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Changements climatiques : le grand tournant

Changements climatiques : le grand tournant
Organisée par la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), la conférence de Copenhague (7-18 décembre 2009) regroupe les 193 nations membres, plus d’une soixantaine de chefs d’Etat et nombre d’institutions internationales et d’organisations non gouvernementales qui tenteront de trouver un accord et de nouveaux objectifs pour poursuivre les efforts (modestes) engagés en 1997 lors de la création du Protocole de Kyoto. Ratifié par 175 pays (tous sauf les Etats-Unis…), il viendra à expiration en 2012. Les participants auront deux semaines pour s’entendre sur un nouveau chiffre de réduction pour les émissions de gaz à effet de serre, et surtout sur la répartition des efforts entre les pays riches et les pays pauvres. Le président des Etats-Unis, M. Barack Obama, qui sera de la fête, a annoncé fin novembre, à la surprise générale, des objectifs chiffrés : une réduction de 17 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020 par rapport au niveau de 2005. Related:  climato/global warming/climate changeTH1 - CH1 - Les enjeux du développement

Accord sur le climat : nécrologie "La tempête s'approche !" (B. Traven, Munich, 1918) C'est fait : nous autres avons accepté de causer et de subir le risque d'une hausse des températures de 2° au moins d'ici à la fin du siècle, et de 3° au moins à plus long terme. On a beaucoup écouté la minorité des sceptiques sur le problème du climat. On oublie un peu vite que le diagnostic du Giec accepté par les Nations unies ne constitue, somme toute, qu'une synthèse médiane et même prudente de la littérature scientifique. L'échec du sommet sur le climat de Durban, comme celui de tous les sommets précédents, aura été mécanique. En 2012 s'achèvera le protocole de Kyoto, marqué par quelques réussites et de multitudes échecs très lourds (l'industrie a biaisé, la mafia truque et, surtout, les principaux émetteurs restent à l'écart). « Il y a un décalage fondamental dans le fait de voir des ministres de l'environnement négocier des questions de géopolitique et d'économie. » Qui sait ? On en est là.

Trop tard pour limiter le réchauffement à 2°C, d’après ‘Nature’ | Oil Man | Page 2 Crise de l'euro + Fukushima : avez-vous remarqué comme on n'a jamais aussi peu parlé du climat dans les médias ? Il y a trois ans, lors du sommet de Copenhague, nous baignions dans le béni-oui-ouisme. Aujourd'hui, à trois semaines du sommet sur le climat de Durban, nous voilà tombés dans le déni de réalité. Une étude publiée par Nature vient pourtant de confirmer les craintes de nombreux de spécialistes et observateurs : à moins d'une révolution, contenir le réchauffement de l'atmosphère en deçà de 2°C est déjà devenu impossible. L'auteur principal de cette étude, (§) Joeri Rogelj, de l'université ETH de Zurich, écrit : "En l'absence d'un engagement ferme à mettre en place des mécanismes capables d'enclencher rapidement un déclin très prononcé des émissions mondiales, il existe des risques significatifs que la cible des 2°C, que tant de nations ont acceptée, soit déjà en train de nous échapper." C'est peu dire qu'on en est loin. Signaler ce contenu comme inapproprié

Comment la Terre change sous nos yeux La planète change, et nous en sommes fortement responsables. Si certaines évolutions sont naturelles (comme par exemple les éruptions volcaniques), l’activité humaine, du fait de l’urbanisation galopante, de l’industrialisation polluante ou de la déforestation massive, accélère grandement le changement climatique, n’en déplaisent aux climatosceptiques. C’est ce que montre la NASA américaine dans des séries d’images satellite, World of Change, qui documente comment les terres, les océans, l’atmosphère et le soleil de notre planète évoluent année après année. Un projet tant captivant qu’édifiant. Ces transformations ont été captées par huit satellites du programme Landsat, un projet du Centre américain de veille géologique des Etats-Unis (USGS) et de la NASA lancé en 1972 – qui ont également été à l’origine du projet similaire Timelapse, déjà évoqué sur ce blog. L’Etat de Rondônia dans l’ouest du Brésil est l’une des parties les plus déboisées de l’Amazonie. Audrey Garric Photos : NASA.

Avec le réchauffement climatique, les Alpes s’affaissent Le réchauffement climatique ne fait pas seulement fondre les glaciers : il fait aussi tomber les montagnes. Depuis vingt ans, le dégel du « ciment de glace » provoque ainsi des écroulements dans les Alpes, mais 2015 devrait, à ce titre, être une année record. Avec au moins 150 écroulements (le terme s’applique au-delà de 100 mètres cubes de roche) recensés dans le massif du Mont-Blanc depuis le début de l’été, le niveau atteint lors de la canicule de 2003 a déjà été dépassé, explique Ludovic Ravanel, chargé de recherche CNRS au laboratoire Edytem (Environnements, dynamiques et territoires de la montagne) au Bourget-du-Lac (Savoie). Des écroulements survenus en août à la Tour Ronde et à l’aiguille du Tacul ont donné lieu à d’impressionnantes vidéos, diffusées par La Chamoniarde, une société de prévention des risques. Ludovic Ravanel précise : « Il ne faut pas voir les hautes montagnes comme quelque chose d’extrêmement solide. Lire aussi : Le mont Blanc se tasse un peu

Arctique : un déclin de la banquise sans précédent depuis 1450 ans, par Grant Foster Arctique : un déclin de la banquise sans précédent depuis 1450 ans, par Grant Foster Une étude récente publiée par Nature montre que le déclin actuel de la banquise Arctique est sans précédent depuis 1450 ans. Note de lecture par Grant Foster, statisticien spécialisé dans l’étude des données climatiques, et éditeur du site Open Mind, sous le nom de plume de Tamino. Par Grant Foster, Open Mind, 2 décembre 2011 Nous disposons pour les 30 dernières années de données précises, obtenues par les observations satellite, sur l’étendue de la banquise arctique, et d’une assez bonne estimation pour le dernier siècle et au delà, à partir d’observations effectuées à bord de navires et d’aéronefs. Ces données montrent clairement que la banquise arctique a considérablement régressé au cours des dernières décennies, et que cette baisse est certainement sans équivalent observé depuis plus d’un siècle. Lire aussi : Nature : Reconstructed changes in Arctic sea ice over the past 1,450 years

Le climat, préoccupation majeure de la population mondiale Le changement climatique est l'une des préoccupations majeures de la population mondiale, au même niveau que la stabilité économique et le terrorisme, selon une enquête annuelle de la banque HSBC menée dans quinze pays et rendue publique mardi. Quelque 16 % des quinze mille personnes interrogées – mille par pays – désignent le changement climatique comme leur principal sujet d'inquiétude, contre 17 % pour la stabilité économique et autant pour le terrorisme, dans cette enquête réalisée plusieurs mois après la déception suscitée par le sommet de Copenhague fin 2009. Selon cette quatrième édition de "l'Observatoire de la confiance climatique", l'Asie est la région du monde la plus préoccupée par la question climatique, désignée comme sujet principal au Vietnam et à Hongkong. Ainsi, 57 % des personnes interrogées en Chine affirment que le changement climatique figure parmi leurs principaux sujets de préoccupation, alors qu'elles ne sont que 16 % en Grande-Bretagne et 18 % aux Etats-Unis.

La planète en 2030 vue par les services de renseignement américains C’est un cadeau pour le président Obama fraîchement réélu : le rapport Global Trends 2030, concocté par le National Intelligence Council (NIC) et qui vient d’être rendu public. Le NIC, petit cousin de la CIA, est en quelque sorte le bras analytique et prospectif des services de renseignement américains. Son rapport imagine le monde de 2030. Il présente logiquement un tropisme fort pour la géopolitique mais il a l’intelligence de ne pas oublier que les nations, les sociétés vivent sur une planète physique dont les limites s’avèrent de plus en plus flagrantes, que les êtres humains ont des besoins élémentaires (se nourrir, boire, se loger, se chauffer, se déplacer) et que ne pas pouvoir les satisfaire est aussi un facteur d’instabilité dans le monde. Soixante pour cent de la population mondiale dans les villes, cela n’est pas sans conséquences, notamment pour l’environnement. Au défi démographique s’ajoutent les défis climatique et alimentaire.

Météo : 2011, nouvelle année de records historiques « L’année 2010 se classe provisoirement au dixième rang (ex aequo) des années les plus chaudes, et les 13 années les plus chaudes sont toutes postérieures à 1996 » annonce l’ Organisation Météorologique Mondiale dans son bilan préliminaire 2011, qui égrène la longue liste de records historiques de températures, sécheresses, précipitations, inondations et phénomènes exceptionnels qui dessinent le contour de notre nouvelle normalité : celle des extrêmes. Organisation Météorologique Mondiale, décembre 2011 Les températures moyennes en 2011 n’ont pas été aussi élevées qu’en 2010, année marquée par des valeurs records, mais il est probable que jamais une année à forte Niña n’ait été aussi chaude, d’après les données préliminaires compilées par l’Organisation météorologique mondiale (OMM). L’année 2010 se classe provisoirement au dixième rang (ex aequo) des années les plus chaudes, et les 13 années les plus chaudes sont toutes postérieures à 1996. Températures Banquise

Les liens se resserrent entre changement climatique et météo Le réchauffement climatique devrait accroître le nombre et la puissance des tempêtes. Un rapport, à paraître en octobre prochain, devrait enfin lier la survenue d’événements météorologiques extrêmes au changement climatique. Des années durant, les climatologues ont refusé, officiellement du moins, de lier un événement météorologique extrême particulier au réchauffement global. La plupart des modèles climatiques prévoient un accroissement du nombre de phénomènes météorologiques et climatiques sévères à mesure que la température moyenne globale s’élèvera. Augmentation du nombre de journées et de nuits chaudes, multiplication des vagues de chaleur et de fortes précipitations, progression de la sécheresse, développement de l’activité cyclonique intense sont autant de phénomènes qui sont annoncés dans de nombreux articles scientifiques et dans le dernier rapport d’évaluation du Giec. Mais le futur est déjà à nos portes, car le nombre de ces phénomènes se multiplient.

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