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» Zone euro : que veut l’Allemagne ?

» Zone euro : que veut l’Allemagne ?
Source : Romaric Godin, pour La Tribune, le 10 août 2015. Angela Merkel et Wolfgang Schäuble pourraient bien être d’accord sur l’avenir de l’Europe (Crédits : Reuters) Au lendemain de l’accord grec, Berlin envoie des messages sans équivoque : l’Allemagne cherche un renforcement de la surveillance budgétaire en zone euro. « Il ne peut pas être possible que la France ne maîtrise pas encore son déficit budgétaire ! Qui est Volker Kauder ? Volker Kauder n’est pas n’importe qui. « Jouer avec le Grexit », sans le risquer Ceci doit amener à revoir la version communément acceptée de la fin de la crise grecque. Dès lors que le danger d’un « Grexit d’initiative grecque » a été écarté au lendemain du référendum le 6 juillet avec la démission de Yanis Varoufakis, Angela Merkel a su qu’elle pouvait faire céder entièrement Alexis Tsipras en le menaçant d’un « Grexit d’initiative allemande. » D’où la proposition Schäuble du 11 juillet. Le rôle du « Janus allemand » La Grèce, insuffisant exemple Related:  UE - Eurozone 2Evolution de l' Union Europeenne

Des gardes-côtes grecs coulent une embarcation de migrants Ce sont des pêcheurs turcs qui ont filmé cette vidéo glaçante: des gardes-côtes grecs crèvent un canot gonflable surchargé de migrants, avant de repartir, laissant l'embarcation couler avec ses malheureux passagers, secourus par les pêcheurs. La scène se déroule entre la côte turque et l'archipel du Dodécanèse. Deux pêcheurs turcs repèrent un canot gonflable à la dérive tout près des côtes turques. Le canot est surchargé et tangue dangereusement. Une vedette des gardes-côtes grecs s'approche alors de l'embarcation, pénétrant du coup dans l'espace maritime turque. Pourtant étonnamment, au lieu de leur porter secours, les gardes-côtes grecs déploient une longue perche qu'ils enfoncent dans le canot qui se dégonfle, provoquant la terreur des réfugiés. S'ensuit une scène de panique: des passagers surnagent péniblement dans l'eau tandis que d'autres s'accrochent au canot défonglé. Les pêcheurs remontent à bord de leur bateau des femmes et des enfants apeurés.

Europe : le déni de soi Au premier degré, ce fétichisme des règles tient à l'embrouillamini institutionnel dans l'Union : les compromis décisionnels sont sacralisés parce qu'ils ont été difficiles à obtenir. Comme tout le monde y a mis du sien, ils sont le bien commun, le lien, l'astreinte et le point d'honneur d'une classe politique multinationale. Cette complexité dans un cadre mal défini fait que la décision elle-même importe plus que son contenu. Formalisme et narcissisme caractérisent une institution dont toute l'énergie est consommée par son fonctionnement. On a longtemps cru que cette indétermination était provisoire, en attendant, pensaient certains, le passage de l'intergouvernemental à la vraie fédération. Après la crise grecque, devant l'échec d'une pratique enfermée dans des règles sommairement uniformes, et mal justifiées, après le choc ressenti quand (encore une fois) s'affiche le mépris de la dignité des peuples, l'Europe devrait chercher un autre type d'entente.

L'UE, système néo-colonial du XXIème siècle L'UE, système néo-colonial du XXIème siècle Les anciennes colonies africaines de la France, devenues théoriquement indépendantes en 1960,furent en fait depuis soumises à leur ancienne métropole par un lacis de Traités inégaux, sur le plan économique, monétaire, diplomatique et militaire. Pire, à cette " Françafrique " est venue s'ajouter la sujétion a l'Occident: les peuples africains qui tentaient légitimement de sortir du sous-développement en investissant dans l'éducation, la santé, l'industrie, se sont retrouvés piégés par une dette vertigineuse, tenus de " rembourser " chaque année des intérêts pharamineux aux financiers occidentaux, et d'accepter les diktats de la Banque mondiale et du Fonds Monétaire , baptisés " Aide bilatérale " et " plans d'Ajustement Structurel ": une médecine libérale, incluant austérité, reculs sociaux et sous-développement économique. Francis Arzalier Accueil Dossier sommaire

A Finnish cautionary tale Eurozone growth figures came out today. And they are horribly disappointing. Everyone undershot, apart from Spain which turned in a remarkable 1% quarter's growth, and Greece which somehow managed an even more incredible 0.8% (yes, I will write about this, but not in this post). France didn't grow at all, Italy all but stagnated at 0.2%, and even the mighty Germany only managed 0.4%. Despite low oil prices, falling commodity prices, weak Euro and the ECB's QE programme, Eurozone quarterly growth is a miserable 0.3%. Maybe it's just me, but I can't help thinking that something just isn't working in the Eurozone. Among the most disappointing performances was Finland's. But what is actually happening is this (this chart includes today's figures): Finland has been in recession for most of the last three years. So what on earth went wrong? No. Some years ago, I went for an interview at Pfizer's plant in Sandwich, Kent. And here is Nokia's share of Finnish exports: But wait. Related reading:

€uro, un débat byzantin bien entretenu €uro, un débat byzantin bien entretenu Depuis quelque temps, alimenté par la situation en Grèce et l'agression caractérisée dont ce pays est victime, un débat fait rage en France entre les tenants du maintien dans l'euro et ceux de l'urgence d'en sortir. Les arguments échangés parfois d'une technicité telle qu'ils alimentent l'idée qu'il faut laisser ce débat à des spécialistes et font l'impasse sur une question pourtant tranchée : La décision est claire, en 2005 notre peuple a rejeté par référendum le traité sur l'UE. A partir de là tout débat pour savoir comment s'inscrire à l'intérieur de ce cadre est de droit nul et non avenu. Ceux qui tortillent de toutes les parties de leur corps pour trouver une position plus ou moins inconfortable dans ce carcan participent à la forfaiture que pour certains, ils dénonçaient en son temps. Canaille Lerouge Accueil sommaire

Jacques Sapir : le plan d'aide à la Grèce, un «Blitz allemand» ? FIGAROVOX/ENTRETIEN - Un accord sur un troisième plan d'aide à 85 milliards d'euros vient d'être trouvé entre la Grèce et ses partenaires européens. L'ancien président de la Commission européenne Romano Prodi le qualifie de «blitz allemand». Le décryptage de Jacques Sapir. Jacques Sapir dirige le groupe de recherche Irses à la FMSH, et coorganise avec l'Institut de prévision de l'économie nationale (IPEN-ASR) le séminaire franco-russe sur les problèmes financiers et monétaires du développement de la Russie. Vous pouvez lire ses chroniques sur son blog RussEurope. LE FIGARO. - Berlin insiste sur «la stricte conditionnalité» du prêt grec. Jacques SAPIR. - L'accord auquel la Grèce et ses créanciers semblent être arrivé aujourd'hui, après de longues négociations est un mauvais accord. N'est-il pas normal que l'Allemagne, qui finance une bonne partie de ce prêt, donne ses instructions à l'emprunteur qui a décidé de rester dans la zone euro? Les déclarations de M. En réaction, M.

Grande Bretagne : Retour surprise de la gauche ? Blog d'information et d'analyse des mouvements politiques Le Parti travailliste s’apprête à changer de tête. Jeremy Corbyn est devenu favori de l’élection interne sur un programme anti-austérité. Londres (Royaume-Uni), envoyé spécial. Ah ça, pour une surprise, c’est une surprise ! Voyez la scène rapportée dans la presse anglaise, qui raffole toujours du détail qui tue : au cours d’un meeting rassemblant, comme à chaque fois, des centaines de partisans, Jeremy Corbyn, candidat à la tête du Parti travailliste (Labour) et figure méconnue jusque-là de son aile gauche (lire l’Humanité du 4 août), s’ennuie ferme quand un de ses collègues député développe son plan pour les panneaux solaires ; le voilà qui décroche un instant, il fouille dans les poches de son pantalon, il en sort un billet de cinq livres sterling, et il n’en revient pas de sa découverte. En Grande-Bretagne, l’accident de l’Histoire se profile à l’horizon. Des agents du métro londonien en grève la semaine dernière

Interview with Le Monde Can the threat of Grexit be ruled out? I hope so. This was the first time that the question of keeping a country in the euro area had clearly been asked. This question was not put to the ECB, however, but to the government leaders, in a highly political manner. They answered it with the agreement of 13 July. Must there be debt relief for Greek public debt? That is no longer a matter of debate. Will the third rescue package succeed where the first two failed? One of the keys to success lies in the capacity of the Greek government to make its citizens understand that the measures requested are not a form of punishment. The role of the ECB in the Greek crisis has been heavily criticised. We are the central bank for the 19 countries of the euro area, including Greece. What is the nature of this dysfunction? So, in short, you are calling for a form of economic governance at the heart of the euro area, which implies further transfers of sovereignty. It would condemn itself to weak growth.

En Europe, c’est l’été L’austérité pour tous sauf les banquiers et les politiques corrompus, c’est le mot d’ordre. La protection sociale rétrécit, mais les budgets militaires grossissent, et l’Otan n’en finit pas de s’étendre. En dehors de l’Allemagne, les pays européens membres sont désindustrialisés, leurs travailleurs perdent leur savoir-faire et finissent dans les services. Après la débâcle Syriza, en Grèce, on ne fait plus guère confiance à la rhétorique gauchiste. Les partis de gauche et de droite sont maintenant bien semblables. Sur des questions importantes, c’est du pareil au même, comme disait, perspicace, ma logeuse chinoise. Les gens qui se voient menacés par l’immigration votent souvent pour la droite, parce qu’ils pensent qu’une petite dose de racisme débouchera sur de réelles actions. Au Royaume-Uni, Tony Blair a détruit le parti travailliste. Les travaillistes voudraient que ce soit Jeremy Corbyn qui soit leur chef. Le parti d’extrême-droite BNP se veut l’héritier des vrais travaillistes.

Zone euro : que veut l'Allemagne ? « Il ne peut pas être possible que la France ne maîtrise pas encore son déficit budgétaire ! Il existe une limite pour cela : 3 %. Si elle est dépassée, il doit y avoir des sanctions. » Cette déclaration du chef du groupe conservateur CDU/CSU au Bundestag Volker Kauder dimanche 9 août au journal Welt am Sonntag semble donner raison à Yanis Varoufakis qui, voici une semaine, affirmait que « la destination finale de la troïka est Paris. » Elle montre, en tout cas, que la dernière crise grecque semble avoir convaincu l'Allemagne d'accepter son rôle d'hegemôn, de puissance dirigeante de la zone euro. Qui est Volker Kauder ? Volker Kauder n'est pas n'importe qui. « Jouer avec le Grexit », sans le risquer Ceci doit amener à revoir la version communément acceptée de la fin de la crise grecque. Le rôle du « Janus allemand » Ce « Janus allemand » a permis de dégager un accord très positif pour le gouvernement allemand qui pouvait ainsi paraître à la fois ferme et déterminé à sauver l'euro.

Sondages : notre indécrottable (et si révélatrice) crédulité ‘L’Observatoire des sondages’ traque toutes les manipulations sondagières. Rien n’y fait, nous avons beau nous dire et nous persuader que les sondages sont devenus de vulgaires armes de propagande massive au service des dominants, nous continuons imperturbables à nous appuyer sur leurs résultats pour étayer nos analyses. La brutale aggravation de la situation, qui précipite le vieux système occidental en citadelle assiégée, fait que les instituts aux abois ne se soucient même plus de sauver les apparences “scientifiques” de leurs entreprises de manipulation. L’Observatoire des sondages n’en finit pas de répertorier les bidonnages de ceux qui se mêlent de sélectionner au préalable nos candidats aux présidentielles ou, comme lors des dernières législatives britanniques, parlent sans ciller de « retournement de l’opinion » parce que les électeurs n’ont pas eu l’heur de voter comme ils l’indiquaient. Une soumission plus ou moins inconsciente à l’ordre établi

» Le Brixit le plus tôt possible, par Philippe Grasset Ne faisons pas languir nos lecteurs : la course de vitesse engagée l’est entre deux évènements, – d’une part le référendum pour la sortie du Royaume-Uni de l’Europe (Brixit ou British Exit), d’autre part l’explosion-implosion de l’UE (c’est-à-dire l’Europe). Pour l’instant et avant d’élaborer plus avant sur cette sympathique alternative, voyons quelques éléments d’information sur le référendum britannique, et particulièrement sur sa tendance à être tenu le plus rapidement possible, – désormais sans guère de doute en 2016 plutôt qu’en 2017. • D’abord, une rapide interview de RT, le 26 juillet 2015, du journaliste écossait Neil Clarke. Il s’agit de la probabilité de plus en plus grande que le référendum sur la sortie ou le maintien du Royaume-Uni dans l’UE soit rapproché à 2016 au lieu de 2017, comme prévu jusqu’ici. RT : «Pourquoi le Premier ministre britannique David Cameron envisage-t-il d’organiser le référendum sur le Brixit en 2016 ?» Neil Clark : «La Grèce influence, bien sûr.

Vers une guerre civile européenne : dynamiter l’UE et l’euro avant qu'il ne soit trop tard Depuis la capitulation d’Alexis Tsipras face à la Troïka, les événements se seront précipités et auront mis la situation politique européenne à nu : ce sont bien tous tous les éléments d’une guerre civile européenne qui se mettent peu à peu en place. C’est du moins la thèse de l’éditorialiste britannique Ambrose Evans-Pritchard (The Telegraph) qui, comme beaucoup d’observateurs, a noté durant cet été l’émergence d’une « alliance des fronts de libération nationaux européens » pour venger la défaite grecque. Pour une désintégration contrôlée de la zone euro À commencer par la révélation du plan B ourdi dans l’ombre par l’ex-ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, pour organiser un système de liquidités parallèle à l’euro, et passible à ce titre de poursuites pour haute trahison ! En France même, on note le revirement (encore un brin prudent) du Parti de gauche sur la nécessité d’un plan B pour une possible sortie de la zone euro. « Nous sommes à un tournant historique.

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