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L'esclavage - Anthologie

L'esclavage - Anthologie

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L'esclavage - Anthologie Il est impossible que nous supposions que ces gens-là soient des hommes ; parce que, si nous les supposions des hommes, on commencerait à croire que nous ne sommes pas nous-mêmes chrétiens. Si j'avais à soutenir le droit que nous avons eu de rendre les nègres esclaves, voici ce que je dirais : Les peuples d'Europe ayant exterminé ceux de l'Amérique, ils ont dû mettre en esclavage ceux de l'Afrique, pour s'en servir à défricher tant de terres. Le sucre serait trop cher, si l'on ne faisait travailler la plante qui le produit par des esclaves. Ceux dont il s'agit sont noirs depuis les pieds jusqu'à la tête ; et ils ont le nez si écrasé qu'il est presque impossible de les plaindre. On ne peut se mettre dans l'esprit que Dieu, qui est un être très sage, ait mis une âme, surtout bonne, dans un corps tout noir.

Première abolition de l’esclavage voté par la Convention, 1794 Publié le 29-03-2013 - Mis à jour le 10-05-2016 DECRET N° 2262. DE LA CONVENTION NATIONALE du 16. jour Pluviose, an second de la République Française, une & indivisible, Qui abolit l'Esclavage des Nègres dans les Colonies Introduction aux discours coloniaux - Débats sur l'esclavage : avant l'abolition Voyageur et doctrinaire, Bernardin de Saint-Pierre[5] fustige avec élan les pratiques esclavagistes dont il se fait le témoin à l'île de France (île Maurice), se livrant de toute évidence davantage à la reproduction d'une imagerie antiesclavagiste largement répandue en Europe qu'à une observation objective. Ces assertions seront réfutées de manière tout à fait antinomique, ou tenteront d'être réfutées, par les colons. Ainsi, Thomi Pitot[7], colon de l'île Maurice, dans une conférence prononcée en 1805 (conférence publiée seulement en 1885) reprend point par point le récit de Bernardin pour en démontrer la fausseté, tout en regrettant que l'illustre écrivain dispose d'une audience infiniment plus considérable que les colons, — thème qui va traverser toute la littérature coloniale opposant le colon et le voyageur. A beau mentir qui vient de loin, et surtout, l'éloignement étouffe les voix de ceux qui seraient le mieux à même de s'expliquer.

L'Histoire des deux Indes de l'abbé Raynal Conçue comme une Histoire philosophique et politique des établissements et du commerce des Européens dans les deux Indes, pour citer son titre complet, et produite par la compilation de contributions diverses réunies par Raynal, l'oeuvre offre un panorama du colonialisme sous l'Ancien Régime. Mais c'est aussi l'occasion d'une vive critique politique et philosophique qui, en son temps, ne trompa pas les autorités : l'édition originale de 1770 ne tarda pas à être condamnée (1772). Le texte fut ensuite revu et augmenté, mais sa vigueur critique renforcée au gré de ces révisions. Cette évolution est en grande partie imputable à Diderot, qui collabora tôt à l'entreprise de Raynal mais dont la contribution majeure, par la quantité comme par la vigueur de la critique, est celle qu'il apporta à la troisième version, publiée en 1780. L'existence de cet exemplaire était avérée au début du XIXe siècle, mais son propriétaire et sa localisation inconnus.

Léger-Félicité Sonthonax Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Léger-Félicité Sonthonax Jeunesse et vie parisienne[modifier | modifier le code] Fils d’un négociant aisé d'Oyonnax, Sonthonax fut collégien à Nantua, puis étudia le droit à Dijon. Il était avocat au Parlement de Paris en 1789, quand débuta la Révolution française. La définition de l'esclavage dans l'Encyclopédie de Diderot et d’Alembert Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, article « esclavage » du chevalier de Jaucourt, 1755. Extraits. « Après avoir parcouru l’histoire de l’esclavage, nous allons prouver qu’il blesse la liberté de l’homme, qu’il est contraire au droit naturel et civil, qu’il choque les formes des meilleurs gouvernements, et qu’enfin il est inutile par lui-même . La liberté de l’homme est un principe qui a été reçu longtemps avant la naissance de Jésus-Christ, par toutes les nations qui ont fait profession de générosité. La liberté naturelle de l’homme c’est de ne connaître aucun pouvoir souverain sur la terre et de n’être point assujettie à l’autorité législative de qui que ce soit, mais de suivre seulement les lois de la Nature : la liberté dans la société est d’être soumis à un pouvoir législatif établi par le consentement de la communauté, et non d’être sujet à la fantaisie, à la volonté inconstante et arbitraire d’un seul homme en particulier.

Les députés, le vote de la loi, le Parlement français Dans l'Europe des Lumières l'esclavage et la traite sont de plus en plus critiqués. Dans l'esprit des lois, en 1748, Montesquieu combat l'esclavage des nègres. Il emploie l'ironie pour traiter les arguments des partisans de l'esclavage ainsi tournés en ridicule tout en laissant éclater en fin de chapitre son indignation : « Si j'avais à soutenir le droit que nous avons eu de rendre les nègres esclaves, voici ce que je dirais : Les peuples d'Europe ayant exterminé ceux de l'Amérique, ils ont dû mettre en esclavage ceux de l'Afrique, pour s'en servir à défricher tant de terres.

Louis de Jaucourt (1704-1779) La pérégrination académique d'un jeune protestant Louis de Jaucourt est né le 27 septembre 1704 à Paris. Sa famille, de noblesse immémoriale, implantée en Champagne et en Bourgogne, s’est ralliée à la Réforme dès le milieu du XVIe siècle. Les Jaucourt avaient dû abjurer le protestantisme lors de la révocation de l’Édit de Nantes. Ils ont pourtant pratiqué leur ancienne foi en assistant discrètement aux cultes célébrés dans les ambassades scandinaves à Paris. Après l’Édit de Tolérance (1787), François, un de leurs descendants, devait jouer un rôle important dans le protestantisme français.

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