Qu'est ce qu'un reporter de guerre ?
Bienvenue sur Destination Reportage ! Pour faire partie de mes contacts privilégiés cliquez ici 1980, l’Amérique centrale est en pleine ébullition et un événement tragique va bouleverser le Salvador. Lors des obsèques de Monseigneur Romero, l’archevêque de San Salvador, assassiné le 24 mars, une fusillade éclate sur le parvis de la cathédrale. Sous les balles, le héros du film d’Oliver Stone « Salvador », arme son appareil photo et déclenche à tour de bras. Or même si « nom du personnage » est un personnage fictif, le réalisateur n’a pas eu besoin de chercher l’inspiration bien loin, puisque ce jour là, un photojournaliste français était présent, debout au milieu de victimes et photographiant au grand angle la tuerie en direct. Rapporteur de guerre L’une des branches du photojournalisme les plus connues est celle du reportage de guerre. Patrick Chauvel, célèbre reporter de guerre, raconte son incroyable parcours dans ses livres Sky, Rapporteur de guerre et Les pompes de Ricardo Jésus.
Photo de guerre: l’illusion de la transparence – L'image sociale
L’attribution du prix du public du festival de Bayeux au reportage du photographe turc Emin Ozmen a suscité la polémique. Montrant des décapitations publiques par la faction “Etat islamique”, cette série de 9 photos réalisées en août 2013 dans la région d’Alep en Syrie avait été refusée par la plupart des médias. Seul Paris-Match avait décidé de publier les images difficilement soutenables de l’exécution au sabre de quatre soldats, révélant le caractère fanatique et sanglant des activités du groupe armé. Photo Emin Ozmen, Paris-Match, 12/09/2013 (censure AG). Journalisme ou censure? Dans une tribune, le photographe Ammar Abd Rabbo, membre du jury du prix des correspondants de guerre, explique en détail les réticences qui ont accueilli ces images au sein de la profession. De son côté, Emin Ozmen affirme qu’il comprend le débat soulevé par son reportage. Ozap, 04/05/2011 Marie-Claire, 19/06/2014 Observatoire des médias, 20/08/2014 Montrer ou ne pas montrer la violence? Le piège des images
Photographier la guerre
PARIS, 12 septembre 2014 - La photo de guerre est un genre à part du photojournalisme. Elle demande du courage pour aller au plus près de l’action. Elle exige de grandes qualités humaines pour comprendre les mentalités guerrières. Dans le livre « Photos de guerre – L’AFP au cœur des conflits », Yves Gacon donne la parole à six photographes de l’AFP de différentes nationalités: le Franco-Libanais Patrick Baz, le Norvégien Odd Andersen, les Français Eric Feferberg et Fred Dufour, le Colombien Miguel Medina et l'Ivoirien Issouf Sanogo. Des rebelles affrontent les forces du régime syrien dans la vieille ville d'Alep, en septembre 2012 (AFP / Miguel Medina) Avec la pratique, l’oreille se fait à l’ambiance de guerre. Pour son premier reportage, Miguel Medina part en terre inconnue. Des membres des anti-balaka à Bangui, en février 2014 (AFP / Fred Dufour) Il fera par la suite un reportage en Syrie, à Alep en 2012, avec une équipe texte et vidéo. Les photographes de guerre sont des passionnés.
La presse à la une
« [Les photos] C’est pour améliorer l’ordinaire. Le Miroir me les paie un louis et je trinque avec les copains. Je leur envoie du pittoresque. Rien que des secrets de polichinelle. Et puis il y a la censure à Paris. Vous ne risquez rien. » Blaise Cendrars, La Main coupée. Au début du XXe siècle, des évolutions apparaissent dans le procédé de fabrication, dans le nombre et les demandes du lectorat, dans les maquettes avec une meilleure intégration des images, dans le contenu avec le développement des reportages et dans l'offre avec la diversification des genres, l'accroissement des formats et de la pagination.
La photographie et sa place dans le reportage de guerre
Les premiers reportages de guerre photographiques apparaissent lors de la guerre de Crimée (1854-55). Les premiers clichés s’attachent principalement à fixer les campements, les officiers et les soldats. Le temps de pause extrêmement long et le matériel encombrant empêchent la photographie de s’installer au cœur de l’action. Les développements coûteux et les difficultés de reproduction l’empêchent d’autre part de s’affirmer comme un genre indépendant. Mais, du moins, l’utilisation des négatifs des clichés inspire la gravure et invite à porter un nouveau regard sur la guerre. Il faudra attendre les années 1860-1870 pour voir la photographie commencer à composer son propre discours. Ancienne et nouvelle perception de la guerre : le rôle de la photographie Les reportages illustrés (gravures réalisées à partir de négatifs photo) et photographiques ont conduit à transformer la notion de guerre et sa perception. À la veille de la Grande Guerre : atouts et limites de la photographie
Laurent Van der Stockt : comment photographier la bataille de Mossoul
Il vient de remporter le Visa d’or News, prix le plus prestigieux du festival international de photojournalisme, Visa pour l’Image, à Perpignan. Nous l'avions rencontré en juillet. Le photojournaliste Laurent Van der Stockt se rend dans les zones de conflit depuis les années 1980. "Avec cette photo prise à Moussoul en 2016, au tout début de l'offensive, je voulais montrer que l'enjeu, déjà, c'était les civils, aux prises avec des djihadistes suicidaires, dans une guerre terrible. "A partir de cette image, je voudrais vous parler des deux séquences qui l'ont fait advenir. Et puis, il y a l'editing. "Cela m'inspire plusieurs réflexions sur la photographie, et le photojournalisme, car la photo est un medium ambigu, fragile. D'un côté, contrairement à d'autres moyens d'expression - arts plastiques, peinture, dessin, qui sont une re-création, la photographie, comme le dit Roland Barthes, peut être comparée à l'empreinte d'un animal dans le sable.
Laurent Van der Stockt : itinéraire d’une photo de guerre
Rencontre sur le photojournalisme en zone de guerre, avec le photographe Laurent Van der Stockt, samedi 23 septembre, de 12 heures à 13 heures au Théâtre des Bouffes du Nord. Une sélection de ses photographies d’Irak et de Syrie sera projetée. Une rencontre animée par Michel Guerrin, rédacteur en chef au Monde. Réservations en ligne Le photographe Laurent Van der Stockt se rend depuis les années 1980 sur les zones de conflits. Son travail le plus récent concerne la guerre civile en Syrie et en Irak, photographiant notamment les populations civiles et les conséquences des actes des dirigeants en place et de ceux de l’Organisation Etat Islamique. Son enquête photographique, avec le journaliste du Monde Jean-Philippe Rémy, visant à montrer que les forces de Bachar Al-Assad, en Syrie, utilisaient des armes chimiques contre les opposants du régime, publiée dans Le Monde en 2013, a été maintes fois saluée et primée. Le visuel interactif : Images de guerre sur la route de Damas