
Le maire de Métabief n'aime pas trop les handicapés - Humour de droite Il y a foule, en ce matin de juin, au village de vacances Azurèva de Métabief302, charmante petite commune rurale doubienne, connue l'hiver pour sa station de ski, l'été pour ses pistes de VTT. Outre les vacanciers habituels, on accueille des randonneurs, et un groupe d'handicapés mentaux de Haute-Saône. Rien d'exceptionnel à cela, le village, labélisé "tourisme et handicap" dispose de toutes les installations nécessaires. Toute l'équipe est sur le pont, dont Jérôme, chargé d'annoncer le programme du jour aux vacanciers : lâcher de ballons, tombola, chasse au trésor, concours de pétanque, soirée dansante… l'accueil habituel. Sauf que cette fois, le directeur de l'établissement, Gérard Deque, a prévu autre chose. Il compte profiter du beau temps pour refaire les plaquettes promotionnelles du centre, et par la même celles de sa commune. Quelques minutes avant la présentation des équipes, Gérard Deque tend à Jérôme un programme destiné uniquement aux résidents en situation de handicap.
Ebranler les hommes | Christiane Taubira Il est triste, infiniment triste, d'achever une année sur les pitreries obscènes d'un antisémite multirécidiviste. Faut-il que son talent soit stérile pour qu'il n'ait d'autres motifs pour faire s'esclaffer des esprits irresponsables ou incultes ou pervers, qu'une tragédie, un génocide, un indicible drame, de ceux dont on sait qu'on ne guérira pas, car rien ne nous consolera jamais des enfants dont la destinée s'est interrompue, brusquement ; et avant même cette violence de la mort industrielle, qui ne distingue pas, frappe sans rien connaître de ses victimes, la violence de l'arrachement, de la malnutrition, de la maladie, du désarroi, de cet inconnu irrationnellement hostile, la violence de la révélation de parents démunis qui ne peuvent protéger que par l'amour. Faut-il frayer avec les monstres pour trouver quelque plaisir à se faire complice, après coup, de ce crime contre l'humanité ? Agir. Réfléchir et agir. Sanctionner avec efficacité est indispensable mais ne suffira pas.
La loi Gayssot et la liberté d’expression Dans son étude démontrant la constitutionnalité de la loi Gayssot, Michel Troper fait un certain nombre de constatations tellement évidentes qu’elles n’avaient que rarement été exprimées aussi clairement auparavant. En préambule, rappelons que le négationnisme est un discours de la falsification véhiculant un message violemment antisémite cherchant à réhabiliter le régime nazi, que les falsifications négationnistes, si elles s’énoncent en une phrase, en nécessitent souvent dix fois plus pour une réfutation rigoureuse et complète. La lecture des pages de ce site permet de s’en faire une idée. Nul ne conteste cette évidence que la loi Gayssot limite la liberté d’expression. Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi. Cette disposition établit donc une distinction entre les opinions et leur manifestation. [...] Par la loi Gayssot, le Parlement a donc institué une présomption.
Végétarien, je revendique le statut de minorité opprimée Tribune Le droit international définit une minorité comme un groupement de personnes liées entre elles par des affinités religieuses, linguistiques, culturelles, ethniques, politiques, englobées dans une population plus importante. Le droit des minorités est reconnu et décrit dans diverses chartes ou déclarations internationales selon les recommandations d’instances comme l’ONU et l’Unesco. Les végétariens, isolés et marginalisés Making of Les deux auteurs de cette tribune sont les fondateurs de All apologies, « mouvement global libre pour unir au niveau international tous les défenseurs des animaux et du vivant ». Sous la dénomination de minorité culturelle, on peut distinguer celle alimentaire des citoyens « qui ne mangent pas comme tout le monde... », et ce, pour des raisons de convictions de tous ordres, religieuses ou par empathie pour les animaux, voire aussi de santé. « Alors vous prendrez du poulet, du poisson ? « Ah bon ! Empreinte écologique, santé publique
Une quenelle et Nabil perd son emploi. Sans comprendre pourquoi Mis à la porte pour avoir posé faisant une quenelle avec des enfants, cet éducateur, fan de Dieudonné, se défend d’être antisémite et veut retrouver son boulot. « Je voyais la quenelle comme une blague. » Nabil devant son ordinateur, le 31 décembre 2013 (Remi Noyon/Rue89) Faites une rapide recherche Google. « Renseignez-vous », comme dirait Dieudonné lorsqu’il pose en chasseur de machinations. A en croire Internet, Nabil, 26 ans, est un dangereux « nazillon » qui inculque aux enfants « la haine raciale » et pose volontiers avec un fusil à pompes pour honorer Mohamed Merah. C’est en tout cas le portrait tord-boyaux brossé par le site JSS News, proche de la droite israélienne, qui s’est lancé dans une croisade anti-quenelle sur les réseaux sociaux. Capture d’écran du compte Instagram de Nabil Parce qu’il a été mis en avant par ce site et qu’il n’a pas hésité à faire faire aux gamins dont il avait la charge une quenelle franchement grasse, l’éducateur a perdu son travail.
Switched At Birth – La télévision s’ouvre à la culture des sourds Il est préférable d'être à jour pour lire cette note par Marie Davies Certaines séries participent, plus ou moins consciemment, à l’enrichissement du téléspectateur en lui faisant découvrir une culture qui n’est ni la sienne, ni la culture dominante (autrement dit, celle qui est la plus représentée à la télévision). On apprécie ainsi de quitter New York et Los Angeles pour rejoindre les jeunes Texans de Friday Night Lights, qui grandissent entre leurs deux religions que sont le christianisme et le football. On abandonne volontiers le décor convenu du lycée pour celui des Bracelets rouges espagnols ("Polseres Vermelles" en VO), condamnés à vivre les grands moments de leur adolescence à l’hôpital. On prend plaisir à découvrir les aborigènes australiens d’aujourd’hui, pour la première fois racontés en série dans Redfern Now. Des scènes sans paroles Lors des tout premiers épisodes de la série, Daphne reste le seul personnage sourd de premier plan. Deux mondes qui ne se comprennent pas
La légalisation du cannabis, « un jeu gagnant-gagnant économiquement » LE MONDE | • Mis à jour le | Propos recueillis par Laetitia Clavreul Pierre Kopp, économiste à Paris-I, souligne le coût élevé des politiques répressives et les recettes potentielles provenant d'une taxation de la marijuana. L'Uruguay et l'Etat du Colorado optent pour la légalisation du cannabis. Comment peut-on en arriver à une telle décision, contraire, en outre, à la convention internationale sur les stupéfiants de 1961 ? C'est le contexte qui veut cela. Pourquoi je suis contre la circulaire de Valls sur Dieudonné Le caractère nauséabond des spectacles de Dieudonné est une évidence et leur mise en cause, une nécessité. Cependant, je ne peux m’empêcher d’éprouver doute et malaise face au traitement médiatique et politique de ce qui devenu aujourd’hui une véritable «affaire». Je pense que la circulaire du ministre de l’Intérieur n’est pas une bonne réponse. Limite sur le plan juridique et par rapport à quelques-uns de nos grands principes, elle risque surtout d’être contre-productive. Je m’interroge en premier lieu sur la pertinence qu’il y a à donner, comme ce fut le cas ces derniers jours, un tel écho aux propos volontairement provocateurs de «l’humoriste». Dans ce contexte, comment douter du caractère antisémite d’une telle posture ? Surtout, je m’interroge sur le fait qu’une nouvelle fois certains médias et responsables politiques réagissent et ne s’indignent que quand les événements entrent dans leur champ de vision. Vincent Feltesse député de la deuxième circonscription de la Gironde
Peut-on encore être tolérant ? Politiques, grandes consciences, associations... Tout le monde n'a que ce mot à la bouche : la tolérance. Un mot ? Plus que cela. Un modèle de vertu dans nos sociétés européennes. Le moteur de la tolérance occidentale a contribué à réduire les manifestations de violence religieuse. Pour que notre modèle de tolérance fonctionne de nouveau, il faudra d'une part convaincre l'islam d'accepter la modernité occidentale et d'autre part les non-musulmans que cette évolution de l'islam est possible. "Aujourd'hui, déplore Candiard, les religions ont droit, au moins en théorie, à un respect inconditionnel, qui n'est lié ni à leurs mérites ni à leur degré de vérité." Retrouvez Le Point n° 2157, en kiosque Retrouvez la chronique de Sébastien Le Fol dans "Les Matins" de Marc Voinchet, sur France Culture, le mercredi à 8 h 45.
Fluide Glacial à Alain Soral : non à la récupération de Superdupont Capture d’écran du message de Fluide Glacial à Alain Soral La couverture d’un album de « Superdupont » de Lob, Gotlib et Alexis (Fluide Glacial) Cette « communication importante » adressée à l’essayiste Alain Soral, affichée sur le site de Fluide Glacial le 26 décembre dernier, a été repérée ce week-end par plusieurs utilisateurs de Twitter qui en diffusent une capture d’écran sur le réseau social, amplement retweetée. Deux images figurent côte-à-côte : celle de Superdupont, le personnage créé par Marcel Gotlib en 1972, figure emblématique de Fluide Glacial ; et la jaquette du DVD d’Alain Soral « Initiation à la boxe française », sur laquelle figure un personnage ressemblant fortement au premier cité (tous les deux portent le même béret, la même ceinture tricolore et des pantoufles). Le DVD d’Alain Soral, « Initiation à la boxe française » « Virez Superdupont de la jaquette de vos leçons audiovisuelles de ratonnades. »
Interdiction du spectacle de Dieudonné : le choix du grand gâchis Dieudonné au théâtre de la Main d’Or à Paris le 5 septembre 2013 (Audrey Cerdan/Rue89) Fallait-il abîmer la démocratie à cause des « quenelles » d’un histrion parti en vrille ? Personne n’y songerait. C’est pourtant la voie retenue par le gouvernement et le Conseil d’Etat. Fallait-il offrir à Dieudonné et ses idées antisémites une exposition médiatique dont il n’aurait jamais osé rêver ? Evidemment non. Fallait-il offrir sur un plateau à l’extrême droite, aux zélateurs de l’humoriste ou ceux de son ami rouge-brun Alain Soral, l’opportunité d’apparaître comme les plus grands défenseurs de la liberté d’expression ? Valls a fait du Sarko Pierre Joxe, ancien ministre, a eu raison de souligner que son successeur avait « peut-être de moins bons conseillers » que les siens. Certes, la liberté d’expression doit avoir des limites : on ne peut tolérer la diffamation, l’insulte publique, le droit à l’image, le racisme... La peur d’un simple individu
Ici, tu peux farfouiller dans la liste des lobbyistes à l’Assemblée Le nouveau registre des « représentants d’intérêts » est en ligne. Suite au rapport Siruge sur le travail des lobbys au Parlement, l’Assemblée a entrepris de numériser une liste plus complète, avec le nom des personnes concernées et diverses informations sur les entreprises qui les emploient. On apprend par exemple qu’Air France consacre entre 150 000 et 200 000 euros à ses activités de représentation auprès des députés. Les différentes « sociétés de conseil » doivent également préciser le portefeuille de leurs clients. Pour le moment, seule une poignée de cabinets et d’entreprises se sont inscrits. Leurs représentants auront le droit à certains outils pour faciliter leur travail (alerte sur les activités parlementaires, accès plus facile...). D’ailleurs la liste est pour l’instant ridiculement courte. Notons enfin que les informations données ne sont pas vérifiées par les services de l’Assemblée. Lire sur Assemblée nationale
Dieudonné: l'arrêt «Minority Report» du Conseil d'Etat Jusqu’ici, le principe de la liberté d'expression, proclamé par l'article 10 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen et par l'article 10 de la Convention européenne des droits de l'homme, prévalait en France. Depuis 1906 (le Parlement ayant supprimé le salaire des censeurs), la République en avait fini avec l'interdiction préalable d'un journal, d'un livre, d'un spectacle ou d'une réunion, c'est à dire avec la censure. C'est ainsi qu’en France l'expression des idées, même odieuses, même absurdes ou totalement excessives, était libre dans un lieu public, sous réserve de la possibilité de poursuivre a posteriori, devant les tribunaux correctionnels, ceux qui commettaient les délits d'injures publiques, notamment à caractères racial, ethnique, religieux, etc. Arsenal judiciaire suffisant Les peines encourues (jusqu'à un an d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende) visent ceux qui, comme Dieudonné, se livrent à des propos orduriers, négationnistes ou homophobes. Et maintenant?