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Où sont les féministes mainstream ?

Où sont les féministes mainstream ?
Samedi après-midi a eu lieu un événement historique : pour la première fois en France, une marche a été organisée par des femmes qui luttent au quotidien contre le racisme, des femmes qui sont en premières lignes, des femmes de terrain, des militantes. Militantes parfois malgré elles, parce que leur frère ou leur fils a été tué par la police, et qu’elles ont vu leur vie basculer. Une marche splendide, pas organisée par des syndicats, un parti politique ou une association pilotée par le gouvernement. Non, une marche dont l’appel a été lancé par Amal Bentounsi, sœur d’Amine, tué d’une balle dans le dos par la police en 2012, et rejoint par d’autres familles de victimes de crimes policiers, celles de Lamine Dieng, Ali Ziri, Amadou Koumé, Abdoulaye Camara, Mourad Touat, Hocine Bouras, Wissam El Yamni, Lahoucine Ait Omghar… Des noms qu’on ne connaît que trop peu, des noms qui racontent des morts injustifiées, et des policiers qui s’en sont tous sortis malgré tous les éléments à charge.

http://www.liberation.fr/debats/2015/11/05/ou-sont-les-feministes-mainstream_1411495

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Interdire le voile ? C'est condescendant et paternaliste. Ces femmes ne sont pas aliénées Des mères voilées ont manifesté près du ministère de l'Éducation, le 18 juin 2014 (WITT/SIPA) Nadia, 22 ans, étudiante en biologie, aura-t-elle comme seul horizon professionnel de servir des fried chicken halal ou de devenir femme au foyer ? La récente proposition de loi du député UMP Éric Ciotti contre le voile à l’université, la prise de position de la secrétaire d’État des droits des femmes, Pascale Boistard, contre le voile à l’université, puis celle des Radicaux de gauche qui souhaitent, eux, l’interdire aux assistantes maternelles et aux employées de crèches privées, tendent à montrer qu’un même fantasme traverse la classe politique, de gauche à droite, de droite à gauche : confiner les femmes voilées chez elles. Les rejeter pour mieux les intégrer, sérieusement ? Certains défenseurs de l’égalité homme-femme n’ont pas besoin d’ennemis.

l’afro-féminisme en france : un état des lieux C'est la dernière polémique en date. Une photo qui a déclenché la colère sur les réseaux sociaux. Pour la sortie du film Les Suffragettes en Angleterre, Meryl Streep et ses collègues ont été photographiées par Time Out London arborant fièrement un t-shirt à slogan : "I'd rather be a rebel than a slave ", soit « je préfère être une rebelle plutôt qu'une esclave ». Vraiment, Meryl ? Cette citation de la suffragette Emmeline Pankhurst a, dans le contexte de 2015, bien du mal à passer. Comment les personnes responsables de ce shoot n'ont-elles pas réalisé que la référence à l'esclavage - et a fortiori le fait de le présenter comme un choix - est extrêmement problématique ?

ChEEk Malaurie, participante à la commission féministe “Egalité des genres pour une société plus juste” (Calligraphie Jonathan Bdl) © Stéphane Burlot / Studio Hans Lucas Le mouvement de contestation sociale Nuit Debout, né le 31 mars dernier, s’impose petit à petit dans les villes de France. Place de la République, c’est une mini-société qui se construit. Ce que le mot « racisé-e » exprime et ce qu’il masque Dans un article paru en octobre 2014 à l’occasion de la sortie en salles aux Etats-Unis de Dear White People (texte traduit et publié sur ce site au moment de la sortie du film en France), Stephen Kearse pose d’entrée que « La plus grande puissance du racisme est sa capacité à simplifier radicalement le monde », à rendre celui-ci « univoque ». La tâche fondamentale de tout travail antiraciste consiste alors selon lui à « contester et [à] saper cette simplicité artificielle, en exposant la complexité implacable du monde ». L’étude du terme « racisé-e » et de ses usages permet justement de mettre à jour à la fois la manière dont les simplifications et réductions du racisme imprègnent l’antiracisme même, mais aussi comment le vocabulaire antiraciste – et plus particulièrement ce terme – peut être porteur de complexifications et de clarifications politiques salutaires.

Race, caste et genre en France Ce que je vais dire est une tentative sociologique de montrer, dans l’analyse d’un cas particulier, la dynamique qui se crée entre la violence d’en haut et la puissance d’en bas. Je me propose d’analyser l’oppression des populations maghrébines, puis de leurs enfants selon trois axes : 1) le premier est la façon dont la construction sociale qu’est la “ race ” s’articule avec cette autre construction sociale qu’est le “ sexe ”.

3 raisons qui font de Nicki Minaj une féministe potentielle à prendre au sérieux English version available here Nommée « Queen of Hip-Hop » par le très sérieux magazine américain Rolling Stones en 2010, la rappeuse Nicki Minaj a établi son trône dans la sphère musicale actuelle lors des 5 dernières années. Enchaînant les records qui marquent un genre encore peu connu il y a quelques années, la belle a réussi le pari de devenir la femme la plus puissante du hip-hop américain actuel. Cependant la rappeuse, de son vrai nom Onika Tanya Maraj, peine très fortement à obtenir la reconnaissance pour tout ce qu’elle a accompli, en dehors de sa musique. Car oui, Nicki Minaj ne se résume pas seulement au simple fait d’être une rappeuse au succès indéniable, elle se révèle être aussi une féministe puissante à en devenir. Mais c’est un fait que beaucoup encore ignorent ou ont du mal à admettre.

Comprendre la violence sexiste à l’ère du néolibéralisme Commençons par cette scène : un homme blanc nu poursuit, dans les couloirs d’un hôtel hors-de-prix situé à Manhattan, une femme noire sous-payée, demandeuse d’asile, dans le but de la forcer à avoir une relation sexuelle avec lui. L’homme, vous l’aurez compris, est alors le directeur du Fonds Monétaire International (FMI), et l’homme politique français, Dominique Strauss-Kahn. La femme, qui a alors 33 ans, est bien Nafissatou Diallo, femme de chambre de l’hôtel où résidait Strauss-Kahn, et qui cherche alors asile aux États-Unis loin de sa Guinée natale, une ancienne colonie française. La misogynie, arme de silenciation massive J’ai appris avec le militantisme que si je ne voulais pas me laisser bouffer intégralement par la colère, il fallait que j’en fasse quelque chose. Des mots, des idées, des actions, n’importe quoi, mais qu’il ne fallait surtout pas que je la laisse me bouffer de l’intérieur. Ce billet est le résultat d’une très grande colère. A la fin d’une récente intervention, une jeune femme m’a demandé comment, concrètement, les femmes pouvaient continuer à prendre la parole sur internet quand leurs opinions et leurs idées se heurtaient si souvent à de la dérision, du mépris, de l’agressivité, ou pire. Je venais d’évoquer, notamment, ce que signifiait pour moi et tant d’autres femmes d’être blogueuse féministe et de donner mon avis sur internet. Je crois que cette jeune femme avait mis le doigt sur le coeur du problème.

Si vous ne voyez pas la race, comment pourriez-vous voir l’inégalité raciale? Combien de fois avez-vous entendu quelqu’un dire qu’il « ne voit pas les différences raciales », qu’il « refuse de voir la race » [colorblind], ou qu’il « n’a pas un gramme de racisme en lui » ? Peut-être même que vous avez dit ceci vous-même. Après tout, le langage dominant aujourd’hui autour des questions raciales est typiquement celui d’un déni de la race souvent destiné à transmettre du dégoût pour les pratiques et attitudes raciales qui étaient communes à une époque antérieure.

De Bagdad à Paris : pas de paix sans justice ! Manifestations anti-corruption, place Tahrir, Bagdad, Irak, 16 octobre 2015. Le matin du 14 novembre 2015, je reçois des messages de ma famille de Bagdad, et d’amis de Syrie et du Liban : « Tout va bien ? », « Es-tu en sécurité ? ». Je vois apparaître sur ma page Facebook un statut indiquant qu’une centaine de mes « amis » sont « en sécurité ».

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