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Apprendre à apprendre (4/4) : y’a-t-il des technologies pour apprendre à apprendre

Apprendre à apprendre (4/4) : y’a-t-il des technologies pour apprendre à apprendre
Il n’y a pas de questions plus récurrentes (et plus lassante, il faut bien le dire) que celle de l’introduction des nouvelles technologies au sein de l’école. Quel peut être leur apport, et surtout, leur valeur pédagogique ? Nous permettront-elles d’apprendre différemment ? Dans les lignes qui vont suivre, on s’éloignera toutefois des débats – souvent rageurs – qui agitent les pédagogues ces temps-ci : on n’évoquera pas l’introduction des tablettes, de l’internet, des smartphones. On n’abordera même pas la question de l’apprentissage du code, du moins sous sa forme classique. La réalité virtuelle pour comprendre les systèmes complexes Au fameux VHIL (Virtual Human interaction Lab) de Stanford (que nous avons plusieurs fois mentionné), on essaie d’utiliser la VR afin de stimuler l’empathie pour accroître la compréhension de phénomènes liés au développement durable. Le « monde virtuel » est projeté sur les murs et les sols de la salle. Connected Worlds from Design I/O on Vimeo. Rémi Sussan Related:  enseignement

Des technologies pour la pédagogie Marcel Lebrun nous dit que les technologies peuvent contribuer au développement pédagogique mais que cela nécessite des dispositifs centrés sur l’apprentissage des étudiants. Ce postulat est intéressant et j’y adhère bien volontiers. Cependant, il me semble important de voir quelles sont les conditions préalables, nécessaires pour introduire l’usage des technologies dans les formations et que signifie ‘dispositif centré sur l’apprentissage des étudiants’. technologie et pédagogie selon M. Lebrun 1 – Les conditions préalables pour introduire les technologies Deux points me semblent essentiels pour pouvoir introduire les technologies dans une formation. L’utilité des technologies Il me semble qu’on peut voir 7 grandes familles de fonctionnalités qui peuvent justifier de l’utilité des technologies : information, Création, Collaboration, Archivage, Diffusion, Communication, Automatisation. Une fois perçue, cette utilité donnera envie d’exploiter ces technologies. La facilité d’usage M.

L'acopie Rien de grand dans le monde ne s'est fait sans copie. Le numérique est l'apogée de la copie. Copie partout. Copy-party. Mais aujourd'hui il faudrait inventer l'antonyme de copier. Le numérique donc. Chercher un antonyme à "copier". Décopier ? Apocryphes copies. Alors quoi ? Il y a ce que tout le monde sait. Il y a ce que tout le monde fait. "dans le cadre de l'appropriation marchande (= achat) d'un bien culturel (livre, musique ou film) ce qui nous est présenté comme un acte d'achat impliquant l'usage privatif inaliénable du bien concerné, n'est en fait qu'une location dissimulée, le fichier résident "à distance" et la transaction commerciale se déplaçant à l'unisson, c'est à dire ne désignant plus le bien en lui-même mais plutôt l'autorisation d'accès à distance au dit bien. Il y a aussi la question de la transmission et de la mort. Bruce (se) fait le (Steve) Job(s) Il y a l'acteur. La pomme était en cristal. Il y a la réalité. Tant pis. Je vais la garder cette histoire. La recopier.

Le diplôme universitaire est-il mort? Face au succès grandissant des MOOCs et au coût prohibitif de certaines écoles, la tentation de se former seul en ligne peut-elle être une menace pour les universités et grandes écoles ? Alors que les formations dans les grandes écoles sont de plus en plus coûteuses sans offrir d’assurance d’embauche à l’issue de celles-ci, les mentalités commencent à évoluer et certains se demandent si le jeu en vaut vraiment la chandelle. La déferlante des MOOCs, à partir de 2012 notamment, a rendu l’accès à différentes formations très aisé, il suffit d’une connexion internet pour suivre des cours des meilleures universités mondiales sur des plateformes comme Coursera. Cependant, jusqu’à récemment, ces formations en ligne n’étaient pas vraiment reconnues ni même tout simplement connues par les employeurs. Des certifications en ligne qui commencent à être reconnues La tendance actuelle est aux badges et aux certificats de cours en ligne. Quelques exemples de certifications sur Open Badges de Mozilla

ARTICLE - Quelques repères sur la pédagogie de projet Qu'est-ce que la pédagogie de projet? Le mot "projet" est beaucoup utilisé en pédagogie, souvent avec des significations plus ou moins variables. Pour certains enseignants, travailler à partir d'un centre d'intérêt est un projet. Pour Meirieu, la mise en projet est une approche pédagogique qui donne une finalité, un but aux apprentissages rencontrés, mais touche aussi de manière plus vaste au projet personnel que peuvent construire les élèves. Ce qui entendu dans ce module lorsqu'il est question de "pédagogie de projet" est le fait de viser avec un groupe d'élèves un produit final à créer dans un laps de temps donné. A quoi ça sert? Dans le but d'une meilleure "efficacité", l'école compartimente les matières et établit un programme qui définit ce qui doit être enseigné et dans quel ordre. De plus, la démarche de projet suppose de rendre l'élève actif et surtout acteur. Quelles sont les dérives auxquelles être attentifs? Ph. Quelques liens utiles Lien sur un texte de Ph. Stéphanie Jornod

6 - Projets numériques pour valoriser la mémoire locale et le lien intergénérationnel Proposition de guide n°6 "Collectes de mémoires, multimédia et lien social" Depuis quelques années, nombre de médiateurs de l’accès public se sont rendus compte de l’intérêt des outils de l’internet pour valoriser les personnes en précarité, recréer du lien social et contribuer à la reconquête de l’estime de soi. Récits de vie, projets intergénérationnels, mémoires d’un quartier, les initiatives se sont multipliées qui donnent à voir et sortent de l’anonymat ce que chacun parfois modestement a contribué à construire. L’internet, est devenu au fil des années, par sa toile et ses outils de publication, un formidable réceptacle commun d’une multitude d’écriture. Il rend aujourd’hui possible une écriture collective jusqu’ici difficilement visible. Nous sommes aussi portés par l’utopie bien réelle de Wikipédia, cette écriture collaborative qui, sans financement d’Etat et sous le regard spectateur des institutions, construit cet immense livre-encyclopédie qui rend vivante l’idée de bien commun.

Pour certains politiques, le djihadisme, c’est la faute d'internet Au lendemain des attentats et d’un renforcement de l’état d’urgence, les politiques ont tenu à réaffirmer leur position vis-à-vis d'internet, qu'ils considèrent comme le premier outil de radicalisation. Connaissez-vous l’imam Google? Xavier Bertrand, du parti Les Républicains, oui. Interrogé sur Europe 1 vendredi 20 novembre à propos de la lutte antiterroriste sur internet, il a déclaré qu’il existait un «imam Google». Après en avoir fait appel aux géants d’internet, il a carrément demandé à la Hadopi, dont le but est à la base de défendre les droits d’auteur sur internet, «d’arrêter ses fonctions traditionnelles sur le téléchargement illégal, et que l’on mette tous [ses] moyens aujourd’hui pour traquer les sites et mettre hors d’état de nuire tous ceux qui se servent de Google, des réseaux sociaux, pour véhiculer le terrorisme». «Vecteur d’une idéologie totalitaire» Enfin, on peut citer la proposition d’amendement numéro 41 présentée par le député LR Christian Estrosi.

Le stylo plus efficace que l’ordinateur pour prendre des notes Selon les travaux de deux chercheurs américains, les étudiants retiennent mieux les idées de leurs cours lorsqu’ils prennent des notes à la main. « Le stylo est plus puissant que le clavier ». Le titre de l’étude livrée par deux chercheurs des universités de Princeton dans le New-Jersey et de Los Angeles décrit bien le constat dressé : pour la prise de note, écrire à la main se révèle bien plus efficace que taper sur un ordinateur. Les participants ont ainsi dû prendre des notes tantôt avec un stylo tantôt sur ordinateur face à une vidéo d’une session TED.

ARTICLE - TRICOT - Apprentissage et technologies numériques André Tricot est professeur d’université en psychologie à l’École supérieure du professorat et de l’éducation Midi-Pyrénées. André Tricot, bonjour et merci d’avoir accepté de vous soumettre au jeu de questions/réponses proposé par Docspourdoc ! Vous êtes intervenu lors du colloque « Enfants Mutants ? Révolution numérique et variations de l’enfance » à la Cité des sciences en octobre avec un exposé au titre qui nous a interpellés : « Comment l’ordinateur peut-il à la fois bouleverser le développement de l’enfant et ne pas affecter ses apprentissages scolaires ? Oui, ou disons que l’impact serait assez limité. Dans un article de la revue Sciences humaines paru en octobre 2013 et intitulé « École numérique : de quoi parle-t-on ? De nombreux travaux, depuis la fin des années 1980, c’est-à-dire avant l’émergence de la psychologie évolutionniste de l’éducation, ont mis en évidence le fait que les apprentissages scolaires étaient coûteux cognitivement [3].

Les graphiques d'information Les médias ont fréquemment recours à ce qu’on peut appeler des infographiques ou des graphiques d’information pour traiter d’un sujet où les statistiques sont un facteur déterminant pour la compréhension d’un enjeu ou d’un conflit, par exemple. Il s’agit d’outils de synthèse qui représentent visuellement des informations et qui, en un coup d’oeil, dressent le portrait d’une situation donnée. La formation vise à présenter certaines façons d’utiliser les graphiques d’information en classe afin de permettre aux élèves d’interpréter des données ou de reconnaître les types de représentations les plus couramment utilisés. Comment pouvons-nous amener les élèves à réaliser eux-mêmes ce type de document? Clientèle : Primaire et secondaireFormat : Présentation, ateliers demi-journée ou accompagnement Documents de formation Diaporama Qu’est-ce qu’un graphique d’information? Quelques exemples de graphiques d’information Les opérations intellectuelles et les compétences Pistes d’utilisation en classe

Le web social nous enferme-t-il dans nos bulles ? - BABEL OUEB © CC BY-SA 2.0 / Gisela Giardino Le web conçu sans centre, mais comme une toile, un rhizome a réactivé la figure romantique du flâneur du XIXe siècle. Cette vision partagée par les pionniers des technologies de l'information est tout de même à relativiser. Ce que l'on appelle le web social et personnalisable reconfigure la façon de naviguer dans la masse d'informations disponibles. La prise de conscience des effets de la personnalisation du web est peut être un premier pas pour aiguiser notre regard critique concernant nos usages de ces technologies... Babel Oueb #53 Le web social nous enferme-t-il dans nos bulles ? Pour aller plus loin... - La mort du cyberflâneur (InternetActu) - The Filter Bubble: What The Internet Is Hiding From Yo, ouvrage de Eli Pariser - How to Burst the "Filter Bubble" that Protects Us from Opposing Views (MIT Technology Review)

Après Microsoft, Amazon plébiscité par l'Education nationale ? Après l’accord signé avec Microsoft en novembre dernier, le ministère de l’Éducation s’acoquine-t-il aujourd’hui avec Amazon ? Depuis le rapprochement du réseau Canopé – éditeur de ressources pédagogiques sous tutelle du ministère – avec le géant de la vente de livres en ligne dans le but de former des enseignants à l’autoédition, les éditeurs et les libraires voient rouge. Mais ils ne sont pas les seuls : les défenseurs des communs de la connaissance regrettent également cette alliance qui écarte les nombreux outils libres. "Voilà qui va faire boum" assure le site Actualitté qui, le 9 mars dernier, annonce le rapprochement entre le réseau Canopé et Kindle Direct Publishing (KDP), l’outil d’Amazon qui permet d’autoéditer son ouvrage et présenté par Actuallité comme "probablement le premier acteur mondial de l’autopublication".

ARTICLE LUDOVIA - ANDRIEU - Numérique et autonomie - Mythe Share Tweet Email Peut-on concevoir des outils numériques qui vont prendre en compte la manière dont les gens apprennent, se comportent, interagissent et leur donner un “feedback“ qui soit adapté ? Franck Amadieu pose le débat de l’autonomie et définit cette notion de manière plus précise : est-ce que l’autonomie signifie d’être seul face à une tâche d’apprentissage sans avoir besoin de régulation extérieure, par exemple d’un enseignant ? L’autonomie dans les apprentissages n’est pas forcément facilitée par numérique. Franck Amadieu précise que, dans la réalité, les résultats sur cette notion d’autonomie facilitée avec les outils numériques, sont loin d’être très probants. « Lorsqu’on regarde la formation à distance, on s’aperçoit qu’il y a beaucoup d’échecs et beaucoup d’abandons dans des situations d’autonomie avec ces apprentissages numériques », souligne t-il. Acquérir des compétences pour être autonome : une qualité de l’apprenant, pas celle des outils numériques. lu : 6630 fois

Tagmmer. Stocker, organiser et partager tous ses fichiers Tagmmer est un service en ligne, encore en développement mais déjà très prometteur, qui permet de sauvegarder, organiser et partager facilement tous vos liens et fichiers. Un centre de ressources unique et centralisé pour l’ensemble de votre vie numérique. L’article publié il y a quelques jours sur les 5 services pour sauvegarder vos fichiers aurait pu s’appeler : 5 +1. Tagmmer y aurait en effet toute sa place. Tagmmer est une sorte de mix de Dropbox, Pinterest, Instagram et Scoop.it. Il va permettre à un enseignant de conserver tous ses liens et fichiers quels qu’ils soient. L’ergonomie de Tagmmer a été bien pensée. Le contenu de ces répertoires peut être affiché sous 4 modes très visuels différents (Photos, Dynamique, Vignettes, Liste). Tagmmer propose une fonction assez pratique » A lire plus tard » qui permet de stocker et de mettre de côté un contenu pour une lecture ultérieure. Des fonctions de partage et d’échange très pratiques Lien: Tagmmer Sur le même thème

Cruauté des algorithmes: quand Facebook propose la photo d'une enfant décédée dans sa rétrospective annuelle Si vous êtes sur Facebook, sans doute avez-vous aperçu ces derniers jours des «rétrospectives de l'année» sur les murs de vos amis. Peut-être vous êtes vus proposer par le réseau social de mettre en ligne la vôtre. Un post de blog d'un utilisateur américain, Eric Meyer, vient nous rappeler que, derrière cette rétrospective, il y un algorithme, pas quelqu'un qui connaît vraiment ce qu'a été votre année. Meyer, connu pour son travail sur le design web et notamment le CSS, explique qu'il en a vu passer beaucoup dans les flux d'informations de ses amis: «Mais bon, il m'était facile de les ignorer, et je l'ai fait. Eric Meyer estime que cette «cruauté algorithmique» cache un problème plus profond, qu'il appelle celui du «design empathique»: «Quand Facebook a créé cette application "Year in Review", il n'a pas suffisamment pensé à des cas comme le mien [...] ou n'importe qui qui a vécu une mauvaise année. Suite à son post, Eric Meyer a été contacté par Facebook. Partagez cet article

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