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Les actes anti-musulmans cachent-ils une misogynie?

Les actes anti-musulmans cachent-ils une misogynie?
Les agressions contre les musulmans concernent beaucoup plus de femmes que d’hommes: elles représentent plus de 81% des victimes et la quasi totalité des agressions violentes. Ce n'est pas un hasard. Le 4 juillet dernier, une jeune femme voilée est agressée. Des insultes fusent, de toutes sortes: «sale arabe», «sale musulmane», et aussi «sale pute». Les agresseurs se seraient, selon le Collectif contre l’islamophobie (CCIF) qui rapporte l’histoire à Slate, jetés sur la jeune femme pour lui arracher son foulard. Racisme, sexisme, ou les deux à la fois? Selon Elsa Ray, porte-parole du CCIF ( le Collectif contre l'Islamophobie en France), ce type d’agressions visant les femmes voilées et s’accompagnant de commentaires sexistes est courant. Une manifestation contre la loi sur le port des signes religieux visibles, en 2004. Le foulard gêne, et pas qu’à l’école Loin d’avoir apaisé les tensions, le vote de cette loi a ensuite suscité d’autres débats, cette fois autour d’organismes privés.

http://www.slate.fr/story/106363/actes-anti-musulmans-misogynie

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Interdire le voile ? C'est condescendant et paternaliste. Ces femmes ne sont pas aliénées Des mères voilées ont manifesté près du ministère de l'Éducation, le 18 juin 2014 (WITT/SIPA) Nadia, 22 ans, étudiante en biologie, aura-t-elle comme seul horizon professionnel de servir des fried chicken halal ou de devenir femme au foyer ? La récente proposition de loi du député UMP Éric Ciotti contre le voile à l’université, la prise de position de la secrétaire d’État des droits des femmes, Pascale Boistard, contre le voile à l’université, puis celle des Radicaux de gauche qui souhaitent, eux, l’interdire aux assistantes maternelles et aux employées de crèches privées, tendent à montrer qu’un même fantasme traverse la classe politique, de gauche à droite, de droite à gauche : confiner les femmes voilées chez elles. Les rejeter pour mieux les intégrer, sérieusement ? Certains défenseurs de l’égalité homme-femme n’ont pas besoin d’ennemis. Ils sabordent eux-mêmes leurs combats avec un entrain féroce.

Vous avez dit « race sociale » J’écris cet article pour enfoncer le clou. Je suis blanc et communiste libertaire comme l’écrasante majorité des personnes qui ont attaqué ma camarade. Dire ceci est central pour ce qui va suivre. Je précise aussi que j’ai l’appui de ma camarade pour écrire ce texte : elle a jugé qu’il était bon de donner mon avis d’anar blanc sur le sujet, elle a relu ce texte et je le publie parce qu’il lui convient. Harcelée en ligne depuis dix ans, une violoniste américaine riposte Plus d’un millier de messages archivés en dix ans. Depuis ses débuts sur la Toile en 2001, Mia Matsumiya, 35 ans, est harcelée sur les réseaux sociaux par des hommes qu’elle ne connaît pas, lui envoyant des messages sexistes et parfois très violents. Excédée, l’artiste de Los Angeles (États-Unis) a commencé à rendre public tous ces commentaires sur un compte Instagram dédié, sur lequel elle se décrit comme «violoniste et aimant à pervers». Harcèlement sexuel, menaces de mort et de viol Le premier message que Mia Matsumiya reçoit en 2001, vient d’un homme souhaitant « être rôti et mangé vivant par une femme sur une île déserte ».

Race, caste et genre en France Ce que je vais dire est une tentative sociologique de montrer, dans l’analyse d’un cas particulier, la dynamique qui se crée entre la violence d’en haut et la puissance d’en bas. Je me propose d’analyser l’oppression des populations maghrébines, puis de leurs enfants selon trois axes : 1) le premier est la façon dont la construction sociale qu’est la “ race ” s’articule avec cette autre construction sociale qu’est le “ sexe ”. Ces deux construits sociaux sont bâtis de la même façon, par et pour la domination.

rozahblog La femme voilée dans le métro, c’est moi. Fesses, seins, cuisses, bourrelets, abaya et foulard recouvrant le tout. Voici le personnage. Wagon d’un métro parisien. Canada : silence, on assassine les Amérindiennes Au Canada, 1 181 femmes amérindiennes ont disparu ou ont été assassinées entre 1980 et 2012. Dans un silence de plomb. Comme si un pays entier recouvrait le visage sombre de son présent meurtrier d’une couche neigeuse sous laquelle la vérité se congèle et la culpabilité se fige dans le refoulement collectif. Ces mots sexistes que les écoles anglaises viennent de bannir C'est en utilisant certains termes et expressions qu'on intègre et véhicule des idées nuisibles dont on peine parfois à se défaire tant elles font partie de notre quotidien. Il n'y a qu'à observer les termes qu'on utilise chaque jour pour décrire des scènes pourtant banale : on reprochera facilement à quelqu'un d'être faible comme une femme, d'être une fillette ou une femmelette, s'il a le malheur de ne pas réussir à faire preuve de "force", de "virilité" ou s'il s'adonne à une activité jugée féminine. On blague sur la place des femmes dans la cuisine, sur les trucs de "tapette", on met les oeuvres créées par des artistes féminines dans la catégorie "girly", on oppose nunucheries et virilité, bref, on passe son temps à mettre les choses dans des cases pour en valoriser certaines au dépit d'autres (en général, masculinité = représentation positive, et féminité = représentation négative).

De Bagdad à Paris : pas de paix sans justice ! Manifestations anti-corruption, place Tahrir, Bagdad, Irak, 16 octobre 2015. Le matin du 14 novembre 2015, je reçois des messages de ma famille de Bagdad, et d’amis de Syrie et du Liban : « Tout va bien ? », « Es-tu en sécurité ? ». Je vois apparaître sur ma page Facebook un statut indiquant qu’une centaine de mes « amis » sont « en sécurité ». Je consulte les informations, et comprends qu’il est arrivé un drame et je prends peu à peu connaissance, depuis Londres où je vis, de l’ampleur du massacre.

Le sexisme à peine voilé du journaliste C’est un début de matinée dans le métro. Je suis sur la ligne 4. Le trajet se fait du nord au sud. Ce que le mot « racisé-e » exprime et ce qu’il masque Dans un article paru en octobre 2014 à l’occasion de la sortie en salles aux Etats-Unis de Dear White People (texte traduit et publié sur ce site au moment de la sortie du film en France), Stephen Kearse pose d’entrée que « La plus grande puissance du racisme est sa capacité à simplifier radicalement le monde », à rendre celui-ci « univoque ». La tâche fondamentale de tout travail antiraciste consiste alors selon lui à « contester et [à] saper cette simplicité artificielle, en exposant la complexité implacable du monde ». L’étude du terme « racisé-e » et de ses usages permet justement de mettre à jour à la fois la manière dont les simplifications et réductions du racisme imprègnent l’antiracisme même, mais aussi comment le vocabulaire antiraciste – et plus particulièrement ce terme – peut être porteur de complexifications et de clarifications politiques salutaires. C’est toute l’ambigüité des usages du mot « racisé-e » dont nous aimerions ici discuter.

La taxe tampon maintenue : "Je paye donc des taxes sur mon utérus" Ce ne serait pas "un produit de première nécessité". L'Assemblée nationale a rejeté dans la nuit de mercredi à jeudi 15 octobre la demande de députés socialistes d'appliquer un taux de TVA à 5,5% aux produits de protection hygiénique féminine. Cet amendement contre la "tampon tax", qui avait pourtant été accepté mardi en commission, était porté par la présidente de la délégation aux droits des femmes de l'Assemblée, Catherine Coutelle. Le texte précisait : Dans son article 278-0 bis, le code général des impôts précise la liste des biens et services sur lesquels est appliqué un taux réduit de 5,5% de TVA.

Le mythe du privilège féminin et pourquoi vos male tears me fatiguent On a cru parfois l’entendre, euphémisme pour dire qu’on nous en rebat les oreilles en permanence: Poire le Nice Guy veut plein de choses. Du sexe, de l’affection, du sexe, des relations, du sexe, de la reconnaissance, du sexe. Pour le Nice guy, les femmes n’ont qu’à claquer des doigts pour obtenir tout cela, et en quantité illimitée. Il estime donc qu’il y a un privilège féminin. Il se sent lésé, et tient à le faire remarquer. Les femmes ont tout ce qu’il veut, lui. Necessité de l’approche intersectionelle Le Mariage Pour Tous est un peu le sujet du moment en France. Que ça vous intéresse ou non, vous y avez droit sur tous les médias…Il se trouve que ça m’intéresse, et l’apparition de Simone Veil à la Manif Pour Tous qui a causé a minima une certaine déception aux sympathisants de l’égalité de droits me permet d’introduire une idée qui me tient a cœur: l’intersectionalité. Kesako? En peu de mots, l’intersectionalité est l’approche que les oppressions fonctionnent en strates, sont toutes liées et fonctionnent à peu près selon les mêmes mécanismes. C’est bien sûr un trait grossier, mais c’est l’idée. Cas concret: comprendre que l’expérience du sexisme en tant que femme blanche comme différente de celle d’une femme noire où le racisme y est souvent entremêlé, et traiter cette différence en conséquence…C’est prendre en compte les oppressions de tous, sans prioriser certaines oppressions par rapport à d’autres.

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