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Antonio Casilli : «Poster sur Facebook, c’est travailler. Comment nous rémunérer ?»

Antonio Casilli : «Poster sur Facebook, c’est travailler. Comment nous rémunérer ?»
Et si chacun de nos tweets, posts, commentaires ou contributions en ligne était en fait assimilable à un travail qui ne dit pas son nom ? Et si chaque internaute était une petite main au service des Google, Amazon et autres Facebook ? C’est le postulat du sociologue Antonio Casilli, qui vient de publier Qu’est-ce que le Digital Labor ? (INA Editions) avec Dominique Cardon. Pour ce spécialiste italien des impacts sociaux d’Internet, notre présence en ligne produit de la donnée et, par conséquent, de la valeur : une valeur intégralement captée par les géants du numérique. Ce qui pose la question de la (non) rémunération de ce nouveau «prolétariat numérique» exploité à l’insu de son plein gré par le «capitalisme cognitif». Sur le Net, sommes-nous tous des travailleurs numériques qui nous ignorons… Nous avons tendance à concevoir les internautes comme les consommateurs des plateformes numériques. Vous parlez à ce propos de «digital labor», comment définiriez-vous précisément cette notion ?

http://www.liberation.fr/futurs/2015/09/11/antonio-casilli-poster-sur-facebook-c-est-travailler-comment-nous-remunerer_1380647

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Nos ordinateurs ont-ils la mémoire courte ? De récentes recherches ont démontré que les CD et autres disques durs s'avéraient largement moins fiables pour la sauvegarde des informations que la pierre (dont la durée de vie est estimée à 10 000 ans), les parchemins (1 000 ans) ou la pellicule (100 ans). Plus fragile et instable, le matériel informatique fait courir à terme un danger pour nos données les plus essentielles. Par exemple, comment s’assurer que la localisation des déchets nucléaires sera toujours bien connue dans 500 ans ? En faisant le pari du tout-numérique, notre société s'est-elle trompée ? Collection Particulière : A toi, demain - - Fiction France Culture Le goût des autres : Documentaire francophone en partenariat avec la RTBF dans le cadre de l’UER Réalisation & prise de son : Eric Smeesters Montage : Hervé Brindel, Luc Plantier Stagiaire montage : Marianne Amaré Mixage : Laszlo Umbreit A toi, demain © Eric Smeesters Un père conduit sa fille à l’école. Elle lui demande si on peut ne pas travailler.

Tout non-travail mérite salaire Un revenu d’existence versé à tous, sans conditions ni contreparties ? L’idée n’est pas neuve. Elle date du XVIIIe siècle. Mais dans des sociétés contemporaines frappées par un sous-emploi permanent, elle fait son grand retour. Un peu partout en Europe, et sous diverses appellations (allocation universelle, revenu d’existence, revenu social garanti…), des pays se disent prêts à expérimenter un nouveau pacte social, dont l’une des premières étapes serait celle d’un revenu de base. Ministère de l’éducation nationale et Microsoft : un traité plus qu’un (...) L’accord que le Ministère de l’Education nationale vient de passer avec Microsoft ressemble plus à un traité diplomatique qu’à un partenariat entre l’Etat et un industriel. Dans le préambule Microsoft est présenté comme un « acteur de la transformation numérique de l’Etat », pas moins. Fournir des logiciels, organiser un environnement numérique de stockage et de gestion des données, c’est donc bien, on s’en doutait, dépasser la mise à disposition d’outils, c’est conformer une organisation du travail, organiser un cadre commun de pensée et donner forme aux missions professionnelles et même orienter la vision politique qui fait le sens de l’activité.

Tout non-travail mérite salaire Un revenu d’existence versé à tous, sans conditions ni contreparties ? L’idée n’est pas neuve. Elle date du XVIIIe siècle. Mais dans des sociétés contemporaines frappées par un sous-emploi permanent, elle fait son grand retour. Un peu partout en Europe, et sous diverses appellations (allocation universelle, revenu d’existence, revenu social garanti…), des pays se disent prêts à expérimenter un nouveau pacte social, dont l’une des premières étapes serait celle d’un revenu de base. L’Europe compte près de 250 000 citoyens favorables à un revenu de base garanti à vie Doit-on perdre sa vie à la gagner ? Peut-on croire encore à un système qui accroît les inégalités ? Le meilleur des gestes anti-système ne consisterait-il pas à signer l'Initiative Citoyenne Européenne qui défend la création d'un Revenu de Base Inconditionnel ? Réponse avec Stanislas Jourdan, à l'origine de cette initiative et coordinateur du Mouvement français pour un revenu de base. Qu’est-ce qu'un revenu de base ?

World brain "Nous sommes devenus Internet. Nous nous sommes externalisés", énonce une voix off masculine, tandis qu’un long travelling dévoile les allées froides d’un data center, ces centres de traitement de données qui stockent et redistribuent l’ensemble des informations transitant sur le web, jusqu’à former un cerveau mondial. Le concept rejoint celui de "noosphère", l'idée de conscience collective d'une espèce humaine unifiée, forgée depuis plus d’un siècle par des philosophes, des scientifiques ou des penseurs New Age. Cerveau mondial Véritable odyssée dans le monde des données, World Brain explore à la fois le folklore du Net (par exemple les très populaires vidéos de chats) et les lieux ou objets physiques qui constituent l'architecture des réseaux : data centers, câbles sous-marins, satellites… En parallèle se superpose une enquête sur les utopies et les idéologies liées à l’émergence d’une intelligence collective et à l’hypothèse d’un cerveau mondial.

Seize Allemands ont perçu un revenu de base financé par le crowdfunding La plateforme «Mein Grundeinkommen» a décidé de mettre en place le revenu universel qu’elle défend grâce au financement participatif. Mille euros par mois pendant un an, sans aucune contrepartie. C'est le cadeau qu'a fait une initiative citoyenne basée à Berlin à une quinzaine de personnes résidant en Allemagne. Fondée en 2014, la plateforme «Mein Grundeinkommen» (en français, «mon revenu universel») défend l'instauration d'un revenu inconditionnel d'existence, soit le versement d'un revenu à tous les citoyens sans conditions de ressources et sans obligation de travailler. Plutôt que de prêcher dans le désert face à une majorité politique conservatrice pour qui il reste aujourd'hui inconcevable de déconnecter la notion de revenu de la valeur travail, cette initiative citoyenne a décidé de passer à l'action en proposant elle-même ce revenu de base à quelques volontaires grâce au crowdfunding. Pas plus heureux mais «plus tranquilles»

Comment instaurer le revenu de base, cette allocation qui séduit 60 % des Français Mardi 19 mai 2015, alors qu’un sondage Ifop révélait que 60 % des Français sont favorables au revenu de base pour tous, un colloque intitulé Le revenu de base : un levier de transformation sociale pour l’économie de demain était organisé au Sénat. Rencontre avec Stanislas Jourdan, coordinateur du Mouvement français pour un revenu de base (MFRB), association qui milite en faveur de l’instauration d’un revenu de base. revenudebase.tumblr.com Est-ce que vous pensez que les politiques sont vraiment prêts à mettre en place un revenu de base, ou est-ce que ce colloque est juste un effet d’annonce ? Certains politiques, de tous les partis, commencent à avoir une appétence pour le sujet. Il y a donc une curiosité, une sensibilité, mais aussi une volonté sincère de lancer le débat.

Base de données Base de données I. Une base de données se caractérise comme étant une « multitude de fichiers de données et de relations entre ces données » (Le Coadic, 2004 [1]). La France est malade du travail « Valeur travail », « Moi j’aime l’entreprise », « l’entreprise doit être protégée », comme un virus se répandant insidieusement dans un organisme pour l’affecter, la notion de culture du travail/d’entreprise distille son poison depuis des années. Si vous pensez que j’exagère, rappelez-vous les récents mots de Mr Rebsamen à propos du travail le dimanche : « Le contrat de travail n’impose pas toujours un rapport de subordination entre employeur et salarié: il est signé par deux personnes libres qui s’engagent mutuellement. » Tiens donc ? Pas toujours une subordination ? Pourquoi vous êtes, sans le savoir, favorable au revenu de base Pensez-vous qu’il soit acceptable de laisser un humain mourir de faim ? À l’heure où l’humanité produit plus de richesses que jamais, je suis convaincu que la société se doit d’être solidaire avec ceux qui sont dans la difficulté. Le degré d’aide que la communauté doit apporter à ses déshérités varie certainement selon votre opinion politique ou philosophique mais nous pouvons certainement nous entendre sur un socle commun. Un minimum auquel chaque être humain doit avoir droit, quelles que soient les difficultés auxquelles il est confronté : de la nourriture, un logement, des vêtements. J’entends les geeks du fond crier « Et un accès Internet ». Dans le pays où je vis, cette solidarité existe principalement sous la forme du chômage.

Le refus du travail - L’orda d’oro Au moment où, une fois de plus, on prétend nous mobiliser pour la compétitivité de l’économie, le succès de l’entreprise France (cf. le « pacte de responsabilité », et la convention anti-chômeurs qui en découle...), il nous parait salubre de publier ce texte qui restitue un point de vue situé, un « point de vue ouvrier » qui refuse égoïstement l’« intérêt général » auquel le capital cherche à soumettre le travail vivant . Il s’agit d’un extrait de la traduction en cours de L’orda d’oro (La horde d’or), à paraître en 2015 [1]. Le refus du travail L’expression « refus du travail » renvoie à deux significations distinctes, deux orientations théoriques et pratiques sur lesquelles nous devons à présent nous attarder. Le refus du travail c’est à la fois :

Le Revenu inconditionnel arrivera-t-il un jour en France ? Photo via Flickr Récemment, je me demandais si le chômage était la pire chose qui puisse m'arriver. Même s'il existe des choses bien dégueulasses dans la vie, être au chômage est genre aussi agréable qu'avoir un coton-tige enfoncé dans l'urètre.

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