
Du livre enchaîné aux DRM Les DRM, ou « Digital Rights Management » – en français « Gestion des droits numériques » –, consistent selon le Journal officiel en la « mise en œuvre des différents procédés destinés à protéger les droits afférents à la diffusion de contenus sur supports numériques ». Les DRM représentent un ensemble de mesures techniques ou logicielles de protection destinées à contrôler la distribution et la diffusion de produits numériques et leur accès, qu’ils soient fixés sur un support (CD, DVD) ou accessibles en ligne. Les DRM ont pour objet par exemple de restreindre l’utilisation des produits à une zone géographique donnée, de restreindre ou d’interdire la copie privée, d’identifier grâce des systèmes de « tatouage » les œuvres et les équipements de lecture pour décourager le piratage, etc. Petit historique Du projet Gutenberg au poste de lecture assistée par ordinateur de la Bibliothèque nationale de France Au début des années quatre-vingt-dix, le CD-ROM ne pouvait être produit qu’en usine.
Collecter- Publier - Partager : qu’est-ce que j’enseigne des « communs » ? Je m’appuie sur les pratiques des élèves pour les amener à conscientiser et donner du sens à leurs usages La première partie de la séance est un brainstorming collectif qui permet de : - dresser une cartographie de réseaux sociaux en fonction de leurs usages, - comprendre les caractéristiques d'un réseau social : création de profil, les modalités de partage, le réseau social comme outil de communication, comme outil de publication, comprendre le système de recommandation, comprendre pourquoi les réseaux sociaux sont des sites collaboratifs. La deuxième partie s'appuie sur une présentation Prezi pour déterminer les fonctions et fonctionnalités d'un réseau social, et surtout les algorithmes de recommandation, omniprésents sur les réseaux sociaux. Une large part est laissée à la parole libre des élèves, pour partir de leurs représentations. Nous insistons beaucoup sur les données recueillies par les algorithmes : Quels objectifs ? - comprendre son écosystème informationnel,
Identifier les enclosures informationnelles pour favoriser les apprentissages en réseau - J'ai écrit ce blog entre 2005 et 2018, de nombreux billets peuvent vous intéresser. Désormais je m'occupe de Design des politiques publiques. Retrouvez-moi sur mon nouveau blog ! Une enclosure ou une clôture c’est l’action de clore quelque chose, c’est poser une frontière. Dans le domaine de l’information, clore revient à poser une frontière artificielle alors que l’ADN du numérique est de permettre le stockage et la dissémination à très bas coûts des biens informationnels qui sont par nature non rivaux, c’est-à-dire accessibles simultanément par plusieurs personnes. Or l’information peut-être un bien commun de la connaissance. Autrement dit, ce qui est important c’est le caractère appropriable et réutilisable de l’information au sein d’une communauté. Or dans l’univers numérique, la question centrale aujourd’hui est bien : que vendre quand le coût de reproduction et de diffusion via un réseau ouvert en accès libre est quasi nul ? Enclosures à visées commerciales
Elinor Ostrom : Par-delà la tragédie des communs Elinor Ostrom (1933-2012) naît en Californie, dans la tourmente de la Grande Dépression. Ses parents ont des penchants artistiques – son père est scénographe et sa mère musicienne – et aucun d’eux n’a de diplôme universitaire. Ostrom étudie au lycée de Beverly Hills en tant que « fille de pauvres dans une école de riches », selon la formule qu’elle emploiera plus tard, puis fait des études de sciences politiques à l’UCLA. Elle y obtient ensuite son doctorat dans le même domaine, après avoir été recalée du programme de troisième cycle en économie. Elle obtient un premier poste universitaire comme professeur à mi-temps à l’Université de l’Indiana, où elle s’est installée afin d’accompagner son mari Vincent Ostrom. Affronter la tragédie des communs Toute la carrière universitaire d’Ostrom est axée autour d’un concept qui joue un rôle essentiel en économie, mais qui est rarement examiné en détail : le concept de propriété. Droits de propriété Ostrom et le champ de l’économie
Elinor Ostrom ou la réinvention des biens communs La théorie des biens communs, ou plus précisément des « communs », suivant le terme anglais commons, qui est plus général et moins focalisée que la traduction française actuellement utilisée, a connu plusieurs périodes : les études historiques, l’analyse du fonctionnement des communs naturels et la construction des communs du numérique. Elinor Ostrom et l’approche institutionnelle de l’économie politique des communs est essentielle dans ce parcours pour comprendre le renouveau de l’étude des communs et l’apparition de mouvements sociaux qui se revendiquent de la défense ou de la construction des communs. Leçons de l’histoire L’histoire de l’Angleterre et du mouvement des enclosures, qui opposa très violemment les pauvres des campagnes aux propriétaires terriens entre le XIIIe et XVIIe siècle a été la première incarnation des analyses et des mouvements sur les communs. De la tragédie à l’écologie Les communs du numérique Continuer de construire une théorie des communs
sujet capes 2016 Elinor Ostrom ou la réinvention des biens communs, par Hervé Le Crosnier (Les blogs du Diplo, 15 juin 2012) La théorie des biens communs, ou plus précisément des « communs », suivant le terme anglais commons, qui est plus général et moins focalisée que la traduction française actuellement utilisée, a connu plusieurs périodes : les études historiques, l’analyse du fonctionnement des communs naturels et la construction des communs du numérique. Elinor Ostrom et l’approche institutionnelle de l’économie politique des communs est essentielle dans ce parcours pour comprendre le renouveau de l’étude des communs et l’apparition de mouvements sociaux qui se revendiquent de la défense ou de la construction des communs. Leçons de l’histoire L’histoire de l’Angleterre et du mouvement des enclosures, qui opposa très violemment les pauvres des campagnes aux propriétaires terriens entre le XIIIe et XVIIe siècle a été la première incarnation des analyses et des mouvements sur les communs. De la tragédie à l’écologie Les communs du numérique Continuer de construire une théorie des communs
Lettre TIC'Édu thématique N°05 Les (biens) communs de la connaissance et de l'information — Enseigner avec le numérique Sommaire 1. Préambule Si la notion de biens communs n'est pas nouvelle(1), elle opère un retour en force en ce début de siècle, popularisée en partie par les travaux de l'Américaine Elinor Ostrom(2), récompensés par l'attribution du Nobel d'économie en 2009. (1) Certains auteurs situent son origine avec le travail dans les champs de l'Europe du 12ème siècle. (2) Hervé Le Crosnier, Le prix « Nobel » à Elinor Ostrom : une bonne nouvelle pour la théorie des biens communs . (3) L’information est aussi considéré par certains chercheurs comme un bien commun de la connaissance. (4) La donnée sous toutes ses occurrences : données ouvertes, publiques, data et textmining , protection des données personnelles, etc. 2. Définir un bien comme commun(10) n'est pas simple tant les angles d'attaque sont nombreux et les intérêts conflictuels. (6) Mouvement né en Angleterre au 17ème siècle : les propriétaires terriens clôturent et donc interdisent l'accès aux pâturages jusque-là gérés en commun. 3. 4.
Le manifeste de SavoirsCom1 L’approche par les communs s’inscrit dans la continuité de l’appel pour la constitution d’un réseau francophone autour des Biens Communs : Par Biens Communs, nous entendons plusieurs choses : il s’agit d’abord de ressources que nous voulons partager et promouvoir, que celles-ci soient naturelles – une forêt, une rivière, la biosphère -, matérielles – une machine-outil, une imprimante – ou immatérielles – une connaissance, un logiciel, l’ADN d’une plante ou d’un animal –. Il s’agit aussi des formes de gouvernance associées à ces ressources, qui vont permettre leur partage, le cas échéant leur circulation, leur valorisation sans destruction, leur protection contre ceux qui pourraient atteindre à leur intégrité. Les Biens Communs sont donc à la fois une approche alternative de la gestion de biens et de services, qui bouscule le modèle économique dominant basé sur la propriété, et un imaginaire politique renouvelé. Les communs de la connaissance représentent un nouveau paradigme. 1. 2. 3.
L’histoire méconnue des communs Voici une histoire vraie, qui commence au Moyen-Âge et est directement reliée à l’essor d’Internet et du logiciel libre : l’histoire méconnue des communs. Elle fut exhumée en 1990 par Elinor Ostrom des poubelles de l’Histoire où l’avait projetée un certain biologiste Garrett Hardin par un article de 1968 : « The Tragedy of The Commons ». Histoire et contre-histoire du mouvement des Enclosures L’histoire se passe au Moyen-Âge, dans les campagnes d’Angleterre, où les paysans avaient depuis des temps immémoriaux le droit de couper du bois, des genêts, de récolter du miel ou de mener paître leurs animaux sur des terrains communaux. Les paysans usaient ainsi d’un droit coutumier d’usage sur ces biens communaux, sans avoir à payer une contrepartie à la communauté ou au seigneur, contrairement à d’autres droits seigneuriaux comme l’usage du four à pain ou du moulin. Crédits : VServat The Tragedy of the Commons Crédits : Audesou. Elinor Ostrom et les 8 principes de gouvernance des communs - CNNum.
Les communs pour aborder la culture numérique Lors de notre journée du GRANE (Groupe de Réflexion Académique sur le Numérique Educatif), nous avons abordé les communs pour analyser comment ils peuvent nous faire entrer dans la culture numérique. Ce travail s’est réalisé en 3 temps : Quels biens partageons-nous en commun ?Analyse de différents communsQuels communs pourrions-nous mettre en place dans nos écoles et/ou établissements ? 1 – Les communs partagés Le premier temps d’échange sur les biens communs partagés a été l’occasion de lancer le sujet, avec des échanges sur la différence entre communs et biens communs. La synthèse s’est faite autour de la représentation issue de BIENS COMMUNS – La prospérité par le partage de Silke Helfrich, Rainer Kuhlen, Wolfgang Sachs, Christian Siefkes qui nous semble recenser la diversité de ces biens communs regroupés en trois ‘familles’ : nature, culture et communauté. 2 – Analyse de différents communs 3 – Les communs que l’on pourrait mettre en place mais ne l’avons finalement pas utilisé.
Les communs et les savoirs en partage : que faut-il enseigner ? Les communs sont des activités qui permettent à une communauté de s’organiser selon une gouvernance qui lui permet de gérer, générer et préserver des ressources Mais plus encore, les communs sont un cadre de pensées et une philosophie de vie qui englobe la société toute entière. Les communautés autour des communs nous invitent à la gouvernance pour reprendre le pouvoir d’agir sur notre patrimoine, nos connaissances et même sur nos propres individualités. Ainsi, en observant les communs de la connaissance, il semble que les compétences pour participer activement à l’enrichissement des ressources ne sont pas innées. Les communs ont cette capacité de relier deux tendances sociétales : mondialisation et uniformisation de la pensée, et personnalisation de nos actions guidées par une technique et une technologie qui prend en compte nos émotions de façon de plus en plus fine. Comment ? Les communs permettent cette reliance pour comprendre tous les enjeux.
wiki_concours lycéen - CLEMI Ce concours, organisé pour la huitième année consécutive, associe le CLEMI à Wikimédia France pour proposer aux lycéens et lycéennes de contribuer à Wikipédia (création d’articles et enrichissement de contenus existants). Le projet s’inscrit dans une démarche d’éducation aux médias et à l’information (EMI) ainsi que d’éducation au numérique. L’écriture collaborative est au centre du travail et mobilise des compétences essentielles telles que savoir chercher, savoir organiser, savoir vérifier, savoir publier. Cette immersion au sein de la communauté wikipédienne permet aux élèves de : Deux modalités de contribution sont proposées : Améliorer un article existant considéré comme à l’état d’ébauche ;Créer un article, en ayant vérifié sa pertinence encyclopédique. Comment participer au Wikiconcours lycéen ? Consultez le guide pratique rédigé par Edith Boulo en partenariat avec le CLEMI et Wikimédia France. Règlement du Wikiconcours lycéen * Attention ! Des questions ?