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La presse en ligne se cherche encore un modèle économique

La presse en ligne se cherche encore un modèle économique
Gratuit ou payant ? Telle est l'éternelle question qui taraude les sites d'information. Que ce soient les pure players ou les sites traditionnels, tous avancent à tâtons pour trouver l'équilibre. Depuis le 28 mars, les lecteurs du New York Times ne peuvent lire au maximum que vingt articles par mois sur le site Internet. Le célèbre quotidien new-yorkais, opte donc de nouveau pour le pari du payant sur Internet. Le délicat pari du payant Car, telle est l'équation délicate qui s'impose aux sites d'information : engendrer des revenus via des articles payants tout en conservant les recettes publicitaires. En adoptant un modèle de paiement au compteur, le New York Times espère ainsi atteindre ce périlleux équilibre. Cette petite gymnastique mentale ne constituera-t-elle pas un frein pour les internautes ? D'autres grands quotidiens se sont également lancés dans l'aventure du « payant » avec un résultat mitigé. La (presque) bonne santé économique des pure players Juliette Raynal

Le crowdfunding : nouveau financement alternatif pour les sites d’information En instaurant une sorte de journalisme à la demande, le crowdfunding, qui consiste à faire financer des projets journalistiques par le public, semble inverser la logique du métier. Loin d'être considéré comme un modèle économique miracle par ses initiateurs français, il apparaît plutôt comme un moyen de diversifier ses revenus. Mise en ligne le 28 mars dernier, Jaimelinfo.fr, dirigée par le cofondateur de Rue89 Laurent Mauriac, est une plate-forme de financements collectifs qui vise à rassembler des dons pour la presse en ligne. Un concept venu des Etats-Unis Pionnier dans ce domaine, le site américain Spot.us a été lancé en 2008. Toutefois, le crowdfunding ne semble pas être un modèle économique « miracle ». Sur une vingtaine de sujets proposés, aucun n'a rassemblé une somme de dons suffisante pour aboutir. Assurer la diversification des revenus Laurent Mauriac, qui présente Jaimelinfo comme « un projet expérimental », est conscient de ces limites. Juliette Raynal Commenter cet article

Comment Apple tient la presse en otage sur iPad Des fabricants de tablettes comme le coréen Samsung, qui mise beaucoup sur son nouveau Galaxy Tab pour concurrencer l'iPad d'Apple, participent au financement par les journaux de leurs applications, dont le développement est extrêmement coûteux. "On a travaillé directement avec des quotidiens --Le Figaro, Les Echos, 20minutes et L'Equipe-- pour pouvoir mettre en avant des applications avec une information parfaitement paginée pour la taille et la résolution de notre tablette", dont l'écran mesure 7 pouces (17,5 centimètres) de diagonale, explique à l'AFP Jean-Philippe Illarine, directeur marketing des télécoms de Samsung France. M. Illarine n'a pas donné de chiffres sur les montants engagés. Une application simple coûte au moins 20 000 euros, mais cela peut "monter au-dessus de 50 000 euros pour un quotidien" produisant une application complexe, a-t-il expliqué. Dans le même temps, les éditeurs de presse ne peuvent faire l'impasse sur ce nouveau support.

Presse en ligne : les lecteurs sont prêts à payer, à une condition « La figure du journaliste assis derrière son écran s’est imposée. Il agrège, trie, commente et « nourrit la conversation » (…). Une inévitable déréalisation du monde s’opère par d’infinis décalages. ». En effet, cette revue papier trimestrielle vendue à un prix onéreux flirtant autour de 15 euros viole toutes les caractéristiques des modèles de presse contemporains. Un exemple qui démontre l’enjeu crucial des débats qui auront lieu cette semaine au cours du 65e congrès mondial des journaux à Bangkok . Le New York Times : 325 000 abonnements Aujourd’hui ce sont divers modèles d’affaires qui coexistent et qui tentent tant bien que mal de trouver la formule miraculeuse qui sauvera la presse vacillante. Bonne nouvelle : les lecteurs seraient prêts à payer, soit par abonnement soit par article, mais à une condition loin d’être évidente à satisfaire : produire des contenus de grande qualité. Un cas édifiant est celui du New York Times. Mediapart, du journalisme d'investigation payant

Quel avenir pour la presse quotidienne nationale française ? - Marc LEIBA A n'en pas douter, la PQN est en crise même si certains titres comme Le Parisien, Les Echos ou L'Equipe parviennent peu ou prou à tirer leur épingle du jeu. Pour établir ce diagnostic, nous nous fierons à la baisse de trois indicateurs clés que sont : le nombre de quotidiens nationaux, la diffusion globale, c'est-à-dire le nombre d'exemplaires vendu et le montant des recettes publicitaires. Par la suite, nous verrons que la PQN se heurte à des obstacles fort bien identifiés, issus de son histoire tumultueuse, mais qu'elle ne semble pas prête à surmonter. Le souhaite-t-elle vraiment ? Nous avons déjà souligné le caractère industriel ambigu de la PQN, notamment en raison de ses liens avec le bon fonctionnement du processus démocratique. 1.1.1 Le « two sided markets » Le nombre d'acteurs sur un marché donne une première idée de la structure concurrentielle du secteur. * 1 P.Le Floch et N.Sonnac, Economie de la presse, La Découverte, 2005, p.26

Le Groupe Sud Ouest prépare son avenir près avoir complètement quitté fin 2010 le secteur des gratuits d'annonces imprimés, le Groupe Sud Ouest (GSO) achève en février 2011 la restructuration de sa dette et met en place les conditions de son développement. Concernant sa dette, le Groupe Sud Ouest a finalisé les opérations suivantes : - concrétisation de la cession au groupe Redevco des actifs immobiliers de son ancien siège de Bordeaux (l'îlot Cheverus) ; - homologation de l'accord intervenu avec ses partenaires financiers, permettant l'émission d'obligations remboursables en actions (ORA) à échéance de huit ans et l'achèvement du remboursement de la dette d'acquisition du « Midi Libre » d'ici à la fin 2014. Au-delà de cette date, le GSO sera intégralement désendetté. À cette fin, le rôle de pilotage de la structure de tête GSO est affirmé avec la mise en place d'un comité de direction Groupe, dont les responsables métiers viennent renforcer l'action du directoire.

Gratuit vs Payant : quel modèle pour la presse en ligne ? Face à la crise de la presse traditionnelle, à la chute de revenus publicitaires et à la concurrence, la presse en ligne expérimente et se cherche plus que jamais. Décryptage des différents modèles économiques. Nul besoin de le répéter, la presse va mal depuis plusieurs années. Face à la concurrence du web et de la presse gratuite, la presse papier payante semble condamnée à rétrécir son offre : de nombreux titres se voient contraints de stopper leur parution, cherchant parfois une sortie de secours salvatrice du côté du web, comme on a pu le voir avec Elle Girl, PC Mag, Teck’Yo ou encore La Griffe. De l’autre côté, la presse en ligne se voit au contraire enrichie de jour en jour de nouveaux sites d’info, essayant bon an mal an de trouver leur modèle économique. Les pure players ou la nécessité de l’équilibre financier Parmi les nombreux sites d’info, certains se sont créés sur la toile : ceux qu’on appelle les pure players sont ceux pour qui l’aventure paraît la plus audacieuse.

Atlantico, vraie face du modèle économique du web Avec des recettes éprouvées, le nouveau pure-player de la presse française a crée un modèle tendu vers l’audience à bas coûts. Analyse Lancé lundi dernier, Atlantico.fr a bénéficié d’un bruit médiatique à la Benjamin Lancar. Tout le monde ou presque dans la sphère web a critiqué ce nouveau pure-player classé à droite mais l’équipe a encaissé sereinement les coups, sachant que tout bad buzz est avant tout un buzz: «Et voilà, #Atlantico est déjà dans les trending topics. Merci à tous ! (oui, à vous aussi, les haters)», écrivait le site sur son Twitter le jour du lancement. Le débat autour d’Atlantico s’est polarisé autour de son ancrage à droite. J’ai moi-même cédé à la tentation d’y voir simplement un Slate de droite, en publiant sur Twitter cette petite cartographie des pure-players. Mais Atlantico n’est pas un Slate de droite, c’est à dire un site d’information magazine, plus centré sur l’analyse et le commentaires que sur la recherche de scoop. Les «exclusifs» Les «pépites»

Pour Jean-Marie Charon, l'Internet demande un travail édiotirial particulier En crise depuis trente ans, la presse quotidienne est dans une situation dramatique qui ne voit guère d'issue. Pourquoi ? La presse quotidienne est face à un univers de concurrence très évolutif, qui préempte des places qu'elle occupait jusque là. Par exemple, Google et Facebook contrôlent l'accès à l'information. Sur l'iPad, c'est pire. C'est Apple qui fixe les règles du jeu. Que pensez de la façon dont la la presse à abordé l'information sur le Web ? Pourquoi la presse a-t-elle échoué lorsqu'elle a voulu se lancer en radio ou à la télévision ? Que doit apporter le quotidien alors qu'une grande quantité d'informations est immédiatement disponible? Les contenus doivent être renouvelés de manière suffisamment forte afin de les distinguer de l'instantané. Sur quels relais de croissance les quotidiens peuvent-ils compter pour compenser la baisse de leurs revenus traditionnels ? C'est difficile car, de toute part, les revenus sont faibles. Mais Google ne veut pas payer les contenus...

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