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En Inde, la dissidence verte bouscule le système des castes

En Inde, la dissidence verte bouscule le système des castes
Bénédicte Manier Bénédicte Manier est journaliste. Elle parcourt l’Inde depuis plus de vingt ans. Elle est l’auteure d’ Un Million de révolutions tranquilles (LLL, 2012), et de L’Inde nouvelle s’impatiente (LLL, 2014). L’extrait suivant vient de son dernier ouvrage, qui parait ce mercredi, Made in India. Le laboratoire écologique de la planète (Premier Parallèle, 2015). L’Inde est un concentré de ce que la planète est en train de vivre. Probablement aucun pays au monde ne voit naître autant d’initiatives ingénieuses venues de citoyens ordinaires. L’Inde présente surtout une caractéristique unique, une sorte de génie quotidien qui permet à l’aam aadmi (l’homme de la rue) d’imaginer des solutions pragmatiques avec trois fois rien. Des paysannes du Telangana ont lancé une révolution agricole, en défiant l’ordre social Nirja, sa petite fille dans les bras, arrive sur la petite place de Pastapur, où se tient la réunion. 1980. Des récoltes spectaculaires Une résilience agricole Images : DDS . Related:  Agriculture bioAgriculture

Histoire de blé : les semences paysannes avenir des céréaliers en agriculture biologique et en circuit court, pour une agriculture durable sans engrais chimiques pesticides fongicides herbicides insecticide de synthèse très polluants - vidéo Dailymotion Un boulanger bio explique pourquoi le blé et le gluten sont devenus toxiques Le pain fait aujourd’hui partie de ces produits devenu presque interdit pour les allergiques au gluten. Pour certains, la faute serait due à l’arrivée du blé moderne. Explication en vidéo par Jean-François Berthelot, boulanger bio. Avant de pouvoir savourer cette délicieuse baguette que vous adorez, tout un processus entre en jeu qui fait intervenir agriculteurs, transformateurs, boulangers, revendeurs. Jean François Berthelot, membre du réseau Semences Paysannes, est installé dans le Périgord et explique ce qui différencie le blé moderne des « variétés anciennes, un blé abandonné par les cultivateurs, pas assez productif ». Le mot gluten en latin signifie « colle ». "Un blé délaissé par la recherche agronomique" Le paysan boulanger travaille, lui, à partir de blé dit « impanifiable ». Le paysan boulanger souhaite une révision de la réglementation pour permettre de vendre les semences qu’il a lui même exhumé de l’Inra (Institut national de recherche agronomique).

La ferme de demain, écolo et prospère, existe déjà, nous l’avons visitée - Chavagne (Ille-et-Vilaine), reportage Une allée d’arbres fruitiers conduit le visiteur jusqu’à la cour bordée de bâtiments en vieilles pierres. Les poules picorent le carré d’herbe voisin. Arrive, d’un pas décidé, Gilles Simonneaux, qui lâche un large sourire. Gilles Simonneaux. Il plante des céréales, met un hectare à disposition de Sylvie, la maraîchère, ouvre un magasin, amène quelques cochons... « Au départ on était deux à travailler sur 75 hectares, aujourd’hui on est dix sur une centaine d’hectares. » Des prairies et des champs de blé « Tout est parti de l’élevage laitier », poursuit-il. Désormais, d’un côté de la route s’étendent de vertes prairies et de l’autre, les champs de céréales où grimpent les liserons. « Le blé sera récolté d’ici quelques jours, prévoit Olivier, responsable de la boulangerie. Mise au four des pâtons. Autonomie énergétique Autre activité qui profite de l’élevage : le maraîchage. Les panneaux solaires de la ferme. « On crée une boucle vertueuse »

L’agriculture de demain selon Afterres : biologique, prospère, locale, et totalement réaliste ! L’idée leur est venue du scénario Négawatt, qui propose une transition énergétique et une division par quatre des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050. Les ingénieurs en agronomie, en écologie et en énergie de Solagro ont suivi la même voie mais pour l’agriculture. Ils rendaient en 2011 une première version de leur scénario, intitulé Afterres : quelle utilisation des terres en 2050 ?. Reporterre - Vous fondez votre scénario sur la demande, sur les besoins alimentaires que nous auront en 2050. Sylvain Doublet - On ne savait pas que c’était original ! Alors, qu’y aura-t-il dans notre assiette en 2050 ? On a étudié l’assiette actuelle et on a regardé ce que l’on pouvait changer. L’aliment qui pèse aujourd’hui le plus en grammes par jour, c’est le lait, sous toutes ses formes. Et à quoi ressemblera la ferme de 2050, que Reporterre avait déjà imaginée ? Aujourd’hui, on part d’une situation d’hyper-spécialisation des territoires et des fermes. Sylvain Doublet. Bien sûr que oui !

Voici comment l’Etat détruit les prairies et la biodiversité En l’an 2000, Jean-Paul Morand élevait deux cents vaches à viande sur une centaine d’hectares de prairies, et se convertissait au bio. Le résultat d’une prise de conscience : « Mon père avait la maladie de Parkinson à cause des pesticides, et on était en pleine crise de la vache folle. » Quinze ans après, cet agriculteur d’Indre-et-Loire a dû vendre tous ses bovins pour éponger ses dettes. Il gagne désormais sa vie grâce à son gîte et à la vente du foin de ses prairies. « Mais une prairie sans fertilisation par les animaux, cela ne peut pas durer longtemps », avertit-il. Sa situation n’est pas le résultat de la crise agricole. « On donne des aides à ceux qui font du maïs à coups de pesticides » La réforme de 2006 a instauré de nouvelles règles de répartition des aides européennes aux agriculteurs. « Rien qu’en changeant les règles de répartition, on choisit d’orienter vers un système intensif ou herbager », explique Jacques Pasquier, qui suit le dossier à la Confédération paysanne [1].

(R)évolutionnons l'agriculture Consommation excessive de pétrole, pollution, usage massif de produits phytosanitaires, standardisation de la production, appauvrissement des terres nourricières, disparition des paysans… Les conséquences de l’agriculture actuelle sont lourdes. Aujourd’hui, nous avons le pouvoir d’inverser la tendance ! Faisons le choix d’une production agricole biologique et locale, respectueuse de la nature et des humains ! Crédits : Scénario : Cyril Dion, Colibris Réalisation, dessins et voix off : Corentin Lecourt / corentin.lecourt.free.fr Montage : Thomas Courcelle pour Isotom Productions After Effect : Sébastien Fillinger Sound Design : Ludovic Jokiel assisté de Benoît Mora pour AOC Prod.

Du bio à la permaculture | Bonnes Nouvelles Selon Jacques Caplat, agronome et auteur de L’Agriculture biologique pour nourrir l’humanité, l’agriculture biologique serait un modèle bien plus efficace que l’agriculture conventionnelle et pourrait permettre de nourrir tout le monde. Les études à l’échelle planétaire indiquent que si l’on transformait l’agriculture mondiale en bio, les rendements globaux augmenteraient. On perdrait entre 5 et 20 % en Europe et au Canada, mais on augmenterait de 50 à 150 % dans le reste du monde. Tous les chiffres sont en hausse,en 2014, le marché bio français a progressé de +10% par rapport à 2013, pour atteindre 5 milliards d’euros, et le secteur fait travailler près de 100 000 personnes. La barre des 1,1 million d’hectares de terres bio a été franchie en 2014, 4% de plus qu’en 2013. Près de 9 Français sur 10 ont consommés bio, dont 6 sur 10 au moins une fois par mois. En Europe, les produits bio génèrent 21 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Un excellent reportage sur la permaculture.

"Oui, l'agriculture biologique peut nourrir le monde" Jacques Caplat, agronome et auteur de L'Agriculture biologique pour nourrir l'humanité tord le cou aux idées reçues sur le bio. Selon lui, l'agriculture biologique serait un modèle bien plus efficace que l'agriculture conventionnelle et pourrait permettre de nourrir tout le monde. Jacques Caplat est agronome, ancien conseiller agricole et fils d’agriculteur. Il est convaincu que l’agriculture biologique est la solution face à un modèle intensif qui détruit la planète et laisse près de 842 millions de personnes mal nourries dans le monde. «Dans la préface de votre ouvrage, l’agronome Claude Aubert explique que l’agriculture conventionnelle ne peut pas nourrir le monde. L’agriculture conventionnelle a été conçue en Europe pour l’Europe. [...] Je suis effaré d’entendre des gens dire que le riz amélioré en Inde fait dix tonnes par hectare. Alors qu’est-ce que l’agriculture bio ? Il s’agit de remettre de l’agronomie dans l’agriculture. [...] [...]

Le vrai du faux sur les produits bio La Quotidienne, le magazine conso diffusé sur France 5 s’attaque aux idées reçues sur le bio dans un dossier spécial intitulé Le bio : le vrai du faux. Les Français sont de plus en plus nombreux à être séduit par le bio. Selon les chiffres de l’Agence bio, en 2014 près de 9 Français sur 10 ont consommé du bio. Bien qu’ils soient de plus en plus populaires, les produits bio font encore l’objet de beaucoup d’idées reçues : manger bio coûterait trop cher, l’agriculture biologique serait bonne pour l’environnement, les aliments bio auraient meilleur goût ou encore le bio serait plus diététique. Pour cette émission, l’équipe de la Quotidienne s’est entourée de Thierry Stoedzel, directeur général d’Ecocert France, de Marie-France Farré, auteure du blog “Save the green” et de Thomas Laurenceau, rédacteur en chef du magazine 60 millions de consommateurs.

L’agriculture biologique est plus productive qu’on ne le pense C’est ce que démontre une étude menée en 2014 par des agronomes de l’Université de Berkeley (Californie). Elle tend à réduire l’écart constaté avec les rendements l’agriculture conventionnelle et donner de nouveaux espoirs pour le développement de l’agriculture bio. 20% à 25% de différence de rendement entre la bio et la conventionnelle, c’est ce qu’avaient démontré deux précédentes études, publiées en 2012 par des chercheurs des Pays Bas et du Canada. Une nouvelle équipe du Berkeley Food Institude a souhaité revisiter ces statisques avec une série de métadonnées trois fois plus importante que précédemment (soit 115 études contenant plus de 1 000 observations). « Dans la série de données collectées sur les 35 dernières années, et concernant 38 pays et 52 types de cultures, il nous apparaît que les rendements biologiques sont inférieurs de seulement 19,2 % par rapport aux rendements conventionnels. » affirme Mme Kremen qui a piloté les recherches. Un écart réduit à 8 à 9%

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