équilibre entre les droits du lecteur et les droits de l’éditeur (on verra qu’il s’agit même d’un tryptique, avec les droits de l’auteur).

La petite musique du changement Le diable est dans les détails. Parfois le bon dieu aussi. L'examen minutieux de la population des musiciens confrontés à la tornade du numérique et du piratage permet de sortir, allegro, du discours mille fois entendu de «la fin des droits d'auteur» et de «la mort des artistes». Le numérique force à un bouleversement des modes de production et de distribution des disques et 60% des musiciens disent souffrir du piratage. Mais s'ouvre le champ des opportunités, des restructurations et, au total, le chiffre d'affaires de la profession n'a pas baissé, au contraire. publicité Les bienfaits du piratage Si, par facétie, l'on remplace les mots «les musiciens» par «les Français» et si on substitue à «piratage» ces autres tornades modernes que sont la «mondialisation», l'«hyperfinance» ou toute forme de «réforme», s'ouvre une perspective assez chantante: le changement, pour qui sait le saisir, a finalement beaucoup de bon. Comment est-ce possible? Comment réagir face aux évolutions Eric Le Boucher

Les îles Bermudes, la planque à billets de Google Nous avons recueilli les procès-verbaux des sociétés de Google en Irlande, utilisées pour expédier ses bénéfices vers des paradis fiscaux exotiques. Détails des ficelles utilisées par Google pour ne pas payer ses impôts. Depuis le mois d’octobre dernier, plusieurs enquêtes ont montré que Google avait créé des dispositifs juridiques lui permettant d’échapper à l’impôt à hauteur d’un milliard de dollars par an. À Dublin, OWNI a recueilli près de 90 pages de statuts et de procès-verbaux des sociétés fondées par les heureux actionnaires du moteur de recherche. En termes pratiques, quand un internaute français, anglais ou allemand achète des services à Google – en particulier Adwords ou Adsense – sa carte est débitée vers un compte en banque à Dublin. À Paris, nous avons interrogé la porte-parole de Google sur la moralité de ces montages juridiques – que l’on rencontre plus fréquemment dans l’industrie du tabac ou de l’armement. Je n’ai pas de détails à partager avec vous là-dessus

Hadopi et eDonkey : découvrez les fichiers à ne pas télécharger « Parmi les clients du réseau eDonkey, certains lancent un si grand nombre de requêtes qu'il semble impossible qu'ils soient contrôlés par des utilisateurs normaux. Ils ressemblent bien plus à des robots logiciels, configurés pour chercher des fichiers bien précis ». Le décor, abrupt, est ainsi planté par Peerates, un des spécialistes français du réseau eDonkey, que nous avons pu rencontrer cette semaine à Paris. Voilà un an, Peerates avait déjà repéré et déshabillé TMG sur le réseau eDonkey. Depuis TMG a fait le ménage : l’entreprise chargée de récolter les IP drainées ensuite à l’Hadopi, opère de manière un peu plus camouflée. Certains indices permettent cependant de déceler de curieuses pratiques. Comment ? Poru cela, allez sur cette page. La flèche rouge affiche le détail des requêtes. La flèche rouge affiche le détail de la surveillance pour un jour donné La flèche verte donne le nombre de requête La flèche bleue donne la liste des titres recherchés Mais quels sont ces indices ?

Tout est prêt pour le changement Peu d'entre nous arrivent à y mettre les mots, mais beaucoup le ressentent: le monde change. Les technologies sont là, les rapports de force évoluent... mais sommes nous prêts nous-mêmes à entrer dans une nouvelle ère? Depuis que je suis rentré de la conférence Lift qui a eu lieu à Genève début février, ça cogite sérieux. Avec les révolutions arabes en cours et la présence toujours plus importante d’Internet dans nos vies, la question de la réalité de la démocratie se pose avec acuité. Mais voilà. En plus, on n’est plus au temps de l’ORTF. Plus important que les réseaux sociaux, il y a Skype (Gtalk, Facetime, etc.) qui permet de se parler en vidéoconférence sans avoir à débourser des milliers d’euros pour un aller-retour sur un autre continent, mais surtout il y a des machines à traduire, parfois montées directement dans le navigateur (Chrome me propose systématiquement de traduire les pages qui ne sont pas dans mes langues habituelles). L’apprentissage, mais massif

Un livre pour apprendre à contourner la censure d'internet Author's name: David Lightman De plus en plus de gouvernements filtrent et surveillent internet. La libre circulation de l’information et les facilités d’organisation des mouvements sociaux permises par les nouvelles technologies de communication sont des menaces pour les régimes autoritaires de la planète. Dans ces pays, les internautes doivent apprendre à contourner les dispositifs de contrôle. Pour répondre à ce besoin, le site How To Bypass Internet Censorship aide les internautes à comprendre la censure d’internet, à connaitre les bonnes pratiques et les outils qui permettent de contourner les filtres (circumvention tools en anglais) et à être conscients des risques d’utilisation de ces outils. Ce travail est le résultat de la collaboration de plusieurs spécialistes des questions de sécurité des réseaux, il a été permis par l’organisation de promotion des logiciels libres Floss Manual.

Sur les traces de la PirateBox Échanger des fichiers librement, surfer sur le web en contournant la vigie Hadopi, c'est ce que propose la PirateBox, créée par David Darts, professeur à l'université de New York. Une lunch box punk en mode WiFi & DIY. Passer un week-end à la campagne a du bon : rien de tel qu’une randonnée pour entretenir vos muscles et voir les effets de la rurbanisation. Se mettre au vert, c’est aussi l’occasion d’un apéro au cours duquel vos amis vous soufflent votre prochain sujet de post. Samedi soir, c’est donc au pote/DJ/producteur de drum n’bass-dubstep Jean Zar de délivrer le précieux mot clé : PirateBox. Les corsaires du XVIIIe siècle auraient pu se cantonner aux cours de récré si leurs aspirations ne nourrissaient pas aussi celles des adultes. Hadopi, muse des hackers ? Intéressons-nous à Bey. Comme Gibson et Sterling, je ne pense pas que le Net officiel parviendra un jour à interrompre le Web ou le contre-Net. Une arme ? Elle revient à moins de 100 euros Le savoir, j’y ai droit !

Médias & Publicité : Hadopi : «On n'est pas des gendarmes» Marie-Françoise Marais, présidente de l'Hadopi, et Elisabeth Billiemaz, directrice générale de l'agence H, sont les invitées du Buzz Média Orange-Le Figaro. Créée il y a 18 mois, la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi) souffre de l'image de gendarme de l'Internet. Or, le 13 juin, l'Hadopi lancera une vaste campagne de communication télé, radio, presse, Internet et cinéma concoctée par l'agence H pour expliquer que cette haute autorité a également pour but de promouvoir la consommation de contenus sur les sites légaux. Pourquoi avoir attendu aussi longtemps pour donner une meilleure image de l'Hadopi? «Il n'est pas difficile de donner une image positive de l'Hadopi. La réponse graduée instaurée par la loi Hadopi prévoit l'envoi de deux mails d'avertissement avant la suspension de l'accès à Internet par un juge. L'Hadopi est au centre de la campagne présidentielle. » L'Hadopi a envoyé 400.000 avertissements

HADOPI : premier bilan Ca fait déja plus d’un an que la loi HADOPI 2 a été promulguée. La Quadrature du Net publie le 12 janvier 2011 un « point d’étape » de la catastrophique mise en œuvre de cette machine à punir ratée. Que ce soit du point de vue de son application, de son impact sur la culture ou sur le réseau Internet, c’est un zéro pointé. En revanche, dans la perspective d’une politique de contrôle de l’Internet, elle est une étape bien inquiétante. « En un an d’existence, l’inefficacité d’HADOPI a confirmé ce dont La Quadrature avait averti il y a près de trois ans : » Il est impossible de contrôler efficacement la circulation de l’information à l’ère du numérique par le droit et la technique sans porter gravement atteinte aux libertés publiques et entraver le développement économique et social”. « L’HADOPI n’est pas seulement ridicule par ses archaïsmes et son inapplicabilité.

VIE PRIVÉE - Facebook sur la trace des internautes, actualité Mon petit droit m'a dit : Le Point Dans la série "Ma vie privée ? Rien à cacher !" Facebook a ajouté une ligne à son tableau de chasse aux informations personnelles. Des développeurs d'applications pourraient désormais accéder à l'adresse et au numéro de téléphone mobile des utilisateurs qui l'autorisent expressément. En clair, au moment de l'installation d'une nouvelle application, l'utilisateur verra apparaître la mention "accéder à mes informations contact" dans la fenêtre d'autorisation. L'intérêt ? Tous accessibles dans le monde physique Naturellement, rien n'oblige l'internaute à souscrire à cette "demande". D'autres applications développées l'an dernier permettent à un internaute de recommander un article ou un site web à ses "amis" en cliquant sur un bouton J'aime. Les pièges de la géolocalisation Lancée en octobre 2010, l'application Facebook Lieux, disponible sur l'Iphone et le Blackberry, permet aux utilisateurs d'indiquer aux membres du réseau social l'endroit où ils se trouvent et de localiser leurs "amis".

Etudes - Impact d'Hadopi sur le téléchargement LH2-ZDNet.fr a effectué un sondage sur « L’impact de la loi Hadopi sur les habitudes de téléchargement ». Les résultats indiquent (même si l’on doit se méfier d’un effet de sous-déclaration) que seuls 4 % des internautes déclarent avoir arrêté totalement de télécharger des contenus, car ils se sentent facilement repérables et 15% continuent de télécharger (sur ce nombre seuls 9% sont un peu plus vigilants qu’avant). Le téléchargement concerne plus les hommes que les femmes : 87% d’entre elles n'auraient jamais, ou presque jamais, téléchargé de contenus. Les 18-24 ans sont plus nombreux à déclarer avoir arrêté de télécharger (15%), ce qui peut s’expliquer par la généralisation des sources de contenus libres (Deezer, Spotify, Soundcloud, sans oublier les blogs), ainsi que la montée en puissance de sites dédiés au streaming (Youtube, Megavideo par exemple). 87% des 35-49 ans et 95% des 50 ans déclare ne jamais télécharger, ou presque jamais. -Accéder à l'étude dans son intégralité -

Hadopi : la surveillance de livres, futur gouffre de l'édition ActuaLitté C'est officiel, le Syndicat National de l'Édition va se lancer dans la course Hadopi, et va prochainement saisir la CNIL. Antoine Gallimard nous l'avait expliqué : il s'agit « d'un acte de civilisation de l'Internet ». En avant donc pour la grande pédagogie... Dans le numéro 27 de Éditions Multimedi@, on apprend en effet de Christine de Mazières, la déléguée générale du SNE, que ce dernier compte entrer dans la ronde. « Le SNE envisage de rejoindre l’Hadopi, mais n’a pas encore fait de demande d’autorisation auprès de la Cnil. Nous allons d’abord auditionner les prestataires techniques possibles à partir de la mi-janvier. Ensuite seulement, cette demande d’autorisation pourra le cas échéant être déposée. » C'est officiel, l'industrie du livre va elle aussi jouer des coudes pour collecter des adresses IP, lui permettant de signaler les pirates. Cette année, les ventes de livres numériques devraient, en France, se monter à 3 %. Gainsbourg brûla bien un billet de 500 F Sources : , , ,

Tous ces délits jugés moins graves que le partage de la culture Mardi, nous vous racontions l'histoire d'un adolescent suédois de 15 ans, dénoncé par sa directrice d'école convoqué au tribunal pour avoir partagé 24 films sur BitTorrent. Nous concluions notre article par cette interrogation et cette réflexion : A quel moment de l'histoire le rapport de nos sociétés à la culture a-t-il dérapé au point qu'aujourd'hui, un jeune de 15 ans puisse se retrouver jugé par un tribunal pour avoir téléchargé et partagé une vingtaine de films ? En France, le fait de partager de la musique ou des films sur Internet est puni, comme toute contrefaçon, d'une peine maximale de 3 ans d'emprisonnement et 300 000 euros d'amende (article L335-2 du code de la propriété intellectuelle). Il nous paraît donc intéressant de voir quels sont les délits jugés aussi graves (ou pas plus graves) que le piratage par le législateur, et - ce qui est plus révélateur encore, quels délits sont jugés moins graves que l'échange d'œuvres culturelles. A quand la révision de l'échelle pénale ?

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