
Dix conflits à surveiller en 2017 Temps de lecture: 27 min Le monde s’ouvre sur son chapitre le plus dangereux depuis des décennies. L’escalade sensible de la violence ces dernières années nuit à notre capacité à faire face à ses conséquences. De la crise mondiale des réfugiés à question de la diffusion du terrorisme, notre échec collectif à résoudre les conflits donne naissance aujourd’hui à de nouvelles urgences et de nouvelles menaces. C’est la toile de fond de l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis, sans aucun doute l’événement le plus important de l’année passée, qui aura des conséquences géopolitiques déterminantes pour l’avenir. Incertitudes Qui sait? En Europe, les doutes et interrogations qui accueillent le nouveau positionnement politique des Etats-Unis sont renforcés par les lendemains incertains du Brexit. Ce dont le système international a réellement besoin, c’est d’une stratégie de prévention des conflits qui soutient de façon inclusive les Etats qui en construisent les murs. 2.Turquie
HCR - Aperçu statistique Nous connaissons actuellement des records historiquement élevés de déplacements. 65,6 millions de personnes dans le monde ont été forcées de fuir leur foyer, soit un chiffre sans précédent. On compte parmi elles presque 22,5 millions de réfugiés dont plus de la moitié a moins de 18 ans. Il existe aussi 10 millions de personnes apatrides qui ont été privées de nationalité et d’accès aux droits élémentaires comme l’éducation, les soins de santé, l’emploi et la liberté de circulation. Dans un monde où près de 20 personnes sont déracinées chaque minute à cause des conflits ou des persécutions, notre travail au HCR est plus important que jamais. Comment nous recueillons nos données Ces chiffres sont publiés tous les ans dans nos rapports Tendances mondiales et Appel global. Le personnel du HCR Le personnel du HCR est l’âme de l’organisation. Données financières En 1950, le HCR a été lancé avec un budget annuel qui se limitait à 300 000 dollars. Statistiques et données opérationnelles
Soudan du Sud: la jeunesse mise sur les arts pour unifier le pays – JeuneAfrique.com Les finalistes de "South Sudan talent search", "La Nouvelle Star" sud-soudanaise, paradent autour de la scène devant une foule déchaînée. Mais au-delà de l'attrait des paillettes, les jeunes comptent sur les arts et la culture pour souder leur nation naissante. Détruit par des décennies de guerre civile contre Khartoum, qui ont déchiré les communautés, le Soudan du Sud tente tant bien que mal, un an après avoir arraché son indépendance au Soudan, de construire un Etat, et se forger une identité. « Je n’aurais jamais pensé que je pourrais être ici, représenter mon pays et montrer au monde que (. . . ), nous Sud-Soudanais, nous avons du talent, » confie Thomas Tombe, un rappeur de 20 ans qui a passé l’essentiel de sa vie au Soudan. Le jeune homme se traîne sur la scène. Son jean porté sous les fesses laisse apparaître un flamboyant caleçon flanqué des étoiles et rayures du drapeau américain. « Les gens ici ont besoin de beaucoup d’aide — beaucoup d’entre eux sont traumatisés.
Liste des opérations de maintien de la paix Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Voici la liste des opérations de maintien de la paix. On en compte 58 en 2019. Elles sont répertoriées ci-dessous, dans l'ordre chronologique du début du mandat[1],[2]. Pour rappel, l'ONU est créée en 1945. On en compte 13 en 2020, elles sont répertoriées ci-dessous, dans l'ordre chronologique du début du mandat [4]. Les clichés du «Rêve d’humanité» du photographe Reza - Culture Passant sur les bords de Seine, des yeux vous observent. Des regards fixes, puissants. A l’origine de cette installation, le photojournaliste Reza, un habitué des lieux d’exposition parisiens en plein air. Après les grilles du palais du Luxembourg ou du parc de La Villette, il s'installe entre le musée du Louvre et le musée d'Orsay, à deux pas du jardin des Tuileries. Ambassadeurs d’humanité Distillés sur les 370 mètres d’exposition, sept mots : « hospitalité, amitié, dignité, solidarité, respect, paix et espoir ». « Ces valeurs universelles lient les humains entre eux, explique Reza. « Susciter de l’empathie pour les réfugiés et les exilés » constitue le premier objectif du journaliste. Et c’est ce que retiennent les passants. Un cliché, une histoire Ici, le portrait d’un petit garçon rwandais qui pensait que l’appareil photo de Reza avait le pouvoir de lui rendre ses parents. Le Haut Commissariat aux réfugiés, invité d'honneur Un petit caillou en mouvement. Chronologie et chiffres clés
Au Liban, la guerre déforme la jeunesse Devant les barricades dressées ces derniers jours à Bey-routh, voire parmi les combattants qui portent les armes, certains ont tout juste l'air d'adolescents. Facilement manipulables, ce sont des troupes dociles pour ceux qui organisent les affrontements. Rien d'étonnant à cela : nombre de partis présents aujourd'hui sur la scène politique libanaise sont d'anciennes milices combattantes dont les chefs ont gardé les méthodes de recrutement : « Ils embrigadent toujours des mineurs », pointe le président de l'association Fadi Abi Allam. Un constat partagé par beaucoup, comme Sonia, membre de l'ONG Permanent Peace Movement. « Certains étudiants soutiennent qu'il n'y a pas d'autre solution que les armes au blocage politique [qui paralyse le pays depuis décembre 2006] », déplore-t-elle à l'issue d'une conférence dans l'une des universités les plus huppées du pays. Les initiatives pacifistes sont d'ailleurs rarement suivies par les jeunes.
«Un kamikaze ne se radicalise pas seul» Spécialiste des phénomènes de radicalisation, le sociologue franco-iranien Farhad Khosrokhavar, directeur d’étude à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), auteur notamment de Radicalisation (Maison des sciences de l’homme, 192 pp., 2014), analyse pour Libération les profils des auteurs d’attentats-suicides. Jamais il n’y avait eu jusqu’ici d’attaques-suicides en France. Est-ce un tournant ? Jusqu’ici, les attaques jihadistes commises sur le sol français étaient toujours ciblées, visant par exemple Charlie puis la communauté juive, en janvier 2015, ou des militaires français musulmans, comme le fit Merah avant de s’attaquer à une école juive de Toulouse. Nous nous trouvons maintenant face à un terrorisme aveugle, notamment parce que nombre des objectifs sensibles sont protégés, et donc plus difficiles à atteindre. Comment devient-on kamikaze ? Est-ce qu’il y a un parcours type ? Les auteurs d’attaques jihadistes ont grandi en général dans des familles désunies. Marc Semo
Comment arrêter la guerre en Syrie ? Pour recevoir tous les jours les articles et vidéos d'1jour1actu, merci de renseignez votre e-mail : Ces informations sont destinées au groupe Bayard, auquel Milan presse appartient. Elles sont enregistrées dans notre fichier afin de vous envoyer les newsletters que vous avez demandées. Syrie : témoignages de la jeunesse d'un pays en guerre Grâce à Instagram, nous avons pu entrer en contact avec des jeunes Syriens et discuter avec eux. Des témoignages honnêtes, durs et poignants sur leur quotidien dans un pays en guerre. En passant par la localisation de l’application Instagram, il est très facile de voir les photos postées par la population syrienne à Homs, Alep, Hama ou Damas. Alors que, trop souvent, les seules images qui nous viennent en tête lorsque l’on parle de la Syrie sont des scènes d’horreur, de guerre, de désolation et d’exode, ici ce sont des selfies, des photos de bâtiments enrichies par de filtres, des citations et des clichés de nourriture qui défilent sous nos yeux, accompagnés de multiples hashtags : un flux qui nous rappelle que dans ce pays qui comptait 21 millions d’habitants en 2013, la vie, la jeunesse et le quotidien existent toujours. Après quelques messages expliquant notre démarche, une petite dizaine de jeunes répondent rapidement. Ils ont 14, 18 ou 24 ans. Mary, elle, a 14 ans.
Congo : comment 6 millions de morts peuvent-ils être placés sous silence médiatique ? Un génocide est en cours, plus de 6 millions de personnes (dont pour la moitié des enfants de moins de 5 ans !) ont été massacrées dans l'indifférence générale et avec l'appui des États-Unis et de l'Europe ! Des centaines de milliers de femmes et de filles ont été violées et mutilées par les armées d'occupation. On connait la méthode, on amplifie certaines nouvelles et on en dissimule d'autres tout aussi horribles. Un génocide dont ont été complices nos dirigeants et la communauté internationale En plein centre de l'Afrique, le Congo est un pays riche, rempli de matières premières (diamants, or, étain, gaz, pétrole, uranium, coltan...), de forêts, d'eau, de femmes et d'hommes, d'une multitude de tribus rassemblées sous une nation dessinée par les colons, et qui ne correspond historiquement à pas grand-chose. Et les Occidentaux dans tout cela ? ? Les dirigeants occidentaux sont-ils assoiffés de richesses au point de laisser perpétrer un nouveau génocide ? 6 millions de morts.
dossier infos Ritimo - Migrants et réfugiés : amalgames et mensonges... Dresde, 10 février 2016. Crédits : Denis Bocquet Au regard du droit international, le « réfugié » est le statut officiel d’une personne qui a obtenu l’asile d’un État tiers. Il est défini par une des conventions de Genève relative au statut des réfugiés, signée en 1951 et ratifiée par 145 États membres des Nations unies : « Le terme “réfugié” s’appliquera à toute personne (…) qui, craignant d’être persécutée du fait de sa race [son origine], de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques,… se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays ; ou qui, si elle n’a pas de nationalité et se trouve hors du pays dans lequel elle avait sa résidence habituelle à la suite de tels événements, ne peut ou, en raison de ladite crainte, ne veut y retourner. » une analyse de ce que dit la convention de Genève
Quand la jeunesse de France entre en guerre FIGAROVOX/ANALYSE - Les terroristes qui ont frappé le vendredi 13 novembre étaient très jeunes. Leurs victimes également. Pour Alexandre Devecchio, ces enfants du siècle sont le miroir d'une France fracturée par un profond malaise culturel et social. Alexandre Devecchio est journaliste au Figaro et responsable du FigaroVox. «J'ai pu regarder l'un des assaillants, il m'a semblé très jeune, c'est ce qui m'a tout de suite frappé. Ghettoïsés, frustrés de ne pas avoir accès à la société de consommation, nourris d'idéologie victimaire, les enfants de la deuxième ou de la troisième génération ont fait sécession avec la nation française. Peu à peu, dans les anciennes banlieues rouges, sous l'effet conjugué de l'explosion des flux migratoires et de la désindustrialisation, l'intégration des nouveaux venus et de leurs enfants est devenue plus difficile, voire dans certains cas impossible. Leurs parents n'avaient pas connu la guerre et rêvé d'une société où il serait interdit d'interdire.
Bande-annonce du documentaire Homeland. Le quotidien d'une famille irakienne depuis l'invasion américaine Pour nombre de médias occidentaux, l’affaire est entendue. L’Irak est synonyme de chaos, de guerre « entre chiites et sunnites », d’effondrement d’un Etat et de menace incessante représentée par l’Organisation de l’Etat islamique (OEI). A bien y regarder, on sait peu comment fonctionne (encore) ce pays « libéré » de la dictature de Saddam Hussein par l’invasion militaire américaine de 2003. Les incessantes intrigues politiques à Bagdad, les divisions au sein des diverses factions religieuses chiites, la marginalisation d’une partie des courants sunnites, le rôle, encore très actif, des diplomates américains : tout cela est rarement évoqué quand il s’agit de donner, en quelques mots, le lourd bilan d’un énième attentat. On parle encore moins des Irakiennes et des Irakiens, et de ce qu’ils endurent au quotidien. C’est ainsi, le décryptage que font nombre d’experts des soubresauts géopolitiques pousse à oublier l’essentiel, à savoir le peuple ou, dit de manière plus triviale, les gens.