
La France, championne des inégalités à l’école au sein des pays de l’OCDE Le Conseil national d'évaluation du système scolaire publie mardi 27 septembre un rapport accablant pour la France. Parmi les 35 pays membres de l'OCDE, notre pays est devenu, en quelques dizaines d’années, le pays le plus inégalitaire en matière d’éducation. Élève moyen dans les années 2000, la France se place désormais en toute fin de palmarès pour les inégalités à l’école au sein de l’OCDE, révèle le Conseil national d'évaluation du système scolaire (Cnesco) dans une étude rendue publique mardi 27 septembre. Cette enquête inédite réalisée sur deux ans par 22 équipes de chercheurs français et étrangers, pose "un diagnostic sur les inégalités sociales et migratoires à l’école". Pourquoi ? Dans ces établissements difficiles, les élèves sont également moins bien lotis, notamment parce que le nombre d'enseignants contractuels ou débutants qui y sont affectés a augmenté ces dix dernières années.
Les milieux populaires largement sous-représentés dans l’enseignement supérieur Les jeunes de milieu ouvrier représentent 11 % des étudiants selon le ministère de l’Éducation nationale [1], soit trois fois moins que leur part parmi les jeunes de 18 à 23 ans. À l’opposé, les enfants de cadres supérieurs représentent 30 % des étudiants et 17,5 % des 18-23 ans. Les écarts selon les filières suivies par les étudiants sont encore plus grands. Pour comprendre ce phénomène nous avons calculé le rapport entre la part d’enfants de cadres et celle d’enfants d’ouvriers selon le type d’études. C’est ailleurs que l’écart se creuse. Source : ministère de l'Éducation nationale - Données 2014-2015 - © Observatoire des inégalités Les enfants d’ouvriers disparaissent au fil des études supérieures À l’université, la part des enfants des catégories modestes diminue au fur et à mesure du cursus. 14,6 % des étudiants de licence sont enfants d’employés, 12,7 % enfants d’ouvriers. L’accès des catégories populaires à l’enseignement supérieur progresse au fil de son développement.
Document 4 La publication officielle du Rapport 2009 de l’Observatoire national des zones urbaines sensibles (ONZUS) est passée relativement inaperçue fin novembre 2009. Il faut dire que les pouvoirs publics communiquent étrangement beaucoup moins sur ces indicateurs que sur les statistiques de police, par exemple… Certes, le ton des discours est assez similaire : on vante « l’action engagée par le Président de la République et le Gouvernement pour réduire les écarts structurels qui demeurent entre les quartiers prioritaires et le reste de notre territoire national », [1] ou bien on insiste sur des « résultats prometteurs », [2]. La réalité est plus préoccupante et invite à davantage de modestie. On rappelle ici trois aspects qui sont liés aux problèmes de délinquance : les parcours scolaires des enfants, le chômage des jeunes et la pauvreté des familles. L’échec scolaire persiste En 2007-2008, 9,4 % des collégiens et 8,5 % des lycéens étaient scolarisés en ZUS. Le chômage reste très supérieur
Les inégalités scolaires en France : évolutions, contradictions et paradoxes – Les Carnets du Cedrhe Introduction Les résultats obtenus par les élèves français lors de l’évaluation internationale PISA de 2015, publiés en décembre 2016, à l’instar de ceux de 2009 et de 2012, attestent à la fois une augmentation de la proportion d’élèves en difficultés et l’accroissement des inégalités scolaires de performance. Ils montrent que la France est l’un des pays de l’OCDE où le poids de l’inégalité sociale sur l’inégalité scolaire est le plus important. Comment expliquer cela alors que plusieurs initiatives politiques visant à démocratiser l’éducation et à réduire les inégalités scolaires se sont succédées au cours du XXe siècle et au début XXIe siècle ? Instruments de mesure Alors que les enquêtes de type “suivi de cohorte” ont débuté dans les années 70, celles qui visent à évaluer les compétences ou les acquisitions des élèves (et permettent donc d’en mesurer les inégalités) sont plus récentes en France. Démocratisation ou massification de l’enseignement secondaire ? [1].
L’accès au bac progresse, mais les inégalités persistent Plus des trois quarts d’une génération atteint le niveau du bac , contre un jeune sur dix dans les années 1960 . Cette situation est le fruit d’une politique d’investissement public dans l’éducation, dont l’origine date de la fin des années 1950. A l’époque, la France, pays rural, était très en retard sur ses voisins. La période de la fin des années 1980 et le début des années 1990 a été particulièrement marquante : le taux d’accès au bac a doublé en dix ans, de 30 à 60 % en dix ans. Des inégalités sociales qui persistent 44 % des jeunes de la génération née entre 1967 et 1971 ont obtenu leur bac, 68 % des enfants de cadres supérieurs et des professions intermédiaires contre 30 % des enfants d’ouvriers et d’employés. Quand on détaille les catégories, les écarts demeurent imposants : 90 % des enfants d’enseignants obtiennent le bac, contre 40 % des enfants d’ouvriers non qualifiés. 88 % de réussite au bac Un peu plus de 700 000 candidats passent les épreuves du baccalauréat chaque année.
Document 10 : «L'identité de certains jeunes se résume à leur territoire» INTERVIEW - Laurent Mucchielli, sociologue spécialiste de la délinquance, analyse le comportement de certaines «bandes de jeunes», notamment en banlieue, et leur construction sur un sentiment d'appartenance à un territoire. Laurent Mucchielli est sociologue, directeur de recherches au CNRS (Lames, Aix-en-Provence). Il anime un site d'analyse sur la délinquance et la justice*, et a publié plusieurs livres sur ces sujets **. Loin des commentaires à chaud sur les derniers faits divers violents qui ont eu lieu en banlieue parisienne, il apporte un éclairage sur les comportements des «bandes de jeunes» et sur la construction de leur identité. Lefigaro.fr : Pouvez-vous dégager des tendances particulières dans les comportements des « jeunes » des quartiers sensibles aujourd'hui ? Laurent Mucchielli : Entendons-nous d'abord sur ce qu'on appelle «aujourd'hui». Mais la situation s'est dégradée de façon continue depuis la fin des années 1970. Les conséquences de ces fléaux sont fatales.
Inégalités scolaires : les chiffres qui démontrent l'ampleur du problème Accablant ! Le dernier rapport publié par le Conseil national d'évaluation du système scolaire (Cnesco), un organisme rattaché au ministère de l'Education nationale, a de quoi inquiéter le gouvernement. Car il décrit en substance un système miné par les inégalités sociales, que ce soit en termes de résultats, d'orientation, d'obtention des diplômes ou d'insertion dans la vie active. Le pire, c'est que selon ce rapport les injustices ont progressé en France au cours des 15 dernières années, alors qu'elles ont reculé à l'étranger. Alors pourquoi cet échec ? La politique d'éducation prioritaire, qui consiste à donner davantage de moyens aux établissements qui rencontrent les plus grandes difficultés sociales afin de réduire les inégalités, en prend tout particulièrement pour son grade. La France donne moins à ceux qui ont moins Les établissements d'éducation prioritaire sont durement pointés du doigt, accusés de dispenser un enseignement de moins bonne qualité. >> VIDEO.
Ecole, les inégalités décryptées Actualité de la recherche Sciences Humaines N° 189 - Janvier 2008 Jean-Michel Barreau, chercheur en sciences de l'éducation, est à l'initiative d'un ouvrage surprenant : un Dictionnaire des inégalités scolaires. Selon lui, les inégalités ont plutôt tendance à se résorber sur le long terme, mais sont de plus en plus mal tolérées par la société. Certes les inégalités scolaires apparaissent sous des formes multiples aujourd’hui, mais il faut souligner que ce n’est pas dans l’école qu’elles se sont accrues. Pour lire l'article complet en ligne (1415 mots) : Abonnez-vous Vous n'êtes pas encore abonné ? Vous êtes déjà abonné ? Connectez-vous
« Les conditions de vie défavorisées influent-elles sur le développement des jeunes enfants ? » de Chantal Zaouche-Gaudron 1Chantal Zaouche-Gaudron, professeur de psychologie du développement à l’université de Toulouse, a participé aux travaux menés par le Conseil de l’emploi des revenus et de la cohésion sociale (cerc) sur les enfants pauvres et leur devenir, qui ont donné lieu à deux colloques en 2003 (« Les enfants pauvres en France ») et 2004 (« Le devenir des enfants de familles défavorisées en France »). Elle y était une des rares représentantes de sa discipline, peut-être la seule. Son ouvrage Les conditions de vie défavorisées influent-elles sur le développement des jeunes enfants ? paru peu après, développe le bilan – alors esquissé – des recherches sur cette question-titre. 2La dimension du livre (130 pages en format poche, dont une bibliographie de 200 titres) ne trompera pas longtemps le lecteur : son contenu est extrêmement dense et ne sacrifie pas la complexité des problèmes soulevés au choix du petit format. 5Le second chapitre (« Conjugalité et parentalité ») s’intéresse au milieu familial.