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Histoires Ordinaires parle des anonymes, des invisibles, qui étonnent

Histoires Ordinaires parle des anonymes, des invisibles, qui étonnent

Les silhouettes des martyrs de la révolution tunisienne Les fantômes des martyrs de la révolution tunisienne reviennent hanter Tunis. L'installation est signée Emilien Bernard/Zoo Project. Présentation en textes et en images. Officiellement, ils sont 236 ; mais le chiffre est sans doute plus élevé en réalité. Ils, ce sont les “martyrs” de la révolution tunisienne, tombés sous les balles et les matraques de la police entre le 17 décembre 2010 et aujourd’hui. Pour leur rendre hommage, le peintre Zoo Project, actuellement installé à Tunis, a choisi de les représenter sous forme d’effigies en carton, exposées à divers endroits de la ville. C’est lequel, Mohammed Bouazizi ? La question est récurrente. D’autres, les plus jeunes surtout, cherchent Mohammed Hanchi, 19 ans, tué le 25 février par une “balle perdue” alors qu’il sortait célébrer la victoire de son équipe de foot. Agora artistique Exactement ce que cherche Zoo Project, à Paris comme ici : un échange sans intermédiaire, direct, avec les destinataires de ses peintures.

À 83 ans, le citoyen cinéaste ne désarme pas Sa grande maison de Cancale surplombe la Baie du Mont-Saint-Michel, son horizon infini, son vent sans répit. Un repaire idéal pour l'infatiguable cinéaste engagé René Vautier, 83 ans depuis le 15 janvier. Son bureau, au sous-sol, peuplé de livres, de cassettes et d'affiches, raconte les combats d'une vie sans frontières, caméra au poing, avec les ouvriers grévistes de Brest, les maquisards algériens, les Bretons en lutte contre la marée noire, tous les résistants du monde... Deux heures d'histoires, petites et grandes, ont commencé. Sur une étagère, René Vautier a pris l'une de ses caméras, une Paillard. Dans le crâne, toujours là, un morceau de l'objectif 1958. «La balle est venue dans la caméra, la caméra a explosé, un petit truc m'est arrivé dans le crâne. On examine mon crâne et le toubib me dit : - Y a un morceau de métal - Oui, c'est le morceau de l'objectif de la caméra - C'était quoi votre caméra? - Pourquoi? - Parce qe je ne sais pas si on peut l'enlever. - Une caméra Paillard

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