
La bibliothèque dans les quartiers populaires – Mondes Sociaux CC Flickr Nozav L’indifférence des habitants des quartiers populaires vis-à-vis des bibliothèques/médiathèques peut sembler un paradoxe. Depuis cinquante ans, les politiques de la culture tentent une démocratisation poussée du savoir et des œuvres littéraires et artistiques, et les bibliothèques, transformées en médiathèques, incarnent le fer de lance de cette volonté de démocratie culturelle. Alors que des architectes et des économistes de la construction s’évertuent à implanter dans les quartiers de relégation et les banlieues des chefs-d’œuvre de style contemporain et design, élancé et aérien, lumineux et quasiment luxueux à l’intérieur, alors que les budgets de construction, puis de fonctionnement se chiffrent à plusieurs millions, ni le verre, le bois, l’acier ou le béton, ni les collections et les ordinateurs ne captent l’attention des classes populaires. CC Patrick Mignard pour Mondes Sociaux Ben Hur, 1959, William Wyler CC Pixabay 132369
Les réseaux d’échanges de compétences en bibliothèque | let it bib C’est sur et par les réseaux sociaux que ce billet « boîte à outils » a germé. D’un mot posté, début septembre, par Michel Briand au groupe Facebook Bibliothèque créative est née l’envie de creuser l’expérience de la médiathèque de Languidic (Morbihan) avec la start-up rennaise Steeple. Steeple, c’est quoi ? Steeple est un réseau social créé par deux étudiants de l’ESC Rennes : Jean-Baptiste de Bel-Air et Nicolas Malœuvre (une fois sorti de l’INSA). Steeple (clocher, en anglais) propose aux membres d’une même communauté (école, entreprise, bibliothèque…) de partager un objet, un service ou une compétence sur une plateforme commune. La particularité de Steeple tient à son modèle économique et son positionnement au sein de l’économie collaborative. L’expérience de la médiathèque de Languidic L’ouverture du compte Médiathèque de Languidic sur Steeple remonte à bientôt trois mois. Les RERS Le SEL L’économie collaborative WordPress: J'aime chargement…
Bénédicte Shawky-Milcent : A quoi bon lire au lycée ? « La lecture, ça ne sert à rien ! », tel est le titre provocateur d'un ouvrage vivifiant que Bénédicte Shawky-Milcent vient de consacrer à l'enseignement du français au lycée. C'est que bien souvent les œuvres n'y sont abordées que comme supports de travaux scolaires, au point que la majorité des jeunes cessent de lire de la littérature une fois passé le bac de français. Comment alors susciter et fortifier le bonheur de la lecture ? « La lecture, ça ne sert à rien ! C'est un titre que l'on peut lire de deux manières… C'est d'abord un propos souvent tenu par des élèves non lecteurs, en particulier par des élèves de séries technologiques. Ce titre voudrait aussi rappeler une idée importante, et d'ailleurs souvent développée : si la lecture de littérature peut, certes, avoir une utilité pratique immédiate, ce n'est pas sa vocation première. Quels reproches vous semble-t-il légitime d'adresser aux modalités habituelles d'appréhension du texte littéraire en classe ? Références :
Pourquoi l'ouverture des bibliothèques le dimanche fait débat Un amendement proposé par l'ancienne ministre de la Culture Aurélie Filippetti veut obliger les maires à discuter de la possibilité d'ouvrir les bibliothèques de leur commune le dimanche. Après les magasins, faudrait-il ouvrir les bibliothèques le dimanche? C'est une question à laquelle Aurélie Filippetti aimerait que les maires répondent en conseil municipal. La députée de Moselle est loin d'avoir convaincu tous ses collègues dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale.Nombre d'entre eux ont souligné le manque de moyens dont disposaient les communes et les communautés de communes en cette période de restrictions budgétaire. Une «avancée positive» mais «insuffisante» Généralement fermées le dimanche, entre midi et deux et vers 19H à la sortie des bureaux, les médiathèques ne sont ouvertes que 19 heures en moyenne par semaine contre 32 heures dans les villes de plus de 20.000 habitants. «Il faut y mettre les moyens»
7 principes à considérer en aménagement de bibliothèques août 02 Futur "Genius bar" - DOK Library Concept Center La bibliothèque n’est pas un entrepôt de livres : les bibliothèques ne sont plus axées sur le livre et les collections mais plutôt sur les usagers, le public. La multiplicité des modèles, Idea Stores, Learning Centres, troisième lieu, FabLab, MakerSpaces, etc. doit être une source d’inspiration. Chacun des modèles a été développé dans un contexte particulier, pour des besoins particuliers et pour une population avec des caractéristiques sociodémographiques et socio-économiques bien précises. Il est important de s’inspirer et de combiner les éléments à succès des différents modèles pour créer une bibliothèque parfaitement intégrée dans son milieu et répondant aux besoins de sa population. Quelque part sur le web, quelqu’un a déjà écrit que « les bibliothèques ne vont pas disparaître, elles vont juste exister différemment ». Photo : Futur « Genius bar » à la DOK Library Concept Center. Pour aller plus loin :
Biblio Remix | Comment repenser, remixer la bibliothèque avec les habitants, des bidouilleurs, des designers… ? Une Bibliothèque vivante! vert_mtl Connaissez-vous le concept de Bibliothèque vivante? Élaboré au Danemark en 2000 par le groupe Stop the Violence, il vise à établir un dialogue entre les gens de sorte à faire tomber des préjugés d'une manière tout à fait originale et sympathique. Lors de l'évènement, le public se voit offrir l'occasion d'« emprunter » une personne agissant à titre de « livre » pour entamer une discussion sur un thème établi. Demain, le vendredi 5 août, aura lieu la deuxième édition de la Bibliothèque vivante sur les communautés autochtones, évènement organisé par d'anciennes éco-stagiaires Katimavik. Profitez de cet évènement pour « emprunter » un « livre » pendant une vingtaine de minutes pour entamer une conversation honnête et respectueuse autour de sujets méconnus liés à la réalité des communautés autochtones du Québec.
Vie privée et bibliothèques : enjeux et bonnes pratiques - Pourquoi les bibliothécaires doivent s’intéresser à la protection des données personnelles des usagers « Le développement fulgurant de la société numérique et de l’impact sur les pratiques des individus ont invité les bibliothèques à renouveler leur mission d’accompagnement et d’aide à la maîtrise des technologies de l’information et la communication modernes. Cette mission se présente sous le vocable de littératie numérique, c’est-à-dire l’habileté et la capacité d’utiliser les outils et les applications numériques, la capacité de comprendre de façon critique le contenu et les outils des médias numériques ainsi que la connaissance et l’expertise pour créer à l’aide de la technologie numérique afin de faire de chaque citoyen un membre actif d’une société libre et démocratique. De nos jours il ne suffit plus de savoir lire et écrire pour prendre part à la vie en société, il faut également être en capacité d’utiliser, de comprendre et de créer dans un environnement numérique.
Revue Argus - Projet pilote de bibliothèque ouverte à Cowansville 3 juin 2011 Par Ramon Vitesse Aller vers le citoyen Le projet de Bibliothèque ouverte (BiO) tient compte de la mission même de démocratisation culturelle chère au Ministère de la culture, des communications et de la condition féminine : la culture doit, de plus en plus, aller vers les citoyens. Les expériences et projets qui inspirent la BiO sont multiples : Le Biblio-Vélo, un projet qui s’inscrit directement sur la rue auprès des jeunes. Pour une bibliothèque nouvelle À Cowansville, dans un milieu où la pauvreté et la recrudescence de méfaits et le vandalisme sont en hausse, la culture et l’accessibilité aux livres feraient figure de réponse novatrice, dynamique et durable comme levier d’évolution collective. Afin d’assurer une validation externe au projet, l’organisme Culture pour tous et le Département de sociologie de l’UQAM sont approché afin d’avoir un regard critique sur l’ensemble de la démarche BiO. Soécificité de la nouvelle bibliothèque There are no comments yet.
Veille pour un-e bibliothécaire engagé-e Commencé il y a quelques mois puis mis de côté, le sujet de cet article a regagné toute sa pertinence et son intérêt en regard de l’actualité québécoise récente. Fin octobre, nous apprenions que le téléphone de Patrick Lagacé, un des chroniqueurs star de La Presse, avait été mis sur écoute par le Service de Police de la ville de Montréal. Plusieurs journalistes auraient subi la même intrusion dans leur travail et leur vie privée. Le 2 novembre dernier, Edward Snowden, le lanceur d’alerte américain le plus connu, donnait une vidéo-conférence à l’Université McGill. Il est revenu entre autres sur l’affaire Lagacé et sur l’importance de protéger sa vie privée numérique. Il existe de multiples façons d’être un bibliothécaire engagé, et par le passé, de nombreuses figures de cette profession se sont illustrées (pensons par exemple à Éva Circé-Côté) dans la lutte pour l’éducation, l’accès à l’information pour tous. Quelques petits rappels de la loi au Québec : Code civil du Québec : Au Québec :
Construire la médiation documentaire par les publics : les portails thématiques de l’Infothèque « Le jour viendra peut-être où les livres nomades, allant et venant là où un lecteur les appelle, n’auront plus d’adresse fixe ». En lançant cette prophétie dans les premières années du xxe siècle, le visionnaire Eugène Morel ne se doutait évidemment pas du bouleversement qui se produirait près d’un siècle plus tard, avec le développement des nouvelles technologies numériques. Ce pionnier des bibliothèques modernes prônait déjà en son temps le flux plutôt que le stock, la médiation plutôt que la conservation. Mais il serait un peu réducteur d’associer systématiquement le numérique au flux, et le « physique » au stock. En effet, un contenu numérique n’est pas nécessairement disponible en ligne et consultable à distance. Les professionnels des bibliothèques mettent depuis longtemps en œuvre les nouvelles technologies au service de la conservation, de la diffusion ou de la description des contenus physiques qu’ils gèrent au quotidien.
Code de déontologie du bibliothécaire mise à jour le 28 novembre 2016 En novembre 2003, la question de la déontologie du métier est au cœur des préoccupations du bureau national de l’ABF. C’est dire l’importance du code ici présenté : il vient enfin compléter pour la France, un ensemble qui, au niveau international, vise à définir en quelque sorte les droits et devoirs des bibliothécaires dans le monde. Le code de déontologie du bibliothécaire concerne tous les types de bibliothèques, publiques ou privées recevant du public. Il s’adresse à tous métiers des bibliothèques quels que soient les spécificités, les statuts ou la place dans la hiérarchie. Code de déontologie du bibliothécaire adopté lors du conseil national de l’Association des bibliothécaires français le 23 mars 2003 Le bibliothécaire est chargé par sa collectivité publique ou privée de répondre aux besoins de la communauté en matière de culture, d’information, de formation et de loisirs. Code de déontologie
Travailler en mode collaboratif : 200 fiches pratiques et méthodologiques MultiBaO est une nouvelle multi-boite à outils consacrée à l’organisation en collectif et à la gestion de projets. Ses initiateurs, un collectif non formel composé de membres de plusieurs associations et universités propose – sous licences Creative Commons – des ressources pour les animateurs de réseaux/groupes sous la forme de fiches outils et méthodes. Chacun est invité à contribuer à l’amélioration et à l’écriture de nouvelles fiches. Des fiches pour participer et collaborer 200 fiches autour des démarches participatives et collaboratives sont déjà téléchargeables via un dossier Dropbox : Accélérateur de projet, atelier de créativité, cartographie participative, veille collaborative… L’ensemble des thèmes et des ateliers est exhaustif. Les contributions sont également disponibles sur le site MultiBaO au fur et à mesure des publications par le collectif ou les contributeurs extérieurs. Fiches synthétiques sur la collaboration En une phraseA quoi ça sert ? Pour en savoir plus