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En Europe, c’est l’été

En Europe, c’est l’été
L’austérité pour tous sauf les banquiers et les politiques corrompus, c’est le mot d’ordre. La protection sociale rétrécit, mais les budgets militaires grossissent, et l’Otan n’en finit pas de s’étendre. En dehors de l’Allemagne, les pays européens membres sont désindustrialisés, leurs travailleurs perdent leur savoir-faire et finissent dans les services. Un caddie de golf risque moins de créer des problèmes qu’un ouvrier de l’industrie, certes. Après la débâcle Syriza, en Grèce, on ne fait plus guère confiance à la rhétorique gauchiste. Les partis de gauche et de droite sont maintenant bien semblables. Sur des questions importantes, c’est du pareil au même, comme disait, perspicace, ma logeuse chinoise. Les gens qui se voient menacés par l’immigration votent souvent pour la droite, parce qu’ils pensent qu’une petite dose de racisme débouchera sur de réelles actions. Au Royaume-Uni, Tony Blair a détruit le parti travailliste. L’Europe avait un excellent client pour sa production. Related:  UE - Eurozone 2

Sondages : notre indécrottable (et si révélatrice) crédulité ‘L’Observatoire des sondages’ traque toutes les manipulations sondagières. Rien n’y fait, nous avons beau nous dire et nous persuader que les sondages sont devenus de vulgaires armes de propagande massive au service des dominants, nous continuons imperturbables à nous appuyer sur leurs résultats pour étayer nos analyses. La brutale aggravation de la situation, qui précipite le vieux système occidental en citadelle assiégée, fait que les instituts aux abois ne se soucient même plus de sauver les apparences “scientifiques” de leurs entreprises de manipulation. L’Observatoire des sondages n’en finit pas de répertorier les bidonnages de ceux qui se mêlent de sélectionner au préalable nos candidats aux présidentielles ou, comme lors des dernières législatives britanniques, parlent sans ciller de « retournement de l’opinion » parce que les électeurs n’ont pas eu l’heur de voter comme ils l’indiquaient. Une soumission plus ou moins inconsciente à l’ordre établi

Vers une guerre civile européenne : dynamiter l’UE et l’euro avant qu'il ne soit trop tard Depuis la capitulation d’Alexis Tsipras face à la Troïka, les événements se seront précipités et auront mis la situation politique européenne à nu : ce sont bien tous tous les éléments d’une guerre civile européenne qui se mettent peu à peu en place. C’est du moins la thèse de l’éditorialiste britannique Ambrose Evans-Pritchard (The Telegraph) qui, comme beaucoup d’observateurs, a noté durant cet été l’émergence d’une « alliance des fronts de libération nationaux européens » pour venger la défaite grecque. Pour une désintégration contrôlée de la zone euro À commencer par la révélation du plan B ourdi dans l’ombre par l’ex-ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, pour organiser un système de liquidités parallèle à l’euro, et passible à ce titre de poursuites pour haute trahison ! En France même, on note le revirement (encore un brin prudent) du Parti de gauche sur la nécessité d’un plan B pour une possible sortie de la zone euro. « Nous sommes à un tournant historique.

L'Europe allemande : « Il faudra leur rentrer dans la gueule » There Is No Alternative ! La zone euro, c’est la zone mark. À moins que… La politique monétaire de la zone euro, c’est la politique d’Angela Merkel. « Tout à coup, l’Europe se met à parler allemand » (déclaration du leader des députés chrétiens-démocrates, Volker Kauder, au congrès de son parti, le 15 novembre 2011). « Tout à coup, l’Europe se met à parler allemand. » Maladroite ou cynique, la déclaration du leader des députés chrétiens-démocrates, Volker Kauder, au congrès de son parti, le 15 novembre 2011 à Leipzig, est bien dans le style de l’époque. De Gaulle en style direct Au sujet de l’Europe allemande : Charles de Gaulle rêvait de construire une Europe des États indépendants, une Europe des États souverains. Entre 1965 et 1969, Charles de Gaulle est de plus en plus violent lorsqu’il parle de l’Allemagne.

» Zone euro : que veut l’Allemagne ? Source : Romaric Godin, pour La Tribune, le 10 août 2015. Angela Merkel et Wolfgang Schäuble pourraient bien être d’accord sur l’avenir de l’Europe (Crédits : Reuters) Au lendemain de l’accord grec, Berlin envoie des messages sans équivoque : l’Allemagne cherche un renforcement de la surveillance budgétaire en zone euro. Et la France ne devrait pas pouvoir s’y opposer. « Il ne peut pas être possible que la France ne maîtrise pas encore son déficit budgétaire ! Qui est Volker Kauder ? Volker Kauder n’est pas n’importe qui. « Jouer avec le Grexit », sans le risquer Ceci doit amener à revoir la version communément acceptée de la fin de la crise grecque. Dès lors que le danger d’un « Grexit d’initiative grecque » a été écarté au lendemain du référendum le 6 juillet avec la démission de Yanis Varoufakis, Angela Merkel a su qu’elle pouvait faire céder entièrement Alexis Tsipras en le menaçant d’un « Grexit d’initiative allemande. » D’où la proposition Schäuble du 11 juillet.

TAFTA : un texte en accession ultra-sécurisée uniquement en « salle de lecture » © Flickr/ Stop TTIP La Commission européenne rend le Traité de libre-échange transatlantique (TTIP, connu aussi sous le nom de TAFTA) encore plus secret en introduisant une nouvelle règle : désormais, les politiciens ne peuvent lire le texte que dans une "salle de lecture" super sécurisée sans portables ni notes permises, annonce le site allemand Correct!v. Une investigation du site allemand Correct!v a révélé que la Commission renforçait les difficultés d'accès au texte du TTIP suite à des fuites d'information prétendument par des membres de l'UE ayant accédé à des contenus relatifs au traité par voie électronique. "Aucun rapport sur les négociations ne sera envoyé à des États membres à cause d'importantes vulnérabilités lors du dernier cycle de négociations", a déclaré la Commissaire européenne au commerce Cecilia Malmström. D'après les responsables, les "salles de lecture" de Bruxelles se sont avérées être une solution parfaite.

« Les Etats-Unis financent l’immigration massive vers l’Europe », affirme un agent des services de renseignement militaires autrichiens L’accusation avait déjà été portée par Vladimir Poutine en personne : les Etats-Unis portent une responsabilité directe dans le phénomène migratoire vers l’Europe auquel nous assistons. Cette fois, c’est un membre des services de renseignements autrichiens qui affirme au magazine Direkt que des organisations américaines payent les passeurs pour transporter quotidiennement des milliers d’immigrés vers l’Europe ! Sans dévoiler l’identité de cet agent, le magazine Direkt a donné la parole à un membre des österreichischen Abwerhamts, les services de renseignement militaires autrichiens, qui explique que les passeurs réclament en moyenne de 7.000 à 14.000 euros pour faire voyager illégalement des immigrés vers l’Europe. Et l’agent d’insister sur un sujet tabou : le rôle des Etats-Unis dont la géostratégie consisterait à noyer l’Europe sous la marée migratoire. WordPress: J'aime chargement…

Des gardes-côtes grecs coulent une embarcation de migrants Ce sont des pêcheurs turcs qui ont filmé cette vidéo glaçante: des gardes-côtes grecs crèvent un canot gonflable surchargé de migrants, avant de repartir, laissant l'embarcation couler avec ses malheureux passagers, secourus par les pêcheurs. La scène se déroule entre la côte turque et l'archipel du Dodécanèse. Deux pêcheurs turcs repèrent un canot gonflable à la dérive tout près des côtes turques. Le canot est surchargé et tangue dangereusement. Une vedette des gardes-côtes grecs s'approche alors de l'embarcation, pénétrant du coup dans l'espace maritime turque. Pourtant étonnamment, au lieu de leur porter secours, les gardes-côtes grecs déploient une longue perche qu'ils enfoncent dans le canot qui se dégonfle, provoquant la terreur des réfugiés. S'ensuit une scène de panique: des passagers surnagent péniblement dans l'eau tandis que d'autres s'accrochent au canot défonglé. Les pêcheurs remontent à bord de leur bateau des femmes et des enfants apeurés.

Allemagne se retourne lentement contre Merkel La mauvaise gestion, par Mme Merkel, de la crise grecque est à l’origine des questions que les Allemands se posent sur son jugement, si pas encore sur son leadership Par Alexander Mercouris – Le 19 août 2015 – Source Russia Insider Russie Insider a écrit depuis plusieurs mois sur le fait que la véritable Angela Merkel est une personne très différente du mythe de leader fort et décisif qu’elle propage elle-même attentivement. Ce dont on ne discute pas en dehors de l’Allemagne, à quelque niveau que ce soit, est que le mythe de l’Allemagne commence à s’effilocher, même parmi les Allemands qui ne suivent pas les nouvelles de près et dont on attendrait normalement qu’ils la soutiennent. La cause n’est pas la crise ukrainienne, mais le dernier plan de sauvetage de la Grèce. À Russia Insider nous avons expliqué comment les tergiversations de Mme Merkel et son incapacité à prendre une position claire dans la crise grecque a créé une situation insoutenable, que personne ne souhaitait.

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