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N° 59. Ces réseaux numériques dits sociaux - En librairie le 28 avril 2011

N° 59. Ces réseaux numériques dits sociaux - En librairie le 28 avril 2011
Présentation Facebook, MySpace, Twitter, YouTube, Copains d’avant, Viadeo... Deux tiers des internautes seraient déjà séduits par la nébuleuse « médias sociaux ». Le Web participatif, qui recouvre des dispositifs et des usages fort différents, captive décideurs et commentateurs. En consacrant ce numéro aux « réseaux socionumériques », derniers nés de ces dispositifs, Hermès prolonge et approfondit la critique du numérique menée par la revue et l’Institut des sciences de la communication du CNRS (ISCC). Chercheurs de divers horizons disciplinaires et professionnels du Web interrogent le phénomène, en procédant non seulement à une analyse des diverses appellations, souvent trompeuses, mais aussi en replaçant ces sites dans l’histoire des réseaux de communication. Les formes de lien social et de communication, la visibilité de la vie quotidienne, l’effacement des frontières publiques et privées (caractéristiques de ces dispositifs) sont mises en perspective. Sommaire Edgar MORIN, La Voie.

Alain Giffard L’avenir est-il aux réseaux sociaux éphémères Selon le sondage annuel de l'Institut Piper Jaffray auprès de 5000 adolescents américains, que rapporte Zdnet.fr, les réseaux sociaux s'avèrent pratiquement tous en perte d'attention auprès des plus jeunes (seuls Twitter et Instagram semblent encore avoir leurs faveurs, mais la cote d'amour s'est grandement ralentie). La raison de la désertion des réseaux sociaux ? "Las du partage exacerbé, las des traces laissées ici ou là, las de la surveillance potentielle de leurs parents, ils semblent préférer désormais les applications de messagerie instantanée comme Kik (30 millions d'utilisateurs), WhatsApp (17 milliards de messages échangés par jour), SnapChat (100 millions de messages et 50 millions de photos échangés par jour), ou encore Line, qui vient de passer les 100 millions d'utilisateurs en janvier dernier. Image : la page d'accueil de SnapChat... Rachel Metz pour la Technology Review pointait récemment ce même phénomène : le développement des applications éphémères. Qu'importe.

Information literacy, documentation, CDI, Internet, Pédagogie, culture de l'information, sciences de l'information et de la communication.Olivier Le Deuff 1999-2011 Snapchat, l'eldorado des ados Après le rachat d'Instagram pour un milliard de dollars, celui de Tumblr pour 1,1 milliard et celui, très récent, de Waze pour 1,3 milliard de dollars, on a fini par cesser d'écarquiller les yeux devant cette nouvelle mode de surévaluation des start-ups numériques. Aujourd'hui, le destin de Snapchat ne paraît donc même plus si étonnant. Publiée pour la première fois en septembre 2011, l'application est déjà si populaire qu'elle approche, elle aussi, les neuf zéros de la cour des grands : elle vient de monter sa valeur à 800 millions de dollars (611 millions d'euros) après une levée de fonds ayant apporté 60 millions supplémentaires (46 millions d'euros) à son capital. Bien sûr, elle n'a pas de pub, pas d'abonnements payants, et donc aucun modèle économique viable. En plus, elle n'a même pas de base de données : le principe de Snapchat est de fournir un service de messagerie éphémère. Snapchat commence à attirer un certain nombre de regards. Lire les réactions à cet article.

Les réseaux sociaux de demain Pour la majorité des internautes, les réseaux sociaux se résument à Facebook et Twitter. La réalité ne pourrait être plus fausse en ces temps de sociabilité et de partage exacerbés. Le développement des technologies mobiles entraine, dans une belle grappe d’innovation, celui de réseaux sociaux plus spécialisés. Le succès explosif du réseau Instagram en témoigne largement et d’autres semblent lui emboiter le pas. Comme à son habitude, l’excellent site Mashable, spécialiste américain entre autres du social media, a sélectionné quelques réseaux sociaux à surveiller. Path Path est un agenda online sur lequel vous pouvez poster vos photos, votre actualité quotidienne comme vos check-in, ou la musique que vous écoutez. Highlight De nombreux réseaux sociaux axent leur développement sur la fonction de géolocalisation des smartphones. Sonar L’application Sonar pousse la sociabilité à la limite de la surveillance. Banjo Fancy Forecast Gogobot

Facebook n'a plus la cote auprès des ados À défaut de perdre des utilisateurs, dans la mesure où les départs constatés dans les pays occidentaux sont largement compensés par les inscriptions des internautes issus des pays émergents, Facebook perd en attractivité auprès des adolescents. C'est ce que suggère un rapport conduit par la banque d'investissement américaine Piper Jaffray et relayé par le Huffington Post. Entre mai 2012 et mai 2013, le nombre de jeunes considérant Facebook comme le réseau social le plus important est passé de 42 à 23 %. À l'inverse, la popularité Instagram - qui a été acheté en 2012 par Facebook - a progressé au cours de cette période (12 à 23 %). Idem pour la catégorie "autre", qui passe de 2 à 17 %. Cette catégorie regroupe vraisemblablement des plateformes comme Vine ou Snapchat même s'ils ne sont pas mentionnés spécifiquement Ces deux services ont enregistré une forte progression de leur popularité ces derniers mois, ce qui n'a pas dû échapper à Piper Jaffray.

En France aussi, les ados délaissent Facebook pour Snapchat Les vaines tentatives de Facebook pour s'emparer de Snapchat (dont une dernière offre à 3 milliards de dollars !) s'expliquent aisément. Facebook perd de son aura chez les ados, son coeur de cible. Un désengagement illustré par différents sondages aux Etats-Unis et confirmé par le réseau social lui même. Très versatiles, les 15-25 ans préfèrent se tourner vers d'autres outils comme Twitter, Tumblr et Snapchat donc, une application permettant d'échanger des contenus éphémères sur mobile. Ce glissement des habitudes semble se confirmer également en France si on en croît une "enquête ethnographique" menée par la Fédération française des télécoms. "Facebook, c'est mort !" Des résultats à prendre avec des pincettes donc mais qui valident la "grande peur" de Facebook actuellement. Traduction : Facebook est lieu des images officielles, presque corporates, où il faut absolument se mettre en valeur et ce sur de longues périodes. La liberté de l'un contre la paranoïa de l'autre en somme...

Les ados sont-ils en train de deserter les réseaux sociaux ? Deux fois par an, l'institut Piper Jaffray publie son étude "Taking Stock With Teens", un baromètre où il s'agit d'observer le sentiment et le comportement des adolescents à l'égard des produits de consommations, des marques, et des services. Même s'il ne s'agit pas à proprement parler de mesure puisque l'essentiel des données sont recueillies de façon déclarative, l'étude constitue une véritable mine d'informations et balaye un très grand nombre de domaines : mode, alimentation, loisirs, technologies... C'est ce dernier point qui nous intéresse particulièrement ici. Dans son étude "Printemps 2013" (58 pages, disponible à la fin de cet article), Piper Jaffray pose à nouveau la question "Quel est le réseau social le plus important pour vous ?" à son échantillon (environ 5000 ados américains). Ainsi, les réseaux sociaux présentés dans l'étude (Facebook, YouTube, Instagram, Twitter, Google+, Tumblr, Pinterest, Reddit, StumbleUpon, Flickr) s'avèrent pratiquement tous en perte d'attention.

Snapchat : le réseau social, centré sur le partage de photos instantané, qui monte A l’instar de d’autres services comme WeChat, WhatsApp ou bien encore Kik, Snapchat fait partie de ces applications mobiles sociales basées sur la conversation instantanée (que l’on classe dans les services de micro-messagerie mobile) qui connait un fort engouement notamment auprès d’une population jeune. Plutôt que de vous faire un focus détaillé sur ces différentes applications, j’ai préféré me concentrer sur Snapchat pour plusieurs raisons, même si à date il n’est pas celui qui compte le plus d’inscrits, mais celui à mon sens qui propose l’approche la plus différentiante et donc intéressante à étudier. La force de Snapchat réside fonctionnellement et stratégiquement dans des choix forts : Le Picture Chatting plutôt que le Text Messaging : si les services concurrents basent leur approche d’apport sur les échanges textes (comme les SMS ou autres services de tchat), Snapchat fait des photos le centre des partages en temps réel des internautes.

Snapchat, c'est quoi ? L'appli pour envoyer des photos et des vidéos qui s’autodétruisent Connaissez-vous Snapchat? Cette application pour envoyer des photos et des vidéos qui s’autodétruisent se hisse dans les tops des applis les plus téléchargées, aux côtés de WhatsApp et consorts. Un seul chiffre: 150 millions de photos partagées tous les jours, photos qui disparaissent à jamais au bout de quelques secondes. Vous avez bien lu: les photos envoyées sur les serveurs de Snapchat disparaissent quelques secondes après la première consultation. Des questions concernant l'application? Softonic vous explique ce qu'est réellement Snapchat, comment l'application fonctionne et quels peuvent être ses éventuels dangers. Snapchat expliqué en 20 secondes Snapchat est une application de messagerie pour Android et iPhone. Une fois lus, les messages sont détruits En pratique, Snapchat est une application de messagerie éphémère: ce que vous partagez via l'appli n'est pas enregistré. Comment fonctionne Snapchat? Tout d'abord, vous devez créer un compte. Snapchat sur Bluestacks.

Panorama des médias sociaux 2012 (The english version of this article is here: Social Media Landscape 2012) Il y a quelques années une analyste disait que dans cinq ans, les médias sociaux seront comme l’air (omniprésents). Nous sommes en 2012 et les médias sociaux n’ont jamais occupé une place aussi importante sur le web, à tel point que l’on en vient à se demander dans quelle mesure il est encore pertinent de dissocier les médias sociaux et le web. Pourtant, si l’on s’en tient à la définition que j’ai donnée (“Les médias sociaux désignent un ensemble de services permettant de développer des conversations et des interactions sociales sur internet ou en situation de mobilité”), il existe bien une différence entre un site web classique et les médias sociaux, surtout si l’on étudie de plus près les différents types de médias sociaux. J’insiste sur le fait que c’est bien un panorama des médias sociaux, et non des réseaux sociaux, car je croise encore beaucoup trop d’interlocuteurs qui confondent les deux.

Observatoire ConsumerLab Ericsson: comment les adolescents communiquent-ils et socialisent-ils aujourd’hui ? “Le chat vidéo, c'est comme avoir ses amis assis sur son bureau!" - Victoria, 15 ans Entre juin et novembre 2011, l’observatoire ConsumerLab d’Ericsson a mené une étude afin d’analyser le comportement des adolescents et les implications que cela a sur les terminaux mobiles et la technologie à venir. « Les comportements s’inscrivent dans une dynamique et évoluent au cours d’une vie. En grandissant, les adolescents se mettent à employer les mêmes outils de communication que les adultes. L’étude révèle que l’usage courant des textos et de Facebook a modifié la dynamique des rencontres chez les adolescents. Autre point important : faire passer son statut facebook de « célibataire » à « en couple » est désormais perçu par les amis comme une déclaration officielle. Lorsqu’une rencontre en tête à tête n’est pas possible, l’échange de textos reste pour les adolescents l’outil de prédilection. Vous pouvez lire l’étude complète sur l’espace slideshare Ericsson France :

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