background preloader

Pourquoi les ventes de disques baissent-elles ?, par Laurent Chemla

Pourquoi les ventes de disques baissent-elles ?, par Laurent Chemla
Pour être un tant soit peu audibles lors du combat contre Hadopi. les opposants à la loi se sont retrouvés presque contraints de faire, à leur tour, des propositions pour « sauver » des artistes soi-disant spoliés par le « piratage » et les échanges pair-à-pair (P2P). Le risque, quand on fait de telles propositions (licence globale, « contribution créative »), c’est de justifier les mensonges des majors : si l’on cherche des solutions pour rémunérer les musiciens, c’est bien que le P2P leur fait perdre de l’argent... Le bourrage de crâne des tenants de la répression (quels que soient leurs buts réels) a si bien fonctionné qu’il a définitivement ancré dans l’imaginaire collectif l’idée que l’échange d’œuvres numériques impliquait un manque à gagner pour les artistes, qu’il faudrait combler d’une manière ou d’une autre. Personne ne nie la réalité de cette crise. Le marché du DVD, à l’inverse, est florissant. Taille de l’article complet : 1 406 mots. Vous êtes abonné(e) ?

Comment le streaming a changé la consommation de musique (Flickr - mutednarayan - cc) Du même auteur Depuis quelques jours et semaines, le web bruisse d’annonces relatives à l’entrée sur le marché du streaming musical de plusieurs géants du secteur, Amazon aujourd’hui via son Cloud Drive , Apple et Google demain. Leur objectif serait de permettre aux internautes de consulter plus librement, et à partir de n’importe où, la musique qu’ils téléchargent. Objet central de la culture de masse, le « disque » au sens large du terme (vinyle, CD, cassette, DVD …) n’en est pas moins récent au regard de l’histoire de la musique. Le streaming prend donc une importance croissante.

Neuvième année de baisse pour le marché français de la musique Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Alain Beuve-Méry Le marché français du disque et de la musique enregistrée affiche un résultat négatif pour la neuvième année consécutive, avec pour 2011 une baisse du chiffre d'affaires de 3,9 %, selon les données rendues publiques par le Syndicat national de l'édition phonographique (SNEP), lundi 30 janvier, au Marché international du disque et de l'édition musicale (Midem) de Cannes. Le chiffre d'affaires des éditeurs phonographiques s'inscrit certes en recul à 617,2 millions d'euros, mais, pour la première fois, "les ventes numériques deviennent un relai de croissance pour la filière musicale", relève le SNEP. Elles ont fait un bon de 25 % entre 2011 et 2010. Etabli à 412,6 millions d'euros, le marché physique enregistre, lui, une baisse à deux chiffres (–11,5 %). En 2011, le numérique représente 21 % des revenus du secteur, contre 16 % en 2010.

"Le Monde Magazine" : L'Estonie, cybersentinelle de l'Occident TALLINN, ENVOYÉ SPÉCIAL – Il était une fois une petite république septentrionale aux rivages baignés par les eaux grises de la Baltique. L'Estonie, une contrée sauvage, aux mille lacs, couverte de giboyeuses forêts de sapins et de bouleaux. Une fois débarrassé de l'emprise de son voisin russe, qui l'occupait depuis cinquante ans – et avait interdit à ses habitants de posséder une machine à écrire, un fax ou un ordinateur –, le pays bascula d'un coup dans la modernité. Avec le développement d'Internet et grâce à quelques programmateurs de génie – auxquels on doit notamment le logiciel de téléphonie Skype –, les Estoniens se sont connectés à marche forcée. Au milieu des années 2000, quand l'Estonie, ce confetti peuplé de moins de 1,4 million d'habitants, rejoignit l'Union européenne et l'OTAN, son PIB affichait une croissance insolente de plus de 10 % par an. A l'époque, Raul Rikk exerçait ses talents d'informaticien au ministère de la défense. "Et que pensez-vous de Stuxnet ?"

L’industrie musicale face au téléchargement Depuis la fin des années 90, l’industrie du disque est en crise. Elle doit lutter contre les échanges massifs de fichiers musicaux sur les réseaux peer-to-peer, et elle peine aussi à s’adapter à des évolutions majeures du support musical (fin de vie du CD, apparition du MP3) et des modes de prescription (développement des communautés de consommateurs, outils logiciels améliorant l’appariement entre l’offre et la demande). Or, si la baisse des ventes de disques est indéniable, on n’observe pas de baisse de l’intérêt des consommateurs pour la musique : la fréquentation des salles de concert n’a jamais été aussi importante, les radios musicales voient leurs parts d’audience progresser rapidement, les ventes de musique numérique connaissent une croissance exponentielle, de même que les achats de lecteurs MP3. La crise ne peut donc se résumer à un effet des échanges de fichiers musicaux. Baisse des ventes de CD et piratage Nouvelles formes de promotion de la musique

La CNIL et l'Hadopi : une histoire de plus en plus trouble Etrange attitude que celle de la CNIL. Troublante, même. Pour ne pas dire choquante. Pour bien appréhender le rôle de la Haute autorité dans la riposte graduée et l'Hadopi, il nous faut développer quelques épisodes qui marquent une évolution très nette de la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés, chargée de garantir le respect de la vie privée des citoyens français dans l'univers numérique : Episode 1 - La CNIL gèle les poursuites pénales contre les P2Pistes Nous sommes en 2005, avant l'adoption de la loi DADVSI défendue par l'ancien ministre Renaud Donnedieu de Vabres. Episode 2 - Le Conseil d'Etat entre dans la danse Deux ans plus tard, en mai 2007, le Conseil d'Etat oblige la CNIL à réviser sa position. Episode 3 - Le projet de loi Hadopi se prépare 2008. C'est ensuite que la bascule s'opère... Episode 4 - La CNIL accusée de monnayer son autorisation En juin 2010, la loi Hadopi est entrée en vigueur et n'attend plus que d'être appliquée.

Internet ne peut pas être contrôlé, autant s'y faire - par Laurent Chemla On trouve un article puissant et inédit de Laurent Chemla en ouverture (ou prolégomènes) du tout récent framabook AlternC Comme si vous y étiez. Historiquement, techniquement, économiquement et moralement, Internet ne peut pas être contrôlé[1] Autant s’y faire. Et, contrairement à d’autres, nous nous y faisons très bien ;-) Pour rappel toute l’équipe l’AlternC vous attend à La Cantine lundi 28 mars prochain (de 19h à 22h) pour fêter simultanément la sortie du livre, les dix ans d’AlternC et la version 1.0 du logiciel ! Remarque : Ce n’est pas le premier article de Chemla que nous reproduisons sur le Framablog (cf L’avenir d’Internet). Internet ne peut pas être contrôlé, autant s’y faire Laurent Chemla - juillet 2010 - Licence Creative Commons By-Sa Plus que jamais, à l’heure où j’écris ces lignes, Internet est la cible des critiques du pouvoir. Bon. Tant qu’il ne s’agit que de mots… Oh bien sûr, le législateur étant ce qu’il est, il tente souvent d’aller au delà des mots. J’ai hâte.

Michel Riguidel est un imposteur Première rédaction de cet article le 25 mars 2011Dernière mise à jour le 26 mars 2011 Je m'étais dit que je n'allais pas me livrer aux attaques personnelles contre Michel Riguidel, malgré les innombrables inepties dont il inonde régulièrement les médias à propos de l'Internet. Néanmoins, comme il continue, et semble disposer de bons relais médiatiques (il vient d'obtenir un article dans le Monde et, apparemment, un certain nombre de personnes croient qu'il est expert en réseaux informatiques), j'ai décidé qu'il était temps de dire clairement que Riguidel est à l'Internet ce que les frères Bogdanoff sont à l'astrophysique. Il y a longtemps que Michel Riguidel est... disons, « dans une autre sphère ». Rappelons-nous son immortel appel à la lutte contre les « photons malveillants » dans le journal du CNRS, sa mobilisation contre les « calculs illicites » et son show au forum Atena. Prenons l'exemple de son long texte contre la neutralité du réseau. J'arrête là.

Riguidel, missionnaire d'Hadopi, en croisade contre le chaos Le Monde a cordialement ouvert ses pages numériques à Michel Riguidel, professeur émérite à Télécom Paris Tech qui a aussi été missionné par l'Hadopi pour plancher sur la sécurisation. Titre de cette tribune ? Du léger : « Un chaos numérique est possible en 2015 ». Si l’on résume l'auteur, qui pourrait se lancer sans mal dans la Si Fi mode Steampunk : 1) internet est fragile. 2) il y a un risque de catastrophe concomitante type Fukushima. 3) il faut vite vite vite des mesures étatiques pour se protéger de ce mal qui vient jusque dans nos bras, égorger nos fils et vos compagnes. Le texte est anxiogène au possible. Une petite sélection toute subjective ? « L'hégémonie de standards techniques, la généralisation d'Internet et l'utilisation de modèles communs de gestion ont formaté cet univers numérique en un édifice perméable à tous les usages. Les voyous du net : FAI, hébergeurs, opérateurs mais aussi les internautes Mais au fait… qu’est-ce qu’un « acteur voyou » ? Ensuite ? ANSSI soit-il !

Related: