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Pierre Rabhi : « La COP21 ne s’attaque pas aux sources des déséquilibres »

Pierre Rabhi : « La COP21 ne s’attaque pas aux sources des déséquilibres »
Entre deux conférences, la promotion de ses derniers livres et la rédaction d’un manifeste, prélude au lancement d’un forum citoyen, Pierre Rabhi nous a reçus chez lui, à Montchamp, hameau paisible d’Ardèche. Le paysan-philosophe de 77 ans, chantre de l’agroécologie, ne se fait guère d’illusion sur l’issue de la COP21 et appelle à quitter le culte de la croissance indéfinie. L’agroécologie qu’il défend promeut, entre autres pratiques agricoles, la pluriculture, le compostage ainsi que la recherche de complémentarité entre espèces, et cherche à intégrer l’ensemble des paramètres de gestion écologique de l’espace cultivé tels qu’une meilleure utilisation de l’eau, la lutte contre l’érosion, la réintroduction des haies, le reboisement et la biodiversité. Dans un mois, les dirigeants de 195 pays se penchent sur le futur de la planète. Qu’attendez-vous de la Conférence de Paris sur le climat ? Pierre Rabhi Il ne sortira rien de cette énième grand-messe. C’est-à-dire ? Related:  Pierre RabhiRegard critique sur le capitalisme et notre sociétéghislaine61

Nouveau site "Autour de Pierre Rabhi" à découvrir Le « format développement durable » du capital n’est pas soutenable Le « développement durable » prétend concilier développement économique, justice sociale, et préservation de l’environnement. On le sait, ce concept est aujourd’hui totalement perverti. Pollué dès sa création par l’idéologie de la croissance et asservi par le capitalisme, il est utilisé comme outil de communication par les gouvernements et les entreprises afin d’améliorer leur image et de légitimer un système qui n’envisage nullement de se réformer. Pouvoir produire et consommer toujours plus en polluant toujours moins est un formidable booster de croissance : le monde merveilleux et propre des vidéos publicitaires déculpabilise notre « cerveau disponible », nous le valons bien. A l’approche de la COP 21, cette notion est évidemment particulièrement utile. Contraignant la langue, détournant le sens des mots, falsifiant les concepts, elle en devient presque magique, éteignant d’elle-même toute velléité de contestation et permettant à la pensée unique de se déployer tranquillement.

Rabhi : "C'est la civilisation la plus fragile de l'Histoire" Pierre Rabhi chez lui (Audrey Cerdan/Rue89). Le grand public a un peu entendu parler de lui lors de sa pré-campagne présidentielle de 2002, ou dans le dernier film de Coline Serreau. Chez les écolos convaincus, il est un des penseurs qui comptent le plus. Lui n’a pas « fait le Larzac », car la communauté ce n’est pas son truc. Son « mouvement des oasis en tous lieux » a donné naissance à des oasis réelles, dont l’association Terre et humanisme est le principal fer de lance. Rue89 : Jamais la consommation bio, le développement durable ou le vote vert ne se sont aussi bien portés. Pierre Rabhi : Tant que l’écologie restera une question subsidiaire qu’on traite par des « Grenelle », tout cela ne sera que diversion et amusement. Les Etats ne sont pas assez honnêtes pour considérer cette question comme absolument essentielle, ils préfèrent perfectionner ce qui sert la mort (comme les armes) que ce qui sert la vie. Qu’appelez-vous la « toute puissance du lucre » exactement ?

COP21 : la Chine, cancre du climat, veut rattraper son retard Mardi, le premier pollueur de la planète a annoncé sa contribution pour la conférence mondiale sur le climat. Son objectif d'atteindre un pic d'émissions de CO2 autour de 2030 semble réalisable, alors que la Chine se penche, depuis peu, sur les questions environnementales. L'annonce était très attendue. Mardi, le Premier ministre chinois, Li Keqiang, a dévoilé la contribution de son pays à la réduction des émissions de CO2 en perspective de la conférence mondiale sur le climat (COP21), que la France accueillera fin 2015. Le gouvernement chinois a fixé son pic des émissions de CO2 «autour de 2030», a indiqué la délégation chinoise lors d'une visite à l'Élysée. La Chine entend aussi «baisser son intensité carbonique de 60%-65% par rapport à 2005», «porter la part de ses énergies non fossiles dans la consommation énergétique primaire à environ 20%» et «augmenter son stock forestier d'environ 4,5 milliards de mètres cube par rapport à 2005». Devenir un exemple régional

Pierre Rabhi et les enfants | Dominique Hubert Sous ce titre, je désire partager avec vous différents regards croisés à propos de l’enseignement. Je les puise la plupart du temps au sein d’articles ou de livres. Pierre Rabhi in Olivier Le Naire, Nos voies d’espérance, entretiens avec 10 grands témoins pour retrouver confiance, Actes Sud/LLL Les liens qui libèrent, 2014 p 125 et 126 Olivier Le Naire : Tout cela suppose une révolution des mentalités, une nouvelle hiérarchie des valeurs. Pierre Rabhi : Oui. Olivier Le Naire : La société idéale n’existe pas… Pierre Rabhi : Non, puisque dans toute organisation, même si les intentions sont très élevées, on n’atteint jamais nos idéaux, bien sûr, mais c’est déjà beaucoup si on y enseigne que chacun a un travail à faire pour se connaître, améliorer sa propre nature. (…)Le lieu d’apprentissage idéal, selon moi, ce serait un jardin, un atelier-mais sans machines, du moins au début- et l’école.

Edgar Morin : aux Oasis !! La France est un désert de la pensée politique où la recherche de voies nouvelles se fait et s’expérimente au niveau des associations et initiatives de la société civile mais celles ci n’ont pu se synergiser, et la route sera longue. Aussi dans la conjoncture actuelle, tout en demeurant des citoyens vigilants et actifs, aménageons en même temps dans notre présent des oasis de convivialités pour nous protéger du déferlement des vagues géantes de l’économie techno bureaucratisée, du calcul aveugle à l’humain, qui nous transforme en objets, de la compétitivité, de la rationalisation, de la marchandisation, du profit qui ont envahi toutes les ramifications de notre société. Encourageons plutôt les initiatives porteuses d’un futur, sachons qu’être responsable et solidaire sont non seulement des impératifs éthiques, mais des vertus qui épanouissent nos vies. Sauvegardons, nourrissons, développons ces oasis autant que possible. Une civilisation veut naître

Permaculture, l'autre vision du jardin bio Si l'agriculture biologique s'inquiète entre autres, du respect de l'écosystème, la permaculture va beaucoup plus loin. Ici, chaque plante est à la place la plus optimale, chaque élément remplit plusieurs fonctions, toutes les énergies naturelles sont utilisées au mieux et la biodiversité est bien entendu respectée. Une véritable leçon d'écologie pratique pour vivre son jardin (voire plus) autrement... Historique Potager en permaculture Le terme de permaculture est un terme valise, provenant de la contraction « d'agriculture permanente » apparu dans les années 70 grâce au travail de deux passionnés australiens. Depuis, le modèle de permaculture, bien connu des Anglo-saxons, ne s'associe plus seulement à la seule pratique agricole, mais s'applique également au mode de vie dans son ensemble. Les principes Appliqués à un jardin, les principes tirés de l'observation d'écosystèmes favorisent sa productivité et le dotent d'une certaine autonomie énergétique. Conception d'un massif en permaculture

COP21 : le compte n’y est pas La session de négociations intermédiaire en vue de préparer la COP 21, qui débute à Paris le 30 novembre 2015, s’est achevée vendredi dernier. Son objectif ? Préparer un brouillon d’accord que les différentes parties présentes à Paris devront finaliser pour aboutir à un texte commun. Le seuil des 2°C, enjeu principal Rappelons d’abord que l’enjeu principal de l’accord à Paris est de parvenir à contenir l’augmentation des températures en deçà des 2°C – voire 1,5°C si l’on en croit les dernières études scientifiques. Des contributions nationales insuffisantes Pour le moment, 150 Etats ont publié leur contribution, leur feuille de route. L’objectif d’un accord de Paris, c’est de créer un cadre clair qui permette de s’assurer que ces contributions ne seront que des points de départ, régulièrement évalués et revus à la hausse, même avant 2020 (date de l’entrée en vigueur de l’accord), et que les Etats seront effectivement redevables des engagements pris. Tensions nord/sud Total manœuvre

Sophie Rabhi et son école Montessori Activité de groupe à la Ferme des enfants / © Patrick Lazic "Je suis née en Ardèche, au coeur de l'aventure familiale de mes parents Pierre Rabhi et Michèle Rabhi qui ont fait leur retour à la terre au tout début des années soixante. J'ai grandi, avec mes 4 frères et sœurs, parmi les animaux de la ferme, dans un grand bois de chênes proche d'une rivière. Nous avions un élevage de chèvres et une production de fromages. Quand les enfants ont grandi et ont quitté la ferme, ma mère s'est affiliée à Accueil Paysan pour devenir lieu d'accueil d'enfants. À quel moment de votre vie avez-vous ressenti la nécessité de vous lancer dans le projet "La ferme des enfants" ? Lorsque j'ai attendu mon fils ainé né en 1997. J'avais compris, grâce à Maria Montessori, Arthur Janov, Alice Miller et bien d'autres rencontres et lectures, que les problématiques humaines sont liées à un manque d'écologie à l'égard de nous-même. Quelles sont les bases de la pédagogie et des règles de vie dans votre école ?

Gilles Clément : « Jardiner, c’est résister » Reporterre - D’où vous vient cette « vocation » de jardinier ? Gilles Clément - Quand j’étais adolescent, chez mes parents dans la Creuse, je mettais les mains dans la terre. Ça me plaisait, car on voit le résultat tout de suite. Au lycée, une enseignante de sciences naturelles m’a parlé du métier de paysagiste. J’attachais de l’importance à la diversité, à la vie, et ça coïncidait avec les préoccupations de l’écologie. Et vous êtes rapidement devenu un défenseur de l’écologie, à une époque où vous étiez le seul, ou presque, à porter ces idées… Les idées que j’ai proposées ne sont pas nouvelles. - La maison de Gilles Clément, à Crozant, dans la Creuse - Et peu à peu, vous êtes devenu une référence. Mon jardin et les voyages sont les deux sources d’enseignement pour moi. Le déclic est venu avec l’exposition de 1999 à la Villette, sur le Jardin planétaire. Vous défendez l’idée d’un « laisser-faire ». Bien sûr, ça s’appelle jardin parce qu’il y a un jardinier. Et ça se développe… Biographie .

Permaculture Un article de Ékopédia, l'encyclopédie pratique. La permaculture est une approche pour concevoir des habitats humains et des systèmes agricoles qui imitent les relations présentes dans l'écologie naturelle. Comme méthode systémique, la permaculture a été créée dans les années 1970 par les Australiens Bill Mollison et David Holmgren. En formant rapidement des individus à un ensemble de principes de conception, l'objectif est de permettre à ces individus de concevoir leur propre environnement, et ainsi de créer des habitats humains plus autonomes (on parle parfois à tort d'autosuffisance. Alors qu'elle était à l'origine une théorie de conception agroécologique, la permaculture a développé une large popularité internationale. Un exemple de permaculture utilisant les animaux et le jardin Historique Une technique ancestrale : Des systèmes de culture proches de la permaculture ont été mis en place durant des milliers d'années dans différentes parties du monde. Valeurs fondamentales Observer

Des sites qui expliquent ce qu'est la COP 21 et ses...

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