
Apprendre avec les pédagogies coopératives. Démarches et outils pour Quel est son propos ? Il s’agit de mettre en mains de tout enseignant débutant ou expérimenté la possibilité de s’insérer progressivement dans une révolution pédagogique qui va faire de l’élève, ou plus exactement des élèves, j’y reviendrai, les acteurs principaux de l’apprentissage. Le temps serait-il revenu pour les enseignants de marquer une indifférence aux acquis en termes de connaissances et de compétences ? Richard Étienne, professeur de sciences de l’éducation à l’université Montpellier III.rietienne@wanadoo.fr Entretien avec Sylvain Connac Dans l’ouvrage, il est question du « maître comme institution zéro ». Les pratiques coopératives font référence à une culture pédagogique et humaniste précise : exercice de la non-violence, évaluation formatrice, responsabilisation des élèves, personnalisation des apprentissages. Vous ne parlez guère des manuels, sauf pour rappeler que Célestin Freinet en souhaitait la disparition. Propos recueillis par Richard Étienne
Conseil d'enfants dans l'école, quels pré-requis (...) - IDEM6080 Un vendredi 30 octobre, en relevant mon courriel, je suis tombé sur ce message transféré par Bernard Monthubert : Bonjour Je suis institutrice dans le Val-de-Marne et je voudrais mettre en place un conseil d’enfants dans mon école. Pourriez-vous me donner des conseils ? Amicalement Pascale D. Voici les réflexions qu’il m’a inspiré : Dans mon école, j’ai mis en place un conseil d’enfants depuis 3 ans. La première année, nous avons fonctionné durant le temps de récréation du samedi matin, ce qui était vraiment trop court et j’ai obtenu de mes collègues que le conseil se fasse le samedi matin après la récréation. Au cours de ces conseils ont été élaborés les lois de l’école, des projets tels l’achat et la construction d’une bande d’escalade, l’aménagement d’un terrain de basket etc... Les conditions qui me paraissent essentielles pour pouvoir mettre en place un conseil d’école sont : * Le pratiquer déjà dans sa classe, ça aide vraiment. * L’adhésion VRAIE des collègues.
Philippe Meirieu Il existait traditionnellement des rituels qui scandaient les différents moments des activités scolaires. En particulier, l'entrée dans la classe se faisait, le plus souvent, en rang et chaque élève restait quelques instants debout auprès de sa table, immobile et en silence. Ce rituel, largement accepté par tous, avait un sens : il marquait la césure et, en quelques secondes, l'esprit de l'élève devait « pivoter » pour se rendre disponible à une activité intellectuelle nouvelle. Bien sûr, ce rituel ne fonctionnait que parce qu'il était porté par toute l'institution qui en assumait la portée et qu'il était accepté par chaque élève qui, plus ou moins consciemment, en percevait la fécondité. Or, à quoi assistons-nous aujourd'hui ? Les écoles et, surtout, les collèges ont beaucoup perdu de leur signification symbolique : l'architecture de la « maison scolaire », l'organisation matérielle de la classe ne « parlent » plus aux élèves ?
Citoyenneté : expériences innovantes Dans le cadre de la publication d’un dossier de ressources sur l’apprentissage de la citoyenneté, en avril 2016, le Cnesco a identifié des initiatives mises en place dans des écoles, des collèges et des lycées afin de renouveler l’apprentissage à la citoyenneté. Les actions ci-après donnent un aperçu de plusieurs projets déjà existants. Consulter le dossier de synthèse du Cnesco Consulter le rapport sur l’éducation à la citoyenneté Les Juniors Associations se retrouvent dans la « maison des collégiens » Le collège Lucie Aubrac de Tourcoing, classé en Réseau d’éducation prioritaire (REP+), a mis en place un projet global pour favoriser la participation et l’engagement des élèves. « Le foyer des élèves a été remplacé par la maison des collégiens. Le collège met un fonds de soutien à disposition de la Junior Association « Les architectes ». Mathieu Asseman, professeur documentaliste Académie de Lille, Collège Lucie Aubrac, Tourcoing (59 200) « L’épisode sur le retard est très significatif.
La participation des élèves en questions. Les conseils d’école dans le monde anglo-saxon La participation des élèves dans la gestion de la vie scolaire est un concept très répandu aujourd’hui aux pays ango-saxons avec ceux de « voix de l’élève » (student voice) et de « consultation de l’élève » (pupil consultation). La politique éducative du gouvernement a mis l’accent sur l’éducation à la citoyenneté et le rapport effectué par Bernard Crick en 1998 [15][15] Advisory Group on Citizenship (1998), Education for... (connu comme Crick Report) suggérait que les conseils d’école seraient susceptibles de contribuer au développement de la responsabilité sociale et morale des élèves, l’implication dans la communauté et la littéracie politique [16][16] Nous traduisons ainsi le terme « political literacy »..., trois axes majeurs de l’éducation à la citoyenneté proposés par le rapport. Ces suggestions ont favorisé l’établissement et le fonctionnement des conseils d’école au cours de la dernière décennie.
getpart.php?id=lyon2.2000 1.1.1 La relation éducative comme source d'enjeux de pouvoir L'éducation peut se définir comme " ‘une relation dissymétrique, nécessaire et provisoire visant à l'émergence d'un sujet’ " 370 . Etant asymétrique, la relation éducative est donc, comme tout rapport social comportant une telle caractéristique, source d'enjeux de pouvoir 371 . " ‘Eduquer, rappelle Philippe Meirieu, c'est toujours vouloir exercer du pouvoir sur l'autre’ " 372 . Le pouvoir est en quelque sorte la capacité de faire triompher une volonté. Jacqueline Russ affirme, à partir de Michel Foucault et Michel Crozier, que " ‘l'unique façon de rendre compte d'un pouvoir aux multiples facettes consiste à l'envisager comme un mode de relations stratégiques’ " 374 . Ainsi, la notion de pouvoir renvoie bien à la possibilité de choix, à la possession d'une marge de manoeuvre dans la situation sur laquelle porte la décision ; sens identique à celui contenu dans "empowerment" en tant que "gain de pouvoir".
Le droit à la parole des élèves L’expression collective des élèves.Claude REBAUD Le professeur et I’expression de I’élève dans la classe.Yves BASSET Le conseil des délégués pour la vie lycéenne : quelle place pour la parole des élèves ?Nadia BELK/S Le droit à la parole des élèves de lycée professionnel.Serge PATURAL Le lycée : quel lieu, quel temps, quel espace pour I’expression des élèves ?Bruno COLAS L’ECJS et le débat démocratiqueFrançois ARNAL De la violence à la parole.Jean-Claude TOQUIN Le débat provoqué et organisé.Georges ROCHE & Martine LANGANAY Parole de jeunes du quart monde.Claude PAIR Apprendre à dire, savoir parler.Sylviane AMRANE & Pascale DELOCHE Et si la parole apprenait à penser ?Patrick GUYOTOT & Dominique SENORE La parole sans les mots.Martine MEIRIEU Des mots pour le dire.Pauline SULAK-BELMIHOUB Donner ou prendre la parole.C. DEYRIES Comment, dans la classe, on passe son temps à organiser la parole et à ne pas la donner.Martine TAUSZIG Possibilités fonctionnelles de l’exercice de la parole.
Que signifie s’engager dans son lycée ? L’éducation à la citoyenneté réapparaît régulièrement dans les discours politiques et éducatifs comme une solution nécessaire au manque de civisme des jeunes. La recherche sociologique et pédagogique a cependant montré que l’éducation ne pouvait reposer uniquement sur une inculcation unilatérale mais devait aussi se décliner dans une dimension participative. Par ailleurs, depuis 1968, les mouvements lycéens n’ont cessé de réclamer une meilleure reconnaissance de leur rôle dans la vie et la gestion du système scolaire. C’est dans cette double perspective qu’ont été instaurées au cours des années 1990 les instances de la Vie lycéenne. À l’échelle d’un établissement, le Conseil de la vie lycéenne représente un espace spécifiquement dédié à la représentation des élèves et à l’organisation de projets en lien avec leurs conditions de vie et d’apprentissage. Notes Université de Strasbourg.
Bruno Robbes : Malentendus à propos de l’autorité à l’école "En insistant sur l'exigence de respect et de politesse des élèves à l'égard du maître, nos responsables politiques semblent nous dire que le respect de l'enseignant serait un dû, du fait même de son statut... En affirmant que « tout comportement mettant en cause les valeurs de la République ou l'autorité du maître ou du professeur fera l'objet d'un signalement au chef d'établissement », qu' « aucun incident ne sera laissé sans suite » et qu'il faudrait développer le recours aux mesures de responsabilisation, nos responsables politiques semblent d'une part, réduire l'autorité à l'exercice de la force et d'autre part, externaliser son traitement hors de la classe voire hors de l'établissement." Maitre de conférences à l'Éspé de l'académie de Versailles, Bruno Robbes démonte le discours gouvernemental sur l'autorité. Pour lui il ne suffira pas d'un enseignement de la morale civique pour que les élèves intègrent les valeurs républicaines. Verbatim Deux questions pour poursuivre
Citer selon les normes de l'APA Notes préliminaires Ordre de présentation. La liste de références doit être présentée dans une liste intégrée, sur une page séparée à la fin, selon l'ordre alphabétique des noms d'auteurs. Il n'y a pas de séparation par type de document. Alinéa. 1. 1.1 Article de périodique (papier) Auteur, A. 1.2 Article en ligne avec DOI (Digital Object Identifier) L'APA accepte maintenant les deux formes suivantes pour les références avec DOI. Gagnon, L., Peretz, I. et Fulop, T. (2009). Gagnon, L., Peretz, I. et Fulop, T. (2009). [Modification aux règles concernant la façon d'inscrire le DOI] 1.3 Article en ligne sans DOI Dupuis, F., Johnston, K. 1.4 Article comprenant plus de 7 auteurs Adolphs, R., Tranel, D., Hamann, S., Young, A. Règle : Jusqu’à 7 auteurs, mentionner tous les noms d’auteur dans la référence. 1.5 Article soumis, en prépublication, sous presse Article soumis pour publication, non disponible en ligne (i.e. avant révision par le comité de lecture « preprint ») [source] Rouleau, N. (2014).
Les trois conceptions actuelles de l’autorité Depuis maintenant cinq années [1], le propos sur le concept d’autorité envahit tous les secteurs de la vie sociale. Il produit d’une part des discours politiques et médiatiques présentés comme des relais de l’opinion publique ; d’autre part des discours et des débats contradictoires entre les différentes disciplines des sciences humaines. Ainsi, certains philosophes, sociologues, psychologues, psychanalystes ou encore chercheurs en sciences de l’Education ébauchent une pensée alternative encore peu diffusée. À l’examen de ces différents discours, trois conceptions de l’autorité se dégagent que nous nommons « autorité autoritariste », « autorité évacuée » et « autorité éducative ». Bien que l’on puisse dater approximativement chacune d’elle, ces trois manières de penser l’autorité coexistent actuellement, s’imbriquent même très souvent dans les propos de tel responsable ou acteur social. I - L’autorité autoritariste II - L’autorité évacuée III - L’autorité éducative Bibliographie Imbert (A.