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En Europe, les riches se portent bien

En Europe, les riches se portent bien
Dans un récent rapport, publié le 9 septembre, l’ONG britannique Oxfam pointe un accroissement des inégalités en Europe. En témoigne la hausse du nombre de milliardaires. Ils sont 342 à résider en Europe, selon Forbes, et détiennent au total une fortune combinée de 1500 milliards de dollars. C'est plus de trois plus qu'en 2002 où ils n'étaient que 99. Nombre de milliardaires dans les pays de l'UE C'est en Allemagne qu'ils sont le plus nombreux mais c'est en France que leur nombre a le plus fortement augmenté depuis la crise: +236% entre 2008 et 2015! Autre indicateur éloquent: l’accaparement des richesses par une petite part de la population. Répartition des richesses en Europe, en % Related:  constats de l'écart de richessesMontée des inégalités, concentration des richessesInégalités sociales

On n’en a pas fini avec les inégalités Un rapport de l’OCDE montre que le revenu des 10 % les plus riches est aujourd’hui 9,6 fois plus élevé que celui des 10 % les plus pauvres. LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Claire Guélaud Les écarts de revenus et de richesses continuent de se creuser de par le monde. « Les inégalités dans les pays de l’OCDE n’ont jamais été aussi élevées depuis que nous les mesurons », a déclaré, jeudi 21 mai à Paris, le secrétaire général de l’Organisation de coopération et de développement économiques, Angel Gurria, en présentant le rapport In it together : Why Less Inequality Benefits Alls (« Tous concernés : pourquoi moins d’inégalité bénéficie à tous »). « Nous avons atteint un point critique », a-t-il ajouté. Ce rapport montre que les écarts de revenus et de richesses se sont creusés depuis le milieu des années 1980 dans de nombreux pays, pendant les années fastes et pendant les crises. » Evolution des revenus pour les 10 % les plus riches et les 40 % les moins riches (base 100 en 1985)

40 Milliards de profits en 6 mois : et si les patrons du CAC 40 les rendaient aux salaires et à l'emploi ? En six mois, au premier semestre 2015, 38 des grands groupes du CAC 40 ont réalisé 39,5 milliards d’euros de bénéfice net. Près de 11 milliards de plus qu’en 2014, dans la même période. Soit une hausse de plus de 37 %. Et rien ne laisse augurer un changement de cap. Carrefour : pressure les salaires, régale les actionnaires Le numéro un de la grande distribution se targue de la « forte croissance », au premier semestre, de son profit (+ 17,7 %). Peugeot et Renault : sur le dos de ceux qui produisent Chez Renault, les choses sont claires pour Fabien Gâche, coordinateur des syndicats CGT : « L’augmentation du résultat net de 86 % chez Renault ne correspond pas à une augmentation des volumes vendus. » Quant au taux de profit, il a pu connaître une évolution grâce à l’accord de compétitivité signé le 13 mars 2013 : gel de salaires, pression sur les sous-traitants équipementiers, augmentation du temps de travail et diminution des effectifs. Michelin : profits gonflés, salaires aplatis

1 000 milliards de dollars : distribution record à Wall Street C’est un nouveau record. En 2015, les entreprises cotées à Wall Street s’apprêtent à verser 1 000 milliards de dollars (943 milliards d’euros) sous forme de dividendes ou de rachats d’actions à leurs actionnaires, selon le calcul de plusieurs cabinets d’analyse. 1 000 000 000 000 de dollars, soit l’équivalent du tiers du PIB français (2 902 M en 2014). C’est 10 % de plus que l’année dernière (902 M). Les 500 plus grosses sociétés américaines distribueront ainsi 400 milliards de dollars en dividende et 600 milliards de dollars en rachats d’actions pour satisfaire – et retenir - leurs actionnaires, au détriment des investissements dans l’économie réelle. Les grands patrons inquiets Les fonds activistes Cette politique qui couvre d’or les actionnaires est accentuée par le chantage des « fonds activistes » qui mettent publiquement la pression sur les entreprises pour faire monter les enchères boursières.

Les rémunérations des patrons du CAC40 en hausse de 10%, mais de plus en plus contestées +10,1% par rapport à 2013. C’est l’augmentation de la rémunération globale des grands patrons français sur un an. Leurs salaires et autres avantages représentent désormais une somme de 153 millions d’euros. Une alliance improbable entre les salariés et les actionnaires de Sanofi ? Dès l’entrée, le ton était donné, lundi 4 mai en début d’après-midi, à l’assemblée générale des actionnaires de Sanofi : un salarié, syndiqué à la CGT, arborait des petites affichettes sur lesquelles était écrit : « Bye, 4,5 M € » et « Hello, 4 M € ». Les actionnaires se rebiffent Selon le quotidien français, qui note qu’« en AG, une résolution qui obtient moins de 80 % des voix est considérée comme contestée, compte tenu de la structure du capital et du taux de participation », il s’agit d’une tendance générale cette année pour les grandes entreprises françaises : Lire l’intégralité de l’article sur le site du Monde Quelle politique de rémunération juste ? Olivier Petitjean — Photo : Metronews Toulouse CC

Prime du PDG d’Alcatel-Lucent : comment aimer les prédateurs ? Une phrase célèbre du dialoguiste Michel Audiard ressurgit régulièrement : « Les cons, ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît. » On pourrait le paraphraser avec l’affaire de la prime de départ du PDG d’Alcatel Lucent, Michel Combes, qui quitte ses fonctions ce lundi : « Les patrons indécents, ça ose tout. Michel Combes, le PDG sortant d’Alcatel Lucent, à l’Assemblée nationale en juin 2015 (KENZO TRIBOUILLARD/AFP) Oui, ça ose tout. A une réserve près : il devait rester trois ans dans l’entreprise. Cette volte-face est d’autant plus surprenante que Michel Combes lui-même – et c’est tout à son honneur – avait déclaré, lors de la vente que « les conditions de [son] indemnité de départ n’étaient pas réunies ». Les défenseurs de la prime au PDG sortant font valoir que Michel Combes, lors de son bref passage, a multiplié par six la valeur d’Alcatel-Lucent. Et c’est là que le bât blesse : qu’est-ce qui fait la « valeur » d’une entreprise ? La fable du « fabless »

L’Allemagne compte dix fois plus de nouveaux pauvres que la France La Commission s’était engagée à faire sortir de la pauvreté 20 millions d’Européens d’ici 2020. Tel était l’une des ambitions sociales de sa stratégie « pour une croissance intelligente, durable et inclusive » définie en 2010. Concrètement, le nombre de personnes pauvres ou en situation d’exclusion sociale devait passer sous la barre des 100 millions en 2020. Cinq ans plus tard, à mi-parcours, on en est très loin ! « Étonnamment, l’incapacité de l’UE à respecter l’objectif fixé par l’initiative Europe 2020 sera principalement le fait des pays de l’UE-15, soit pour l’essentiel des pays dit « avancés » au regard de leur développement économique », pointe Sandrine Levasseur, économiste de l’OFCE (lire son analyse). Qui est pauvre en Europe ? Qui est « pauvre » au sens de l’Union européenne ? Italie, Espagne et Allemagne, champions en nombre de nouveaux pauvres Pourquoi un tel échec ? Lire aussi : Pauvreté et exclusion sociale en Europe : où en est-on ?

Votation du 14 juin: 2% de super-riches se partagent 98% du gâteau Votation du 14 juin D’après un sondage diffusé aujourd’hui par l’USS, les Suisses n'ont pas conscience de la grande disparité de la répartition de la fortune dans le pays. Ce qu’elle veut démontrer, vidéo à l’appui. Vidéo: Samuel Borges-Fotolia Signaler une erreur Vous avez vu une erreur? Veuillez SVP entrez une adresse e-mail valide Partager & Commenter Votre email a été envoyé. Comment les Suisses envisagent-ils la répartition de la fortune dans leur pays ? La seconde question porte sur la perception réelle de la répartition de la fortune. C’est le sommet de cette pyramide que l’USS entend vouloir raboter avec l’introduction d’un impôt de 20 % sur les successions. (Le Matin) Créé: 11.05.2015, 14h21 127 Commentaires Sondage Pouvoir faire le pont à l'Ascension, c'est... ... une pause bienvenue ... un rêve, mais mon patron ne veut pas ... un gâchis économique ... une perte de temps 2813 votes au total

Les très hauts revenus s’envolent En 2011, les 0,01% les plus riches (environ 6 000 personnes) gagnaient – avant impôts et prestations sociales, pour une personne seule – au minimum 243 000 euros de plus qu’en 2004, selon l’Insee. Cette augmentation représente une hausse de 42,8 % et l’équivalent de l’ensemble de ce que touche un salarié au Smic en dix-huit années de travail. Chaque année, ces 6 000 personnes reçoivent au minimum (il s’agit du seuil d’entrée dans la tranche) ce qu’un salarié au Smic peut espérer recevoir en soixante année de travail ! Au cours de la même période, le revenu qui partage la population en deux (revenu médian) a augmenté de 1 400 euros (+ 7,7 %). Le seuil inférieur des 1 % les plus riches a progressé de près de 10 000 euros et celui des 0,1 % de 48 400 euros. Les revenus des plus aisés dépendent pour beaucoup des rendements de capitaux placés sur des marchés financiers, fortement volatils à court terme.

Graphique : 30 ans de libéralisme, des pauvres encore plus pauvres ! Les Etats-Unis sont en « avance de phase » pour analyser les effets du libéralisme anglo-saxon sur la redistribution des richesses. Les réformes « néo-libérales » y ont étées faites plus tôt et plus fort qu’en Europe. Il est donc intéressant de lire l’article d’Edward Wolff. « Théorie du ruissellement » vous dites ?Pas pour tous, ou vers le haut ! L’article ci-dessous a été traduit collaborativement par les adhérents Nouvelle Donne.Source en Anglais disponible ici. Mis à jour par Matthew Yglesias le 28 janvier 2015 à 22h (heure française) @mattyglesias matt@vox.com La dernière publication de l’économiste Edward Wolff sur la richesse des foyers pendant la Grande Récession présente des données réellement surprenantes sur « qui a gagné » et « qui a perdu » du terrain entre 1983 et 2013. Alisha Ramos les expose dans un graphique saisissant : La richesse des USA a considérablement augmenté durant cette période, ce à quoi l’on pouvait s’attendre.

Quels sont les pays les plus et les moins inégalitaires ? Il ne s’agira ici que des inégalités de revenu. Pour cet exercice, on est totalement dépendant des bases de données mondiales. La moins mauvaise, que j’ai utilisée, est sans doute celle de la Banque mondiale. On est également dépendant de l’indicateur d’inégalités, et, au fil des ans c’est l’indice de Gini qui s’est imposé alors que d’autres, plus faciles à comprendre, auraient été aussi pertinents pour les citoyens et pour le débat public. Mais dans de tels cas, les préférences des statisticiens, au demeurant compréhensibles sur le plan technique ou logique, l’emportent presque toujours sur l’accessibilité, ce que je trouve regrettable. Il faudrait au moins maintenir une double entrée. Il faut juste savoir que le Gini est compris entre 0 et 100, 0 étant l’égalité parfaite et 100 l’inégalité extrême où un seul individu percevrait tous les revenus du pays. MAIS IL Y A ENCORE PLUS SIMPLE, même si c’est nettement moins parlant en termes d’inégalités entre « le haut » et « le bas ».

Les 500 plus fortunés de France se sont enrichis de 25 % en un an La richesse cumulée des 500 premières fortunes de France s'établit désormais à 330 milliards d'euros, et n'a jamais été aussi élevée depuis 1996, année où "Challenges" a lancé le classement des "500". Les 500 premières fortunes de France ne connaissent pas la crise et ont même vu leur richesse globale augmenter de près d'un quart en un an, rapporte l'hebdomadaire Challenges à paraître jeudi 11 juillet. Leur richesse cumulée s'établit désormais à 330 milliards d'euros et n'a jamais été aussi élevée depuis 1996, année où Challenges a lancé le classement des "500". Elle a quadruplé en une décennie et représente 16 % du produit intérieur brut du pays. Elle compte aussi pour 10 % du patrimoine financier des Français, "soit un dixième de la richesse entre les mains d'un cent-millième de la population", affirme Challenges. Ce groupe de 500 compte 55 milliardaires, soit 10 de plus que l'année dernière, précise l'hebdomadaire. Le secteur automobile est également particulièrement touché.

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